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24.03.2021 Boschung: «Je n’aurai plus d'excuses en 2021!»
Boschung Ralph 02 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Boschung signant le contrat avec Adrian Campos (à gauche), qui est décédé peu de temps après

Ralph Boschung sera le seul pilote suisse à porter le drapeau suisse en Formule 2 après le départ de Louis Delétraz. Le Valaisan a parlé à Auto Sport Suisse de son objectif pour la saison et il a également révélé pourquoi il pense que tout ira mieux cette fois-ci.

Tu as pris une année sabbatique et tu t'es fixé de nouveaux objectifs. Que Ralph Boschung compte-t-il faire différemment dans sa quatrième année en Formule 2 pour atteindre enfin le succès?
Ralph Boschung:
En fait, je comptais aller aux États-Unis en 2020. Les contrats étaient prêts à être signés lorsque le coronavirus a fait échouer mes projets. Mais rétrospectivement, on peut dire que c'était une bonne chose, car il s’est avéré que les partenaires que j'avais pour l'Amérique n’étaient pas sérieux. Mais c’est grâce à eux que j'ai rencontré de nouvelles personnes à Genève, des personnes sérieuses avec qui j'ai pu mettre au point un programme pour la Formule 2.

Tu as toujours eu des difficultés financières et tu n'as jamais pu terminer une saison. Bien que les finales de F2 aient toujours eu lieu à Abu Dhabi ces dernières années, tu ne connais le circuit que par le GP3. Cette saison est-elle maintenant assurée?
Oui et cela me soulage. Tout est préfinancé et je pourrai enfin me concentrer sur mon travail de pilote de course. Ces dernières années, j'ai passé beaucoup de temps à essayer de trouver des sponsors ou à courir après ceux qui m'ont promis leur soutien.

Ton image a-t-elle pâti ces dernières années parce que tu n'as terminé une saison dans aucune équipe?
Oui, j’ai été critiqué à la fin de 2019 et cela même dans le paddock. Mais la nouvelle situation a changé cela. Le respect est de retour. Et je suis bien décidé à prouver que je peux faire différemment.

Puis-je te demander qui te soutient si généreusement maintenant?
Il s'agit d'une femme qui vit à Genève et y dirige deux boutiques. Elle est issue de la famille «Corsica Ferries».

Tu as déjà roulé pour Campos en 2017 et tu y retournes maintenant. Peu après la signature du contrat, le patron de l'équipe, Adrian Campos, est décédé de façon inattendue. Quel impact cela a-t-il exercé sur l'équipe et toi-même en tant que pilote?
C'était un choc. Adrian était un bon ami à moi. L'un des rares dans le paddock qui a toujours été honnête avec moi. Au moment de son décès, j’étais avec l'équipe en Espagne pour m'entraîner justement. Son fils, qui était déjà à bord auparavant, tient désormais les rênes. Nous formons une équipe et voulons commémorer Adrian en obtenant de bons résultats cette année. C'est une sorte de motivation supplémentaire pour nous. C'est triste bien sûr. Mais la vie continue.

La moitié des pilotes de F2 sont liés à une équipe de F1. Tel n’est pas ton cas. Comment comptes-tu faire tes preuves face à ces conducteurs privilégiés?
Je n'ai jamais été en mesure de m’intégrer à une équipe de Formule 1. Mes résultats ont simplement été trop mauvais pour cela. Mais est-il vraiment toujours utile d'être lié à une équipe de F1? Je ne sais pas. Tous les programmes ne te mènent pas forcément à la Formule 1. Ma priorité cette année est de terminer une saison proprement, de la première à la dernière course.

Ton meilleur résultat jusqu'à présent consiste en trois septièmes places. Quel objectif t'es-tu fixé pour 2021?
Il va de soi que je me suis fixé des objectifs. Mais je ne veux pas entrer dans les détails. Je veux absolument obtenir des résultats constants. Le fait d’avoir moins de soucis financiers que les années précédentes m'y aidera certainement. Cette fois-ci, je n’aurai plus d'excuses! Je devrai réaliser de bons résultats en 2021. Surtout lors des courses à Monaco ou Bakou où j'ai plus d'expérience que les autres.

Et si tout se passait soudainement comme sur des roulettes et que tu étais en course pour le titre?
Les surprises positives sont les bienvenues! Mais il faut être réaliste. Les chances de passer à la Formule 1 sont minces. Même quelqu'un comme Nyck de Vries, qui a remporté le titre en 2019, et qui a de bonnes relations et une position politique forte, n'a pas réussi à atteindre la Formule 1.

Y aurait-il alors des alternatives pour toi?
Oui, la série IndyCar m'intéresserait. Et avec le soutien dont je bénéficie à présent, ces souhaits pourraient fort bien se réaliser. Mais d'abord, je dois naturellement me concentrer pleinement sur la prochaine saison de Formule 2.

Et ça commencera ce vendredi.
C'est vrai. Avec un nouveau format. Nous aurons deux nouvelles courses de sprint samedi. Et puis le dimanche, avant le GP de F1, nous aurons la course principale.

Boschung Ralph 01 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Boschung dans sa Formule 2 de l'équipe Campos

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