Ce week-end (18 et 19 avril), le Championnat suisse des slaloms 2026 entame sa nouvelle saison avec les 26e Journées de course automobile ACS à Frauenfeld. La grande question que tout le monde se pose est la suivante: la série de victoires de Philip Egli va-t-elle prendre fin?
Depuis 2015, une seule personne a remporté le slalom de Frauenfeld: Philip Egli (41 ans). L'année dernière, ce natif de Glaris a décroché sa dixième victoire à Frauenfeld (en 2020, les journées de course automobile n'ont pas eu lieu en raison de la Covid, ndlr). Beaucoup ne se souviennent sans doute même plus qui a remporté la victoire à Frauenfeld avant Egli. Nous vous rafraîchissons la mémoire: en 2013, Florian Revaz a gagné au volant d’une Tatuus Formula Master, en 2014, Martin Bürki sur une VW Polo. Il ne s’agissait d’ailleurs pas seulement de la dernière victoire avant le début de la légendaire domination d’Egli. C’était aussi la seule fois où un pilote de voiture de tourisme a remporté la victoire du jour dans les 25 ans d’histoire du slalom de Frauenfeld.
Egli ne craint (en temps normal) qu’un seul adversaire: Lionel Ryter. Mais celui-ci a plus d’un tour dans son sac: l’année dernière, il s’est dangereusement rapproché de «l’imbattable pilote» malgré des problèmes de moteur. Il ne manquait que 0,62 seconde à Ryter pour rattraper le vainqueur en série, qui espère bien remporter la victoire dimanche également. Egli déclare: «Frauenfeld, c’est ma course à domicile.» «Avec les succès que j’y ai déjà remportés, c’est bien sûr une course très spéciale. Évidemment, je veux gagner quand je suis sur la ligne de départ.» Ryter pourra-t-il l’en empêcher? Le rapide Valaisan a confié à Auto Sport Suisse: «Eva», le surnom de sa Formule Renault 2.0, est en pleine forme. «Nous avons retravaillé la suspension cet hiver et sommes désormais équipés des mêmes amortisseurs que les Nova. Après deux jours d’essais, la fiabilité est assurée, mais il faut encore peaufiner les réglages. Le gros problème actuellement, ce sont les pneus. Il n’y a pas de pneus neufs disponibles, ni chez Nova (anciennement Avon, ndlr) ni chez Pirelli. Mais cela devrait suffire pour la saison de slalom.»
Mais le duel Egli contre Ryter ne sera pas le seul à alimenter le suspense dimanche. Derrière eux, plusieurs prétendants visent également une place sur le «podium». L’année dernière, c’est Antonino Scolaro, au volant de sa Nova Proto NP03, qui avait remporté la course pour la 3e place. Et le pizzaiolo de Rapperswil-Jona (SG) fait à nouveau partie des favoris absolus cette année. Un grand point d’interrogation subsiste quant à la relève. Les juniors rapides Ursanne Salomon (sur l’ancienne Formule 3 de Bossy) et Nolan Vuilleumier (sur l’ancienne Formule Renault de Darbellay) doivent certes encore s’habituer à leurs nouvelles voitures. Mais qui sait, ne pourraient-ils pas créer la surprise à Frauenfeld?
Chez les voitures de tourisme, Matthias Bischofberger, de Wängi (TG), pourrait remporter la victoire à Frauenfeld pour la troisième fois consécutive avec sa Porsche 997 GT3 Cup. Son compatriote Christoph Zwahlen, de Pfyn, a remis sa Porsche 997 Cup-R en état et fait également partie des favoris. Stephan Burri se battra lui aussi pour les premières places. Pour cet ex-Bernois, qui a remis en état sa VW Scirocco après un accident survenu l’année dernière aux Rangiers, Frauenfeld est devenu une course à domicile. Cette année, le garagiste d’Affeltrangen mise sur le Synfuel, un carburant synthétique. Un autre Thurgovien devrait encore défier la concurrence, c’est Manuel Santonastaso, de Müllheim Dorf, qui s’est illustré le week-end dernier en tant que meilleur de sa catégorie avec sa BMW E21 lors de la course de côte Salita del Costo en Italie.
Un coup d’œil à la liste des participants laisse toutefois entrevoir d’autres attractions sportives lors des 26e Journées de course automobile ACS 2026. Le multiple champion de slalom «Speedmaster» reprendra enfin le volant de sa VW Polo vert vif. Jannis Jeremias, champion suisse junior 2024, pilotera pour la première fois sa Porsche 911 GT3 Cup fraîchement acquise. Christian Bralla, le pilote de voiture de tourisme le plus rapide en 2023, fera son retour à Frauenfeld avec sa Fiat X 1/9. Ou encore: le rapide Jurassien Arnaud Donzé dans sa VW Golf. Il ne faut bien sûr pas non plus oublier le Champion de slalom de l’année dernière, Alessandro Grispino, au volant de sa Renault Clio R3. Cependant, le pilote de Schwyz a déjà fait savoir avant le début de la saison qu’il ne se battrait pas pour le titre cette année.
Le coup d'envoi sera donné le samedi 18 avril à partir de 8h30 avec les premières manches de reconnaissance des pilotes LOCaux. Ensuite, la Suzuki Swiss Racing Cup entrera en scène pour l'attribution des points et des coupes. Le dimanche sera consacré aux participants NATionaux avec des séances d'essais jusqu'à 14h20. Puis (jusqu'à environ 18h25), deux manches de course auront lieu par catégorie.
Les spectateurs des ACS Auto-Renntage Frauenfeld peuvent se procurer leurs billets en ligne sur autorenntage.ch. Pour les adultes, le billet week-end coûte 18 francs, 10 francs pour le samedi et 15 francs pour le dimanche. L'entrée gratuite est offerte aux enfants et aux jeunes jusqu'à 16 ans. Comme ces trois dernières années, les fans trouveront également leur bonheur sur le plan culinaire grâce au festival de food trucks. En plus de toutes les voitures sur la piste, il y aura comme chaque année de nombreuses voitures de collection et des générations les plus récentes à admirer autour du chapiteau.
Dates du Championnat suisse des slaloms 2026
18 et 19 avril, Frauenfeld
25 avril, Bière 1
26 avril, Bière 2
2 mai, Ambri 1
3 mai, Ambri 2
16 et 17 mai, Bure
20 et 21 juin, Chamblon
Le Britannique Jack Sherwood a remporté les deux courses GT3 lors de la manche d'ouverture de la Porsche Sports Cup Suisse à Portimão (POR). Son coéquipier Gregor Burkard a terminé deux fois deuxième.
Le Britannique Jack Sherwood a remporté les deux manches lors de la course d'ouverture de la Porsche Sports Cup Suisse de cette année à Portimão. Lors de la première manche, Sherwood a dû repousser les assauts de son coéquipier chez Sportec, Gregor Burkard, qui avait brièvement pris la tête après le premier tour. Le Britannique a toutefois rapidement repris le dessus et a creusé un écart de huit secondes jusqu'au drapeau à damier après 18 tours. La troisième place est revenue à l'Italien Christian Caramuscia. Lors de la course de l'après-midi, Sherwood a signé une victoire sans partage, qu'il a une nouvelle fois soulignée en signant le meilleur tour en course. Derrière lui, Burkard s'est à nouveau classé deuxième et Caramuscia troisième.
Dans la catégorie GT4, les deux courses se sont terminées sur un résultat identique. Au volant de sa Porsche 718 Cayman GT4 RS Clubsport de 500 ch, Kevin Lattion a décroché la première place à chaque fois. Au volant de la 718 Cayman GT4 Clubsport MR de 425 ch, Alexandre Mottet est monté deux fois sur la plus haute marche du podium. Les deux courses du groupe Open GT ont été remportées par le Roumain Dragos Buriu. Chez les 911 GT3 Cup de la génération 992.1, Nico Gründel a pris le dessus lors de la course du matin. Dans la deuxième course, le vainqueur de la catégorie était Levin Gelf. La course d'endurance de deux heures clôturant le week-end à Portimão a été remportée par Stephan Heim, aux côtés de son chef d'équipe Michael Joos.
La saison ne fait que commencer, mais on peut déjà observer certaines tendances. Parmi les favoris à 7 Laghi, lors de la deuxième manche du CSK autobau, figurent Ben Iten (Super Mini), Aurelio Longhitano (OK Junior), Dan Allemann (X30) et Florian Esteve (KZ2).
Trois semaines se sont écoulées depuis la première manche du Championnat suisse de karting autobau. Ce week-end, la deuxième manche est au programme – une nouvelle fois en Italie, mais cette fois-ci à Castelletto di Branduzzo, mieux connu dans le milieu du karting sous le nom de 7 Laghi. Comme lors de la manche d’ouverture à Franciacorta, quatre catégories seront au départ. Les OK Seniors ne participeront pas à cette manche. Faute de participants, cette catégorie a été suspendue pour 2026.
Le X30 Challenge Switzerland ne manque quant à lui pas de participants. 29 pilotes, hommes et femmes, se sont inscrits pour la deuxième manche de cette catégorie dotée de moteurs IAME standardisés. Le suspense promet d'être au rendez-vous. Certes, le leader Dan Allemann (Spirit Racing) a décroché le maximum de points à Franciacorta, mais son avance au classement général n'est que de 16 points. Son coéquipier Elias Lehmann le talonne et va encore donner du fil à retordre à Allemann, qui possède une grande expérience internationale, à 7 Laghi. Nous verrons bien s'il parviendra à le battre. L'année dernière, Lehmann avait en tout cas déjà fait preuve d'une grande vélocité à 7 Laghi. La rapidité est d'ailleurs un mot qui convient bien au grand Michael Müller. Ce pilote chevronné de 26 ans, qui court pour Virtus Motorsport, s'est montré largement à la hauteur face aux jeunes espoirs lors de la manche d'ouverture à Franciacorta. On attend également avec impatience les performances de Neil Russell (UBIQ) et d'Alexis Genolet (LKM Racing). Tous deux ont bien démarré la nouvelle saison à Franciacorta, mais aucun n'a été entièrement satisfait de ses résultats. Nicola Matteo Frigg prendra un «nouveau départ». Le jeune Zurichois, sacré champion des Super Minis en 2024 et deuxième chez les Juniors l'année dernière, est passé d'UBIQ à MH Racing en tant que débutant en X30.
Tout comme Allemann, Aurelio Longhitano a lui aussi débuté la nouvelle saison chez les OK Juniors avec le maximum de points. Le pilote Spirit mettra tout en œuvre à 7 Laghi pour continuer à creuser cet écart. Mais cela ne sera pas facile pour lui. Au sein même de son équipe, il affrontera trois concurrents de taille: Alejandro Campos, Aaron Buhofer et Zoltan Coigny. Ce dernier, notamment, fera tout son possible pour faire oublier le zéro qu'il a encaissé lors de la finale à Franciacorta. Sur le plan de la vitesse, Coigny est en tout cas capable de rivaliser avec Longhitano. Mais ce dernier ne doit pas seulement se méfier de la concurrence interne à l'équipe. Dilan Roman Fricker de l’équipe Swiss Hutless, est un pilote qui a fait forte impression à Franciacorta et qui a terminé 3ème en finale. Jamie Ehrat (nouveau chez MH Racing depuis Franciacorta) a lui aussi réalisé une solide performance lors du premier week-end de course. Parmi les 8 premiers de la première course, un seul manquera à l’appel à 7 Laghi: Elia Nützi de l’équipe KartBox.ch.
Chez les 8-12 ans, les Super Minis, le nombre de participants à 7 Laghi est raisonnable. Néanmoins, la lutte pour les premières places devrait s’avérer tout aussi passionnante qu’à Franciacorta. Le leader Ben Iten, de l'équipe Spirit Racing, affrontera trois adversaires de taille: Lorik Shahinaj (à 11 points du leader) et ses deux coéquipiers Kimi Prost (à 14 points) et Joy Allemann (à 17 points). Les courses à Franciacorta l'ont prouvé de manière impressionnante. Iten n'a remporté la finale que grâce à une manœuvre de dépassement audacieuse dans le dernier virage. La compétition s'annonce donc palpitante, d'autant plus que le circuit de 7 Laghi est physiquement très exigeant pour ces jeunes talents.
Une bonne douzaine de pilotes se sont inscrits dans la catégorie des karts à boîte de vitesses, la KZ2. Si l'on se fie au classement intermédiaire après Franciacorta, Florian Esteve (DEL motorsports) est considéré comme le favori. Mais la situation ne devrait pas être aussi évidente. Le pilote privé Bastien Liénard a livré une performance très convaincante lors de la première manche avec deux deuxièmes places. Et il ne faut bien sûr pas oublier Kilian Boss (SWIZZ EVENZZ). L'ancien Young Driver d’ASS a été le plus rapide en finale à Franciacorta, mais s'est vu infliger une pénalité de cinq secondes pour départ anticipé. Paolo Castagnetti n’a pas non plus exploité tout son potentiel à Franciacorta. Le jeune papa fait également partie des prétendants à la victoire à 7 Laghi, tout comme le Bernois Kai Perner, deuxième du championnat l’année dernière chez les karts à boîte de vitesses.
À propos du circuit: 7 Laghi est très prisé des pilotes et des équipes en tant que circuit de course et d’essais, puisqu’il se trouve à seulement une centaine de kilomètres au sud de Chiasso. Le circuit de 7 Laghi n’est toutefois pas aussi rapide ni aussi long que celui de Franciacorta. Il mesure 1256 mètres et est situé au bord d’un lac artificiel. Les meilleures possibilités de dépassement se trouvent dans l’infield, dans les virages en épingle à cheveux serrés 9 et 10. Les virages rapides à droite qui suivent la ligne d’arrivée constituent un défi particulier. Après le départ, des luttes acharnées pour les positions y ont souvent lieu. 7 Laghi est la course en Italie qui fait partie depuis le plus longtemps du Championnat suisse de karting. Elle se déroule près de Pavie depuis 2015.
Vous trouverez de plus amples informations sur le Championnat suisse de karting autobau sur https://motorsport.ch/de/kartsport. À 7 Laghi, le chronométrage et le live timing seront assurés par www.savoiechrono.com
Programme
Samedi 18 avril
9h00-17h30, essais libres selon le programme du circuit
Dimanche 19 avril
09h04-09h56, essais officiels (10 min par catégorie)
10h00-10h36, essais chronométrés de 6 minutes par catégorie
10h45-12h05, course 1
12h05-13h15, pause déjeuner
13h25-14h45, course 2
14h45-16h25, courses finales
vers 17h00, remise des prix (toutes catégories)
Calendrier du Championnat suisse de karting autobau 2026
29 mars, Franciacorta (ITA)
19 avril, 7 Laghi (ITA)
31 mai, Levier (FRA)
12 juillet, Lonato (ITA)
23 août, Crémone (ITA)
10 octobre, Wohlen
Les pilotes suisses de courses de côte ont bien démarré la nouvelle saison 2026. C'est ce qu'ont démontré les premières courses de côte disputées en Espagne, en France et en Italie.
Les pilotes suisses de courses de côte ont bien démarré la saison 2026. Le dernier week-end de mars, le Meisel Racing Team a profité de la course de côte de La Villa Joiosa, près de la ville espagnole d'Alicante, pour effectuer des essais intensifs avec la Mercedes SLK340. Même si le parcours de 6,3 kilomètres, avec ses 58 (!) virages, n’était pas tout à fait adapté aux voitures de course de côte à moteur atmosphérique les plus rapides d’Europe, Meisel a établi un nouveau record du circuit lors de la troisième et dernière manche. En additionnant ses deux meilleurs temps, le pilote argovien s’est classé troisième au classement général, derrière une voiture de sport et à seulement 0,1 seconde de l’Alpine A110 Turbo BRC du pilote espagnol de haut niveau Javier Villa. «Lors des deux premières manches, j’avais sans doute encore un peu la torpeur de l’hiver dans les jambes», a admis Meisel. Contrairement à 2025, Meisel ne disputera plus toutes les courses du Championnat d’Europe de course de côte. Les 25 et 26 avril, il affrontera toutefois la concurrence de l’EBM lors de la course de Rechberg en Autriche, à laquelle participera également Ronnie Bratschi, originaire d’Uri et titulaire d’une licence tchèque, au volant de sa Mitsubishi.
Au Col Saint-Pierre, à Saint-Jean-du-Gard, les Français ont disputé ce week-end leur deuxième manche de championnat de l'année. Fort de son expérience en EBM, Kevin Petit a remporté la victoire du jour dès sa première sortie au volant d’une nouvelle Nova Proto Turbo équipée de la cage de sécurité obligatoire en Division 2 à partir de 2026. Septième au classement général, Victor Darbellay a clairement dominé sa catégorie au volant de sa Nova Proto équipée d’un moteur turbo Hartley-Emap. Le Valaisan a eu de la chance dans la mesure où le nouveau détenteur du record du circuit, Marc Pernot, a connu des problèmes avec sa nouvelle Nova NP01 lors de la première journée de course et n’a pu disputer qu’une seule manche sur piste sèche le dimanche, qu’il a bouclée en établissant un nouveau record du circuit, devançant ainsi tous les pilotes des trois litres. Dans le championnat de montagne VHC des voitures historiques, Guillaume Mathez a déjà remporté sa troisième victoire de la saison dans sa catégorie au volant de sa Peugeot 309 GTI 16V. Dans des conditions météorologiques apocalyptiques, Mathez avait même remporté le classement général VHC le 8 mai à Lodève et s'était classé deuxième pilote TW/GT derrière une Porsche 996 GT3 Cup il y a deux semaines à Bagnols-Sabran.
Le Championnat italien de course de côte a également débuté le week-end dernier. La Salita del Costo, près de Vicence, a réuni la quasi-totalité des meilleurs pilotes de voitures de course italiens, à l'exception de Faggioli et Merli. La course, disputée sur un parcours de 9,91 km, s’est déroulée dimanche en une seule manche. Luigi Fazzino s’est imposé au classement du jour au volant d’une Osella PA30 Evo. Manuel Santonastaso, un pilote thurgovien réputé pour sa rapidité et d’origine italienne, a remporté le groupe E1 Italia avec sa BMW 320 E21. Dans la catégorie E2-SH, Aramis Cereghetti a terminé deuxième au volant de sa BMW M5 E34. Le Suisse le plus rapide a été le Jurassien Fabien Boudaban, qui a terminé 22e au classement général avec sa Norma M20 FC de la catégorie E2-SS/SC.
Texte: Peter Wyss
Ce week-end, l'ELMS a débuté à Barcelone, le GTWC au Castellet et la F4 CET au Red Bull Ring. Avec, bien sûr, la participation suisse. Découvrez dans le rapport du week-end qui a connu le succès et qui n'a pas eu de chance.
Dès la première manche de l'European Le Mans Series à Barcelone, il y a eu un podium suisse à célébrer. Mais pour une fois, ce n’est pas Louis Delétraz qui a sauvé l'honneur de la Suisse. «Mister LMP2» n’a terminé «que» dixième lors de la première manche dans la catégorie ProAM. En revanche, Grégoire Saucy est monté sur la troisième marche du podium lors de la course de 4 heures sur le Circuit de Catalunya. Pour le Jurassien de 26 ans, il s’agissait de son premier podium avec United Autosports dans le cadre de l’ELMS. En 2024, il était déjà monté quatre fois sur le podium – mais à l’époque, c’était encore en ProAM avec TDS Racing. Léna Bühler a également pris un bon départ à Barcelone. La Romande a terminé 3e lors de la première course de la Michelin Le Mans Cup. Le duo CLX Cédric Oltramare/David Droux s’est également classé dans le top 10 (en 9e position).
En revanche, aucune bonne nouvelle à signaler concernant la manche d'ouverture du GT World Challenge au Castellet. Raffaele Marciello (BMW) a été le meilleur Suisse en terminant sixième, si l'on fait abstraction de Marvin Kirchhöfer, qui a terminé cinquième sous licence suisse. Fabio Scherer a dû se contenter de la 25e place, tandis que Patric Niederhauser a abandonné lors de son retour chez Lamborghini. Ricardo Feller n’a lui non plus pas franchi la ligne d’arrivée pour une fois. Il y a tout de même eu un triomphe suisse à célébrer au Castellet. Le Grison Kevin Gilardoni s’est imposé (après une 2e place lors de la première course) lors de la course du dimanche du Super Trofeo Lamborghini.
Des courses ont également eu lieu ce week-end au Nürburgring. Lors de la troisième manche de la NLS, Miklas Born, au volant de la KTM X-Bow de Reiter Engineering, a été le meilleur Suisse en terminant neuvième au classement général. Des victoires de catégorie ont été remportées par Manuel Metzger (AT2) et l’équipe Hofor Racing avec le champion NLS en titre Ranko Mijatovic (BMW M2). «Nous avons vraiment dû nous battre dans cette course», a déclaré Mijatovic. «Dès le départ, nous avons eu un petit problème technique. Mais celui-ci s’est résolu tout seul par la suite. Bien placé, j’ai ensuite passé le volant à mon coéquipier, qui nous a assuré la première place et donc des points importants dans la catégorie BMW M2 grâce à une belle remontée.»
Lors de l'ouverture de la saison de Formule 4 CEZ sur le Red Bull Ring (AUT), les équipes suisses se sont partagé toutes les victoires en course. Jenzer Motorsport a remporté les trois manches préliminaires – avec Teo Borenstein, Elia Weiss et à nouveau Borenstein. En finale (du Top 32), c'est finalement David Walther, de l'équipe Maffi Racing, qui est monté sur la plus haute marche du podium. Le meilleur Suisse a été le Tessinois Georgiy Zasov (Jenzer Motorsport), qui a terminé cinquième. La nouvelle recrue de Jenzer, Ella Häkkinen, fille du champion du monde de Formule 1 Mika Häkkinen, a terminé douzième en finale.
Un compte rendu détaillé des performances des pilotes de course de côte suisses à l'étranger sera publié demain mardi.
Jeudi dernier, Marco Miniscalco, commissaire sportif de longue date de la REG et directeur de course, est décédé à l'âge de 59 ans des suites d'une longue maladie.
Originaire du Tessin (domicilié à Cadenazzo), il a d'abord travaillé comme courtier, puis comme concepteur de sites web, a suivi en 2010 une formation de commissaire sportif/directeur de course. Miniscalco est resté actif jusqu'en 2023. Dès cette année-là, il a dû lever le pied pour des raisons de santé et quitter le comité LOC.
Mais Miniscalco n’a pas seulement travaillé dans les coulisses, notamment au siège de l’organisation de son rallye local, le Rallye del Ticino, en tant que directeur adjoin; il a également couru lui-même dans les années 90. Il a par ailleurs été copilote, notamment pour Max Beltrami. «Nous avons participé à plusieurs rallyes en Italie avec la Lancia Delta», se souvient l’organisateur du Rallye del Ticino. «Je garde de très bons souvenirs de cette époque. C’était un ami formidable!»
Auto Sport Suisse adresse ses sincères condoléances à la famille et aux amis de Marco Miniscalco.
Pour Lionel Ryter, il est le favori pour le titre du championnat junior de cette année. Une raison suffisante pour vous présenter Steven Chiquita un peu plus en détail avant le premier slalom à Frauenfeld.
Il a souvent l'air un peu renfrogné, surtout quand on le photographie. Mais il ne faut pas se fier à cette impression. Quand on discute avec lui, Steven Chiquita est un jeune homme très aimable et bien élevé.
Et il a aussi le pied lourd! Il l'a prouvé récemment, lors du championnat suisse des slaloms et de la montagne. Ce qui n'est pas vraiment une surprise. Ce jeune homme de 22 ans, domicilié à Orbe (VD), a pour ainsi dire grandi dans les paddocks: «Mon père Jean-Paul court depuis 26 ans. Je n'avais que quelques mois quand on m'a emmené pour la première fois dans ma poussette.»
Depuis, Chiquita junior n'a manqué aucune course paternelle. Et en grandissant, il a eu envie de piloter aussi. Très tôt, il était clair qu'il ne réaliserait ce rêve qu'au volant d’une voiture bien précise, une BMW E30. Pour être prêt à 18 ans, Steven s'est entraîné régulièrement. Dès l'âge de sept ans, son père l'a mis au karting: «Nous faisions des essais une fois par semaine.» À 19 ans, se souvient Steven, le meilleur ami de son père lui a proposé sa BMW E30. Il n'a pas eu besoin de réfléchir longtemps: «Sans hésiter une seconde, j'ai acheté la voiture.»
Le premier slalom que «Mini-Chick» a disputé était celui de Chamblon, en 2023. «La voiture n’était prête que depuis une semaine, je n'avais donc pas eu le temps de la tester.» Elle est tombée en panne lors de la troisième séance d’essais. Un problème de boîte de vitesses a gâché la joie de cette première participation. Il ne restait pas beaucoup de temps pour la réparer. Lors de la finale, aux Paccots, Steven Chiquita a couru dans la catégorie REGionale et dans une course de côte, ce qui, excusez l'expression, demande d’en avoir.
En 2024, Steven s'est lancé dans le championnat NATional. Il s'y est rapidement classé parmi les plus rapides de la catégorie E1 jusqu'à 3 litres, bouclant la saison en 3e position chez les juniors. Et l'année dernière, il a remporté pour la première fois le slalom d’Ambri avec sa BMW peinte de manière originale. Au final, une nouvelle 3e place au championnat junior. Steven Chiquita entend bien décrocher le titre cette année. Mais à terme, il ne veut pas se contenter d'être l’un des meilleurs juniors. Son objectif est d'obtenir les meilleurs résultats en slaloms et en côte. «Et peut-être aussi de courir au niveau européen.»
Pour concrétiser ce rêve, le chauffagiste de Vivatec SA met tout en œuvre dès qu'il a un moment de libre. Au garage RPM Racing de Villars-sur-Champvent, près d'Yverdon, il travaille avec son père non seulement sur leurs propres voitures, mais aussi sur celles de clients et leurs camions. L'essentiel étant que, dans la vie de «Mini-Chik», tout - ou presque - tourne autour de la course automobile.
Dimanche prochain (19 avril), le Championnat suisse des slaloms 2026 débutera à Frauenfeld. Le rapide Valaisan Lionel Ryter (26 ans) s'élancera dans la course en tant que l'un des favoris pour le titre.
Le Championnat suisse des slaloms a longtemps été un one-man-show. Depuis Ambri en 2013, Philip Egli a remporté pas moins de 57 victoires de jour au volant de sa Dallara Formule 3. Autrement dit: jusqu’à son titre en 2024, ce natif de Glaris a remporté plus de 70 % de toutes les courses. L’année dernière, la domination du pilote de 41 ans a commencé à s’effriter. Egli a trouvé son «nouveau maître» en la personne du Valaisan Lionel Ryter, qui a remporté le duel 4 à 3. En 2026, Egli ne disputera pas l'intégralité du championnat. «Je ne courrai qu’à Frauenfeld, lors de la double course à Bière et à Bure.» Cela donne-t-il à Ryter une chance de remporter le titre cette saison? Nous avons interrogé le pilote de la Formule Renault originaire de la vallée du Rhône.
Quel est ton programme pour 2026?
Lionel Ryter: Pour 2026, je compte donner la priorité à la suisse en slalom ainsi qu’en course de côte, a voir si il est possible de faire mieux qu’une 5eme place au classement du championnat de côte.
L'année dernière, tu as remporté le duel contre Philip Egli dans le championnat des slaloms sur un score de 4:3. Cela n'a toutefois pas suffi pour décrocher une place sur le podium au classement général en raison du règlement. Quel est ton plan pour 2026? Sept victoires sont-elles possibles?
Concernant le duel avec Egli j’ai hâte que ça recommence, ce sont des batailles qui me font des frissons et dont j’adore ça, de belles batailles plein de respect! Egli est redoutable par son expérience, sa constance et sa gestion. Bien sûr j’aimerai dire que sept sur sept victoires sont possibles mais très difficile.
L'année dernière, tu devais encore te concentrer sur le Championnat junior. Cet aspect n'entre plus en ligne de compte cette année. Cela signifie-t-il que tu peux te montrer encore plus offensif?
Bien sûr, je suis soulagé que la pression liée au championnat junior soit retombée. Cela signifie que je peux me donner à 110 % cette année, sans avoir à penser constamment à la nécessité de remporter le championnat junior.
À propos du Championnat junior: qui vois-tu en tête en 2026? Qui sera ton successeur?
Pour le championnat junior, je suis à fond derrière Steven Chiquita, il travaille d’arche pied depuis plusieurs saison. Il mérite d’être enfin récompenser. J’espère que tout se passera bien pour lui mais attention à Alessandro Grispino et sa constance ainsi que Nolan Vuilleumier en E2 qui d’après mes informations sera à surveiller de très proche. Pour moi ce sont les trois favoris et je leur souhaite le meilleur et de pas avoir de problème.
Quelles améliorations as-tu apportées à ta Formule Renault pour 2026?
«Eva» est en forme! Nous avons travaillés sur les suspensions cette hiver avec Lozzia amortisseurs à Sierre mon sponsor que je remercie, nous sommes passé sur les mêmes amortisseurs que les Novas. Puis il y a une autre amélioration que je vais garder surprise pour l’instant. Après deux journées de test la fiabilité est là, mais il reste du travail concernant les réglages. Le gros problème, ce sont actuellement les pneus. Il n'y a pas de pneus neufs disponibles, ni chez Nova (anciennement Avon, ndlr) ni chez Pirelli.
Combien de temps encore te verra-t-on au volant d’une Formule 2 litres? Si tu avais la chance de piloter une voiture plus puissante, tu sauterais probablement sur l'occasion, n'est-ce pas?
J'aimerai énormément passer dans la catégorie au-dessus à savoir celle des Nova Proto Turbo. Malheureusement le budget que nous arrivons à trouver actuellement n'est de loin pas suffisant... Il faudra trouver des partenaires énorme pour que cela se fasse un jour. On garde espoir et pendant ce temps on essaie de faire du mieux possible avec «Eva» qui a un aspect sentimental énorme à présent.
Correction du règlement technique, art. 10.16 (Mini)
Lors de sa réunion du 1er avril 2026, le Comité Karting a décidé d'apporter la modification suivante à l'article 10.16 du Règlement technique, concernant la boîte de vitesses «Mini» :
10.16 Transmission
Dans le groupe 3, toutes les chaînes et tous les pignons doivent être du type 219.
Le pignon fixé sur l’arbre arrière peut être recouvert de disques en plastique pour protéger la chaîne. Ceux-ci peuvent être en plastique ou en matériau composite.
Mini Pignon d’embrayage 10 ou 11 dents seulement / Pignon d´arbre arrière est libre
MiniXS Pignon d’embrayage 10 ou 11 dents seulement / Pignon d´arbre arrière est libre
Prescriptions générales ASS
10.16.a Dans la catégorie Mini, il est possible d’utiliser un pignon de 9 dents, à condition que leur montage soit conforme au FH. Le nombre de dents de la couronne de l‘arbre arrière est libre.
Cette modification est soumise à l'approbation définitive de la Commission Sportive Nationale (CSN).
La Suisse sera à nouveau représentée au DTM en 2026. Et ce, avec Emil Frey Racing parmi les écuries et le pilote Porsche Ricardo Feller parmi les pilotes. La saison débutera les 25 et 26 avril.
Huit constructeurs, onze équipes, 21 pilotes et huit (ou 16) courses: voici les chiffres clés du DTM de cette année. Au cœur de l’action, on retrouve à nouveau un pilote suisse et une équipe suisse. En 2026, la Suisse sera représentée par Ricardo Feller (#90) et Emil Frey Racing.
Originaire d’Argovie, il a repris chez Manthey la voiture championne de la saison dernière. Feller a déjà pu célébrer son premier succès avec Manthey Racing. Lors des 12 Heures de Sebring, il y a deux semaines, «Ricky» est monté sur la plus haute marche du podium aux côtés des deux Autrichiens Thomas Preining et Klaus Bachler. Réussira-t-il également cet exploit en DTM? Feller sait comment gagner des courses. Il a déjà triomphé à trois reprises en DTM. La dernière fois, c'était au Red Bull Ring en 2025, là où la saison débutera dans un peu plus de trois semaines.
Mais Feller ne courra pas uniquement en DTM. Une autre équipe Porsche, Lionspeed GP, vise la victoire au classement général des 24 Heures du Nürburgring – avec Ricardo Feller, Laurin Heinrich et Laurens Vanthoor. À propos du Nürburgring: c'est là-bas (et dans le GT World Challenge) que Fabio Scherer va courir cette saison. L'année dernière, il portait encore haut les couleurs de la Suisse aux côtés de Feller en tant que pilote de Ford Mustang en DTM. Cette année, tous les espoirs reposent sur les épaules de Feller.
Ce qui n'est pas tout à fait exact: avec Emil Frey Racing, une écurie suisse est à nouveau au départ cette année. Les pilotes de Safenwil participent avec deux Ferrari GT3; la n° 14 est pilotée par la nouvelle recrue Matteo Cairoli (ITA), tandis que le Néerlandais Thierry Vermeulen prendra le départ au volant de la n° 69. L'année dernière, EFR a remporté deux courses (Lausitzring et Nürburgring).
Pour la première fois en plus de 40 ans d'histoire de la série, la saison débute en Autriche. Le coup d'envoi sera donné du 25/26 avril sur le Red Bull Ring. Toutes les courses seront retransmises en direct à la télévision sur ProSieben.
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