Suspense à son comble lors de la dernière course de côte de la saison! Qui décrochera le titre des voitures de tourisme lors de la finale aux Paccots? Les favoris sont (dans cet ordre): Ludovic Monnier, «Speedmaster», Sergio Kuhn et Stephan Burri.
Robin Faustini peut aborder sereinement la finale de la saison suisse de courses de côte 2026. Au volant de sa Nova-Emap NP01, ce Argovien de 28 ans a déjà décroché sa troisième victoire consécutive lors de l'avant-dernière course à Oberhallau. Le deuxième du classement, Michel Zemp, est lui aussi hors d’atteinte lors de la finale aux Paccots. Car Marcel Steiner et Victor Darbellay ne prenant pas le départ dimanche dans le canton de Fribourg, le Lucernois a réussi à défendre sa deuxième place au classement général de l’année dernière, quel que soit le résultat de la dernière course. La troisième place de Steiner n’est plus menacée non plus. Même en remportant la victoire du jour en un temps record, Joël Volluz, au volant de sa Norma-Mader V8, ne pourrait plus rattraper le sextuple champion suisse de course de côte (à cause d’un point d’écart). Seul Lionel Ryter a encore des chances théoriques. Mais pour cela, le jeune Valaisan devrait remporter la victoire du jour au volant de sa Formule Renault 2.0. Face à la concurrence (Faustini, Volluz, Zemp, Hugentobler), c’est – disons – une entreprise vouée à l’échec.
La situation est tout autre dans la catégorie des voitures de tourisme. Le suspense y est à son comble, même si l’un des pilotes part déjà avec un désavantage: Sergio Kuhn. Le rapide pilote Peugeot n’a que cinq adversaires dans sa catégorie TCR. Le Zurichois ne marquera donc que la moitié des points aux Paccots et ne pourra ainsi récolter que 14,5 points au maximum. Cela le porterait (résultat supprimé compris) à 118,5 points au classement général. Cela ne suffira probablement pas pour décrocher le titre. C’est Ludovic Monnier qui a les meilleures chances de l’emporter. Ce Vaudois d’origine, qui a repris cette saison la voiture championne de l’année dernière de Danny Krieg, occupe la 2e place avant la finale. Si Monnier remporte l’E1, 25 points supplémentaires viendraient s’ajouter à son total. En tenant compte du résultat à retirer de La Roche (14 points), il totaliserait alors 124 points. Mais l’accent est mis sur «totaliserait». Pour gagner ces 25 points, Monnier doit battre des pilotes de haut niveau tels que Christoph Zwahlen, Remo Fischer ou Hermann Bollhalder, qui court pour la première fois aux Paccots. Krieg y est parvenu l’année dernière. L’ancien détenteur de la VW Golf Turbo avait réalisé aux Paccots en 2025 un meilleur temps en E1 de 59,422 sec (total: 1:59,259 min). Monnier a donc du pain sur la planche. Mais il a prouvé cette année qu’il était capable d’égaler, voire de battre, les temps de Krieg. Monnier n’aura pas besoin d’un nouveau record E1 pour remporter le titre. Celui-ci, établi par Roger Schnellmann en 2023, s’élève à 55,698 sec et est de toute façon hors de portée de Monnier.
«Speedmaster» bénéficie de la deuxième meilleure position de départ. Le garagiste bernois prendra le départ aux Paccots au volant d’une Porsche GT3 dans la catégorie Interswiss. Il pourrait y remporter, en plus des 25 points attribués pour le meilleur temps en Interswiss, deux points supplémentaires s’il établit un nouveau record de division. Celui-ci s’élève à 58,987 min – établi l’année dernière par Jean-Paul Chiquita (également au volant d’une Porsche GT3). Si «Speedmaster» réussissait cet exploit, il totaliserait 123 points. En cas de victoire de Monnier en E1, cela ne suffirait pas tout à fait pour décrocher le titre…
C’est triste, mais vrai: c’est Stephan Burri, jusqu’ici en tête, qui a les pires chances dans la lutte pour le titre. Le Bernois d’origine est en tête avant la finale avec 116 points, mais il ne pourra augmenter son total que s’il termine au moins deuxième dans l’Interswiss. Une troisième place serait un autre «17», c’est-à-dire un résultat à biffer. Seul un «20» pourrait le propulser devant Kuhn, si ce dernier remporte la TCR. Pour cela, Burri devrait toutefois battre deux des trois pilotes de haut niveau de l’Interswiss. Et cela s’annonce comme une tâche pratiquement impossible. «Speedmaster», Chiquita et Dominic von Rotz, au volant de son Audi A4 – face à laquelle Burri a récemment dû s’incliner à Oberhallau –, semblent hors de portée du pilote de la VW Scirocco.
Le sort de la Coupe de montagne, réservée aux véhicules d’une cylindrée inférieure à 2 litres, reste également en suspens. Là aussi, Burri est en tête, à égalité de points avec Monnier. Si les deux pilotes remportent chacun 20 points aux Paccots, c’est Monnier qui sera déclaré vainqueur, car il affiche de meilleurs résultats au classement SCRATCH. À la 3e place, avec cinq points de retard, on retrouve Hans Peter Eller (Opel Kadett).
À propos du parcours: le parcours de Châtel-Saint-Denis aux Paccots mesure 2,325 km. Au total, les pilotes doivent franchir 206 mètres de dénivelé. La pente moyenne est de 9,24 %, ce qui fait des Paccots la course la plus «raide» du calendrier 2026. Le record du parcours est détenu par Robin Faustini. En 2025, il a parcouru le parcours en 47,385 sec, ce qui correspond à une vitesse moyenne assez impressionnante de 176,656 km/h.
Les essais débuteront le samedi 19 septembre à partir de 13 h 30. À 18 h 30, la route menant aux Paccots sera à nouveau ouverte à la circulation publique. Dimanche, les séances d'essais 4 et 5 sont prévues à 7 h 30 et 9 h 10. La première des trois manches de course débutera à 10 h 50. Les deux meilleurs temps seront additionnés à l'issue de la course. La pause déjeuner aura lieu entre 12 h 30 et 13 h 30. L'entrée est gratuite le samedi, le billet coûte 15 francs le dimanche. L’entrée est également gratuite le dimanche pour les moins de 16 ans.
Pour en savoir plus sur la course de côte des Paccots, rendez-vous sur https://paccots.ecuriedeslions.ch/
Calendrier du Championnat suisse de montagne 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, Saint-Ursanne – Les Rangiers
29 et 30 août, Oberhallau*
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
Remarque: les courses marquées d'un astérisque comptent pour le Championnat suisse junior.
La pause dans le Championnat suisse des rallyes a été longue en raison de l'annulation du Rallye de Bourgogne, mais les courses reprennent: vendredi et samedi se tiendra la 28e édition du Rally del Ticino. Au départ: 46 équipes au volant de véhicules modernes et sept au volant de véhicules historiques. Parmi elles, le leader Nicolas Lathion.
Vendredi 18 et samedi 19 septembre, après une longue pause due à l'annulation du Rallye de Bourgogne Côte Chalonnaise, la troisième manche du Championnat suisse des rallyes 2026 se déroulera au Tessin. Avec 46 voitures modernes et sept véhicules historiques. Le titre de champion ne sera pas encore décerné. Le duo en tête du Championnat suisse des rallyes, Nicolas Lathion/Morgane Apothéloz, pourra toutefois continuer à creuser son avance. En effet, les adversaires de Lathion font (presque) tous une pause (encore plus longue): de la 2e à la 10e place du classement général actuel, aucun des concurrents directs de Lathion n’est au départ!
En cas de victoire au Tessin, Lation/Apothéloz totaliseraient 65 points. Le duo Skoda disposerait alors d’une avance de 30 points sur Pascal Perroud et de 33 sur Mike Coppens, tous deux absents au Tessin. Coppens ne pourrait plus rattraper ce retard, étant donné qu’il n’y a que 32 points à attribuer lors de la finale en Valais. Perroud aurait besoin d’une victoire au Rallye du Valais – et d’un coup de malchance de la part de Lathion. Thibault Maret aurait lui aussi, en cas de victoire de Lathion au Tessin, une infime chance de rattraper son compatriote valaisan lors de la manche à domicile. Mais le fait est que Lathion peut, grâce à un bon résultat lors de la 28e édition du Rally del Ticino, faire un grand pas vers son premier titre de Champion suisse des rallyes. «Notre objectif est de marquer le plus de points possible afin d'être dans la meilleure position possible avant le Rallye du Valais», déclare Lathion, qui occupe la tête du championnat grâce à deux troisièmes places obtenues respectivement au Critérium Jurassien et au Rallye du Chablais.
Quant à savoir si Lathion/Apothéloz pourront s’imposer au Tessin, c’est une autre histoire. L’homme à battre est Kevin Gilardoni. Âgé de 34 ans et originaire de Soazza, dans la partie italophone des Grisons, il a déjà remporté six fois le Rally del Ticino (au classement général) – la dernière fois en 2024. Le battre au Tessin au volant d’une Toyota Yaris GR Rally2 s’annonce difficile. Et puis, il y a aussi ce fameux Thibault Maret. À 26 ans, il est déjà monté cinq fois sur le podium lors d’un rallye comptant pour le championnat suisse. Le pilote de la Citroën C3 Rally2 ne demanderait pas mieux que de monter une fois sur la plus haute marche.
On attend avec impatience de voir comment Gauthier Hotz va s'en sortir. Le fils de Grégoire Hotz, huit fois Champion suisse des rallyes, fait son retour après une longue pause. Il n'a toutefois pas beaucoup d'expérience au volant d'une Skoda Rally2. Son dernier et unique rallye au volant d'une voiture Rally2 remonte à 2024, en Italie. À l’époque déjà (comme aujourd’hui), c’est le Valaisan expérimenté Michaël Volluz qui occupait le siège du copilote. Parmi les autres prétendants au podium du «Ticino», on compte également les deux pilotes de Skoda Fabia, Stefano Mella et Kim Daldini. Au total, 17 voitures Rally2 sont au départ. À celles-ci s’ajoute la Citroën WRC C3 de Mirko Puricelli et l'Alpine A110 GT+ de Joël Rappaz.
Dans la catégorie historique, la VHC, on retrouve les vainqueurs de l’année dernière, Clovis Brosy/Frédéric Erismann, ainsi que le duo en tête du championnat, Edy et Florence Bérard. À ces deux BMW s’ajoute une autre M3, celle de Julien Camandona/Mélanie Crettaz. Le suspense est donc également au rendez-vous dans cette catégorie.
La zone de service et le quartier général du rallye se trouvent à Mendrisio. Le rallye débute le vendredi 18 septembre avec les vérifications administratives, les contrôles techniques et une super-spéciale à Chiasso à partir de 21 heures. Le départ de la deuxième étape, composée de cinq autres spéciales, aura lieu le vendredi 19 septembre. La spéciale «Valcolla» sera parcourue trois fois (dont deux fois en version raccourcie), et la spéciale «Malcantone» deux fois. Au total, le «Ticino» couvrira 59,57 kilomètres. Le rallye est donc classé comme une épreuve de type 3.
Vous trouverez plus d'informations sur le Rallye du Tessin en cliquant sur ce lien.
Dates du Championnat suisse des rallyes 2026
27 et 28 mars, Critérium Jurassien
28-30 mai, Rallye du Chablais
10-11 juillet, ANNULÉ, Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise (FRA)
18-19 septembre, Rally del Ticino
29-31 octobre, Rallye International du Valais
En raison de l'annulation de la course de côte du Gurnigel, plusieurs pilotes suisses ont pris le départ ce week-end lors de la manche du championnat allemand à Eichenbühl et de la finale du championnat de France au Mont-Verdun.
L'annulation, dès la mi-août, de la course de côte du Gurnigel a incité certains pilotes suisses à prendre le départ, ce week-end, de l'épreuve du championnat allemand à Eichenbühl. Deux d'entre eux sont rentrés avec des coupes pour leurs victoires de catégorie. Par manque de temps, la décision s'est jouée en seulement deux manches, dans des conditions météorologiques changeantes.
Comme dans la plupart des courses de côte suisses, Sergio Kuhn a été le plus rapide en Allemagne au volant de sa Peugeot 308 TCR. Il a non seulement remporté sa catégorie, mais aussi l’ensemble du groupe selon le facteur de performance 4. Douzième au classement général, Kuhn a été le plus rapide de la délégation suisse.
Vanessa Zenklusen (Subaru Impreza) a été acclamée comme la grande gagnante après avoir devancé deux concurrents de sa catégorie. Dans sa catégorie comptant 17 voitures jusqu’à 1400 cm³, Andreas Helm (VW Polo) est également monté sur le podium en terminant troisième. Hansi Eller, originaire du sud de l’Allemagne et concourant sous licence suisse, a par ailleurs remporté une victoire de catégorie avec son Opel Kadett 1.6. La victoire au classement général est revenue à l’Allemand d’origine slovène Patrik Zajelsnik au volant d’une Nova Proto Emap Turbo.
Le championnat de France de la montagne 2026 s'est achevé dimanche avec la 100e édition de la course de côte Limonest–Mont Verdun. Les deux meilleurs temps obtenus sur les quatre manches ont été pris en compte pour le classement. Derrière Marc Pernot, vainqueur du jour et déjà sacré champion de France de la Montagne au volant de la «petite» Nova Proto Hartley Turbo, Victor Darbellay a décroché la deuxième place de la catégorie 2B lors de cette course anniversaire, terminant cinquième au classement général derrière trois voitures de sport de trois litres. Classé 14e au classement général, Jean-Jacques Maitre a remporté en solitaire la catégorie 2A au volant de sa Nova Proto équipée d’un moteur Honda atmosphérique. Classé 23e au général, Roland Bossy, au volant de sa Tatuus F3T-318, a battu son seul adversaire disposant d’une voiture de course identique dans la catégorie 8, tandis qu’Hervé Villoz, avec sa Dallara F302-04, a dû s’incliner face à son unique adversaire dans la catégorie 4. Dans le championnat VHC distinct réservé aux véhicules historiques, Guillaume Mathez a remporté une victoire écrasante dans sa catégorie au volant d’une Peugeot 309 GTI 16S.
Texte: Peter Wyss
Une fois de plus, quelques Suisses (ou plutôt Liechtensteinois) ont fait sensation sur la scène internationale ce week-end. En tête de file, Ricardo Feller, qui a enfin pu célébrer un nouveau succès en DTM.
Ricardo Feller a dû attendre longtemps ce moment. Depuis la course au Lausitzring, ce natif d’Argovie n’avait plus approché le podium. Ce week-end, il a enfin réussi à s’y hisser à nouveau. Au Sachsenring (Allemagne), le pilote Porsche de l’écurie Manthey Racing a décroché la troisième place lors de la deuxième course, après s’être classé 13e samedi. «C’était vraiment une superbe course», a déclaré Feller. «Ce serait génial si chaque course était aussi passionnante, et je suis très heureux que l’équipe puisse fêter un double podium et que nous soyons désormais en tête du championnat, tant chez les pilotes qu’au classement par équipes. Tout le monde le mérite amplement. Je suis également incroyablement reconnaissant envers mon équipe qui, après les batailles en milieu de peloton de samedi, a su remettre la voiture en état pour que ce résultat soit possible dimanche, et qui n’a jamais cessé de croire en moi. En ce qui me concerne, on peut continuer sur cette lancée à Hockenheim.»
Emil Frey Racing vient de vivre un week-end en dents de scie. Samedi, l'équipe n'a pas réussi à suivre le rythme des leaders, et Matteo Cairoli ainsi que Thierry Vermeulen ont franchi la ligne d'arrivée respectivement en 6e et 9e position. Dimanche, les choses se sont mieux passées malgré des positions de départ difficiles issues d'une séance de qualifications disputée sur piste mouillée. Après une performance impressionnante, Cairoli a franchi la ligne d’arrivée en quatrième position, tandis que Vermeulen a terminé la course à la 7e place. La lutte pour le titre reste donc ouverte jusqu’à la finale de la saison à Hockenheim: avec 47 points de retard tant au classement des pilotes qu’à celui des équipes, une place dans le top 3 reste tout à fait à portée de main. Les courses au Sachsenring ont été remportées par Marco Wittmann et Ben Dörr.
Matthias Kaiser est déjà monté six fois sur le podium de l’European Le Mans Series: il a terminé trois fois troisième (depuis sa première course en 2021) et deux fois deuxième. Hier, dimanche, le Liechtensteinois a réussi sa percée en remportant sa première victoire à Silverstone (GBR). Aux côtés de ses deux coéquipiers Jake Hughes et Ben Barnicoat, le pilote de l’écurie Algarve Pro Racing s’est imposé avec brio. Grâce à cette victoire, Kaiser s’est hissé à la 3e place du classement général avant la finale au Portugal (10 octobre). Le leader – et c’est encore plus réjouissant du point de vue suisse – est Grégoire Saucy. Le Jurassien a terminé sixième à Silverstone avec son équipe United Autosports et dispose d’une avance de 13 points avant la finale. En LMP3 aussi, les Suisses ont de quoi se réjouir: après avoir décroché la deuxième place de sa catégorie à Silverstone, l’équipe CLX reste en bonne voie pour le titre.
Il en va de même pour Jenzer Motorsport en FIA F4 CEZ. Lors de l’avant-dernière course à Brno (CZE), l’équipe de Lyss/BE a remporté les quatre victoires. À deux reprises, Jenzer a même signé un triplé. L’ancien champion suisse de karting Georgiy Zasov avait lui aussi toutes les raisons de se réjouir. Résidant à Lugano et scolarisé à Londres, Zasov a célébré sa première victoire en Formule 4 lors de la troisième manche. Il a terminé septième en finale. Au classement général, l’Allemand Elia Weiss, issu du vivier de talents de Jenzer, conserve la tête.
Côté karting: là aussi, deux bonnes nouvelles. Lors de la finale de l’IAME Series Italy à Viterbo, Zoltan Coigny, âgé de 13 ans et originaire de Dully (VD), a non seulement remporté haut la main la dernière course chez les juniors, mais il s’est également assuré le titre grâce à cette victoire. Toutes nos félicitations! À Lonato (ITA) également, un Suisse s'est hissé sur la plus haute marche du podium. Lors de la huitième manche de la ROK Cup Italy, le Thurgovien Iven Ammann s'est imposé chez les juniors face à 35 concurrents.
Ce week-end, c'est reparti: une semaine après l'Arosa ClassicCar, la Bernina Gran Turismo prendra le départ. Environ 70 véhicules soigneusement sélectionnés seront au départ à La Rösa.
Le col de la Bernina, entre le Puschlav et l'Engadine, n'est pas seulement une liaison alpine, mais aussi un théâtre de l'histoire du sport automobile. Dès 1929 et 1930, les premières courses de côte de la Bernina s’y sont déroulées, au cours desquelles des légendes telles que l’Allemand Hans Stuck ou le Monégasque Louis Chiron ont dompté ce parcours sinueux. Avec une vitesse moyenne de 66,4 km/h, Stuck a alors établi les premières références.
Après des décennies d’inactivité, la course de côte de la Bernina a été relancée en 2015 sous le nom de «Bernina Gran Turismo». Depuis, cet événement ramène chaque année une sélection de voitures de course et de sport historiques sur le parcours de 5,7 km reliant La Rösa au sommet du col. Avec plus de 50 virages et un dénivelé de 450 mètres, le parcours représente un défi unique pour l’homme et la machine.
L'édition de cette année se déroulera le week-end prochain (12 et 13 septembre). Le BGT comprend trois catégories distinctes, chacune reflétant une approche particulière du sport automobile historique et de la compétition. La catégorie «Competition» s’adresse aux pilotes qui visent des performances maximales sur les 5,7 kilomètres séparant La Rösa de l’Ospizio Bernina. La catégorie «Regularity» récompense la régularité plutôt que la vitesse et invite les participants à reproduire des temps imposés avec la plus grande précision possible. La catégorie «Demo» offre à d’importants véhicules historiques, à des voitures de course et à des voitures modernes hautes performances la possibilité de découvrir le col de la Bernina en dehors de la compétition.
Parmi les véhicules qui feront leurs débuts au Bernina Gran Turismo en 2026 figurent la Chevron B8 GT de 1968, la Ferrari 250 GT de 1955, la Ferrari 275 GTB Alloy de 1965, la Datsun 280Z de 1975, la Healey Westland C de 1950, la Riley TT Sprite de 1931, la Renault 5 Turbo de 1982, la Stanguellini 1100 Coupé Motto de 1947, l’Alfa Romeo Giulia TZ1 de 1965 ainsi que la Lancia Stratos Groupe 4 de 1974. L’Alfa Romeo 8C 2300 de 1932, l’Alfa Romeo Giulia TZ2 de 1965, la Maserati A6GCS/53 de 1954 et la Shelby Cobra 427 S/C de 1966 font leur retour sur le col de la Bernina. Le vainqueur d'Arosa, Thomas Amweg, sera également au départ au volant de l'Amweg F2. Afin de préserver le caractère unique de l'événement, le nombre de participants reste limité cette année encore à 70 véhicules soigneusement sélectionnés.
Ceux qui ne peuvent pas se rendre sur place pourront à nouveau suivre le Bernina Gran Turismo en direct sur la chaîne YouTube officielle et sur Swiss Sport TV. Pour plus d'informations (notamment sur la fermeture du parcours), rendez-vous sur www.bernina-granturismo.com
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