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11.05.2026 Maintenant il ne manquerait plus qu'un bon projet pour un circuit
Formel E Bern Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
La course de Formule E de Berne en 2019 n'a pu avoir lieu qu'avec une autorisation spéciale © Formula E

Après des années de discussions, le moment est enfin venu: selon le Conseil fédéral, les courses sur circuit seront à nouveau autorisées en Suisse à partir du 1er juillet 2026, sous certaines conditions. 

En 2022, après des années de tergiversations, le Conseil des États a approuvé par 27 voix contre 15 le projet de révision de la loi sur la circulation routière. Près de quatre ans plus tard, les dispositions détaillées de l’ordonnance sur les règles de la circulation routière ont également été adaptées. Cela signifie que, selon le Conseil fédéral, les courses sur circuit seront à nouveau autorisées en Suisse à partir du 1er juillet 2026, sous certaines conditions. Les autorisations correspondantes relèvent de la compétence des cantons, qui doivent notamment tenir compte des normes de sécurité et des exigences en matière de protection de l’environnement.

La première tentative visant à lever l’interdiction des courses sur circuit en Suisse a été lancée en 2003 par l’ancien conseiller national Ulrich Giezendanner. Son initiative parlementaire a toutefois échoué face au veto du Conseil des États. Le sujet a toutefois continué de faire l’objet de discussions. En 2010, c’est l’ancien conseiller national Walter Wobmann qui a fait une deuxième tentative. Dans l'initiative parlementaire «Levée de l'interdiction des courses sur circuit en Suisse», il demandait que la loi sur la circulation routière soit modifiée de manière à autoriser à nouveau les courses publiques sur circuit avec des véhicules à moteur. 

Dans son exposé des motifs, Wobmann avait alors souligné que tant les mesures de sécurité en général que la technologie des véhicules s'étaient considérablement améliorées. Il avait ajouté que cette interdiction obligeait les pilotes suisses à parcourir chaque année des milliers de kilomètres pour s'entraîner et participer à des courses, la Suisse ne disposant pas de son propre circuit. Mais les stages destinés à améliorer la maîtrise du véhicule ou les essais de modèles spéciaux de voitures ou de motos, qui ne peuvent être effectués que sur un circuit de course à part entière, doivent également être organisés dans les pays voisins. Selon Wobmann à l’époque, cela constituait non seulement une discrimination à l’égard d’un sport et de ses dizaines de milliers de fans locaux, mais aussi un non-sens tant sur le plan écologique qu’économique.

Concernant le contexte historique: l’interdiction des courses sur circuit en Suisse est entrée en vigueur après le grave accident du Mans en 1955, qui a coûté la vie à 84 personnes. Des autorisations spéciales ont été accordées pour les courses de Formule E à Zurich en 2018 et à Berne en 2019. D’autres pays avaient déjà inscrit des interdictions similaires dans leur constitution. En Norvège, par exemple, une interdiction des rallyes a été en vigueur de 1972 à 1984 à la suite d’un accident lors d’un rallye. Israël a également connu une interdiction des courses sur circuit, mais seulement dans les années 1990. Celle-ci a été levée en 2011. L'État libre de Prusse avait lui aussi introduit une interdiction en 1929 à la suite de graves accidents. Celle-ci a toutefois été levée dès l'année suivante.

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