Si sa Lola F3000 vieillissante ne vient pas contrecarrer ses plans, Eric Berguerand fera son retour en montagne en 2026. Mais le septuple champion suisse de course de côte prévient: «Si je reviens, ce sera uniquement pour le plaisir!»
En juin 2025, Eric Berguerand a publié un post sur Instagram. On y voit et on y entend surtout son V8 Cosworth. À peine était-il en ligne que les rumeurs ont commencé à circuler. Pour le plus grand plaisir d'Eric. Car le post de 2025 n'était qu'une blague. «Je voulais voir comment le milieu réagisse», sourit Berguerand.
Un peu plus de six mois plus tard, un autre post Instagram a suivi. Cette fois-ci, il dit: «Black Mamba (il s'agit de sa Lola F3000 noire) est de retour!» Et cette fois-ci, ce n'est pas une blague. Même si le Valaisan rit à nouveau au téléphone lorsqu'Auto Sport Schweiz lui pose la question, comme à l'époque. À 46 ans, il veut retenter sa chance. Cependant, il souligne dès le début de la conversation que le plaisir est au premier plan. «Je n'ai de toute façon plus aucune chance contre les prototypes avec moteur turbo», estime «Bergus». «Et ma dernière course remonte à 2023, au Gurnigel. D'ici à ce que ça recommence, je n'aurai pas pris le volant pendant plus de deux ans et demi.» Autrement dit: rester modeste. Mais l'impatience est grande de voir le retour de l'un des pilotes de course de côte les plus populaires.
Berguerand n'a pas encore décidé où il courra. Et il doit également renouveler sa licence. «Mais je dois d'abord remettre la voiture en état. Ensuite, nous verrons.» Que ce soit à Hemberg, La Roche, Reitnau ou Anzère, la course de côte qui verra le retour de Berguerand aura de la chance. Berguerand ne veut pas donner de faux espoirs à ses fans quant à sa participation au championnat. «Je roule hors concurrence et je veux simplement voir si j'y prends encore du plaisir.» Ce plaisir, il l'avait perdu lors de sa dernière année active. «Le week-end est en fait là pour s'amuser et se reposer du travail», explique Berguerand. «Mais si l'on ne fait que s'énerver à cause de problèmes techniques et autres désagréments, cela ne mène pas très loin. Je préfère alors aller faire du karting avec mes enfants ou faire autre chose avec ma famille ou mes amis.»
La longue pause inquiète Berguerand aussi un petit peu. «Après Covid, j'ai dû sacrifier les deux premiers essais pour retrouver mon rythme. Cette fois-ci, la pause a été encore plus longue. Mais heureusement, je n'ai plus rien à prouver à personne.»
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