La saison 2026 des courses de côte touche à sa fin. Au niveau international, quelques courses sont encore au programme. Dernièrement, en Espagne, Reto Meisel, en tant que pilote invité, a d’emblée établi un nouveau record chez les voitures de tourisme.
En Suisse, le Championnat de course de côte s’est peut-être achevé l’avant-dernier week-end aux Paccots, mais dans d’autres pays européens, plusieurs courses de côte ont encore lieu cet automne – avec notamment une participation suisse. Ainsi, une semaine après la finale du Championnat d’Europe en Croatie, Reto Meisel a de nouveau pris le départ, à l’invitation de l’organisateur, de la finale du Campeonato de España de Montaña, la Subida Internacional de Onil, près de son lieu de vacances dans l’arrière-pays d’Alicante.
Au volant de sa fidèle Mercedes SLK340 Judd, le champion d’Europe du Groupe 1 originaire de Leuggern a enthousiasmé les fans (plusieurs dizaines de milliers!) et s’est classé quatrième au classement général, derrière trois voitures de course – menées par le vainqueur espagnol du classement général Proto-1, Joseba Iraola. De plus, l’Argovien a établi un nouveau record du parcours pour les voitures de tourisme. Face à l’invité suisse, le champion espagnol José Antonio López Fombona, au volant de son ancienne Audi RS5 du DTM, n’avait pas la moindre chance.
«Le parcours de 4,7 kilomètres était large et pas très rapide, mais très exigeant. L’enthousiasme des spectateurs le long du parcours et dans la ville était incroyable. Je n’ai jamais signé autant d’autographes. Cet événement offrait un changement de décor bienvenu et mérite les meilleures notes dans tous les domaines», s’est réjoui Meisel.
La saison n’est pas encore terminée pour lui et les autres Suisses. Le week-end prochain, la dernière manche du championnat allemand de course de côte aura lieu à Mickhausen, dans le sud de la Bavière, non loin de la frontière nord-est de la Suisse. On attend ainsi au départ «Speedmaster» au volant de sa Ford Escort Cosworth, Stephan Burri dans sa VW Scirocco, ainsi que les vétérans de la Kadett Armin Banz et «Seppi» Koch, aux côtés de six autres Suisses.
La saison 2026 des courses de côte s’achèvera ensuite les 17 et 18 octobre avec la 5e édition du Bongo Hill Climb Monsters à Skradinin, en Croatie, où Meisel s’alignera en tant que tenant du titre dans la catégorie des voitures de tourisme. «Speedmaster» sortira pour l’occasion la légendaire VW Polo MB afin de se battre pour la victoire dans une catégorie dédiée aux voitures à traction avant. Robin Faustini, désormais triple champion de course de côte en voiture de sport, vise la victoire au classement général avec sa rapide Nova Proto NP01 Emap Turbo.
Texte: Peter Wyss
Y aura-t-il finalement un titre mondial suisse cette année? Grâce à la victoire du pilote d’usine Toyota Sébastien Buemi au Championnat du monde d’endurance à Fuji, ses chances ont considérablement augmenté.
Sébastien Buemi a déjà remporté à quatre reprises le titre du prestigieux Championnat du monde d’endurance (WEC). Cette année, il est en passe de décrocher sa cinquième couronne du WEC. Lors de la course à domicile de son employeur Toyota à Fuji, le Vaudois a pu célébrer sa deuxième victoire de la saison. Une victoire d’autant plus symbolique qu’elle a été remportée sur son propre terrain, où Toyota n’avait plus gagné depuis 2023. L’équipe de Buemi, composée de ses deux coéquipiers Brendon Hartley et Rio Hirakawa, n’est certes partie qu’en 8e position au volant de sa Toyota GR010 Hybrid. Mais une fois en tête, Buemi et ses coéquipiers ont creusé l’écart et se sont imposés devant l’Alpine n° 36 et la BMW pilotée notamment par Raffaele Marciello. Avec encore deux courses à disputer (Barcelone le 18 octobre et Monza le 8 novembre), Buemi et ses deux coéquipiers sont désormais en tête du classement avec 89 points. La voiture sœur n° 7 occupe la deuxième place, avec dix points de retard. Marciello, avec ses coéquipiers BMW, est quatrième, à 20 points de Buemi. Pour Buemi, il s’agissait de sa 28e victoire en WEC. C’est Thomas Flohr qui a obtenu le meilleur résultat de la saison en LMGT3. Le pilote Ferrari a terminé 4e à Fuji.
Les Suisses ont également connu le succès en GT Open. Lors de l'avant-dernière course à Monza (ITA), le pilote Porsche Alex Fontana est monté sur le podium général en terminant troisième de la catégorie Pro. Le duo Mercedes composé de Yannick Mettler et Dexter Müller a même décroché la deuxième place en ProAM. Alexander Fach jr. a terminé cinquième dans cette même catégorie.
Chiara Bättig a également connu un week-end couronné de succès. La pilote Red Bull Junior est montée sur la troisième marche du podium à Silverstone (GBR) dans le cadre du championnat britannique de Formule 4, signant ainsi son deuxième podium de la saison. La Zurichoise occupe la 13e place au classement général avant la finale à Brands Hatch.
Côté karting: la finale du Rotax Max Switzerland s’est déroulée à Wohlen. Les pilotes suivants ont été sacrés vainqueurs de leurs catégories respectives et sont qualifiés pour les Rotax Grand Finals à Portimão (POR): Nilas Winter (Micro), Leonardo Gubello (Mini), Leo Gonzalez (Junior), Liam Flükiger (Senior), Leo Gubser (DD2) et Mirco Gervasoni (DD2 Masters).
Le timing n'aurait pas pu être meilleur. Dans le dernier numéro du magazine ASS, nous avons dressé le portrait du pilote TCR Sergio Kuhn. Dimanche, il s'est classé troisième lors de la finale de la saison du Championnat suisse de course de côte aux Paccots.
Sergio Kuhn fait donc partie de la jeune garde. Et son goût pour le sport automobile n’a rien de surprenant. Son grand-père était mécanicien de course de Heinz Schiller. Natif de Frauenfeld et décédé en 2007, ce dernier avait été sacré champion d’Europe de la montagne en 1961, dans la catégorie GT. En 1962, Schiller avait aussi disputé le GP d’Allemagne pour la Scuderia Filipinetti. Et il se trouve qu’il était le parrain de Marco Kuhn, le père de Sergio. C’est d’ailleurs dans le garage Peugeot paternel que celui-ci travaille aujourd’hui, en tant que chef d’atelier. D’où son attachement à la marque au lion. «J’étais aussi entouré de passionnés de sport automobile pendant mon apprentissage. L’un faisait du drift, l’autre de l’autocross et un troisième avait consacré son mémoire aux modifications à apporter à une voiture pour courir en slalom. Il fallait bien que l’étincelle finisse par jaillir…»
Sergio s'est lancé en sport automobile dès qu'il a eu son permis de conduire. Au volant d'une Peugeot 206, il a d'abord couru en LOC2, puis en LOC4 avant de passer à l'Interswiss. Depuis 2023, il est l'heureux propriétaire d'une Peugeot TCR. Avant de s’attaquer à la côte, Sergio a tourné sur circuit, lors de «track days» ou de sessions de contre-la-montre. Sa première course de côte avec la TCR, il l’a disputée en 2025 à Oberhallau. Et remportée d'emblée!
Kuhn adore sa TCR. Et il aime aussi se mesurer aux autres en championnat suisse de la montagne. Tout en précisant: «En fait, je suis désavantagé. Ma Peugeot devrait être plus légère, car c’est une 1600 alors que les autres sont des 2 litres. J’ai donc un handicap de près de 30 kilos par rapport à une Opel, par exemple.» Le nombre d’adversaires varie également d’une course à l’autre. S'il y avait toujours eu huit voitures en 2026, un pilote comme Kuhn, qui roule régulièrement en tête, aurait eu de bonnes chances de remporter le titre en voitures de tourisme. «Malheureusement, nous sommes souvent moins nombreux. C’est pourquoi, nous ne récoltons parfois que la moitié des points.» Ce fut également le cas lors de la finale de la saison aux Paccots. Kuhn a néanmoins réussi in extremis à renverser la situation grâce à un excellent temps lors de la troisième manche, s’assurant ainsi la troisième place au classement final – derrière le champion Ludovic Monnier et le deuxième, «Speedmaster».
Son appartenance à la jeune garde, Sergio Kuhn la démontre également par sa préparation. Il découvre les tracés sur son simulateur. «Avant de disputer la course de côte d’Osnabrück cette année, je me suis entraîné assidûment chez moi.» Il a également tourné sur la Nordschleife, en vrai comme en virtuel. «Je rêve de courir là-bas au moins une fois.» D’où lui vient son talent, est-ce inné chez lui? Ce qui est sûr, c’est qu’en tant qu’ex-skieur de compétition, il n’a pas besoin de beaucoup d’explications pour choisir la bonne trajectoire.
Ricardo Feller (GT World Challenge) et Philip Ellis (IMSA) sont en passe de remporter un titre pour la Suisse. Mais le grand vainqueur du week-end GTWC à Zandvoort a sans conteste été l'écurie Emil Frey Racing.
Ricardo Feller, spécialiste du GT3, est en passe de remporter un nouveau titre international. Avant la finale de la Sprint Cup du GT World Challenge à Barcelone (ESP), ce natif d’Argovie occupe la tête du classement aux côtés de son coéquipier danois Bastian Buus. L’avance de Feller n’est certes que de six points. Mais le pilote Porsche de l’écurie Lionspeed GP a jusqu’à présent terminé au moins une fois deuxième à chaque week-end de course. Ce fut également le cas le week-end dernier lors de la course de dimanche à Zandvoort (NED). Celle-ci a d’ailleurs été largement dominée par les Suisses. Les 1re et 3e places sont revenues à l’équipe Emil Frey Racing, qui a connu à Zandvoort son meilleur week-end à ce jour dans le cadre de la Sprint Cup. «Samedi, lors des qualifications, nous n’avons pas exploité tout notre potentiel, en particulier avec la Ferrari n° 14», explique le chef d’équipe Lorenz Frey-Hilti. «Mais pendant la course elle-même, nous avons été solides, avec de bons arrêts au stand et de belles manœuvres de dépassement. Dimanche, nous avons tout fait comme il fallait. Dommage que nous ayons perdu la deuxième place lors de l’arrêt au stand, mais c’est le problème quand on n’a de la place que pour une seule voiture – mais les 1re et 3e places restent bien sûr un excellent résultat.» Ce beau résultat suisse a été complété par la 7e place de Patric Niederhauser. La finale à Barcelone aura lieu les 3 et 4 octobre.
Philip Ellis est lui aussi toujours en lice pour le titre. Le pilote originaire de Zoug a décroché la deuxième place en GTD lors de l’avant-dernière manche de l’IMSA à Indianapolis. Cependant, comme ses deux poursuivants directs ont remporté la course, l’avance d’Ellis avant la finale à Road Atlanta (le 3 octobre) s’est réduite à six points. Si Ellis parvient à garder l’avantage lors de la dernière course, ce serait son troisième titre GTD consécutif en IMSA. Pour le pilote d’usine Cadillac Louis Delétraz, qui court dans la catégorie des prototypes, la course d’Indianapolis s’est terminée à une quatrième place.
Un autre podium suisse en GT3 a été décroché lors des 24h Series à Barcelone. L’équipe Hofor Racing, au volant de sa Mercedes AMG GT3, a terminé 3e au classement général et 2e dans la catégorie AM après avoir bouclé 740 tours.
L’avant-dernière manche de la Formule 4 italienne s’est également déroulée ce week-end. Du point de vue suisse, deux quatrièmes places ont constitué le meilleur résultat. Ces places ont été décrochées par l’Allemand Elia Weiss pour Jenzer Motorsport et par le Danois David Walther pour Maffi Racing. Les meilleurs résultats des pilotes suisses ont été une septième place de Florentin Hattemer (Trident), une huitième place de Levi Arn (Jenzer, troisième chez les rookies) et une 17e place de Georgiy Zasov (Prema). La finale au Mugello aura lieu les 30 octobre et 1er novembre.
Reto Meisel a de nouveau remporté une victoire et établi un record lors de la dernière manche du Championnat d'Europe des courses de côte en Croatie. Il lui a toutefois manqué très peu pour décrocher le titre européen toutes catégories confondues.
Lors de la dixième et dernière manche du Championnat d'Europe des courses de côte en Croatie, Reto Meisel a remporté sa sixième victoire au classement général dans la catégorie FIA 1. Au volant de sa Mercedes SLK340 Judd, qui a déjà fait ses preuves, le pilote argovien a également établi un nouveau record pour les véhicules fermés sur le parcours de Buzet, long de 5001 mètres.
Malgré tout, cela n’a finalement pas suffi pour remporter le titre européen toutes catégories confondues. Celui-ci revient au Croate Matija Jurisic, qui, au volant de sa Peugeot 308 TCR parfaitement réglée, a décroché sept victoires et trois deuxièmes places dans le groupe 4, totalisant ainsi 211 points. Meisel a certes remporté autant de victoires dans le groupe 1 des voitures de tourisme/GT les plus puissantes, mais il avait auparavant enregistré un zéro en Slovénie (accident avec la Mitsubishi) et compte en outre une deuxième et une troisième place, ce qui lui permet d’atteindre 208 points.
Pour le double champion suisse de courses de côte (2016 et 2022), la saison a néanmoins été couronnée de succès. Meisel n’avait pas du tout prévu de disputer une saison complète du championnat d’Europe, comme ce sera le cas en 2025. Lorsqu’il s’est soudain retrouvé en très bonne position au classement, il a changé d’avis. C’est ainsi qu’il a remporté haut la main le titre dans la catégorie reine et au classement des meilleures performances – en partie grâce à l’abandon de certains de ses adversaires directs suite à des accidents ou des défaillances techniques. Meisel tire donc un bilan positif, non sans un petit clin d’œil: «Pour moi, tout va bien: vainqueur du Groupe 1, meilleur pilote et vice-champion d’Europe. Ce fut une saison géniale, au cours de laquelle j’ai beaucoup appris. Et je ne fais que commencer…»
La dernière victoire d’étape de la saison 2026 a été remportée, comme lors de la manche suisse du championnat d’Europe en août, par le Français Kevin Petit sur une Nova NP01 Emap Turbo. Le titre de champion d’Europe toutes catégories confondues (les quatre groupes Proto) avait déjà été décroché auparavant par l’Italien Antonino Migliuolo, qui court sous le pseudonyme «O’Play», au volant d’une Nova NP03 Aprilia. Le titre dans le groupe P1 revient à l’Espagnol Joseba Iraolo Lanzacorta, celui du classement «Performance» au Tchèque Petr Trnka (tous deux sur Nova NP01 Emap Turbo). Aucun Suisse n’était au départ dans la catégorie 2 du championnat d’Europe.
Texte: Peter Wyss
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