Sébastien Buemi et Nico Müller sont montés sur le podium lors de la 94e édition des 24 Heures du Mans. La victoire est revenue à la Toyota n° 7 pilotée par Mike Conway, Kamui Kobayashi et Nyck Vries.
La victoire suisse n'a pas été au rendez-vous aux 24 Heures du Mans. Ni pour Sébastien Buemi chez les prototypes, ni pour Nico Müller en LMP2. Les deux pilotes sont néanmoins montés sur le podium dimanche après-midi: Buemi en troisième position dans la Toyota, Müller en deuxième position de sa catégorie pour l'équipe polonaise Inter-Europol.
Les chances d’un triomphe suisse sont restées intactes pendant longtemps. Même si la Toyota de Buemi, la n° 8, ne s’est élancée qu’en 15e position. Mais les Japonais, avec leur toute nouvelle TR010, ont rapidement retrouvé leur place: en tête. Cela tient aussi au fait que l'équipe est parfaitement synchronisée en matière de stratégie et fait rentrer les deux voitures aux stands plus tôt que la concurrence, évitant ainsi des duels inutiles sur la piste. Dans la nuit, un duel spectaculaire s'engage avec la Cadillac n° 12 de Louis Delétraz. Les deux pilotes s'affrontent pendant plusieurs tours.
C'est alors, en début de matinée, qu'une décision préliminaire est prise. La Cadillac de Delétraz est pénalisée pour excès de vitesse dans la zone de ralentissement lors d'un drapeau jaune sur tout le circuit; de plus, il doit effectuer un arrêt d'urgence pour faire le plein (sous drapeau jaune sur tout le circuit, seuls les arrêts pour le minimum de carburant requis sont autorisés, ce qui oblige la voiture à s'arrêter à nouveau dès que le drapeau vert est agité). La Toyota de Buemi ne s'en sort pas non plus indemne. Une réparation des freins lui coûte plus d'une minute. La voiture sœur n°7, jusqu’alors plutôt discrète, pilotée par Mike Conway, Kamui Kobayashi et Nyck Vries, prend la tête – et ne se laisse plus rattraper, même dans la phase finale. Bien que le Néerlandais Robin Frijns, au volant de la BMW, mette la pression sur la n°7 (Kobayashi), ce dernier garde son sang-froid et offre à Toyota sa première victoire depuis quatre ans. Pour Delétraz, qui a offert un superbe spectacle au volant de sa Cadillac, la course s’est terminée par une quatrième place, battu de justesse – derrière Buemi.
La deuxième BMW, la M Hybrid V8 n° 15 pilotée par Raffele Marciello et partie en pole position, a perdu la tête dès le premier virage et n’a ensuite jamais eu le rythme nécessaire pour se battre aux avant-postes. Une collision et (plus tard) des problèmes électroniques ont contraint BMW à retirer la voiture de la course après 272 tours.
Les Suisses étaient également bien représentés en LMP2: Müller, au volant de la voiture Inter-Europol n° 343, termine deuxième derrière la voiture sœur, après s'être maintenu en tête pendant presque toute la course. L'équipe suisse CLX Motorsport réalise également une excellente course et se classe cinquième de la catégorie – et ce avec le duo de pilotes le plus jeune (les trois pilotes n'avaient que 19 ans!) de l'histoire du Mans. Pour ses débuts au Mans, Grégoire Saucy termine huitième en LMP2. En LMGT3, les Suisses ne parviennent pas à monter sur le podium. L'équipe Kessel Racing occupe les 9e et 10e places.
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