Au sein du Championnat suisse de karting autobau, LKM fait partie des équipes qui se battent aux premières places. Le chef d’équipe Michaël Hyvernaud ne manque pas d’expérience. Il évolue dans le monde du karting depuis 40 ans.
Quand on crée sa propre équipe de karting et qu’on remporte le championnat de France de karting dès la deuxième année, c’est qu’on a décidément du talent. C’est ce qu’a réussi Michaël Hyvernaud (48 ans) avec son équipe LKM Racing en 2018. Ce Français d’origine, qui vit en Suisse depuis 16 ans, était parti de zéro en 2017. Il avait déjà acquis une solide expérience auparavant, que ce soit en tant que pilote (Hyvernaud est même devenu pilote d’usine en France), mécanicien ou coach. «Au départ, je voulais devenir pilote de motocross», explique le patron de LKM. «Mais mes parents s’inquiétaient pour ma santé, surtout pour des blessures à la colonne vertébrale. Ils m’ont donc acheté un kart.»
Hyvernaud a connu le succès dès ses débuts, non seulement en France, mais aussi en Suisse. Avec Kilian Streit, qui est devenu champion suisse de karting en 2022, LKM a remporté dès sa première année le VEGA Trofeo dans la catégorie X30. Un succès qui a pu être réitéré en 2022 avec Valentin Senes, en 2024 avec Nathan Jolliet et en 2025 avec Alexis Genolet. Genolet court également cette année pour LKM. Outre le championnat suisse, le Genevois dispute de nombreuses courses internationales en tant que pilote LKM. En plus il représente la Suisse au sein du FIA Academy Trophy. Hyvernaud a une très haute opinion de lui. Hyvernaud a une très haute opinion de lui. «Alexis n’est pas seulement l’un des meilleurs jeunes pilotes en Suisse, il fait aussi partie de la famille.»
Jusqu’à récemment, Hyvernaud travaillait encore à 80 % en plus de son équipe de karting, afin de pouvoir financer son écurie. Désormais, il y consacre tout son temps. Cette petite structure à deux (avec le mécanicien Romain) opère depuis Saint-Auby, dans le canton de Fribourg. Sur place, il ne se contente pas de préparer les châssis: «Je m’occupe aussi moi-même des moteurs», explique Hyvernaud. Il souligne toutefois qu’il a tout appris en autodidacte. «Le karting, c’est un milieu où l’on se débrouille tout seul. Tu testes quelque chose, ça casse, tu recommences, en faisant les choses un peu différemment la deuxième fois – et c’est ainsi que tu apprends pourquoi les choses fonctionnent ou ne fonctionnent pas.»
Hyvernaud ne laisse rien au hasard. Ce Français au physique athlétique, qui, vu sa silhouette, pourrait sans problème être marathonien, est considéré comme un travailleur méticuleux. Une seule fois, lorsqu’il a fait inscrire le nom de son entreprise au registre du commerce, il s’est posé des questions. «Je n’avais aucune idée du nom à donner à mon entreprise», rit Hyvernaud. «L’abréviation LKM m’est venue spontanément à l’esprit – pour Li Karting Motors, le prénom de mon fils…»
À propos: ce texte a déjà été publié dans le programme du Championnat suisse de karting autobau à 7 Laghi.
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