Ludovic Monnier a réussi ce que Danny Krieg, l’ancien propriétaire de la VW Golf Turbo blanche, avait déjà accompli: ce Vaudois d’origine a remporté le Championnat suisse de course de côte dans la catégorie des voitures de tourisme ainsi que la Coupe de Suisse de la montagne.
Ludovic Monnier n’a pas acheté la voiture championne de Danny Krieg en 2025 juste pour le plaisir. Ce Vaudois d’origine, domicilié en Valais, s’est offert la VW Golf Turbo blanche en sachant qu’il pourrait, comme son ancien propriétaire, devenir champion suisse de course de côte dans la catégorie des voitures de tourisme. Il n’a pas beaucoup modifié la voiture, et encore moins le moteur, souligne Monnier. Pourquoi le ferait-il d’ailleurs? La Golf de Krieg avait déjà réalisé de très bons temps en 2025. Monnier les a encore améliorés, notamment au cours de la seconde moitié de la saison 2026. Lors de la finale de la saison aux Paccots, le pilote de 34 ans a roulé 1,687 seconde plus vite que le meilleur temps de Krieg l’année précédente. En additionnant ses deux meilleurs temps, il a même gagné 3,3 secondes avec un temps de 1:55,875 min. Monnier s’est ainsi assuré la victoire tant convoitée en E1. Hermann Bollhalder s’est classé juste derrière lui, alors qu’il faisait ses débuts aux Paccots. Le pilote Opel originaire de Wattwil a réalisé un temps final remarquable de 1:58,920 min, mais n’a pas pu empêcher Monnier de remporter la victoire dans sa catégorie. Les 25 points que Monnier a récoltés grâce à sa victoire en E1 aux Paccots lui ont ainsi suffi pour décrocher le titre haut la main. «C’est une belle sensation», a déclaré Monnier. Après tout, il a dû travailler dur pour y parvenir. L'ancien propriétaire, Danny Krieg, a également fait savoir: «Félicitations à Ludovic! Je suis ravi qu'il a remporté le titre avec mon ancienne voiture. D'une certaine manière, cela me rend fier aussi.»
Avec seulement un point de retard, «Speedmaster» s’est assuré la 2e place chez les voitures de tourisme. Le chef d’équipe de MB Motorsport s’était fait transférer de la catégorie E1 à l’Interswiss pour Les Paccots avec sa Ford Escort. Là-bas, il a établi dès la première manche un nouveau record de 58,723 sec, s’assurant ainsi la victoire au classement général de l’Interswiss et remportant 27 points. Cela n’a toutefois pas suffi pour rattraper Monnier. Mais cela importait peu au garagiste bernois. «Je suis plus qu’heureux et j’ai rarement été aussi heureux pour quelqu’un d’autre que pour Ludovic. Je l’ai connu quand il avait quatre ans. À l’époque, je courais encore contre son père.» Huitième au classement général, «Speedmaster» a été le deuxième pilote de voiture de tourisme le plus rapide de la finale – deux places derrière Monnier.
La lutte pour la 3e place du championnat des voitures de tourisme est restée passionnante jusqu’à la troisième et dernière manche. Comme Stephan Burri ne pouvait pas obtenir de meilleur résultat en IS par ses propres moyens et devait se contenter de la 4e place derrière «Speedmaster», Jean-Paul Chiquita sur sa Porsche GT3 et Dominic von Rotz sur son Audi A4 à quatre roues motrices, c’est Sergio Kuhn, au volant de sa Peugeot TCR, qui a pu viser la troisième place. Pour cela, le Zurichois a toutefois dû dominer ses collègues du TCR – et pourtant, après deux manches, rien ne laissait présager un tel dénouement. Avant la dernière montée, le pilote Opel Peter Steck devançait Kuhn de 0,171 seconde. Ce dernier a toutefois réussi in extremis à renverser la situation en sa faveur et s’est ainsi assuré suffisamment de points pour détrôner Burri de la 3e place, malgré un nouveau record IS en 2 litres, à raison d’un demi-point. La saison 2026 des voitures de tourisme s’est donc terminée avec le classement suivant: 1. Monnier, 2. «Speedmaster», 3. Kuhn, 4. Burri, 5. Bollhalder. Remo Fischer, au volant de sa Ford Cosworth E1, n’a pas pu peser sur l’issue du championnat. Le vainqueur du slalom de Bière aurait peut-être encore pu menacer Monnier. Mais la fourchette de changement de vitesse de la Ford de Fischer s’est cassée lors de la deuxième séance d’essais. Malgré l’approvisionnement rapide en pièces de rechange, la boîte de vitesses ne fonctionnait pas correctement le lendemain et Fischer a donc dû renoncer à la course aux Paccots.
Stephan Burri a tout de même pu se consoler un peu. Dans la Coupe de la Montagne réservée aux véhicules de petite cylindrée (jusqu’à 2 litres), il s’est assuré la 2e place derrière Monnier. Au classement final, Burri et Monnier ont tous deux totalisé le maximum de points. Mais comme Monnier affiche de meilleurs résultats au classement SCRATCH, cette victoire revient également à Monthey. Monnier a ainsi remporté les deux titres, à l’instar de Krieg en 2025. La troisième place de la Coupe de la Montagne a été décrochée par Hans Peter Eller au volant de son Opel Kadett C.
C'est Robin Faustini, comme on pouvait s'y attendre, qui a remporté la victoire du jour aux Paccots au volant de sa Nova-Emap NP01. L'Argovien, dont le titre de champion était déjà acquis avant la course, a une nouvelle fois enchanté les fans massés le long du parcours avec trois descentes exceptionnelles (toutes en moins de 48,3 secondes!). Sa sixième victoire de la saison (en sept courses) n'a donc jamais été menacée. Faustini s’est réservé un nouveau record du circuit pour l’année prochaine, s’il participe à nouveau au championnat suisse…
Avec 2,8 secondes de retard (en additionnant ses deux meilleurs temps), Joël Volluz a pris la deuxième place au volant de sa Norma-Judd M20 FC. Avec un peu moins d’une seconde de retard sur Volluz, Michel Zemp, au volant de sa Norma-Helftec, a terminé la saison en troisième position du classement du jour. Au championnat, la deuxième place lui était déjà assurée avant même l’épreuve des Paccots. «Terminer deux fois de suite deuxième du Championnat suisse de course de côte avec une voiture de 2 litres n’est certainement pas un mauvais bilan», déclare Zemp. «Je suis satisfait de ma saison. Si quelqu’un m’avait proposé le titre de vice-champion avant le début de la saison, je l’aurais accepté…» Les 4e et 5e places du classement SCRATCH sont revenues à Simon Hugentobler (Osella PA30) et Antonino Scolaro (Nova NP03). Lilian Bittel a été le meilleur pilote de Formule, en terminant douzième. Voici le top 5 des voitures de course: 1. Faustini, 2. Zemp, 3. Steiner, 4. Darbellay, 5. Volluz.
Chez les REGionaux, c’est Mattia Stacchi, au volant d’une BMW M3 E30, qui a signé le meilleur temps aux Paccots, devant Emanuele Tognacca (VW Golf) et Michaël Béring (Bery ES7).
Vous trouverez ci-dessous tous les vainqueurs des catégories CH aux Paccots:
Sylvain Chariatte (Honda Integra, SuperSérie), Patric Kuster (Toyota GR Yaris, SuperSérie Comp. jusqu'à 3000 cm³), Pierre Mürner (Porsche GT3 992, SuperSérie Comp. plus de 3000 cm³), Markus Brander (March 742, Catégorie H – Voitures de course jusqu’à 1600 cm³), Maurice Girard (BMW 320, Catégorie H – Voitures de tourisme jusqu’à 2000 cm³), Julien Tornay (BMW 325i, Catégorie H – Voitures de tourisme jusqu’à 2500 cm³), Robin Terrier (Opel Astra, véhicules classiques jusqu’à 2000 cm³), Jean-Louis Fleury (Opel Ascona B, véhicules classiques de plus de 2000 cm³), Hanspeter Thöni (Peugeot 106, Trophée PSA N), Ramon Hänggi (Citroën Saxo, Trophée PSA A), Nicolas Pasche (Renault Clio II, N/ISN), Thomas Ruesch (Honda Civic, A/ISA), Sergio Kuhn (Peugeot 308, TCR), Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu’à 1600 cm³), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2000 cm³), Jonas Magnin (Honda Civic, E1 jusqu’à 2500 cm³), Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu’à 3000 cm³), Bruno Ianniello (Lancia Delta S4, E1 jusqu’à 3500 cm³), Christoph Zwahlen (Porsche 911, E1 jusqu’à 4000 cm³), Anthony Strahm (Porsche 944, E1 plus de 4000 cm³), Andreas Helm (VW Polo, E1 jusqu’à 1400 cm³), Christophe Oulevay (VW Scirocco, IS jusqu’à 1600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu’à 2000 cm³), Ferdi Waldvogel (BMW M3 E30, IS jusqu’à 2500 cm³), «Speedmaster» (Ford Escort, E1 plus de 2500 cm³), Jesse Handschin (Norma M20 FC, CN), Guillaume Schaffner (Formule Arcobaleno, E2-SS jusqu’à 1150 cm³), Lilian Bittel (Formule Renault, E2-SS jusqu’à 2000 cm³), Hans Pfeuti (Tatuus F4, E2-SS jusqu'à 3000 cm³), Michel Zemp (Norma M20 FC, E2-SC jusqu'à 2000 cm³), Robin Faustini (Nova NP01, E2-SC jusqu'à 3000 cm³).
Ce week-end, Kevin Gilardoni a remporté pour la septième fois le classement général du Rallye du Tessin. Nicolas Lathion, leader du Championnat suisse des rallyes, a terminé cinquième et a encore creusé son avance avant la finale qui se tiendra en Valais (du 29 au 31 octobre).
Kevin Gilardoni et le Rallye du Tessin: c’est une combinaison parfaite. Ce week-end, le pilote de 34 ans originaire du Misox s’est une nouvelle fois montré imbattable. Cependant, Gilardoni, qui pilotait cette fois-ci une Toyota GR Yaris Rally2, a eu fort à faire pour décrocher sa septième victoire au classement général. En 2024, Gilardoni avait finalement terminé avec une avance de près d’1:45 min. Lors de la 28e édition du «Ticino», samedi soir (avec deux spéciales de moins qu’il y a deux ans), son avance n’était que de 12,4 secondes.
Gilardoni, qui a déjà remporté cette année trois courses du Super Trofeo Lamborghini (c’est-à-dire sur circuit), a pris la tête dès la deuxième spéciale. Il a toutefois fallu attendre un peu plus longtemps pour voir son premier meilleur temps. Ce n’est qu’après la pause de midi que le pilote portant le numéro 1, accompagné de son copilote italien Corrado Bonato, s’est montré le plus rapide lors des deux courtes spéciales de Valcolla. Le premier à s’inscrire au palmarès des meilleurs temps des spéciales du «Ticino» de cette année fut Stefano Mella, accompagné de sa copilote Veronica Tramontin, au volant de sa Skoda Fabia RS Rally2, vendredi soir. Samedi matin, ce fut au tour de Kim Daldini et Céline Lachelin (également au volant d’une Skoda Fabia RS Rally2). Le Tessinois de 33 ans, déchaîné, a signé deux fois le meilleur temps et n’était qu’à 6,8 secondes de Gilardoni à la pause de midi. Si Daldini n’avait pas pris un départ anticipé vendredi soir lors de la première spéciale, il aurait même été en tête. Mais pour cette «faute» commise dans la zone industrielle de Chiasso, Daldini s’est vu infliger une pénalité de dix secondes.
Comme Gilardoni a tout maîtrisé après la pause de midi, à l’exception de l’Italien Simone Miele qui a signé le meilleur temps dans la cinquième spéciale, les places sur le podium étaient déjà attribuées. Gilardoni a célébré sa septième victoire au classement général devant Daldini et Miele. Ce dernier, en tant qu’Italien, ne remportant pas de points au championnat suisse, la troisième place du classement suisse est revenue alors à Gauthier Hotz/Michaël Volluz sur Skoda Fabia RS Rally2. Pour ce Jurassien âgé de seulement 23 ans, cette troisième place a constitué un immense succès. Sur l’ensemble du rallye, Hotz n’a concédé que 30 secondes à Gilardoni et est déjà monté sur le podium pour sa deuxième participation seulement au volant d’une voiture Rally2. Si l’on considère que le fils de Grégoire Hotz, huit fois champion de Suisse des rallyes, a disputé son dernier rallye il y a près de deux ans, sa performance est d’autant plus remarquable.
Huit secondes derrière Hotz, Thibault Maret et son copilote belge Louis Louka ont décroché la cinquième place au classement général à bord de leur Citroën C3 Rally2. Juste derrière, Nicolas Lathion et Morgane Apothéloz ont franchi la ligne d’arrivée au volant de leur Skoda Fabia RS Rally2. Le duo en tête du championnat n’était pas du tout satisfait de son retard de plus de 30 secondes après trois spéciales. «La voiture ne fait pas ce que je veux», a déclaré Lathion. «Nous avons certes des pneus neufs, mais pratiquement aucune adhérence.» Grâce à quelques réglages effectués pendant la pause, le comportement de la voiture s’est amélioré. «Cela nous a permis de revenir dans la course lors des trois dernières spéciales.» Au classement général du championnat, Lathion/Apothéloz ont creusé leur avance. Avant la grande finale en Valais (du 29 au 31 octobre), le duo compte 22 points d’avance sur Pascal Perroud, 25 sur Mike Coppens, 28 sur Florian Gonon et Thibault Maret, et 32 sur Jonathan Hirschi. Avec encore 32 points au maximum à attribuer, rien n’est donc encore joué. Lathion a toutefois de bonnes chances de remporter le titre de champion lors de son rallye à domicile.
Chez les «petits» voitures, la meilleure équipe a été celle d’Aramis Cereghetti/Kim Defelippis au volant d’une Renault Clio S1600. La deuxième place est revenue à Davide Chiappa/Pietro d’Agostino (Lancia Ypsilon Rally4). Danilo et Nicole Pin, également au volant d’une Renault Clio S1600, se sont classés troisièmes. Le Rallye du Tessin n’a eu aucune incidence sur la Coupe des rallyes. Michaël Esteves/Ismaël Berdayes continuent d’y mener au volant de leur Opel Corsa Rally4. Alain Rey/Estelle Coppex occupent désormais la deuxième place à bord d’une Renault Clio Rally5.
Dans la catégorie historique, la VHC, Julien Camandona et Mélanie Crettaz (au volant d'une BMW M3 E30) se sont imposés. Deux autres BMW ont également décroché les places suivantes sur le podium: 2e Clovis Brosy/Frédéric Erismann, 3e Eddy Bérard/Florence Bérard. Ces derniers sont en tête du classement général avec 18 points d'avance sur Camandona/Crettaz. Là encore, la compétition s'annonce passionnante en Valais.
Pour plus d’informations sur le Rally del Ticino 2026, veuillez cliquer sur ce lien.
Et voici la suite du calendrier:
29-31 octobre, Rallye International du Valais
Suspense à son comble lors de la dernière course de côte de la saison! Qui décrochera le titre des voitures de tourisme lors de la finale aux Paccots? Les favoris sont (dans cet ordre): Ludovic Monnier, «Speedmaster», Sergio Kuhn et Stephan Burri.
Robin Faustini peut aborder sereinement la finale de la saison suisse de courses de côte 2026. Au volant de sa Nova-Emap NP01, ce Argovien de 28 ans a déjà décroché sa troisième victoire consécutive lors de l'avant-dernière course à Oberhallau. Le deuxième du classement, Michel Zemp, est lui aussi hors d’atteinte lors de la finale aux Paccots. Car Marcel Steiner et Victor Darbellay ne prenant pas le départ dimanche dans le canton de Fribourg, le Lucernois a réussi à défendre sa deuxième place au classement général de l’année dernière, quel que soit le résultat de la dernière course. La troisième place de Steiner n’est plus menacée non plus. Même en remportant la victoire du jour en un temps record, Joël Volluz, au volant de sa Norma-Mader V8, ne pourrait plus rattraper le sextuple champion suisse de course de côte (à cause d’un point d’écart). Seul Lionel Ryter a encore des chances théoriques. Mais pour cela, le jeune Valaisan devrait remporter la victoire du jour au volant de sa Formule Renault 2.0. Face à la concurrence (Faustini, Volluz, Zemp, Hugentobler), c’est – disons – une entreprise vouée à l’échec.
La situation est tout autre dans la catégorie des voitures de tourisme. Le suspense y est à son comble, même si l’un des pilotes part déjà avec un désavantage: Sergio Kuhn. Le rapide pilote Peugeot n’a que cinq adversaires dans sa catégorie TCR. Le Zurichois ne marquera donc que la moitié des points aux Paccots et ne pourra ainsi récolter que 14,5 points au maximum. Cela le porterait (résultat supprimé compris) à 118,5 points au classement général. Cela ne suffira probablement pas pour décrocher le titre. C’est Ludovic Monnier qui a les meilleures chances de l’emporter. Ce Vaudois d’origine, qui a repris cette saison la voiture championne de l’année dernière de Danny Krieg, occupe la 2e place avant la finale. Si Monnier remporte l’E1, 25 points supplémentaires viendraient s’ajouter à son total. En tenant compte du résultat à retirer de La Roche (14 points), il totaliserait alors 124 points. Mais l’accent est mis sur «totaliserait». Pour gagner ces 25 points, Monnier doit battre des pilotes de haut niveau tels que Christoph Zwahlen, Remo Fischer ou Hermann Bollhalder, qui court pour la première fois aux Paccots. Krieg y est parvenu l’année dernière. L’ancien détenteur de la VW Golf Turbo avait réalisé aux Paccots en 2025 un meilleur temps en E1 de 59,422 sec (total: 1:59,259 min). Monnier a donc du pain sur la planche. Mais il a prouvé cette année qu’il était capable d’égaler, voire de battre, les temps de Krieg. Monnier n’aura pas besoin d’un nouveau record E1 pour remporter le titre. Celui-ci, établi par Roger Schnellmann en 2023, s’élève à 55,698 sec et est de toute façon hors de portée de Monnier.
«Speedmaster» bénéficie de la deuxième meilleure position de départ. Le garagiste bernois prendra le départ aux Paccots au volant d’une Porsche GT3 dans la catégorie Interswiss. Il pourrait y remporter, en plus des 25 points attribués pour le meilleur temps en Interswiss, deux points supplémentaires s’il établit un nouveau record de division. Celui-ci s’élève à 58,987 min – établi l’année dernière par Jean-Paul Chiquita (également au volant d’une Porsche GT3). Si «Speedmaster» réussissait cet exploit, il totaliserait 123 points. En cas de victoire de Monnier en E1, cela ne suffirait pas tout à fait pour décrocher le titre…
C’est triste, mais vrai: c’est Stephan Burri, jusqu’ici en tête, qui a les pires chances dans la lutte pour le titre. Le Bernois d’origine est en tête avant la finale avec 116 points, mais il ne pourra augmenter son total que s’il termine au moins deuxième dans l’Interswiss. Une troisième place serait un autre «17», c’est-à-dire un résultat à biffer. Seul un «20» pourrait le propulser devant Kuhn, si ce dernier remporte la TCR. Pour cela, Burri devrait toutefois battre deux des trois pilotes de haut niveau de l’Interswiss. Et cela s’annonce comme une tâche pratiquement impossible. «Speedmaster», Chiquita et Dominic von Rotz, au volant de son Audi A4 – face à laquelle Burri a récemment dû s’incliner à Oberhallau –, semblent hors de portée du pilote de la VW Scirocco.
Le sort de la Coupe de montagne, réservée aux véhicules d’une cylindrée inférieure à 2 litres, reste également en suspens. Là aussi, Burri est en tête, à égalité de points avec Monnier. Si les deux pilotes remportent chacun 20 points aux Paccots, c’est Monnier qui sera déclaré vainqueur, car il affiche de meilleurs résultats au classement SCRATCH. À la 3e place, avec cinq points de retard, on retrouve Hans Peter Eller (Opel Kadett).
À propos du parcours: le parcours de Châtel-Saint-Denis aux Paccots mesure 2,325 km. Au total, les pilotes doivent franchir 206 mètres de dénivelé. La pente moyenne est de 9,24 %, ce qui fait des Paccots la course la plus «raide» du calendrier 2026. Le record du parcours est détenu par Robin Faustini. En 2025, il a parcouru le parcours en 47,385 sec, ce qui correspond à une vitesse moyenne assez impressionnante de 176,656 km/h.
Les essais débuteront le samedi 19 septembre à partir de 13 h 30. À 18 h 30, la route menant aux Paccots sera à nouveau ouverte à la circulation publique. Dimanche, les séances d'essais 4 et 5 sont prévues à 7 h 30 et 9 h 10. La première des trois manches de course débutera à 10 h 50. Les deux meilleurs temps seront additionnés à l'issue de la course. La pause déjeuner aura lieu entre 12 h 30 et 13 h 30. L'entrée est gratuite le samedi, le billet coûte 15 francs le dimanche. L’entrée est également gratuite le dimanche pour les moins de 16 ans.
Pour en savoir plus sur la course de côte des Paccots, rendez-vous sur https://paccots.ecuriedeslions.ch/
Calendrier du Championnat suisse de montagne 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, Saint-Ursanne – Les Rangiers
29 et 30 août, Oberhallau*
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
Remarque: les courses marquées d'un astérisque comptent pour le Championnat suisse junior.
La pause dans le Championnat suisse des rallyes a été longue en raison de l'annulation du Rallye de Bourgogne, mais les courses reprennent: vendredi et samedi se tiendra la 28e édition du Rally del Ticino. Au départ: 46 équipes au volant de véhicules modernes et sept au volant de véhicules historiques. Parmi elles, le leader Nicolas Lathion.
Vendredi 18 et samedi 19 septembre, après une longue pause due à l'annulation du Rallye de Bourgogne Côte Chalonnaise, la troisième manche du Championnat suisse des rallyes 2026 se déroulera au Tessin. Avec 46 voitures modernes et sept véhicules historiques. Le titre de champion ne sera pas encore décerné. Le duo en tête du Championnat suisse des rallyes, Nicolas Lathion/Morgane Apothéloz, pourra toutefois continuer à creuser son avance. En effet, les adversaires de Lathion font (presque) tous une pause (encore plus longue): de la 2e à la 10e place du classement général actuel, aucun des concurrents directs de Lathion n’est au départ!
En cas de victoire au Tessin, Lation/Apothéloz totaliseraient 65 points. Le duo Skoda disposerait alors d’une avance de 30 points sur Pascal Perroud et de 33 sur Mike Coppens, tous deux absents au Tessin. Coppens ne pourrait plus rattraper ce retard, étant donné qu’il n’y a que 32 points à attribuer lors de la finale en Valais. Perroud aurait besoin d’une victoire au Rallye du Valais – et d’un coup de malchance de la part de Lathion. Thibault Maret aurait lui aussi, en cas de victoire de Lathion au Tessin, une infime chance de rattraper son compatriote valaisan lors de la manche à domicile. Mais le fait est que Lathion peut, grâce à un bon résultat lors de la 28e édition du Rally del Ticino, faire un grand pas vers son premier titre de Champion suisse des rallyes. «Notre objectif est de marquer le plus de points possible afin d'être dans la meilleure position possible avant le Rallye du Valais», déclare Lathion, qui occupe la tête du championnat grâce à deux troisièmes places obtenues respectivement au Critérium Jurassien et au Rallye du Chablais.
Quant à savoir si Lathion/Apothéloz pourront s’imposer au Tessin, c’est une autre histoire. L’homme à battre est Kevin Gilardoni. Âgé de 34 ans et originaire de Soazza, dans la partie italophone des Grisons, il a déjà remporté six fois le Rally del Ticino (au classement général) – la dernière fois en 2024. Le battre au Tessin au volant d’une Toyota Yaris GR Rally2 s’annonce difficile. Et puis, il y a aussi ce fameux Thibault Maret. À 26 ans, il est déjà monté cinq fois sur le podium lors d’un rallye comptant pour le championnat suisse. Le pilote de la Citroën C3 Rally2 ne demanderait pas mieux que de monter une fois sur la plus haute marche.
On attend avec impatience de voir comment Gauthier Hotz va s'en sortir. Le fils de Grégoire Hotz, huit fois Champion suisse des rallyes, fait son retour après une longue pause. Il n'a toutefois pas beaucoup d'expérience au volant d'une Skoda Rally2. Son dernier et unique rallye au volant d'une voiture Rally2 remonte à 2024, en Italie. À l’époque déjà (comme aujourd’hui), c’est le Valaisan expérimenté Michaël Volluz qui occupait le siège du copilote. Parmi les autres prétendants au podium du «Ticino», on compte également les deux pilotes de Skoda Fabia, Stefano Mella et Kim Daldini. Au total, 17 voitures Rally2 sont au départ. À celles-ci s’ajoute la Citroën WRC C3 de Mirko Puricelli et l'Alpine A110 GT+ de Joël Rappaz.
Dans la catégorie historique, la VHC, on retrouve les vainqueurs de l’année dernière, Clovis Brosy/Frédéric Erismann, ainsi que le duo en tête du championnat, Edy et Florence Bérard. À ces deux BMW s’ajoute une autre M3, celle de Julien Camandona/Mélanie Crettaz. Le suspense est donc également au rendez-vous dans cette catégorie.
La zone de service et le quartier général du rallye se trouvent à Mendrisio. Le rallye débute le vendredi 18 septembre avec les vérifications administratives, les contrôles techniques et une super-spéciale à Chiasso à partir de 21 heures. Le départ de la deuxième étape, composée de cinq autres spéciales, aura lieu le vendredi 19 septembre. La spéciale «Valcolla» sera parcourue trois fois (dont deux fois en version raccourcie), et la spéciale «Malcantone» deux fois. Au total, le «Ticino» couvrira 59,57 kilomètres. Le rallye est donc classé comme une épreuve de type 3.
Vous trouverez plus d'informations sur le Rallye du Tessin en cliquant sur ce lien.
Dates du Championnat suisse des rallyes 2026
27 et 28 mars, Critérium Jurassien
28-30 mai, Rallye du Chablais
10-11 juillet, ANNULÉ, Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise (FRA)
18-19 septembre, Rally del Ticino
29-31 octobre, Rallye International du Valais
En raison de l'annulation de la course de côte du Gurnigel, plusieurs pilotes suisses ont pris le départ ce week-end lors de la manche du championnat allemand à Eichenbühl et de la finale du championnat de France au Mont-Verdun.
L'annulation, dès la mi-août, de la course de côte du Gurnigel a incité certains pilotes suisses à prendre le départ, ce week-end, de l'épreuve du championnat allemand à Eichenbühl. Deux d'entre eux sont rentrés avec des coupes pour leurs victoires de catégorie. Par manque de temps, la décision s'est jouée en seulement deux manches, dans des conditions météorologiques changeantes.
Comme dans la plupart des courses de côte suisses, Sergio Kuhn a été le plus rapide en Allemagne au volant de sa Peugeot 308 TCR. Il a non seulement remporté sa catégorie, mais aussi l’ensemble du groupe selon le facteur de performance 4. Douzième au classement général, Kuhn a été le plus rapide de la délégation suisse.
Vanessa Zenklusen (Subaru Impreza) a été acclamée comme la grande gagnante après avoir devancé deux concurrents de sa catégorie. Dans sa catégorie comptant 17 voitures jusqu’à 1400 cm³, Andreas Helm (VW Polo) est également monté sur le podium en terminant troisième. Hansi Eller, originaire du sud de l’Allemagne et concourant sous licence suisse, a par ailleurs remporté une victoire de catégorie avec son Opel Kadett 1.6. La victoire au classement général est revenue à l’Allemand d’origine slovène Patrik Zajelsnik au volant d’une Nova Proto Emap Turbo.
Le championnat de France de la montagne 2026 s'est achevé dimanche avec la 100e édition de la course de côte Limonest–Mont Verdun. Les deux meilleurs temps obtenus sur les quatre manches ont été pris en compte pour le classement. Derrière Marc Pernot, vainqueur du jour et déjà sacré champion de France de la Montagne au volant de la «petite» Nova Proto Hartley Turbo, Victor Darbellay a décroché la deuxième place de la catégorie 2B lors de cette course anniversaire, terminant cinquième au classement général derrière trois voitures de sport de trois litres. Classé 14e au classement général, Jean-Jacques Maitre a remporté en solitaire la catégorie 2A au volant de sa Nova Proto équipée d’un moteur Honda atmosphérique. Classé 23e au général, Roland Bossy, au volant de sa Tatuus F3T-318, a battu son seul adversaire disposant d’une voiture de course identique dans la catégorie 8, tandis qu’Hervé Villoz, avec sa Dallara F302-04, a dû s’incliner face à son unique adversaire dans la catégorie 4. Dans le championnat VHC distinct réservé aux véhicules historiques, Guillaume Mathez a remporté une victoire écrasante dans sa catégorie au volant d’une Peugeot 309 GTI 16S.
Texte: Peter Wyss
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