Comme pour les dernières éditions, nous publions ici quelques articles tirés du magazine trimestriel d'ASS. Commençons par: Que fait donc Stefano Comini?
Comme beaucoup de jeunes espoirs, Stefano Comini a débuté en karting avant de passer à l'automobile, en 2006, à l'âge de 16 ans. Proche de l’Italie, ce Tessinois du sud a d'abord opté pour la Formule Junior Monza, dont il a décroché la 3e place du classement général en 2007. Parallèlement, il faisait ses débuts en Formule Renault, remportant sa première victoire lors de la finale du championnat suisse à Monza, en 2008.
La carrière de Comini a vraiment pris son envol avec la Mégane V6 Eurocup, dont il s’est classé 3e en 2010 avant de décrocher le titre l’année suivante. Un test réussi en GT1, avec Nissan au Japon, était porteur d’espoir, mais la politique en a voulu autrement. Déçu, Stefano a opté alors pour la Renault Clio Cup Italia, qu'il a remportée. Il a disputé ensuite, avec succès, quelques courses en Mégane V6, Lamborghini Super Trofeo et Porsche Cup Italia.
Bien que le passage de Comini au nouveau team Target n’ait pas eu les résultats escomptés en Clio Cup Bohemia 2013, les Tyroliens du Sud lui ont proposé de disputer avec eux la Seat Leon Eurocup l'année suivante. Avec trois victoires et une 4e place au général, notre compatriote s'est proposé de participer avec Target aux TCR International Series lancées depuis peu, une décision aux conséquences insoupçonnées. Le 28 mars 2015, le Tessinois remportait la première mondiale de la nouvelle formule de voitures de tourisme dans le cadre du GP de Malaisie à Sepang, avant de décrocher le titre. «J'ai été le premier à gagner avec la Seat Leon Cup en Eurocup, puis à remporter une course en TCR et un titre avec la même voiture», se souvient-il. Avec Leopard Racing, Stefano Comini est parvenu à défendre son titre en 2016 au volant d'une VW Golf, avant de manquer de peu la place du dauphin avec l'Audi RS3 de Comtoyou, en Belgique, l’année suivante.
Son passage au nouveau championnat FIA WTCR, puis en GT3 n'a hélas pas abouti. Comini a alors fondé son propre team, Race Republic, et n’a pu disputer – sans succès - que quelques courses pour des raisons matérielles. Avec sa nouvelle structure, il s'est rapidement fixé un autre objectif. «Déçu de devoir mettre un terme à ma carrière de professionnel, j'ai créé une académie en vue de transmettre à de jeunes pilotes mon expérience. Et aussi les erreurs à ne pas faire. Car avec mon tempérament critique et parfois impulsif, je ne correspondais manifestement pas au profil recherché par un constructeur», admet-il aujourd'hui.
La pandémie a ensuite contrarié tous les plans de Stefano. Depuis, il travaille surtout dans l'entreprise familiale et propose ses services lors d’événements, grâce à ses simulateurs de course et ses karts. Il n'a cependant pas encore raccroché son casque. «Je cours toujours quand j'en ai envie ou quand on me le demande. Je suis ouvert à tout et j'ai prouvé que je pouvais être rapide avec n'importe quelle voiture.»
Texte : Peter Wyss
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