Il reste encore un peu de temps avant le coup d'envoi du Championnat suisse de course de côte, les 6 et 7 juin à Hemberg. Nous avons toutefois demandé au challenger Marcel Steiner où en sont les choses.
Dans sept semaines, le Championnat suisse de course de côte débutera à Hemberg, dans le canton de Saint-Gall. Après une saison 2025 très frustrante, Marcel Steiner sera bien sûr de la partie. Le pilote de 50 ans a récemment effectué un roll-out avec sa Nova Proto à Bresse (FRA). Nous l’avons interrogé sur ses projets et ses objectifs pour 2026.
Tout d'abord: comment s'est passé l'essai à Bresse?
Marcel Steiner: (Rires.) Mieux que je ne l'avais imaginé. Il n'y a pas eu de problèmes techniques et les temps étaient encourageants. Nous verrons comment ça se passe en montagne. C'est une tout autre paire de chaussures.
Quand prendras-tu la piste pour la première fois?
Nous disputerons la course de côte à Eschdorf (LUX) le premier week-end de mai. Pour des raisons réglementaires, nous ne pouvons pas participer à la course du Championnat d’Europe à Rechberg.
Comment as-tu digéré cette saison 2025 frustrante?
Les deux jours d’essais à Bresse m’ont fait du bien. La relation entre le pilote et la voiture s’est vraiment améliorée.
Malgré tout, la saison 2026 est pour toi un « nouveau départ »… En 2025, en raison de problèmes techniques, tu as eu environ la moitié du temps de piste par rapport au champion en titre Robin Faustini.
C'est vrai. Nous n'avons pas pu accumuler beaucoup d'expérience l'année dernière. Surtout pas d'expérience particulièrement utile… C'est pourquoi nous avons dû revoir notre copie dans presque tous les domaines pendant l'hiver.
Peux-tu être plus précis?
Nous avons effectué des essais sur le banc d'essai du châssis et apporté quelques améliorations au moteur. Nous avons accordé une attention particulière à mon confort dans la voiture. Je me sentais à l’étroit dans le cockpit. Quand je me suis une fois assis dans la voiture sans coque de siège à l’automne, j’ai constaté: c’est bien mieux comme ça. C’est pourquoi nous avons travaillé d’arrache-pied à une nouvelle solution. Elle a fait ses preuves à Bresse.
Ton objectif principal pour 2026 doit être de faire mieux que l’année dernière. En même temps, la question se pose naturellement: comment est-ce que tu peux battre Faustini?
(Réfléchit longuement.) J’espère que les changements que nous avons apportés suffiront à compliquer la tâche de Robin. Mais nous n’aurons qu’un premier indice à Hemberg. La motivation ne manque pas. Nous avons également restructuré l’équipe – nous sommes revenus plus ou moins au niveau de 2023. Le reste se verra bien.
Mais ton objectif est clair, n’est-ce pas?
Oui, je ne participe pas juste pour rouler. Je veux devenir champion.
Comment évalues-tu les chances d’Eric Berguerand, qui fait son retour?
Tout d'abord, je dois dire que je suis très heureux qu'il soit de retour. Eric est un type formidable. Et un véritable atout pour notre sport. En termes de performances, je ne sais toutefois pas du tout à quoi m'attendre de sa part. En 2026, il est la grande inconnue – une sorte de boîte à surprises. Je n'ai aucune idée s'il sera deux secondes plus lent ou s'il va encore nous donner du fil à retordre avec sa Lola vieillissante. Je me laisse surprendre.
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