Dans le monde très compétitif des courses internationales, plusieurs pilotes professionnels suisses se sont une nouvelle fois distingués ce week-end par leurs excellentes performances.
Bien que Sébastien Buemi n’ait terminé qu’à la sixième place lors de la cinquième manche du Championnat d’endurance de cette année à Austin (États-Unis), le pilote d’usine Toyota reste bien placé dans la course au titre WEC 2026. Avec seulement onze points de retard sur la première place et trois courses encore à disputer, Buemi conserve toutes ses chances de remporter le titre, même s’il s’est montré déçu par la course au Texas. «Ce fut une journée vraiment triste pour nous, car la vitesse était bien. Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes jusqu’à la fin et réussi à sauver quelques points, mais c’était vraiment une grande occasion manquée. Le point positif, c’est que la voiture était très rapide, mais c’est toujours frustrant de perdre un bon résultat de cette manière (pénalité de passage par les stands et safety car virtuel, ndlr). Nous allons travailler dur et, espérons-le, faire une meilleure course à Fuji.» Pour le pilote d’usine BMW Raffaele Marciello, la course s’est terminée à la 8e place. Avec 21 points de retard sur la tête du classement, il est lui aussi toujours en lice pour le titre, mais n’a pas pu s’immiscer dans la lutte pour la victoire à Austin. «Il nous a manqué de la vitesse sur ce circuit», a déclaré Marciello, la tête légèrement baissée. «Au moins, nous avons tout de même récolté quelques points.» La victoire à Austin est revenue à la Ferrari n° 50 (Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen).
Felix Hirsiger est en passe de remporter le championnat ADAC GT Masters. L'ancien vainqueur de la Porsche Sports Cup Suisse a décroché sa quatrième victoire de la saison lors du cinquième week-end de course. Lors de la deuxième manche disputée au Salzburgring (AUT), Hirsiger a réussi à repousser les attaques de l'Allemand Colin Bönighausen au cours des onze derniers tours. À une course de la fin de la saison (Hockenheimring, les 10 et 11 octobre), le pilote de 28 ans originaire de Schwyz occupe la 2e place avec son coéquipier Finn Zulauf. L'écart avec la tête du classement est de cinq points.
La pilote de Formule 4 Chiara Bättig a également connu un très bon week-end. Originaire de Zurich, elle a décroché, lors de la huitième manche du championnat britannique à Croft (GBR), les 4e, 18e et 4e places après s’être classée 2e lors des qualifications. Au classement général, la triple championne suisse de karting occupe désormais la 12e place. Le Belge Dries van Langendonck conserve la tête du classement.
Levi Arn, de l’écurie Jenzer Motorsport, s’est lui aussi vaillamment battu lors de la cinquième manche du Championnat italien de Formule 4 et a terminé 13e en finale au sein d’un peloton très relevé. Pour une fois, cette finale ne comptait qu’un seul pilote suisse. Florentin Hattemer (Trident Racing) ne s’était pas qualifié pour la finale.
Côté karting: lors de la quatrième manche de la Champions of the Future Academy à Valence (ESP), le Vaudois Alex Coigny s'est classé troisième en finale dans la catégorie OK-N Junior. Juste derrière lui, Jamie Ehrat a franchi la ligne d'arrivée en quatrième position. Chez les seniors, Elias Lehmann a été le meilleur Suisse en terminant cinquième. Avec encore une course à disputer, Coigny a toutes ses chances de devenir champion. Il n’est qu’à deux points du leader. La finale de la COTFA aura lieu du 13 au 15 novembre à Franciacorta (ITA).
Le Rallye du Mont-Blanc – Morzine ne comptait pas cette année pour le Championnat suisse des rallyes. Quelques Suisses ont néanmoins brillé lors de cette épreuve disputée en France, près de la frontière – spécialement Yohan Surroca.
Yohan Surroca s’est déjà fait remarquer à plusieurs reprises, que ce soit dans le cadre du Championnat suisse des rallyes ou lors d’épreuves en France. Lors du Rallye Mont Blanc – Morzine qui s’est déroulé le week-end dernier, le Valaisan de 24 ans a une nouvelle fois réalisé une belle performance. D'autant plus si l'on considère que Surroca n'en était qu'à sa deuxième participation au volant d'une voiture Rally2. Sur les douze spéciales, le pilote Hyundai en a terminé dix dans le top 10. Et ce, face à une concurrence française de taille. Avant la dernière spéciale, Surroca occupait la huitième place au classement général. Il aurait d'ailleurs pu la conserver haut la main s'il n'avait pas subi une crevaison dans les derniers kilomètres. «Ça s’était déjà annoncé lors de l’avant-dernière spéciale», a déclaré Surroca. «Le pneu perdait de l’air – et nous avons dû le changer lors de la dernière spéciale.» Surroca a tout de même terminé le rallye avec son copilote belge Loïc Dumont à une douzième place finale plus que respectable – devant Thibault Maret/Louis Louka dans leur Citroën C3 Rally2.
Pour Surroca, la saison se poursuivra fin octobre. Il participera alors pour la deuxième fois, après 2025, au Rallye du Valais au volant d’une Hyundai i20 N. S’il y réalise une performance tout aussi solide, il aura de bonnes chances de monter pour la première fois sur le podium du classement général.
La victoire au «Mont Blanc» de cette année, qui (malheureusement du point de vue de Surroca) ne comptait pas pour le Championnat suisse des rallyes, est revenue au Français Yoann Bonato au volant de la Lancia Ypsilon Rally2. Parmi les autres Suisses ayant franchi la ligne d’arrivée, on compte Gwen Lagrue/Romain Blondeau-Toiny (15e), Stefano Mella/Nicolo Lazzarini (26e), Mireille Vidueira/Alexandra Fontana (27e, deuxième meilleure femme), Aurélien Devanthéry/Stéphane Fellay (31e, quatrième dans la catégorie RC4), Mathieu Zurkinden/Gaëtan Aubry (52e) ainsi que Michaël Esteves/Osmaël Berdayes (72e).
Nous adressons nos vœux de prompt rétablissement à Yann Héritier et Léa Magnin, d'Anzère. Le duo a eu un accident au volant de sa Renault Clio Rally5 et a subi des blessures à la colonne vertébrale.
La 22e édition de l'Arosa ClassicCar, qui s'est déroulée le week-end dernier, a été, selon l'organisateur, «un véritable succès». Sous un temps estival magnifique, Thomas Amweg a remporté sa dixième victoire au classement général.
La 22e édition de l’Arosa ClassicCar s’est déroulée ce week-end dans les Grisons. Selon l’organisateur, l’édition de cette année a été «un franc succès» grâce à une météo magnifique. Thomas Amweg a remporté (pour la dixième fois!) le «Grand Prix d’Arosa» au volant de la voiture construite par son père, l’Amweg F2 AW76, avec un meilleur temps de 4:10,46 min (= 104,92 km/h). Ce père de famille de 41 ans a ainsi été environ deux secondes plus rapide que l’année dernière. À l’époque également, Amweg pilotait l’AW76. Amweg a manqué le record du circuit établi en 2019 (au volant de la Martini-BMW Mk50 F2) de un peu plus de quatre secondes.
Aperçu de tous les vainqueurs:
Arosa Classic Trophy: Rolf Senti, Fiat Abarth Rally, 5:48,30 min
Arosa Sport Trophy: Heinz Vogt, Sylva Fisher Fury, 5:42,59 min
Competition Formula: Thomas Amweg, Amweg F2 AW76, 4:10,46 min
Competition: Markus Jörg, Lotus 23B, 4:29,75 min
Pilote féminine la plus rapide: Bea Gabathuler, Mini Cooper S 1275, 5:25,52 min
Cette année encore, le plateau de départ offrait un voyage impressionnant à travers près d’un siècle d’histoire du sport automobile. Parmi les véhicules phares figuraient la Sauber C3, la Lancia Stratos de Dario Pergolini ainsi que la Ferrari 512 M de Walter Lais. La La France Type 12 de Ruedi Schawalder a particulièrement attiré les regards. Construite en 1917, cette voiture était la plus ancienne de l’Arosa ClassicCar de cette année et offrait un contraste saisissant avec les voitures de course des générations suivantes. La popularité de l’ACC ne se mesure toutefois pas uniquement à l’aune des participants (il existe d’ores et déjà une liste d’attente pour 2027). Les spectateurs étaient également au rendez-vous. Au cours des quatre jours de l’événement, selon les estimations, jusqu’à 25’000 visiteurs ont suivi les festivités à Arosa, au départ à Langwies et le long du circuit de 7,3 kilomètres. Les tours en «taxi de course» proposés par Porsche ont également affiché complet.
Outre l’histoire de l’automobile, l’avenir du sport automobile historique a également bénéficié d’une vitrine de choix. En collaboration avec HIF Global et Porsche Suisse, les quelque 180 pilotes ont pu faire le plein gratuitement de leurs voitures de course avec des carburants synthétiques (eFuels). Une station-service mobile eFuel installée dans le paddock a permis de les utiliser directement sur place.
Pour plus d’informations sur l’ACC, rendez-vous sur www.arosaclassiccar.ch
Dès jeudi soir, l'action sera de retour à Arosa. Environ 180 voitures de course et de sport historiques, issues de près d'un siècle d'histoire du sport automobile, s'affronteront sur l'un des circuits de course de montagne les plus spectaculaires de Suisse à l'occasion de la 22e édition de l'Arosa ClassicCar.
Lorsque, jeudi soir, les véhicules historiques défileront dans les rues d’Arosa lors du traditionnel corso, ce sera le coup d’envoi d’un week-end qui fera entrer l’histoire du sport automobile au cœur de ce village de montagne des Grisons. Du vendredi au dimanche, des séances d’essais et des courses sont au programme sur le parcours de 7,3 kilomètres reliant Langwies à Arosa. Les deux paddocks situés à Ochsenbühl et à Obersee sont en accès libre et permettent aux visiteurs de découvrir les voitures et les pilotes de très près.
Parmi les pépites de cette année figure la rare Shelby Cobra Daytona Coupé de 1965 d’Urs Furter (n° 114). Serge Endress prendra le départ au volant d’une Nissan Skyline GT-R Groupe A de 1990 (n° 502), tandis qu’Albert Dobler fait son retour sur le circuit de montagne d’Arosa après une longue pause avec sa BMW M3 E30 DTM Jägermeister (n° 302).
Erich Schellinger apporte quant à lui une pièce unique de l’histoire du sport automobile suisse : sa Sauber C3 de 1973 était la dernière des trois C3 construites chez Sauber à Hinwil. Après avoir fait escale en Suisse, en Allemagne et au Canada, la voiture de course est revenue en Suisse en 2021 et sera pilotée pour la première fois par Schellinger sous le numéro 116 lors de l’Arosa ClassicCar 2026.
Cette année, les véhicules les plus anciens du peloton bénéficieront d’une place de choix. Pour la première fois, les véhicules d’avant-guerre seront regroupés dans un peloton distinct. Quelle que soit leur catégorie d’inscription, ils prendront le départ ensemble, à la fin du troisième peloton. Ces témoins historiques des premières décennies du sport automobile bénéficieront ainsi d’une visibilité encore plus grande. Parmi eux figure notamment la Bugatti 37/35B de Daniel Sonderegger, datant de 1927. L’Arosa ClassicCar accueille des véhicules dont l’histoire remonte aux débuts du sport automobile.
Outre les voitures de course historiques, l’Arosa ClassicCar 2026 se tourne également vers l’avenir de la mobilité. En collaboration avec HIF Global et Porsche Suisse, le thème des carburants synthétiques, appelés «eFuels», sera abordé lors du week-end de course. Ensemble, ils proposeront aux participantes et participants de faire le plein gratuitement de leurs voitures de course avec des eFuels. L’Arosa ClassicCar jette ainsi délibérément un pont entre l’histoire de l’automobile et les nouvelles technologies. En effet, les carburants synthétiques peuvent offrir une perspective intéressante, en particulier pour le parc de véhicules historiques. Les véhicules existants équipés d’un moteur à combustion interne peuvent ainsi continuer à être utilisés, tandis que le bilan carbone pourra être considérablement amélioré à l’avenir.
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Comme (presque) toujours, nous revenons cette fois encore sur le week-end de course international. Cette fois-ci, l’accent est mis sur le GT World Challenge au Nürburgring.
La quatrième manche de l’Endurance Cup du GT World Challenge s’est déroulée ce week-end au Nürburgring. Malheureusement, aucune victoire suisse n’a pu être célébrée cette fois-ci. Ricardo Feller, aux côtés de ses coéquipiers de Lionspeed Bastian Buus et Thomas Preining, n’a terminé qu’à la 15e place. La faute à un arrêt au stand malchanceux. L'équipe victorieuse des 24 Heures de Spa a tenté un «undercut» contre l'Aston Martin en tête, mais à peine la Porsche était-elle sortie de la voie des stands qu'un «Full Course Yellow» a été déclenché, permettant à tous les autres pilotes de s'arrêter sous drapeau jaune. Fabio Scherer a ainsi été le meilleur Suisse. Le pilote de Ford Mustang originaire d’Engelberg a terminé sixième, égalant ainsi son meilleur résultat de la saison à ce jour. Raffaele Marciello (BMW) et Patric Niederhauser (Lamborghini) ont terminé respectivement 17e et 19e. Feller reste le meilleur Suisse au classement général (à une course de la fin), en cinquième position.
Il y a tout de même eu une victoire suisse au Nürburgring. Dans le Super Trofeo Lamborghini, qui se déroulait en programme annexe, Kevin Gilardoni et son coéquipier Simone Iaquinta sont montés sur la plus haute marche du podium lors des deux courses. Pour le sextuple vainqueur du Rallye du Tessin, il s’agissait déjà de sa troisième victoire de la saison après son triomphe lors de la course d’ouverture au Castellet.
Côté karting: lors de la WSK Final Cup à Franciacorta (ITA), une autre place sur le podium a également été décrochée. Iven Ammann, de l'équipe Innovate Competition, s'est adjugé la troisième place lors de la finale de la catégorie OK-N. La WSK Final Cup se déroule en trois manches. Outre Franciacorta, Lonato et Viterbo figurent également au programme.
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