Il y a environ un mois, Felix Hirsiger et son coéquipier Finn Zulauf (GER) ont été sacrés nouveaux champions de l'ADAC GT Masters. Nous tenons à vous faire découvrir l'entretien officiel de l'ADAC (et plus précisément les réponses de Felix).
Depuis que vous avez remporté le titre, avez-vous eu le temps de laisser tout cela décanter un peu?
Felix Hirsiger: En fait, j’ai très vite repris le cours normal de ma vie quotidienne et de mon travail. C’est merveilleux d’avoir gagné et j’en profite pleinement – d’autant plus que j’ai désormais été sacré champion trois années de suite dans différentes séries. Mais en même temps, la fin d’une saison marque le début de la suivante, et les gens oublient vite. C’est pourquoi il s’agit maintenant d’améliorer encore ma forme et de repartir à l’attaque l’année prochaine – la concurrence ne dort jamais.
Y a-t-il eu des félicitations qui vous ont particulièrement fait plaisir?
Il y en a eu quelques-unes, surtout de la part d’autres pilotes – par exemple de Kiano Blum. Il était vraiment sincère et cela m’a fait plaisir. Sinon, bien sûr, des pilotes du DTM comme Jules Gounon ou Marco Wittmann. Ce n’est pas évident, car ils connaissent eux-mêmes un grand succès. Le fait qu’ils remarquent et saluent notre performance compte beaucoup pour moi.
Étiez-vous convaincus dès le début de vos chances de remporter le championnat?
J'avais des attentes mitigées. Je n'avais participé qu'à une seule course GT3 auparavant et j'avais du mal à me situer par rapport à la concurrence. Mais je savais que Finn savait vraiment piloter, surtout dans cette voiture. Cela a aussi créé une certaine pression. Je voulais être performant si mon coéquipier l'était. C'est pourquoi cette combinaison était si passionnante.
Qu’est-ce qui vous a rendus si forts en tant que coéquipiers?
L’ego n’a jamais eu sa place entre nous. Si l’équipe nous disait de rentrer plus tôt, je ne remettais pas cela en question ni ne le critiquais. Ni Finn ni moi n’avons jamais eu de mots durs parce que l’un ou l’autre restait plus longtemps au volant. Aucun de nous deux ne craignait d’être moins bon que l’autre. Nous étions équilibrés et cela nous a donné beaucoup de liberté.
Cette harmonie était également visible de l’extérieur. Dans quelle mesure a-t-elle été déterminante pour votre succès?
Avant, je ne l’aurais pas considérée comme si importante. Mais avec le recul, je peux dire qu’elle a été extrêmement importante. Elle était essentielle lors des discussions sur la stratégie, la voiture et de manière générale. Dans un environnement positif, les pas vers le succès sont nettement plus grands.
Une si bonne relation ne rend-elle pas les critiques mutuelles plus difficiles?
Entre nous, les critiques ont toujours été échangées sur le ton de la plaisanterie, jamais sur un ton accusateur. Par exemple, il a réalisé une superbe séance de qualifications, mais le dernier secteur n’était pas optimal. Je lui ai alors dit: «Regarde mes images embarquées, tu peux encore en tirer des enseignements.» Il a fait exactement la même chose, car il était plus performant dans un autre secteur. À ce niveau-là, la collaboration est un plaisir et personne n’en veut à l’autre pour quoi que ce soit.
Avec le recul, quel a été le moment fort de la saison?
La deuxième course au Salzburgring occupe une place très importante à mes yeux. Nous y avons vécu un week-end catastrophique et, pour diverses raisons, nous n’avons pas été récompensés pour nos excellentes performances – jusqu’au dimanche. Nous avons tous les deux réalisé des performances comme jamais auparavant, même si nous avions déjà gagné. Ce n’était pas simplement une victoire de plus, mais un succès comparable à celui du Red Bull Ring dans le dernier virage.
Quels sont tes projets pour la saison à venir?
Je serai en tout cas de retour au volant, mais je ne peux ni ne dois en dire davantage pour l’instant. Je suis toutefois confiant quant au fait que nous pourrons bientôt faire une annonce. Ce sera en tout cas une année passionnante et intense. Chaque kilomètre vaut son pesant d’or et me rapproche du statut de professionnel, et, je l’espère, du DTM.
Bonne nouvelle en provenance d'Angleterre! Grégoire Saucy a été promu chez McLaren. Le Jurassien pourra piloter la nouvelle McLaren Hypercar en WEC en 2027.
Avec Sébastien Buemi (Toyota) et Raffaele Marciello (BMW), la Suisse compte deux atouts majeurs dans le Championnat du monde d'endurance. Un troisième pilote viendra s’ajouter à la liste en 2027: Grégoire Saucy. Le Jurassien, qui fait partie depuis cette année du programme de développement des pilotes de McLaren, est promu en interne et pourra piloter l’année prochaine la McLaren Hypercar, qui fera ses débuts. Cinq des six sièges McLaren pour la saison inaugurale de 2027 sont ainsi attribués. Aux côtés de Saucy, Mikkel Jensen, Laurens Vanthoor, Alex Lynn et Leonardo Fornaroli font partie de l’effectif du constructeur britannique.
Saucy connaît déjà assez bien la McLaren Hypercar. L’ancien pilote Jenzer s’est déjà retrouvé au volant de la McLaren MCL-HY début mai, lors de la présentation de la voiture à Varano. «Je suis tellement heureux d’avoir cette chance», déclare Saucy. «Lorsque j’ai rejoint l’équipe McLaren Hypercar pour sa phase de développement, j’espérais que cela déboucherait sur un poste de pilote titulaire. Mais je savais aussi qu’il y avait une multitude de talents expérimentés sur le marché des pilotes. Je suis resté concentré, j’ai travaillé dur et je me suis rapidement adapté à la MCL-HY.»
Le championnat FIA WEC n’est pas une inconnue pour Saucy. En 2024 et 2025, il a disputé la saison au volant de la McLaren 720 LMGT3 Evo. En 2026, le Suisse a participé à l’European Le Mans Series (ELMS) et a même remporté le titre dans la catégorie LMP2 avec United Autosports. «Il nous a impressionnés tout au long du programme d'essais de la MCL-HY par sa rapidité, son approche méthodique au sein de l'équipe ainsi que ses progrès au fil de ce programme d'essais intensif», déclare James Barclay, directeur de l'équipe McLaren Hypercar. «Il a mérité cette opportunité, et nous sommes impatients de le voir franchir une nouvelle étape de sa carrière chez McLaren.»
Le championnat italien de Formule 4 s'est achevé ce week-end au Mugello. Il s'est notamment soldé par une victoire pour Jenzer Motorsport. Deux débutants suisses se sont également illustrés.
Ce championnat est considéré depuis des années comme le plus disputé de la Formule 4. Et l’un des anciens champions a marqué l’histoire de la Formule 1 ce week-end: Kimi Antonelli, champion d’Italie de Formule 4 en 2022, est devenu au Mexique le plus jeune champion du monde de Formule 1 de tous les temps. D’autres jeunes pilotes de renom ont également fait leurs preuves en Italie. Le pilote Haas Oliver Bearman, par exemple, a décroché le titre en 2021. Quant au champion de 2024, Freddie Slater, ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne passe dans la catégorie reine. Au Mexique, il a participé à la première séance d’essais libres pour l’écurie Audi de F1. En 2027, le Britannique courra en Formule 2.
Les deux Suisses Florentin Hattemer et Levi Arn (tous deux âgés de 16 ans) rêvent eux aussi d'une telle carrière. Ils ont participé cette année aux sept manches du championnat italien. Et ils se sont vaillamment battus. Hattemer (originaire de Bâle) a terminé 21e au classement général avec 116 points, tandis qu’Arn (de Soleure) a récolté 78 points et s’est classé 23e. Hattemer, qui court pour l’écurie italienne Trident, s’est classé cinq fois dans le top 10. Son meilleur résultat a été une sixième place lors du premier week-end au Mugello. Arn s’est classé quatre fois parmi les dix premiers et a décroché une sensationnelle quatrième place à Monza. Le week-end dernier, lors de la finale au Mugello, il a de nouveau décroché une sixième place.
Tout cela peut sembler «moyen» aux yeux d’un profane. Mais dans un championnat dominé par deux écuries qui alignent chacune sept voitures en moyenne (US Racing et Prema), de tels résultats constituent des performances exceptionnelles. Dans le classement des rookies également, les deux Suisses ont réalisé un travail convaincant. Arn a terminé la saison à la septième place, avec une victoire à Monza et quatre podiums au total. Hattemer s’est classé cinquième. Il est monté cinq fois sur le podium. Lors du week-end d’ouverture à Misano, il est monté deux fois sur la deuxième marche du podium. À Imola, il s’est qualifié en troisième position. Les deux pilotes ont pour objectif d’enchaîner une deuxième année en Formule 4 en 2027.
Jenzer Motorsport a également remporté un succès remarquable lors de la clôture de la saison. L'Allemand Elia Weiss, qui vient tout juste de remporter le titre de champion de F4 CEZ, a décroché au Mugello sa première victoire en Formule 4 italienne. À un cheveu (à raison de deux points), l'équipe de Lyss aurait pu dépasser Van Amersfoort Racing au classement par équipes. Elle a finalement terminé à la cinquième place.
Tout avait pourtant si bien commencé. Mais au final, Mathias Schläppi a perdu le titre lors de la finale de la Coupe d’Allemagne des rallyes à cause d’un seul petit point.
Ce week-end, lors de l’épreuve organisée conjointement avec le Championnat d’Allemagne des rallyes en Sarre, Mathias Schläppi avait une belle occasion de remporter la Coupe d’Allemagne des rallyes (DRC). Et après la première spéciale, tout semblait prometteur. Avec sa copilote Iris Thurnherr à ses côtés, le pilote de Meiringen a pris un départ de rêve en signant le meilleur temps de sa catégorie. Mais samedi, le malheur s’est abattu sur lui. La spéciale exigeante de «Pfeffelbach» offrait certes un immense plaisir de conduite, mais elle mettait également à rude épreuve les pilotes et les véhicules en raison d’une forte proportion de gravier. Un malheureux tête-à-queue sur un tel tronçon de gravier a coûté du temps à Schläppi, lui faisant perdre près de 31 secondes sur le leader.
Et le pire était encore à venir: lors de la troisième spéciale, Schläppi a tenté de retrouver son équilibre habituel entre une conduite maîtrisée et un bon rythme de course. Mais la chance ne lui a pas souri. À environ trois kilomètres de l’arrivée, Schläppi a crevé. Au total, cela lui a coûté plus de 35 secondes et il a encore perdu du terrain dans sa catégorie. «Une crevaison comme celle-là, ça peut arriver. Mais que cela se produise juste après le tête-à-queue, c’était vraiment dur à avaler», a déclaré Schläppi pour résumer les événements de la première moitié du rallye.
Ce double revers a laissé des traces. La deuxième étapes s'est certes déroulée sans autre problème notable. «Mais après ces incidents, tout allait de travers. La confiance avait disparu. Au final, c’était une question de mental: nous étions tout simplement trop lents», a déclaré Schläppi sans détour en analysant cette phase décisive. Au final, cela a tout de même suffi pour décrocher la troisième place dans la catégorie NC3. Mais les points doublés lors de la finale de la saison, ainsi qu’une belle victoire de catégorie remportée par ses rivaux au championnat, Pöttgen/Wölwer, ont finalement fait que Schläppi a manqué le titre DRC d’un seul point. «La déception est bien sûr immense en ce moment. Ça fait mal de rater le titre de si peu. Mais l’évolution de l’équipe me rend incroyablement fier et reconnaissant. L’enthousiasme grandit et la cohésion de l’équipe est forte. C’est là le véritable succès de cette saison.»
Mêmes organisateurs, même nombre de courses: le Championnat suisse des slaloms 2027 ne diffère que très légèrement du calendrier 2026. Des ajustements ont toutefois été apportés à l'ordre des courses.
À l’instar du Championnat suisse de course de côte, le Championnat suisse des slaloms 2027 reste inchangé – du moins en ce qui concerne le nombre de courses et les organisateurs. Un retour à Romont/FR n’est donc pas prévu non plus en 2027.
Désormais, la saison de slalom débutera à Ambri et non plus à Frauenfeld! Les 24 et 25 avril, une double épreuve se tiendra sur l’aérodrome situé aux portes du Gothard. Les «Journées de course automobile de Frauenfeld» auront lieu une semaine plus tard, les 1er et 2 mai. La saison se poursuivra ensuite à un rythme hebdomadaire: les 8 et 9 mai à Bière (à nouveau une double épreuve), puis les 15 et 16 mai à Chamblon.
La finale du Championnat suisse des slaloms se déroulera désormais à Bure/JU. Alors que les six premières courses se dérouleront en l’espace de trois semaines, il y aura également l’année prochaine une petite pause avant la finale. Celle-ci est prévue les 19 et 20 juin.
Les journées d'essais à Ambri devraient avoir lieu les 2 et 3 avril de l'année prochaine.
24 et 25 avril, Ambri (double manifestation)
1er et 2 mai, Frauenfeld
8 et 9 mai, Bière (double manifestation)
15 et 16 mai, Chamblon
19 et 20 juin, Bure
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