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01.07.2022 Mike Coppens: «Il faut que je prenne de meilleures notes!»
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Le champion de rallye Mike Coppens doit faire des comptes © Eichenberger

Le champion de Suisse des rallyes en titre Mike Coppens a du mal. A mi-parcours du championnat de Suisse des rallyes, ses chances de défendre son titre ne sont pas au mieux.

Mike Coppens est actuellement l'un des pilotes de rallye les plus rapides de Suisse. En 2021, le pilote de 43 ans originaire de Verbier (VS) a non seulement remporté pour la première fois «son» Rallye du Valais, mais il s'est également assuré le titre de champion. En 2022, à mi-parcours du championnat de Suisse des rallyes, la situation n'est pas aussi rose. Après trois manches, Coppens n'occupe «que» la troisième place intermédiaire, à 26 points du leader Jonathan Hirschi. Coppens a souligné la performance de ce dernier à l'issue du Rally di Alba. «Ce n'est pas seulement depuis sa victoire à Alba qu'il est le plus rapide d'entre nous», dit Coppens. «Je pense qu'il l'était déjà depuis le début de la saison. La combinaison entre lui et sa VW Polo fonctionne très bien. En ce moment, il est difficile de lui tenir tête.»

Coppens n'a pas encore fait une croix sur le championnat. Mais il est dans le métier depuis suffisamment longtemps (depuis 2011) pour savoir à quel point il est difficile de rattraper un pilote comme Hirschi, qui a) n’est pas seulement en forme, mais b) dit de lui-même qu'il n'a pas encore atteint sa limite. Le fait est que sans sa crevaison dans la dernière spéciale du Critérium et sans ses deux pénalités de dix secondes au Rallye du Chablais, Hirschi aurait probablement gagné tous les rallyes de 2022.

Pour compliquer les choses, Coppens n'est pas vraiment satisfait de son passage de Skoda à Citroën à la dernière minute. «Sur les passages rapides, je suis plus rapide avec la Citroën», explique Coppens. «Mais dans les passages techniques, je fais plus d'erreurs qu'avec la Skoda. Celle-ci pardonne beaucoup plus que la Citroën.»

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Pas de chance avec la météo: Mike Coppens au Rallye du Chablais © Eichenberger

Et Coppens ne se prive pas non plus de faire son autocritique. «Je dois améliorer la manière dont je prends mes notes», dit le Valaisan. «Mon copilote Renaud Jamoul m'a plus que conseillé de le faire.» Selon lui, la prise de notes n'est en principe pas mauvaise, mais pour compenser les secondes qu'il faut justement pour être en tête, Coppens doit y travailler.

Ce que Coppens doit faire différemment dans le détail, il le garde pour lui. «Je peux seulement dire ceci: Renaud est un copilote très expérimenté. Il sait de quoi il parle. Et il s'y connaît aussi très bien en matière de réglages. Ce n'est pas une critique envers mes copilotes qui m'ont guidé l'an dernier. Ils ont tous fait un super travail, sinon je n'aurais jamais été champion de Suisse. Mais Renaud a tout simplement une vision d'ensemble. C'est ce qui fait la différence.»

Coppens n'a vraiment remarqué que les choses ne tournaient pas rond en 2022 que lors du Rally di Alba. «C'était le premier rallye où j'ai pu rouler de A à Z sur le sec. Au Chablais, nous avions des conditions mixtes et je me suis retrouvé complètement dans le mouillé avec les slicks. Au Critérium, c'était glissant du début à la fin.»

Pour réfléchir, Coppens a maintenant un peu de temps. La prochaine manche du Championnat suisse des rallyes, le Rallye du Mont-Blanc, n'aura lieu que du 8 au 10 septembre.

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Le copilote Renaud Jamoul aide Coppens à se remettre en selle © Eichenberger

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01.07.2022 Grand Prix Berne – Recherche de vestiges dans la forêt
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Le Bremgartenring a accueilli diverses courses de 1934 à 1954

Comme lors des dernières éditions, nous publions ici l'un ou l'autre article du magazine trimestriel de l'ASS. Partie 1 : le Grand Prix de Suisse sur le Bremgartenring.

Genève, Lausanne, Montreux, Erlen, ces quatre anciens circuits de GP ont déjà été présentés. Pour le cinquième opus, nous nous rendons à Berne, sur le circuit le plus célèbre de Suisse, le Bremgarten. Contrairement aux quatre autres, il n'est plus entièrement praticable. Des 7,28 km de jadis, il ne reste que des fragments représentant environ un tiers du tracé. Le reste a été rendu à la nature. Et d'autres parties du circuit ont fait place à de nouvelles routes (rapides).

La ligne de départ et d’arrivée se trouvait à peu près à la hauteur de l'arrêt de bus «Weyermannshaus», devant la blanchisserie Elis. Contrairement à d'autres circuits suisses, le Bremgarten proposait à cet endroit une voie des stands séparée de la piste. Il n’en reste plus rien aujourd’hui, à l’instar de la tribune principale qui, en face, pouvait accueillir 4000 personnes et fut démantelée en 1970. Après le départ, la gravière était le premier passage clé. Ce tronçon en descente est aujourd'hui une rue à sens unique, dont il n'est pas possible de retracer exactement l'accès. Quelque part entre la piste cyclable et le sentier piétonnier, Fangio et consorts devaient accélérer à fond à l'époque. En pleine forêt!

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Le départ et l'arrivée du Bremgarten-Ring se trouvaient à peu près à la hauteur de l'arrêt de bus «Weyermannshaus» – devant la blanchisserie Elis. La tribune principale couverte pouvait accueillir environ 4000 spectateurs. Elle est restée en place jusqu'en 1970, date à laquelle elle a été démolie. Sur la photo du bas, on voit encore la pitlane à droite © Swiss Made Grand Prix, Eichenberger

L’Eymattstrasse a aussi changé par rapport à autrefois. Entre la passerelle d'Eichholz et la rampe de Jorden, une croix sur un arbre rappelle les drames qui se sont joués là. C'est à cet endroit qu'Achille Varzi fut victime d'un accident en 1948. Le pilote italien, qui aimait les femmes et les drogues par-dessus tout, n’eut que deux accidents dans sa carrière. Le second, à Berne, lui fut fatal.

C'est un peu plus bas, au bout de la rampe Jorden, qu'il reste le plus de vestiges de l'ancien circuit. On n'a plus, comme autrefois, une vue dégagée sur le pont de Kappelen, mais le virage à droite d’Eymatt et la rectiligne d'environ 750 mètres qui suit donnent une idée de l'audace avec laquelle les pilotes fonçaient sur le Bremgarten. D’autant plus que dans cette zone, il y avait de fortes alternances d’ombre et de lumière. Et quand la piste était mouillée, comme en 1934, lors de la première édition du Grand Prix de Berne, ou en 1951, les sorties de route se terminaient souvent mal. En 1948, le champion d'Europe moto Omobono Tenni fit une chute mortelle dans le passage qui portera plus tard son nom.

S3 GP Bern Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Après le départ et l'arrivée, la gravière était le premier passage clé. La partie en descente est aujourd'hui une route à sens unique. Il n'est plus possible de retracer exactement l'accès à celle-ci, mais elle se trouve quelque part sous le pont de l'autoroute (photo en bas à droite). La digue à gauche, où se trouvent également des maisons, existe encore aujourd'hui © Inconnu, Eichenberger

La suite du parcours à travers la forêt, en montée, est laissée à l'imagination de chacun. Une étroite piste cyclable indique vaguement le tracé initial, mais sans y correspondre exactement. Plus rien ne rappelle la course ici. La Glasbrunnen est même devenue un lieu de rencontre pour les scouts.

Il est intéressant de noter que le circuit du Bremgarten – à l'exception du virage de Forsthaus – ne comportait guère de véritables virages. Il y avait plutôt une succession de courbes qui se négociaient à fond. En raison des hautes vitesses, des conditions d'éclairage difficiles, du revêtement inégal (en partie pavé) et des nombreux arbres en bordure de piste, ce circuit était l’un des plus redoutés. On y déplora de nombreux morts entre 1934 et 1954, et pas seulement parmi les coureurs. En 1955, la décision d'interdire les courses sur circuit en Suisse, prise par le Conseil fédéral, signa l’arrêt de mort du Bremgarten.

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L'ancienne Eymattstrasse peut encore être empruntée aujourd'hui. A l'époque, elle était bordée de spectateurs. La partie en descente est assez raide. Les vitesses qui y étaient atteintes étaient très élevées. Autrefois, les pilotes voyaient directement le pont de Kappelen dans le virage à droite. Aujourd'hui, cette vue est obstruée par des jardins ouvriers © Inconnu, Eichenberger

Ce qui est resté, ce sont quelques chiffres impressionnants. Le record du tour fut signé en 1937 par Rudolf Caracciola, au volant d’une Mercedes-Benz, à la vitesse moyenne de 172,4 km/h. Il ne fut plus battu par la suite, même quand la Formule 1 s’invita, de 1950 à 1954. Et même en termes d'affluence du public, la Formule 1 ne parvint pas à déclasser les monoplaces précédentes. En 1947, soit trois ans avant l'introduction de la catégorie reine, plus de 110'000 spectateurs s’étaient déplacés à Berne.

68 ans après la dernière édition, l'interdiction des circuits, inscrite dans la loi sur la circulation routière depuis 1958, est enfin tombée (voir aussi en page 14). Mais une question se pose néanmoins: où pourrait-on créer un circuit digne de succéder au Bremgarten? Et qui devrait l'utiliser? Rêver de F1 serait une mauvaise approche. Mais avec d'autres types d’épreuves, des tests pour l'industrie, des cours de sécurité routière, des concerts et d'autres événements similaires, il devrait être possible de poursuivre l’histoire des circuits suisses après cette trop longue interruption.

Les vainqueurs du Grand Prix de Suisse à Berne
1934 Hans Stuck (D), Auto Union
1935 Rudolf Caracciola (D), Mercedes-Benz
1936 Bernd Rosemeyer (D), Auto Union
1937 Rudolf Caracciola (D), Mercedes-Benz
1938 Rudolf Caracciola (D), Mercedes-Benz
1939 Hermann Lang (D), Mercedes-Benz
1947 Jean-Pierre Wimille (F), Alfa Romeo
1948 Carlo Felice Trossi (I), Alfa Romeo
1949 Alberto Ascari (I), Ferrari
1950 Giuseppe Farina (I), Alfa Romeo
1951 Juan-Manuel Fangio (RA), Alfa Romeo
1952 Piero Taruffi (I), Ferrari
1953 Alberto Ascari (I), Ferrari
1954 Juan-Manuel Fangio (RA), Mercedes-Benz

Il n’y eut pas de GP de Suisse entre 1940 et 1946 / Et les courses disputées à partir de 1950 comptèrent pour le championnat du monde de F1.

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Le virage près de la maison forestière était, à proprement parler, le seul véritable virage. Le parcours en bordure de la capitale était plutôt une succession de virages à fond. Aujourd'hui, le virage est une bretelle d'accès à l'autoroute. De la maison forestière, nous sommes retournés tout droit au départ et à l'arrivée © Swiss Made Grand Prix, Eichenberger

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30.06.2022 Paul Büetiger: «Je ne voulais pas partir comme un clown!»
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Paul Büetiger dit «au revoir» après 20 ans © Archives Büetiger

Le slalom de Chamblon n'a pas seulement permis de désigner le nouveau champion, c'était aussi la course d'adieu de Paul Büetiger. L'homme au volant de la Porsche GT3 Cup noire et jaune raccroche son casque à l’age de 71 ans.

Paul Büetiger tire sa révérence à 71 ans. Le Soleurois a disputé sa dernière course lors du slalom de Chamblon. Sa décision, il l'a prise dès le début de l'année. «Je voulais arrêter en bonne santé. Et j'ai senti que j'étais devenu plus lent», dit Büetiger qui, pour finir, il n'y a pas de plus beau cadeau, a encore une fois gagné sa classe, l'IS jusqu'à 4000 cm3.

Büetiger était un retardataire du point de vue du sport automobile. Ce n'est qu'à 40 ans qu'il a commencé à faire du karting. A 50 ans, il a participé à ses premières courses automobiles. Il avait déjà la vitesse dans le sang. Adolescent, il faisait du ski. Au niveau régional et lors des championnats suisses. Pendant douze ans – puis il est passé au vélo à 27 ans. Là, il a gagné environ 90 courses sur 450. «En 20 ans de sport automobile, je n'ai pas cassé une seule voiture», dit Büetiger fièrement. «Si j'avais commencé le sport automobile plus tôt, cela ne se serait probablement pas passé ainsi...»

Aujourd'hui encore, beaucoup de choses le lient au ski et au vélo. Il pousse aussi régulièrement le kart à six vitesses hors du garage. De plus, Büetiger est passionné de moto et d'aéromodélisme. Il ne s'ennuiera donc certainement pas pendant sa (dé)retraite. Et pourtant: «Quand j'ai remis ma Porsche en route mardi après Chamblon, c'était un sentiment étrange», avoue Büetiger.

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Ski, karting, vélo – Büetiger ne s'ennuie pas © Archives Büetiger

Mais l'ancien entrepreneur de l'imprimerie tire aussi du bon de sa retraite. «Je suis en bonne santé, ma voiture est en bon état et la pression est partie. Et ce qui était important pour moi, c'était aussi de ne pas partir comme un clown.» Au début, seuls ses collègues les plus proches savaient que Büetiger raccrocherait son casque à 71 ans. Lors de la dernière course de côte à La Roche, il l'a ensuite glissé personnellement au speaker. Cela a eu des conséquences. A Chamblon, il a été remercié «en grande style» avec une corbeille de fruits et le titre de «Monsieur Elégance». «J'ai reçu ce titre en raison de mon style de conduite discret», dit Büetiger en riant. En même temps, il a sans doute dû écraser une larme. «Ce qui est bien dans le championnat suisse, c'est que nous ne nous affrontons ni en montagne ni en slalom. Nous courons contre le chronomètre. On ne se croise jamais sur le parcours. C'est pourquoi je n'ai pas d'ennemis dans le paddock.»

Büetiger ne peut et ne veut pas se souvenir d'un moment fort particulier dans le cadre du championnat suisse. «Il y a tellement de bons souvenirs.» L'un d'entre eux est certainement la course de côte de Reitnau. Büetiger y a gagné cinq fois dans sa catégorie. «La course était certes courte pour nous, les pilotes, mais l'ambiance y était toujours sensationnelle!» Büetiger ne renoncera pas complètement à la conduite. «Je participerai à l'un ou l'autre Track Day tant que je le pourrai encore.»

Auto Sport Suisse souhaite au «retraité» tout le meilleur pour l'avenir! L'homme au volant de la Porsche GT3 Cup noire et jaune ne semble pas manquer de hobbies...

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Paul Büetiger lors de sa dernière course à Chamblon © Cornevaux

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28.06.2022 Rapport du week-end 11/2022
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Emil Frey Racing a dominé l'ADAC GT Masters à Zandvoort

Le week-end de course qui vient de s'écouler était entièrement placé sous le signe d'Emil Frey Racing. L'équipe Lamborghini de Safenwil a remporté les deux courses de l'ADAC GT Masters à Zandvoort (NL).

Emil Frey Racing a raflé la mise lors de la troisième course de l'ADAC GT Masters à Zandvoort (NL) le week-end dernier. L'équipe Lamborghini de Safenwil a remporté les deux manches de la course – deux fois en partant de la pole position.

Samedi, l'Autrichien Mick Wishofer a décroché la pole position au volant de la voiture numéro 14 et a ensuite offert à Emil Frey Racing, avec son partenaire finlandais Konsta Lappalainen, son premier triomphe dans le championnat international GT allemand. Dimanche, c'est Jack Aitken qui a réalisé le meilleur temps lors des qualifications et a ensuite fait jubiler une deuxième fois l'équipe argovienne avec l'Espagnol Albert Costa Balboa au volant de la #63. Le fait que la troisième voiture, la #19, avec les deux Français Arthur Rougier et Franck Perera, ait également terminé sur le podium le dimanche a été la cerise sur le gâteau.

«C'était un week-end très fort avec une grande performance de toute l'équipe», déclare Jürg Flach, le directeur technique d'EFR. «Monter sur le podium avec chaque voiture est extraordinaire et je suis très heureux pour toute l'équipe. Après la fin décevante de la course du Castellet (manche de la GT World Challenge Endurance Cup, réd.), c'était amplement mérité.»

Le meilleur résultat suisse du point de vue des pilotes a été réalisé par Ricardo Feller (Audi), qui s'est classé quatrième lors de la première manche. Le meilleur Suisse au classement général reste Raffaele Marciello, cinquième.

Louis Delétraz est également monté sur le podium de l'IMSA Endurance Cup. Le Genevois s'est assuré la deuxième place lors de la course de six heures à Watkins Glen. Fabio Scherer, deuxième meilleur Suisse, a manqué de peu son premier podium américain en se classant quatrième dans la catégorie LMP2. En revanche, Philip Ellis a pu jubiler. L'ancien pilote de DTM a remporté la catégorie GTD sur une Mercedes AMG GT3.

Des Suisses ont également pris le départ de la course de quatre heures Grenzlandrennen sur la Nordschleife. Le meilleur confédéré a été Julien Apothéloz. Le Zurichois a manqué de peu le podium en se classant quatrième. Miklas Born (tous deux sur Mercedes AMG Gt3) a franchi la ligne d'arrivée juste derrière lui.

Louis Deletraz Watkins 2022 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Louis Delétraz (d.) a terminé deuxième en LMP2 à Watkins Glen

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27.06.2022 Slalom Chamblon: Bürki bat Bürki
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Martin Bürki (au centre) avec ses fidèles assistants Mario et Phippu © Eichenberger

Martin Bürki a remporté son neuvième titre, le huitième consécutif, lors de la finale du Championnat suisse de slalom à Chamblon (VD). La victoire du jour est une fois de plus allée à Philip Egli sur sa Dallara de Formule 3.

Martin Bürki est champion de Suisse de slalom pour la neuvième fois consécutive. Lors de la finale à Chamblon, le garagiste d'Uetendorf a une nouvelle fois réussi à ne rien laisser passer dans sa catégorie E1 jusqu'à 1600 cm3 et a triomphé en 3:16,344 min. Chez les voitures de tourisme, cela signifie une troisième place au scratch. Les seuls à avoir été plus rapides sont Christian Darani (Fiat X1/9) et Martin Oliver Bürki (BMW E33). Tous deux ont également remporté haut la main la victoire dans leurs catégories respectives E1 à 2000 cm3 et E1 à 3000 cm3.

Même si les titres du pilote de la VW-Polo sont devenus presque routiniers, ils sont loin d'être une évidence pour Bürki. «Sans un travail acharné et beaucoup de discipline, cela aurait été mission impossible», déclare l'ancien et nouveau champion. «De plus, il peut toujours y avoir un contretemps», comme c'est le cas pour Christoph Zwahlen. Au volant de sa Porsche 911 GT3 Cup, le Thurgovien compte depuis des années parmi les pilotes suisses les plus rapides, que ce soit en montagne ou en slalom. Mais à Chamblon, Zwahlen a commis une des rares erreurs. Le pilote de la classe Interswiss jusqu'à 4000 cm3 a littéralement décollé lors de l'entraînement du dimanche matin, mais n'a heureusement pas été blessé.

En fin d'après-midi, Zwahlen a déclaré à ASS: «Je commence à sentir mon dos, mais ça va.» La raison de l'accident, il en assume la responsabilité. «J'ai freiné trop tard. De plus, il y avait encore de l'humidité.»

Et Bürki de conclure: «C'est précisément ce genre d'incident qui peut vous coûter finalement le titre. Christoph est un excellent pilote de course. Mais cela peut aussi arriver à un pilote de haut niveau. C'est pourquoi je préfère toujours recevoir des félicitations lorsque tout est terminé.»

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Martin Bürki: concentration totale avant le départ © Eichenberger

Un coup d'œil sur le classement final montre à quel point le Championnat suisse de slalom est serré. Au classement final, Bürki n'a laissé ses concurrents derrière lui que grâce à un meilleur résultat à biffer. Martin Oliver Bürki, Philip Egli, Nicola Fankhauser et Christian Darani ont également atteint les 100 points à Chamblon. Mais seuls Bürki II, deuxième, et Egli, troisième, ont pu grimper sur le podium. Fankhauser n'avait pas assez d'adversaires à Bure et n'a donc obtenu que la moitié des points. Pour le pilote de la Honda Civic de Latterbach dans le Simmental, la quatrième place finale représente néanmoins une belle performance. Darani a même zéro résultat à biffer et doit donc se contenter de la cinquième place au classement général.

Le vice-champion 2021 a été le pilote de voiture de tourisme le plus rapide ou le deuxième plus rapide lors de tous les slaloms auxquels il a participé en 2022, mais Darani n'a pas participé au slalom de Bure, car après la publication du calendrier des slaloms, il a pris des vacances en famille. Comme les Ecuries des Ordons, organisatrices à Bure, ont reporté leur course après coup pour ne pas entrer en conflit avec la course de côte La Roche – La Berra, Darani a été contraint d'enterrer ses projets de titre. «La famille a la priorité», estime l'homme de 51 ans originaire de Mairengo, qui prend cette défaite avec un certain flegme sportif. En outre, il a encore d'autres courses à son agenda où lui et son X1/9 blanc immaculé pourront briller. «Je vais encore courir à Anzère, à Oberhallau et au Gurnigel.» De plus, Darani reviendra sans doute à la charge l'année prochaine. Bürki peut donc déjà commencer à s'y préparer...

Darani Christian Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Christian Darani a été le pilote de voiture de tourisme le plus rapide © Eichenberger

La victoire du jour à Chamblon a été une nouvelle fois été remportée par Philip Egli. Le Glaronais, domicilié à Zurich, forme avec sa Dallara de Formule 3, qui a pris de l'âge, une entité qu'il est difficile de vaincre. À Chamblon, il a manqué 4,5 secondes à Lukas Eugster sur Egli en deux chronos presque identiques. «La Ligier est tout simplement trop large à certains endroits ici», affirme Eugster. «Je peux à peine prendre les virages avec.»

La troisième place dans la lutte pour la victoire du jour est allée à Jannis Jeremias. Le jeune pilote âgé de 22 ans et originaire du lac de Bienne a ainsi été 3,3 secondes plus rapide que son coach Yves Hängärtner. «Je ne parviens pas à exploiter correctement la puissance de la Dallara GP3 sur ce circuit», explique Hängärtner. «La voiture est trop large sur ce circuit – 45 centimètres de plus que la Formule 3 d'Egli.» Un dérapage a empêché lors de la deuxième manche une amélioration du chrono. Victor Darbellay s'est donc imposé dans sa petite Arcobaleno et a relégué Hängärtner à la sixième place, devant Antonio Scolaro dans son Osella PA21 et Darani dans sa Fiat X1/9.

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Philip Egli a fêté sa 43e victoire du jour © Eichenberger

Parmi les autres vainqueurs de classe, on compte à Chamblon Stephan Burri (IS jusqu'à 1600 cm3), Arnaud Donzé (IS jusqu'à 2000 cm3), René Aeberhardt (IS jusqu'à 2500 cm3), Paul Büetiger (IS jusqu'à 4000 cm3 – dans sa dernière course), Beat Rohr (E1 jusqu'à 1400 cm3) et Aramis Cereghetti (E1 plus de 3000 cm3).

Dans la Suzuki Swiss Racing Cup, Fabian Eggenberger, qui est déjà assuré d’être champion, a triomphé – avec trois dixièmes de seconde d'avance sur Marcel Muzzraelli, qui s'est ainsi emparé du titre de vice-champion. Michaël Bering a pris la troisième place. La troisième place du classement final est allée à Sandro Fehr, qui a manqué de deux dixièmes de seconde le podium à Chamblon en se classant quatrième.

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Deuxième derrière Bürki: Martin Oliver Bürki © Cornevaux

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