Le timing n'aurait pas pu être meilleur. Dans le dernier numéro du magazine ASS, nous avons dressé le portrait du pilote TCR Sergio Kuhn. Dimanche, il s'est classé troisième lors de la finale de la saison du Championnat suisse de course de côte aux Paccots.
Sergio Kuhn fait donc partie de la jeune garde. Et son goût pour le sport automobile n’a rien de surprenant. Son grand-père était mécanicien de course de Heinz Schiller. Natif de Frauenfeld et décédé en 2007, ce dernier avait été sacré champion d’Europe de la montagne en 1961, dans la catégorie GT. En 1962, Schiller avait aussi disputé le GP d’Allemagne pour la Scuderia Filipinetti. Et il se trouve qu’il était le parrain de Marco Kuhn, le père de Sergio. C’est d’ailleurs dans le garage Peugeot paternel que celui-ci travaille aujourd’hui, en tant que chef d’atelier. D’où son attachement à la marque au lion. «J’étais aussi entouré de passionnés de sport automobile pendant mon apprentissage. L’un faisait du drift, l’autre de l’autocross et un troisième avait consacré son mémoire aux modifications à apporter à une voiture pour courir en slalom. Il fallait bien que l’étincelle finisse par jaillir…»
Sergio s'est lancé en sport automobile dès qu'il a eu son permis de conduire. Au volant d'une Peugeot 206, il a d'abord couru en LOC2, puis en LOC4 avant de passer à l'Interswiss. Depuis 2023, il est l'heureux propriétaire d'une Peugeot TCR. Avant de s’attaquer à la côte, Sergio a tourné sur circuit, lors de «track days» ou de sessions de contre-la-montre. Sa première course de côte avec la TCR, il l’a disputée en 2025 à Oberhallau. Et remportée d'emblée!
Kuhn adore sa TCR. Et il aime aussi se mesurer aux autres en championnat suisse de la montagne. Tout en précisant: «En fait, je suis désavantagé. Ma Peugeot devrait être plus légère, car c’est une 1600 alors que les autres sont des 2 litres. J’ai donc un handicap de près de 30 kilos par rapport à une Opel, par exemple.» Le nombre d’adversaires varie également d’une course à l’autre. S'il y avait toujours eu huit voitures en 2026, un pilote comme Kuhn, qui roule régulièrement en tête, aurait eu de bonnes chances de remporter le titre en voitures de tourisme. «Malheureusement, nous sommes souvent moins nombreux. C’est pourquoi, nous ne récoltons parfois que la moitié des points.» Ce fut également le cas lors de la finale de la saison aux Paccots. Kuhn a néanmoins réussi in extremis à renverser la situation grâce à un excellent temps lors de la troisième manche, s’assurant ainsi la troisième place au classement final – derrière le champion Ludovic Monnier et le deuxième, «Speedmaster».
Son appartenance à la jeune garde, Sergio Kuhn la démontre également par sa préparation. Il découvre les tracés sur son simulateur. «Avant de disputer la course de côte d’Osnabrück cette année, je me suis entraîné assidûment chez moi.» Il a également tourné sur la Nordschleife, en vrai comme en virtuel. «Je rêve de courir là-bas au moins une fois.» D’où lui vient son talent, est-ce inné chez lui? Ce qui est sûr, c’est qu’en tant qu’ex-skieur de compétition, il n’a pas besoin de beaucoup d’explications pour choisir la bonne trajectoire.
Ricardo Feller (GT World Challenge) et Philip Ellis (IMSA) sont en passe de remporter un titre pour la Suisse. Mais le grand vainqueur du week-end GTWC à Zandvoort a sans conteste été l'écurie Emil Frey Racing.
Ricardo Feller, spécialiste du GT3, est en passe de remporter un nouveau titre international. Avant la finale de la Sprint Cup du GT World Challenge à Barcelone (ESP), ce natif d’Argovie occupe la tête du classement aux côtés de son coéquipier danois Bastian Buus. L’avance de Feller n’est certes que de six points. Mais le pilote Porsche de l’écurie Lionspeed GP a jusqu’à présent terminé au moins une fois deuxième à chaque week-end de course. Ce fut également le cas le week-end dernier lors de la course de dimanche à Zandvoort (NED). Celle-ci a d’ailleurs été largement dominée par les Suisses. Les 1re et 3e places sont revenues à l’équipe Emil Frey Racing, qui a connu à Zandvoort son meilleur week-end à ce jour dans le cadre de la Sprint Cup. «Samedi, lors des qualifications, nous n’avons pas exploité tout notre potentiel, en particulier avec la Ferrari n° 14», explique le chef d’équipe Lorenz Frey-Hilti. «Mais pendant la course elle-même, nous avons été solides, avec de bons arrêts au stand et de belles manœuvres de dépassement. Dimanche, nous avons tout fait comme il fallait. Dommage que nous ayons perdu la deuxième place lors de l’arrêt au stand, mais c’est le problème quand on n’a de la place que pour une seule voiture – mais les 1re et 3e places restent bien sûr un excellent résultat.» Ce beau résultat suisse a été complété par la 7e place de Patric Niederhauser. La finale à Barcelone aura lieu les 3 et 4 octobre.
Philip Ellis est lui aussi toujours en lice pour le titre. Le pilote originaire de Zoug a décroché la deuxième place en GTD lors de l’avant-dernière manche de l’IMSA à Indianapolis. Cependant, comme ses deux poursuivants directs ont remporté la course, l’avance d’Ellis avant la finale à Road Atlanta (le 3 octobre) s’est réduite à six points. Si Ellis parvient à garder l’avantage lors de la dernière course, ce serait son troisième titre GTD consécutif en IMSA. Pour le pilote d’usine Cadillac Louis Delétraz, qui court dans la catégorie des prototypes, la course d’Indianapolis s’est terminée à une quatrième place.
Un autre podium suisse en GT3 a été décroché lors des 24h Series à Barcelone. L’équipe Hofor Racing, au volant de sa Mercedes AMG GT3, a terminé 3e au classement général et 2e dans la catégorie AM après avoir bouclé 740 tours.
L’avant-dernière manche de la Formule 4 italienne s’est également déroulée ce week-end. Du point de vue suisse, deux quatrièmes places ont constitué le meilleur résultat. Ces places ont été décrochées par l’Allemand Elia Weiss pour Jenzer Motorsport et par le Danois David Walther pour Maffi Racing. Les meilleurs résultats des pilotes suisses ont été une septième place de Florentin Hattemer (Trident), une huitième place de Levi Arn (Jenzer, troisième chez les rookies) et une 17e place de Georgiy Zasov (Prema). La finale au Mugello aura lieu les 30 octobre et 1er novembre.
Reto Meisel a de nouveau remporté une victoire et établi un record lors de la dernière manche du Championnat d'Europe des courses de côte en Croatie. Il lui a toutefois manqué très peu pour décrocher le titre européen toutes catégories confondues.
Lors de la dixième et dernière manche du Championnat d'Europe des courses de côte en Croatie, Reto Meisel a remporté sa sixième victoire au classement général dans la catégorie FIA 1. Au volant de sa Mercedes SLK340 Judd, qui a déjà fait ses preuves, le pilote argovien a également établi un nouveau record pour les véhicules fermés sur le parcours de Buzet, long de 5001 mètres.
Malgré tout, cela n’a finalement pas suffi pour remporter le titre européen toutes catégories confondues. Celui-ci revient au Croate Matija Jurisic, qui, au volant de sa Peugeot 308 TCR parfaitement réglée, a décroché sept victoires et trois deuxièmes places dans le groupe 4, totalisant ainsi 211 points. Meisel a certes remporté autant de victoires dans le groupe 1 des voitures de tourisme/GT les plus puissantes, mais il avait auparavant enregistré un zéro en Slovénie (accident avec la Mitsubishi) et compte en outre une deuxième et une troisième place, ce qui lui permet d’atteindre 208 points.
Pour le double champion suisse de courses de côte (2016 et 2022), la saison a néanmoins été couronnée de succès. Meisel n’avait pas du tout prévu de disputer une saison complète du championnat d’Europe, comme ce sera le cas en 2025. Lorsqu’il s’est soudain retrouvé en très bonne position au classement, il a changé d’avis. C’est ainsi qu’il a remporté haut la main le titre dans la catégorie reine et au classement des meilleures performances – en partie grâce à l’abandon de certains de ses adversaires directs suite à des accidents ou des défaillances techniques. Meisel tire donc un bilan positif, non sans un petit clin d’œil: «Pour moi, tout va bien: vainqueur du Groupe 1, meilleur pilote et vice-champion d’Europe. Ce fut une saison géniale, au cours de laquelle j’ai beaucoup appris. Et je ne fais que commencer…»
La dernière victoire d’étape de la saison 2026 a été remportée, comme lors de la manche suisse du championnat d’Europe en août, par le Français Kevin Petit sur une Nova NP01 Emap Turbo. Le titre de champion d’Europe toutes catégories confondues (les quatre groupes Proto) avait déjà été décroché auparavant par l’Italien Antonino Migliuolo, qui court sous le pseudonyme «O’Play», au volant d’une Nova NP03 Aprilia. Le titre dans le groupe P1 revient à l’Espagnol Joseba Iraolo Lanzacorta, celui du classement «Performance» au Tchèque Petr Trnka (tous deux sur Nova NP01 Emap Turbo). Aucun Suisse n’était au départ dans la catégorie 2 du championnat d’Europe.
Texte: Peter Wyss
Ludovic Monnier a réussi ce que Danny Krieg, l’ancien propriétaire de la VW Golf Turbo blanche, avait déjà accompli: ce Vaudois d’origine a remporté le Championnat suisse de course de côte dans la catégorie des voitures de tourisme ainsi que la Coupe de Suisse de la montagne.
Ludovic Monnier n’a pas acheté la voiture championne de Danny Krieg en 2025 juste pour le plaisir. Ce Vaudois d’origine, domicilié en Valais, s’est offert la VW Golf Turbo blanche en sachant qu’il pourrait, comme son ancien propriétaire, devenir champion suisse de course de côte dans la catégorie des voitures de tourisme. Il n’a pas beaucoup modifié la voiture, et encore moins le moteur, souligne Monnier. Pourquoi le ferait-il d’ailleurs? La Golf de Krieg avait déjà réalisé de très bons temps en 2025. Monnier les a encore améliorés, notamment au cours de la seconde moitié de la saison 2026. Lors de la finale de la saison aux Paccots, le pilote de 34 ans a roulé 1,687 seconde plus vite que le meilleur temps de Krieg l’année précédente. En additionnant ses deux meilleurs temps, il a même gagné 3,3 secondes avec un temps de 1:55,875 min. Monnier s’est ainsi assuré la victoire tant convoitée en E1. Hermann Bollhalder s’est classé juste derrière lui, alors qu’il faisait ses débuts aux Paccots. Le pilote Opel originaire de Wattwil a réalisé un temps final remarquable de 1:58,920 min, mais n’a pas pu empêcher Monnier de remporter la victoire dans sa catégorie. Les 25 points que Monnier a récoltés grâce à sa victoire en E1 aux Paccots lui ont ainsi suffi pour décrocher le titre haut la main. «C’est une belle sensation», a déclaré Monnier. Après tout, il a dû travailler dur pour y parvenir. L'ancien propriétaire, Danny Krieg, a également fait savoir: «Félicitations à Ludovic! Je suis ravi qu'il a remporté le titre avec mon ancienne voiture. D'une certaine manière, cela me rend fier aussi.»
Avec seulement un point de retard, «Speedmaster» s’est assuré la 2e place chez les voitures de tourisme. Le chef d'équipe de MB Motorsport avait transformé sa Ford Escort pour Les Paccots, passant d'une voiture de catégorie E1 à une voiture de catégorie Interswiss. Dans cette catégorie, il a établi dès la première manche un nouveau record de 58,723 s, s'assurant ainsi la victoire au classement général IS et remportant 27 points. Cela n’a toutefois pas suffi pour rattraper Monnier. Mais cela importait peu au garagiste bernois. «Je suis plus qu’heureux et j’ai rarement été aussi heureux pour quelqu’un d’autre que pour Ludovic. Je l’ai connu quand il avait quatre ans. À l’époque, je courais encore contre son père.» Huitième au classement général, «Speedmaster» a été le deuxième pilote de voiture de tourisme le plus rapide de la finale – deux places derrière Monnier.
La lutte pour la 3e place du championnat des voitures de tourisme est restée passionnante jusqu’à la troisième et dernière manche. Comme Stephan Burri ne pouvait pas obtenir de meilleur résultat en IS par ses propres moyens et devait se contenter de la 4e place derrière «Speedmaster», Jean-Paul Chiquita sur sa Porsche GT3 et Dominic von Rotz sur son Audi A4 à quatre roues motrices, c’est Sergio Kuhn, au volant de sa Peugeot TCR, qui a pu viser la troisième place. Pour cela, le Zurichois a toutefois dû dominer ses collègues du TCR – et pourtant, après deux manches, rien ne laissait présager un tel dénouement. Avant la dernière montée, le pilote Opel Peter Steck devançait Kuhn de 0,171 seconde. Ce dernier a toutefois réussi in extremis à renverser la situation en sa faveur et s’est ainsi assuré suffisamment de points pour détrôner Burri de la 3e place, malgré un nouveau record IS en 2 litres, à raison d’un demi-point. La saison 2026 des voitures de tourisme s’est donc terminée avec le classement suivant: 1. Monnier, 2. «Speedmaster», 3. Kuhn, 4. Burri, 5. Bollhalder. Remo Fischer, au volant de sa Ford Cosworth E1, n’a pas pu peser sur l’issue du championnat. Le vainqueur du slalom de Bière aurait peut-être encore pu menacer Monnier. Mais la fourchette de changement de vitesse de la Ford de Fischer s’est cassée lors de la deuxième séance d’essais. Malgré l’approvisionnement rapide en pièces de rechange, la boîte de vitesses ne fonctionnait pas correctement le lendemain et Fischer a donc dû renoncer à la course aux Paccots.
Stephan Burri a tout de même pu se consoler un peu. Dans la Coupe de la Montagne réservée aux véhicules de petite cylindrée (jusqu’à 2 litres), il s’est assuré la 2e place derrière Monnier. Au classement final, Burri et Monnier ont tous deux totalisé le maximum de points. Mais comme Monnier affiche de meilleurs résultats au classement SCRATCH, cette victoire revient également à Monthey. Monnier a ainsi remporté les deux titres, à l’instar de Krieg en 2025. La troisième place de la Coupe de la Montagne a été décrochée par Hans Peter Eller au volant de son Opel Kadett C.
C'est Robin Faustini, comme on pouvait s'y attendre, qui a remporté la victoire du jour aux Paccots au volant de sa Nova-Emap NP01. L'Argovien, dont le titre de champion était déjà acquis avant la course, a une nouvelle fois enchanté les fans massés le long du parcours avec trois descentes exceptionnelles (toutes en moins de 48,3 secondes!). Sa sixième victoire de la saison (en sept courses) n'a donc jamais été menacée. Faustini s’est réservé un nouveau record du circuit pour l’année prochaine, s’il participe à nouveau au championnat suisse…
Avec 2,8 secondes de retard (en additionnant ses deux meilleurs temps), Joël Volluz a pris la deuxième place au volant de sa Norma-Judd M20 FC. Avec un peu moins d’une seconde de retard sur Volluz, Michel Zemp, au volant de sa Norma-Helftec, a terminé la saison en troisième position du classement du jour. Au championnat, la deuxième place lui était déjà assurée avant même l’épreuve des Paccots. «Terminer deux fois de suite deuxième du Championnat suisse de course de côte avec une voiture de 2 litres n’est certainement pas un mauvais bilan», déclare Zemp. «Je suis satisfait de ma saison. Si quelqu’un m’avait proposé le titre de vice-champion avant le début de la saison, je l’aurais accepté…» Les 4e et 5e places du classement SCRATCH sont revenues à Simon Hugentobler (Osella PA30) et Antonino Scolaro (Nova NP03). Lilian Bittel a été le meilleur pilote de Formule, en terminant douzième. Voici le top 5 des voitures de course: 1. Faustini, 2. Zemp, 3. Steiner, 4. Darbellay, 5. Volluz.
Chez les REGionaux, c’est Mattia Stacchi, au volant d’une BMW M3 E30, qui a signé le meilleur temps aux Paccots, devant Emanuele Tognacca (VW Golf) et Michaël Béring (Bery ES7).
Vous trouverez ci-dessous tous les vainqueurs des catégories CH aux Paccots:
Sylvain Chariatte (Honda Integra, SuperSérie), Patric Kuster (Toyota GR Yaris, SuperSérie Comp. jusqu'à 3000 cm³), Pierre Mürner (Porsche GT3 992, SuperSérie Comp. plus de 3000 cm³), Markus Brander (March 742, Catégorie H – Voitures de course jusqu’à 1600 cm³), Maurice Girard (BMW 320, Catégorie H – Voitures de tourisme jusqu’à 2000 cm³), Julien Tornay (BMW 325i, Catégorie H – Voitures de tourisme jusqu’à 2500 cm³), Robin Terrier (Opel Astra, véhicules classiques jusqu’à 2000 cm³), Jean-Louis Fleury (Opel Ascona B, véhicules classiques de plus de 2000 cm³), Hanspeter Thöni (Peugeot 106, Trophée PSA N), Ramon Hänggi (Citroën Saxo, Trophée PSA A), Nicolas Pasche (Renault Clio II, N/ISN), Thomas Ruesch (Honda Civic, A/ISA), Sergio Kuhn (Peugeot 308, TCR), Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu’à 1600 cm³), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2000 cm³), Jonas Magnin (Honda Civic, E1 jusqu’à 2500 cm³), Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu’à 3000 cm³), Bruno Ianniello (Lancia Delta S4, E1 jusqu’à 3500 cm³), Christoph Zwahlen (Porsche 911, E1 jusqu’à 4000 cm³), Anthony Strahm (Porsche 944, E1 plus de 4000 cm³), Andreas Helm (VW Polo, E1 jusqu’à 1400 cm³), Christophe Oulevay (VW Scirocco, IS jusqu’à 1600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu’à 2000 cm³), Ferdi Waldvogel (BMW M3 E30, IS jusqu’à 2500 cm³), «Speedmaster» (Ford Escort, E1 plus de 2500 cm³), Jesse Handschin (Norma M20 FC, CN), Guillaume Schaffner (Formule Arcobaleno, E2-SS jusqu’à 1150 cm³), Lilian Bittel (Formule Renault, E2-SS jusqu’à 2000 cm³), Hans Pfeuti (Tatuus F4, E2-SS jusqu'à 3000 cm³), Michel Zemp (Norma M20 FC, E2-SC jusqu'à 2000 cm³), Robin Faustini (Nova NP01, E2-SC jusqu'à 3000 cm³).
Ce week-end, Kevin Gilardoni a remporté pour la septième fois le classement général du Rallye du Tessin. Nicolas Lathion, leader du Championnat suisse des rallyes, a terminé cinquième et a encore creusé son avance avant la finale qui se tiendra en Valais (du 29 au 31 octobre).
Kevin Gilardoni et le Rallye du Tessin: c’est une combinaison parfaite. Ce week-end, le pilote de 34 ans originaire du Misox s’est une nouvelle fois montré imbattable. Cependant, Gilardoni, qui pilotait cette fois-ci une Toyota GR Yaris Rally2, a eu fort à faire pour décrocher sa septième victoire au classement général. En 2024, Gilardoni avait finalement terminé avec une avance de près d’1:45 min. Lors de la 28e édition du «Ticino», samedi soir (avec deux spéciales de moins qu’il y a deux ans), son avance n’était que de 12,4 secondes.
Gilardoni, qui a déjà remporté cette année trois courses du Super Trofeo Lamborghini (c’est-à-dire sur circuit), a pris la tête dès la deuxième spéciale. Il a toutefois fallu attendre un peu plus longtemps pour voir son premier meilleur temps. Ce n’est qu’après la pause de midi que le pilote portant le numéro 1, accompagné de son copilote italien Corrado Bonato, s’est montré le plus rapide lors des deux courtes spéciales de Valcolla. Le premier à s’inscrire au palmarès des meilleurs temps des spéciales du «Ticino» de cette année fut Stefano Mella, accompagné de sa copilote Veronica Tramontin, au volant de sa Skoda Fabia RS Rally2, vendredi soir. Samedi matin, ce fut au tour de Kim Daldini et Céline Lachelin (également au volant d’une Skoda Fabia RS Rally2). Le Tessinois de 33 ans, déchaîné, a signé deux fois le meilleur temps et n’était qu’à 6,8 secondes de Gilardoni à la pause de midi. Si Daldini n’avait pas pris un départ anticipé vendredi soir lors de la première spéciale, il aurait même été en tête. Mais pour cette «faute» commise dans la zone industrielle de Chiasso, Daldini s’est vu infliger une pénalité de dix secondes.
Comme Gilardoni a tout maîtrisé après la pause de midi, à l’exception de l’Italien Simone Miele qui a signé le meilleur temps dans la cinquième spéciale, les places sur le podium étaient déjà attribuées. Gilardoni a célébré sa septième victoire au classement général devant Daldini et Miele. Ce dernier, en tant qu’Italien, ne remportant pas de points au championnat suisse, la troisième place du classement suisse est revenue alors à Gauthier Hotz/Michaël Volluz sur Skoda Fabia RS Rally2. Pour ce Jurassien âgé de seulement 23 ans, cette troisième place a constitué un immense succès. Sur l’ensemble du rallye, Hotz n’a concédé que 30 secondes à Gilardoni et est déjà monté sur le podium pour sa deuxième participation seulement au volant d’une voiture Rally2. Si l’on considère que le fils de Grégoire Hotz, huit fois champion de Suisse des rallyes, a disputé son dernier rallye il y a près de deux ans, sa performance est d’autant plus remarquable.
Huit secondes derrière Hotz, Thibault Maret et son copilote belge Louis Louka ont décroché la cinquième place au classement général à bord de leur Citroën C3 Rally2. Juste derrière, Nicolas Lathion et Morgane Apothéloz ont franchi la ligne d’arrivée au volant de leur Skoda Fabia RS Rally2. Le duo en tête du championnat n’était pas du tout satisfait de son retard de plus de 30 secondes après trois spéciales. «La voiture ne fait pas ce que je veux», a déclaré Lathion. «Nous avons certes des pneus neufs, mais pratiquement aucune adhérence.» Grâce à quelques réglages effectués pendant la pause, le comportement de la voiture s’est amélioré. «Cela nous a permis de revenir dans la course lors des trois dernières spéciales.» Au classement général du championnat, Lathion/Apothéloz ont creusé leur avance. Avant la grande finale en Valais (du 29 au 31 octobre), le duo compte 22 points d’avance sur Pascal Perroud, 25 sur Mike Coppens, 28 sur Florian Gonon et Thibault Maret, et 32 sur Jonathan Hirschi. Avec encore 32 points au maximum à attribuer, rien n’est donc encore joué. Lathion a toutefois de bonnes chances de remporter le titre de champion lors de son rallye à domicile.
Chez les «petits» voitures, la meilleure équipe a été celle d’Aramis Cereghetti/Kim Defelippis au volant d’une Renault Clio S1600. La deuxième place est revenue à Davide Chiappa/Pietro d’Agostino (Lancia Ypsilon Rally4). Danilo et Nicole Pin, également au volant d’une Renault Clio S1600, se sont classés troisièmes. Le Rallye du Tessin n’a eu aucune incidence sur la Coupe des rallyes. Michaël Esteves/Ismaël Berdayes continuent d’y mener au volant de leur Opel Corsa Rally4. Alain Rey/Estelle Coppex occupent désormais la deuxième place à bord d’une Renault Clio Rally5.
Dans la catégorie historique, la VHC, Julien Camandona et Mélanie Crettaz (au volant d'une BMW M3 E30) se sont imposés. Deux autres BMW ont également décroché les places suivantes sur le podium: 2e Clovis Brosy/Frédéric Erismann, 3e Eddy Bérard/Florence Bérard. Ces derniers sont en tête du classement général avec 18 points d'avance sur Camandona/Crettaz. Là encore, la compétition s'annonce passionnante en Valais.
Pour plus d’informations sur le Rally del Ticino 2026, veuillez cliquer sur ce lien.
Et voici la suite du calendrier:
29-31 octobre, Rallye International du Valais
Suspense à son comble lors de la dernière course de côte de la saison! Qui décrochera le titre des voitures de tourisme lors de la finale aux Paccots? Les favoris sont (dans cet ordre): Ludovic Monnier, «Speedmaster», Sergio Kuhn et Stephan Burri.
Robin Faustini peut aborder sereinement la finale de la saison suisse de courses de côte 2026. Au volant de sa Nova-Emap NP01, ce Argovien de 28 ans a déjà décroché sa troisième victoire consécutive lors de l'avant-dernière course à Oberhallau. Le deuxième du classement, Michel Zemp, est lui aussi hors d’atteinte lors de la finale aux Paccots. Car Marcel Steiner et Victor Darbellay ne prenant pas le départ dimanche dans le canton de Fribourg, le Lucernois a réussi à défendre sa deuxième place au classement général de l’année dernière, quel que soit le résultat de la dernière course. La troisième place de Steiner n’est plus menacée non plus. Même en remportant la victoire du jour en un temps record, Joël Volluz, au volant de sa Norma-Mader V8, ne pourrait plus rattraper le sextuple champion suisse de course de côte (à cause d’un point d’écart). Seul Lionel Ryter a encore des chances théoriques. Mais pour cela, le jeune Valaisan devrait remporter la victoire du jour au volant de sa Formule Renault 2.0. Face à la concurrence (Faustini, Volluz, Zemp, Hugentobler), c’est – disons – une entreprise vouée à l’échec.
La situation est tout autre dans la catégorie des voitures de tourisme. Le suspense y est à son comble, même si l’un des pilotes part déjà avec un désavantage: Sergio Kuhn. Le rapide pilote Peugeot n’a que cinq adversaires dans sa catégorie TCR. Le Zurichois ne marquera donc que la moitié des points aux Paccots et ne pourra ainsi récolter que 14,5 points au maximum. Cela le porterait (résultat supprimé compris) à 118,5 points au classement général. Cela ne suffira probablement pas pour décrocher le titre. C’est Ludovic Monnier qui a les meilleures chances de l’emporter. Ce Vaudois d’origine, qui a repris cette saison la voiture championne de l’année dernière de Danny Krieg, occupe la 2e place avant la finale. Si Monnier remporte l’E1, 25 points supplémentaires viendraient s’ajouter à son total. En tenant compte du résultat à retirer de La Roche (14 points), il totaliserait alors 124 points. Mais l’accent est mis sur «totaliserait». Pour gagner ces 25 points, Monnier doit battre des pilotes de haut niveau tels que Christoph Zwahlen, Remo Fischer ou Hermann Bollhalder, qui court pour la première fois aux Paccots. Krieg y est parvenu l’année dernière. L’ancien détenteur de la VW Golf Turbo avait réalisé aux Paccots en 2025 un meilleur temps en E1 de 59,422 sec (total: 1:59,259 min). Monnier a donc du pain sur la planche. Mais il a prouvé cette année qu’il était capable d’égaler, voire de battre, les temps de Krieg. Monnier n’aura pas besoin d’un nouveau record E1 pour remporter le titre. Celui-ci, établi par Roger Schnellmann en 2023, s’élève à 55,698 sec et est de toute façon hors de portée de Monnier.
«Speedmaster» bénéficie de la deuxième meilleure position de départ. Le garagiste bernois prendra le départ aux Paccots au volant d’une Porsche GT3 dans la catégorie Interswiss. Il pourrait y remporter, en plus des 25 points attribués pour le meilleur temps en Interswiss, deux points supplémentaires s’il établit un nouveau record de division. Celui-ci s’élève à 58,987 min – établi l’année dernière par Jean-Paul Chiquita (également au volant d’une Porsche GT3). Si «Speedmaster» réussissait cet exploit, il totaliserait 123 points. En cas de victoire de Monnier en E1, cela ne suffirait pas tout à fait pour décrocher le titre…
C’est triste, mais vrai: c’est Stephan Burri, jusqu’ici en tête, qui a les pires chances dans la lutte pour le titre. Le Bernois d’origine est en tête avant la finale avec 116 points, mais il ne pourra augmenter son total que s’il termine au moins deuxième dans l’Interswiss. Une troisième place serait un autre «17», c’est-à-dire un résultat à biffer. Seul un «20» pourrait le propulser devant Kuhn, si ce dernier remporte la TCR. Pour cela, Burri devrait toutefois battre deux des trois pilotes de haut niveau de l’Interswiss. Et cela s’annonce comme une tâche pratiquement impossible. «Speedmaster», Chiquita et Dominic von Rotz, au volant de son Audi A4 – face à laquelle Burri a récemment dû s’incliner à Oberhallau –, semblent hors de portée du pilote de la VW Scirocco.
Le sort de la Coupe de montagne, réservée aux véhicules d’une cylindrée inférieure à 2 litres, reste également en suspens. Là aussi, Burri est en tête, à égalité de points avec Monnier. Si les deux pilotes remportent chacun 20 points aux Paccots, c’est Monnier qui sera déclaré vainqueur, car il affiche de meilleurs résultats au classement SCRATCH. À la 3e place, avec cinq points de retard, on retrouve Hans Peter Eller (Opel Kadett).
À propos du parcours: le parcours de Châtel-Saint-Denis aux Paccots mesure 2,325 km. Au total, les pilotes doivent franchir 206 mètres de dénivelé. La pente moyenne est de 9,24 %, ce qui fait des Paccots la course la plus «raide» du calendrier 2026. Le record du parcours est détenu par Robin Faustini. En 2025, il a parcouru le parcours en 47,385 sec, ce qui correspond à une vitesse moyenne assez impressionnante de 176,656 km/h.
Les essais débuteront le samedi 19 septembre à partir de 13 h 30. À 18 h 30, la route menant aux Paccots sera à nouveau ouverte à la circulation publique. Dimanche, les séances d'essais 4 et 5 sont prévues à 7 h 30 et 9 h 10. La première des trois manches de course débutera à 10 h 50. Les deux meilleurs temps seront additionnés à l'issue de la course. La pause déjeuner aura lieu entre 12 h 30 et 13 h 30. L'entrée est gratuite le samedi, le billet coûte 15 francs le dimanche. L’entrée est également gratuite le dimanche pour les moins de 16 ans.
Pour en savoir plus sur la course de côte des Paccots, rendez-vous sur https://paccots.ecuriedeslions.ch/
Calendrier du Championnat suisse de montagne 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, Saint-Ursanne – Les Rangiers
29 et 30 août, Oberhallau*
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
Remarque: les courses marquées d'un astérisque comptent pour le Championnat suisse junior.
La pause dans le Championnat suisse des rallyes a été longue en raison de l'annulation du Rallye de Bourgogne, mais les courses reprennent: vendredi et samedi se tiendra la 28e édition du Rally del Ticino. Au départ: 46 équipes au volant de véhicules modernes et sept au volant de véhicules historiques. Parmi elles, le leader Nicolas Lathion.
Vendredi 18 et samedi 19 septembre, après une longue pause due à l'annulation du Rallye de Bourgogne Côte Chalonnaise, la troisième manche du Championnat suisse des rallyes 2026 se déroulera au Tessin. Avec 46 voitures modernes et sept véhicules historiques. Le titre de champion ne sera pas encore décerné. Le duo en tête du Championnat suisse des rallyes, Nicolas Lathion/Morgane Apothéloz, pourra toutefois continuer à creuser son avance. En effet, les adversaires de Lathion font (presque) tous une pause (encore plus longue): de la 2e à la 10e place du classement général actuel, aucun des concurrents directs de Lathion n’est au départ!
En cas de victoire au Tessin, Lation/Apothéloz totaliseraient 65 points. Le duo Skoda disposerait alors d’une avance de 30 points sur Pascal Perroud et de 33 sur Mike Coppens, tous deux absents au Tessin. Coppens ne pourrait plus rattraper ce retard, étant donné qu’il n’y a que 32 points à attribuer lors de la finale en Valais. Perroud aurait besoin d’une victoire au Rallye du Valais – et d’un coup de malchance de la part de Lathion. Thibault Maret aurait lui aussi, en cas de victoire de Lathion au Tessin, une infime chance de rattraper son compatriote valaisan lors de la manche à domicile. Mais le fait est que Lathion peut, grâce à un bon résultat lors de la 28e édition du Rally del Ticino, faire un grand pas vers son premier titre de Champion suisse des rallyes. «Notre objectif est de marquer le plus de points possible afin d'être dans la meilleure position possible avant le Rallye du Valais», déclare Lathion, qui occupe la tête du championnat grâce à deux troisièmes places obtenues respectivement au Critérium Jurassien et au Rallye du Chablais.
Quant à savoir si Lathion/Apothéloz pourront s’imposer au Tessin, c’est une autre histoire. L’homme à battre est Kevin Gilardoni. Âgé de 34 ans et originaire de Soazza, dans la partie italophone des Grisons, il a déjà remporté six fois le Rally del Ticino (au classement général) – la dernière fois en 2024. Le battre au Tessin au volant d’une Toyota Yaris GR Rally2 s’annonce difficile. Et puis, il y a aussi ce fameux Thibault Maret. À 26 ans, il est déjà monté cinq fois sur le podium lors d’un rallye comptant pour le championnat suisse. Le pilote de la Citroën C3 Rally2 ne demanderait pas mieux que de monter une fois sur la plus haute marche.
On attend avec impatience de voir comment Gauthier Hotz va s'en sortir. Le fils de Grégoire Hotz, huit fois Champion suisse des rallyes, fait son retour après une longue pause. Il n'a toutefois pas beaucoup d'expérience au volant d'une Skoda Rally2. Son dernier et unique rallye au volant d'une voiture Rally2 remonte à 2024, en Italie. À l’époque déjà (comme aujourd’hui), c’est le Valaisan expérimenté Michaël Volluz qui occupait le siège du copilote. Parmi les autres prétendants au podium du «Ticino», on compte également les deux pilotes de Skoda Fabia, Stefano Mella et Kim Daldini. Au total, 17 voitures Rally2 sont au départ. À celles-ci s’ajoute la Citroën WRC C3 de Mirko Puricelli et l'Alpine A110 GT+ de Joël Rappaz.
Dans la catégorie historique, la VHC, on retrouve les vainqueurs de l’année dernière, Clovis Brosy/Frédéric Erismann, ainsi que le duo en tête du championnat, Edy et Florence Bérard. À ces deux BMW s’ajoute une autre M3, celle de Julien Camandona/Mélanie Crettaz. Le suspense est donc également au rendez-vous dans cette catégorie.
La zone de service et le quartier général du rallye se trouvent à Mendrisio. Le rallye débute le vendredi 18 septembre avec les vérifications administratives, les contrôles techniques et une super-spéciale à Chiasso à partir de 21 heures. Le départ de la deuxième étape, composée de cinq autres spéciales, aura lieu le vendredi 19 septembre. La spéciale «Valcolla» sera parcourue trois fois (dont deux fois en version raccourcie), et la spéciale «Malcantone» deux fois. Au total, le «Ticino» couvrira 59,57 kilomètres. Le rallye est donc classé comme une épreuve de type 3.
Vous trouverez plus d'informations sur le Rallye du Tessin en cliquant sur ce lien.
Dates du Championnat suisse des rallyes 2026
27 et 28 mars, Critérium Jurassien
28-30 mai, Rallye du Chablais
10-11 juillet, ANNULÉ, Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise (FRA)
18-19 septembre, Rally del Ticino
29-31 octobre, Rallye International du Valais
En raison de l'annulation de la course de côte du Gurnigel, plusieurs pilotes suisses ont pris le départ ce week-end lors de la manche du championnat allemand à Eichenbühl et de la finale du championnat de France au Mont-Verdun.
L'annulation, dès la mi-août, de la course de côte du Gurnigel a incité certains pilotes suisses à prendre le départ, ce week-end, de l'épreuve du championnat allemand à Eichenbühl. Deux d'entre eux sont rentrés avec des coupes pour leurs victoires de catégorie. Par manque de temps, la décision s'est jouée en seulement deux manches, dans des conditions météorologiques changeantes.
Comme dans la plupart des courses de côte suisses, Sergio Kuhn a été le plus rapide en Allemagne au volant de sa Peugeot 308 TCR. Il a non seulement remporté sa catégorie, mais aussi l’ensemble du groupe selon le facteur de performance 4. Douzième au classement général, Kuhn a été le plus rapide de la délégation suisse.
Vanessa Zenklusen (Subaru Impreza) a été acclamée comme la grande gagnante après avoir devancé deux concurrents de sa catégorie. Dans sa catégorie comptant 17 voitures jusqu’à 1400 cm³, Andreas Helm (VW Polo) est également monté sur le podium en terminant troisième. Hansi Eller, originaire du sud de l’Allemagne et concourant sous licence suisse, a par ailleurs remporté une victoire de catégorie avec son Opel Kadett 1.6. La victoire au classement général est revenue à l’Allemand d’origine slovène Patrik Zajelsnik au volant d’une Nova Proto Emap Turbo.
Le championnat de France de la montagne 2026 s'est achevé dimanche avec la 100e édition de la course de côte Limonest–Mont Verdun. Les deux meilleurs temps obtenus sur les quatre manches ont été pris en compte pour le classement. Derrière Marc Pernot, vainqueur du jour et déjà sacré champion de France de la Montagne au volant de la «petite» Nova Proto Hartley Turbo, Victor Darbellay a décroché la deuxième place de la catégorie 2B lors de cette course anniversaire, terminant cinquième au classement général derrière trois voitures de sport de trois litres. Classé 14e au classement général, Jean-Jacques Maitre a remporté en solitaire la catégorie 2A au volant de sa Nova Proto équipée d’un moteur Honda atmosphérique. Classé 23e au général, Roland Bossy, au volant de sa Tatuus F3T-318, a battu son seul adversaire disposant d’une voiture de course identique dans la catégorie 8, tandis qu’Hervé Villoz, avec sa Dallara F302-04, a dû s’incliner face à son unique adversaire dans la catégorie 4. Dans le championnat VHC distinct réservé aux véhicules historiques, Guillaume Mathez a remporté une victoire écrasante dans sa catégorie au volant d’une Peugeot 309 GTI 16S.
Texte: Peter Wyss
Une fois de plus, quelques Suisses (ou plutôt Liechtensteinois) ont fait sensation sur la scène internationale ce week-end. En tête de file, Ricardo Feller, qui a enfin pu célébrer un nouveau succès en DTM.
Ricardo Feller a dû attendre longtemps ce moment. Depuis la course au Lausitzring, ce natif d’Argovie n’avait plus approché le podium. Ce week-end, il a enfin réussi à s’y hisser à nouveau. Au Sachsenring (Allemagne), le pilote Porsche de l’écurie Manthey Racing a décroché la troisième place lors de la deuxième course, après s’être classé 13e samedi. «C’était vraiment une superbe course», a déclaré Feller. «Ce serait génial si chaque course était aussi passionnante, et je suis très heureux que l’équipe puisse fêter un double podium et que nous soyons désormais en tête du championnat, tant chez les pilotes qu’au classement par équipes. Tout le monde le mérite amplement. Je suis également incroyablement reconnaissant envers mon équipe qui, après les batailles en milieu de peloton de samedi, a su remettre la voiture en état pour que ce résultat soit possible dimanche, et qui n’a jamais cessé de croire en moi. En ce qui me concerne, on peut continuer sur cette lancée à Hockenheim.»
Emil Frey Racing vient de vivre un week-end en dents de scie. Samedi, l'équipe n'a pas réussi à suivre le rythme des leaders, et Matteo Cairoli ainsi que Thierry Vermeulen ont franchi la ligne d'arrivée respectivement en 6e et 9e position. Dimanche, les choses se sont mieux passées malgré des positions de départ difficiles issues d'une séance de qualifications disputée sur piste mouillée. Après une performance impressionnante, Cairoli a franchi la ligne d’arrivée en quatrième position, tandis que Vermeulen a terminé la course à la 7e place. La lutte pour le titre reste donc ouverte jusqu’à la finale de la saison à Hockenheim: avec 47 points de retard tant au classement des pilotes qu’à celui des équipes, une place dans le top 3 reste tout à fait à portée de main. Les courses au Sachsenring ont été remportées par Marco Wittmann et Ben Dörr.
Matthias Kaiser est déjà monté six fois sur le podium de l’European Le Mans Series: il a terminé trois fois troisième (depuis sa première course en 2021) et deux fois deuxième. Hier, dimanche, le Liechtensteinois a réussi sa percée en remportant sa première victoire à Silverstone (GBR). Aux côtés de ses deux coéquipiers Jake Hughes et Ben Barnicoat, le pilote de l’écurie Algarve Pro Racing s’est imposé avec brio. Grâce à cette victoire, Kaiser s’est hissé à la 3e place du classement général avant la finale au Portugal (10 octobre). Le leader – et c’est encore plus réjouissant du point de vue suisse – est Grégoire Saucy. Le Jurassien a terminé sixième à Silverstone avec son équipe United Autosports et dispose d’une avance de 13 points avant la finale. En LMP3 aussi, les Suisses ont de quoi se réjouir: après avoir décroché la deuxième place de sa catégorie à Silverstone, l’équipe CLX reste en bonne voie pour le titre.
Il en va de même pour Jenzer Motorsport en FIA F4 CEZ. Lors de l’avant-dernière course à Brno (CZE), l’équipe de Lyss/BE a remporté les quatre victoires. À deux reprises, Jenzer a même signé un triplé. L’ancien champion suisse de karting Georgiy Zasov avait lui aussi toutes les raisons de se réjouir. Résidant à Lugano et scolarisé à Londres, Zasov a célébré sa première victoire en Formule 4 lors de la troisième manche. Il a terminé septième en finale. Au classement général, l’Allemand Elia Weiss, issu du vivier de talents de Jenzer, conserve la tête.
Côté karting: là aussi, deux bonnes nouvelles. Lors de la finale de l’IAME Series Italy à Viterbo, Zoltan Coigny, âgé de 13 ans et originaire de Dully (VD), a non seulement remporté haut la main la dernière course chez les juniors, mais il s’est également assuré le titre grâce à cette victoire. Toutes nos félicitations! À Lonato (ITA) également, un Suisse s'est hissé sur la plus haute marche du podium. Lors de la huitième manche de la ROK Cup Italy, le Thurgovien Iven Ammann s'est imposé chez les juniors face à 35 concurrents.
Ce week-end, c'est reparti: une semaine après l'Arosa ClassicCar, la Bernina Gran Turismo prendra le départ. Environ 70 véhicules soigneusement sélectionnés seront au départ à La Rösa.
Le col de la Bernina, entre le Puschlav et l'Engadine, n'est pas seulement une liaison alpine, mais aussi un théâtre de l'histoire du sport automobile. Dès 1929 et 1930, les premières courses de côte de la Bernina s’y sont déroulées, au cours desquelles des légendes telles que l’Allemand Hans Stuck ou le Monégasque Louis Chiron ont dompté ce parcours sinueux. Avec une vitesse moyenne de 66,4 km/h, Stuck a alors établi les premières références.
Après des décennies d’inactivité, la course de côte de la Bernina a été relancée en 2015 sous le nom de «Bernina Gran Turismo». Depuis, cet événement ramène chaque année une sélection de voitures de course et de sport historiques sur le parcours de 5,7 km reliant La Rösa au sommet du col. Avec plus de 50 virages et un dénivelé de 450 mètres, le parcours représente un défi unique pour l’homme et la machine.
L'édition de cette année se déroulera le week-end prochain (12 et 13 septembre). Le BGT comprend trois catégories distinctes, chacune reflétant une approche particulière du sport automobile historique et de la compétition. La catégorie «Competition» s’adresse aux pilotes qui visent des performances maximales sur les 5,7 kilomètres séparant La Rösa de l’Ospizio Bernina. La catégorie «Regularity» récompense la régularité plutôt que la vitesse et invite les participants à reproduire des temps imposés avec la plus grande précision possible. La catégorie «Demo» offre à d’importants véhicules historiques, à des voitures de course et à des voitures modernes hautes performances la possibilité de découvrir le col de la Bernina en dehors de la compétition.
Parmi les véhicules qui feront leurs débuts au Bernina Gran Turismo en 2026 figurent la Chevron B8 GT de 1968, la Ferrari 250 GT de 1955, la Ferrari 275 GTB Alloy de 1965, la Datsun 280Z de 1975, la Healey Westland C de 1950, la Riley TT Sprite de 1931, la Renault 5 Turbo de 1982, la Stanguellini 1100 Coupé Motto de 1947, l’Alfa Romeo Giulia TZ1 de 1965 ainsi que la Lancia Stratos Groupe 4 de 1974. L’Alfa Romeo 8C 2300 de 1932, l’Alfa Romeo Giulia TZ2 de 1965, la Maserati A6GCS/53 de 1954 et la Shelby Cobra 427 S/C de 1966 font leur retour sur le col de la Bernina. Le vainqueur d'Arosa, Thomas Amweg, sera également au départ au volant de l'Amweg F2. Afin de préserver le caractère unique de l'événement, le nombre de participants reste limité cette année encore à 70 véhicules soigneusement sélectionnés.
Ceux qui ne peuvent pas se rendre sur place pourront à nouveau suivre le Bernina Gran Turismo en direct sur la chaîne YouTube officielle et sur Swiss Sport TV. Pour plus d'informations (notamment sur la fermeture du parcours), rendez-vous sur www.bernina-granturismo.com
Mathias Schläppi et son copilote Dominique Juple ont poursuivi ce week-end leur série de victoires dans la Coupe d'Allemagne des rallyes. Le pilote originaire de l'Oberland bernois s'est ainsi placé en position de force pour la finale du 31 octobre.
L’équipe de rallye de Mathias Schläppi a poursuivi sa série de victoires souveraines dans la Ravenol Coupe d’Allemagne des rallyes, posant ainsi les jalons pour la finale du championnat fin octobre. Lors du 33e Rallye ADAC d’Ostwestphalie, Schläppi et son copilote Dominique Juple ont remporté sans difficulté une victoire de catégorie dans la catégorie NC3 le week-end dernier. Avec une avance de 1 minute et 23 secondes sur les deuxièmes, le duo suisse a finalement franchi la ligne d’arrivée dans le nord de l’Allemagne, non loin de Bielefeld. Au classement général également, les deux pilotes ont obtenu un résultat remarquable au volant de leur Peugeot 208 R2 orange et bleue: parmi les 68 équipages au départ, Schläppi a décroché une belle dixième place au classement général, se classant ainsi deuxième des voitures à traction avant.
Schläppi a ainsi atteint son objectif principal pour les manches préliminaires: les sept meilleurs résultats à prendre en compte sont dans la poche – six victoires de catégorie et une deuxième place. «Le soulagement à l’arrivée était immense. Grâce à cette course sans faute, nous nous sommes placés dans la meilleure position de départ que l’on puisse espérer pour la grande finale du championnat», résume Schläppi avec satisfaction. Grâce à ce gain de points optimal, l’équipe de l’Oberland bernois aborde la phase décisive en tant que grand favori.
Il reste encore quelques semaines avant la finale de la saison du DRC en Sarre, qui se déroulera le 31 octobre et où les points seront doublés. L’équipe décidera dans les semaines à venir si Schläppi et son équipe de rallye participeront à une autre épreuve en attendant. Pour l’instant, l’accent est mis sur le programme clients. Lors du rallye «Kohle und Stahl» dans deux semaines (19 septembre), le pilote invité Dino Wintsch prendra le départ au volant de la Peugeot 208 Rally4 de l’équipe.
Dans le monde très compétitif des courses internationales, plusieurs pilotes professionnels suisses se sont une nouvelle fois distingués ce week-end par leurs excellentes performances.
Bien que Sébastien Buemi n’ait terminé qu’à la sixième place lors de la cinquième manche du Championnat d’endurance de cette année à Austin (États-Unis), le pilote d’usine Toyota reste bien placé dans la course au titre WEC 2026. Avec seulement onze points de retard sur la première place et trois courses encore à disputer, Buemi conserve toutes ses chances de remporter le titre, même s’il s’est montré déçu par la course au Texas. «Ce fut une journée vraiment triste pour nous, car la vitesse était bien. Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes jusqu’à la fin et réussi à sauver quelques points, mais c’était vraiment une grande occasion manquée. Le point positif, c’est que la voiture était très rapide, mais c’est toujours frustrant de perdre un bon résultat de cette manière (pénalité de passage par les stands et safety car virtuel, ndlr). Nous allons travailler dur et, espérons-le, faire une meilleure course à Fuji.» Pour le pilote d’usine BMW Raffaele Marciello, la course s’est terminée à la 8e place. Avec 21 points de retard sur la tête du classement, il est lui aussi toujours en lice pour le titre, mais n’a pas pu s’immiscer dans la lutte pour la victoire à Austin. «Il nous a manqué de la vitesse sur ce circuit», a déclaré Marciello, la tête légèrement baissée. «Au moins, nous avons tout de même récolté quelques points.» La victoire à Austin est revenue à la Ferrari n° 50 (Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen).
Felix Hirsiger est en passe de remporter le championnat ADAC GT Masters. L'ancien vainqueur de la Porsche Sports Cup Suisse a décroché sa quatrième victoire de la saison lors du cinquième week-end de course. Lors de la deuxième manche disputée au Salzburgring (AUT), Hirsiger a réussi à repousser les attaques de l'Allemand Colin Bönighausen au cours des onze derniers tours. À une course de la fin de la saison (Hockenheimring, les 10 et 11 octobre), le pilote de 28 ans originaire de Schwyz occupe la 2e place avec son coéquipier Finn Zulauf. L'écart avec la tête du classement est de cinq points.
La pilote de Formule 4 Chiara Bättig a également connu un très bon week-end. Originaire de Zurich, elle a décroché, lors de la huitième manche du championnat britannique à Croft (GBR), les 4e, 18e et 4e places après s’être classée 2e lors des qualifications. Au classement général, la triple championne suisse de karting occupe désormais la 12e place. Le Belge Dries van Langendonck conserve la tête du classement.
Levi Arn, de l’écurie Jenzer Motorsport, s’est lui aussi vaillamment battu lors de la cinquième manche du Championnat italien de Formule 4 et a terminé 13e en finale au sein d’un peloton très relevé. Pour une fois, cette finale ne comptait qu’un seul pilote suisse. Florentin Hattemer (Trident Racing) ne s’était pas qualifié pour la finale.
Côté karting: lors de la quatrième manche de la Champions of the Future Academy à Valence (ESP), le Vaudois Zoltan Coigny s'est classé troisième en finale dans la catégorie OK-N Junior. Juste derrière lui, Jamie Ehrat a franchi la ligne d'arrivée en quatrième position. Chez les seniors, Elias Lehmann a été le meilleur Suisse en terminant cinquième. Avec encore une course à disputer, Coigny a toutes ses chances de devenir champion. Il n’est qu’à deux points du leader. La finale de la COTFA aura lieu du 13 au 15 novembre à Franciacorta (ITA).
Le Rallye du Mont-Blanc – Morzine ne comptait pas cette année pour le Championnat suisse des rallyes. Quelques Suisses ont néanmoins brillé lors de cette épreuve disputée en France, près de la frontière – spécialement Yohan Surroca.
Yohan Surroca s’est déjà fait remarquer à plusieurs reprises, que ce soit dans le cadre du Championnat suisse des rallyes ou lors d’épreuves en France. Lors du Rallye Mont Blanc – Morzine qui s’est déroulé le week-end dernier, le Valaisan de 24 ans a une nouvelle fois réalisé une belle performance. D'autant plus si l'on considère que Surroca n'en était qu'à sa deuxième participation au volant d'une voiture Rally2. Sur les douze spéciales, le pilote Hyundai en a terminé dix dans le top 10. Et ce, face à une concurrence française de taille. Avant la dernière spéciale, Surroca occupait la huitième place au classement général. Il aurait d'ailleurs pu la conserver haut la main s'il n'avait pas subi une crevaison dans les derniers kilomètres. «Ça s’était déjà annoncé lors de l’avant-dernière spéciale», a déclaré Surroca. «Le pneu perdait de l’air – et nous avons dû le changer lors de la dernière spéciale.» Surroca a tout de même terminé le rallye avec son copilote belge Loïc Dumont à une douzième place finale plus que respectable – devant Thibault Maret/Louis Louka dans leur Citroën C3 Rally2.
Pour Surroca, la saison se poursuivra fin octobre. Il participera alors pour la deuxième fois, après 2025, au Rallye du Valais au volant d’une Hyundai i20 N. S’il y réalise une performance tout aussi solide, il aura de bonnes chances de monter pour la première fois sur le podium du classement général.
La victoire au «Mont Blanc» de cette année, qui (malheureusement du point de vue de Surroca) ne comptait pas pour le Championnat suisse des rallyes, est revenue au Français Yoann Bonato au volant de la Lancia Ypsilon Rally2. Parmi les autres Suisses ayant franchi la ligne d’arrivée, on compte Gwen Lagrue/Romain Blondeau-Toiny (15e), Stefano Mella/Nicolo Lazzarini (26e), Mireille Vidueira/Alexandra Fontana (27e, deuxième meilleure femme), Aurélien Devanthéry/Stéphane Fellay (31e, quatrième dans la catégorie RC4), Mathieu Zurkinden/Gaëtan Aubry (52e) ainsi que Michaël Esteves/Osmaël Berdayes (72e).
Nous adressons nos vœux de prompt rétablissement à Yann Héritier et Léa Magnin, d'Anzère. Le duo a eu un accident au volant de sa Renault Clio Rally5 et a subi des blessures à la colonne vertébrale.
La 22e édition de l'Arosa ClassicCar, qui s'est déroulée le week-end dernier, a été, selon l'organisateur, «un véritable succès». Sous un temps estival magnifique, Thomas Amweg a remporté sa dixième victoire au classement général.
La 22e édition de l’Arosa ClassicCar s’est déroulée ce week-end dans les Grisons. Selon l’organisateur, l’édition de cette année a été «un franc succès» grâce à une météo magnifique. Thomas Amweg a remporté (pour la dixième fois!) le «Grand Prix d’Arosa» au volant de la voiture construite par son père, l’Amweg F2 AW76, avec un meilleur temps de 4:10,46 min (= 104,92 km/h). Ce père de famille de 41 ans a ainsi été environ deux secondes plus rapide que l’année dernière. À l’époque également, Amweg pilotait l’AW76. Amweg a manqué le record du circuit établi en 2019 (au volant de la Martini-BMW Mk50 F2) de un peu plus de quatre secondes.
Aperçu de tous les vainqueurs:
Arosa Classic Trophy: Rolf Senti, Fiat Abarth Rally, 5:48,30 min
Arosa Sport Trophy: Heinz Vogt, Sylva Fisher Fury, 5:42,59 min
Competition Formula: Thomas Amweg, Amweg F2 AW76, 4:10,46 min
Competition: Markus Jörg, Lotus 23B, 4:29,75 min
Pilote féminine la plus rapide: Bea Gabathuler, Mini Cooper S 1275, 5:25,52 min
Cette année encore, le plateau de départ offrait un voyage impressionnant à travers près d’un siècle d’histoire du sport automobile. Parmi les véhicules phares figuraient la Sauber C3, la Lancia Stratos de Dario Pergolini ainsi que la Ferrari 512 M de Walter Lais. La La France Type 12 de Ruedi Schawalder a particulièrement attiré les regards. Construite en 1917, cette voiture était la plus ancienne de l’Arosa ClassicCar de cette année et offrait un contraste saisissant avec les voitures de course des générations suivantes. La popularité de l’ACC ne se mesure toutefois pas uniquement à l’aune des participants (il existe d’ores et déjà une liste d’attente pour 2027). Les spectateurs étaient également au rendez-vous. Au cours des quatre jours de l’événement, selon les estimations, jusqu’à 25’000 visiteurs ont suivi les festivités à Arosa, au départ à Langwies et le long du circuit de 7,3 kilomètres. Les tours en «taxi de course» proposés par Porsche ont également affiché complet.
Outre l’histoire de l’automobile, l’avenir du sport automobile historique a également bénéficié d’une vitrine de choix. En collaboration avec HIF Global et Porsche Suisse, les quelque 180 pilotes ont pu faire le plein gratuitement de leurs voitures de course avec des carburants synthétiques (eFuels). Une station-service mobile eFuel installée dans le paddock a permis de les utiliser directement sur place.
Pour plus d’informations sur l’ACC, rendez-vous sur www.arosaclassiccar.ch
Dès jeudi soir, l'action sera de retour à Arosa. Environ 180 voitures de course et de sport historiques, issues de près d'un siècle d'histoire du sport automobile, s'affronteront sur l'un des circuits de course de montagne les plus spectaculaires de Suisse à l'occasion de la 22e édition de l'Arosa ClassicCar.
Lorsque, jeudi soir, les véhicules historiques défileront dans les rues d’Arosa lors du traditionnel corso, ce sera le coup d’envoi d’un week-end qui fera entrer l’histoire du sport automobile au cœur de ce village de montagne des Grisons. Du vendredi au dimanche, des séances d’essais et des courses sont au programme sur le parcours de 7,3 kilomètres reliant Langwies à Arosa. Les deux paddocks situés à Ochsenbühl et à Obersee sont en accès libre et permettent aux visiteurs de découvrir les voitures et les pilotes de très près.
Parmi les pépites de cette année figure la rare Shelby Cobra Daytona Coupé de 1965 d’Urs Furter (n° 114). Serge Endress prendra le départ au volant d’une Nissan Skyline GT-R Groupe A de 1990 (n° 502), tandis qu’Albert Dobler fait son retour sur le circuit de montagne d’Arosa après une longue pause avec sa BMW M3 E30 DTM Jägermeister (n° 302).
Erich Schellinger apporte quant à lui une pièce unique de l’histoire du sport automobile suisse : sa Sauber C3 de 1973 était la dernière des trois C3 construites chez Sauber à Hinwil. Après avoir fait escale en Suisse, en Allemagne et au Canada, la voiture de course est revenue en Suisse en 2021 et sera pilotée pour la première fois par Schellinger sous le numéro 116 lors de l’Arosa ClassicCar 2026.
Cette année, les véhicules les plus anciens du peloton bénéficieront d’une place de choix. Pour la première fois, les véhicules d’avant-guerre seront regroupés dans un peloton distinct. Quelle que soit leur catégorie d’inscription, ils prendront le départ ensemble, à la fin du troisième peloton. Ces témoins historiques des premières décennies du sport automobile bénéficieront ainsi d’une visibilité encore plus grande. Parmi eux figure notamment la Bugatti 37/35B de Daniel Sonderegger, datant de 1927. L’Arosa ClassicCar accueille des véhicules dont l’histoire remonte aux débuts du sport automobile.
Outre les voitures de course historiques, l’Arosa ClassicCar 2026 se tourne également vers l’avenir de la mobilité. En collaboration avec HIF Global et Porsche Suisse, le thème des carburants synthétiques, appelés «eFuels», sera abordé lors du week-end de course. Ensemble, ils proposeront aux participantes et participants de faire le plein gratuitement de leurs voitures de course avec des eFuels. L’Arosa ClassicCar jette ainsi délibérément un pont entre l’histoire de l’automobile et les nouvelles technologies. En effet, les carburants synthétiques peuvent offrir une perspective intéressante, en particulier pour le parc de véhicules historiques. Les véhicules existants équipés d’un moteur à combustion interne peuvent ainsi continuer à être utilisés, tandis que le bilan carbone pourra être considérablement amélioré à l’avenir.
Vous trouverez plus d'informations sur l'ACC en cliquant sur ce lien.
Comme (presque) toujours, nous revenons cette fois encore sur le week-end de course international. Cette fois-ci, l’accent est mis sur le GT World Challenge au Nürburgring.
La quatrième manche de l’Endurance Cup du GT World Challenge s’est déroulée ce week-end au Nürburgring. Malheureusement, aucune victoire suisse n’a pu être célébrée cette fois-ci. Ricardo Feller, aux côtés de ses coéquipiers de Lionspeed Bastian Buus et Thomas Preining, n’a terminé qu’à la 15e place. La faute à un arrêt au stand malchanceux. L'équipe victorieuse des 24 Heures de Spa a tenté un «undercut» contre l'Aston Martin en tête, mais à peine la Porsche était-elle sortie de la voie des stands qu'un «Full Course Yellow» a été déclenché, permettant à tous les autres pilotes de s'arrêter sous drapeau jaune. Fabio Scherer a ainsi été le meilleur Suisse. Le pilote de Ford Mustang originaire d’Engelberg a terminé sixième, égalant ainsi son meilleur résultat de la saison à ce jour. Raffaele Marciello (BMW) et Patric Niederhauser (Lamborghini) ont terminé respectivement 17e et 19e. Feller reste le meilleur Suisse au classement général (à une course de la fin), en cinquième position.
Il y a tout de même eu une victoire suisse au Nürburgring. Dans le Super Trofeo Lamborghini, qui se déroulait en programme annexe, Kevin Gilardoni et son coéquipier Simone Iaquinta sont montés sur la plus haute marche du podium lors des deux courses. Pour le sextuple vainqueur du Rallye du Tessin, il s’agissait déjà de sa troisième victoire de la saison après son triomphe lors de la course d’ouverture au Castellet.
Côté karting: lors de la WSK Final Cup à Franciacorta (ITA), une autre place sur le podium a également été décrochée. Iven Ammann, de l'équipe Innovate Competition, s'est adjugé la troisième place lors de la finale de la catégorie OK-N. La WSK Final Cup se déroule en trois manches. Outre Franciacorta, Lonato et Viterbo figurent également au programme.
Il n’y a pas eu que la course de côte d’Oberhallau ce week-end. Plusieurs courses de côte figuraient également au programme au niveau international – avec, bien sûr, une participation suisse (principalement romande).
Au lieu d’Oberhallau, plusieurs Suisses, tous originaires de Suisse romande, ont pris part le week-end dernier à la traditionnelle course de côte Turckheim-Trois Épis en Alsace. Par manque de temps, seules deux manches ont pu être disputées lors de l’avant-dernière épreuve du Championnat de France de course de côte, mais c’est le meilleur temps qui a été pris en compte pour le classement.
Au sein du peloton des 46 voitures de course, Victor Darbellay, au volant d’une Nova Proto Hartley, s’est classé quatrième au général, tandis que Joël Volluz, sixième au volant d’une Norma M20 V8 Mader, s’est une nouvelle fois illustré comme à son habitude. Darbellay n’avait toutefois pas de chance face au champion de France et vainqueur du jour, Marc Pernot, au volant de sa Nova Proto NP01 Hartley ultramoderne: bien que leurs deux modèles portent la même désignation, la voiture de Pernot est, de par sa conception même, un véhicule totalement différent. Volluz a quant à lui remporté la catégorie 3B distincte, réservée aux voitures de sport équipées de moteurs V8 atmosphériques de trois litres. Lionel Ryter a connu un coup de malchance: il a eu un accident avec sa Tatuus-Renault lors de la deuxième manche, mais s’en est sorti sans blessures. Ryter n’aurait pas pu faire mieux ni pire qu’une troisième place dans sa catégorie. Jimmy Froidevaux a remporté en solo la catégorie 2A des voitures de sport au volant de sa Norma M20 F.
Six pilotes romands ont pris le départ du Championnat luxembourgeois de course de côte, qui comptait 27 voitures au départ. Le classement a été remporté par l'Allemand d'origine slovène Patrik Zajelsnik au volant d'une Nova Proto NP01 Emap Turbo (le même modèle que celui de Faustini). Derrière deux autres voitures de sport pilotées par des Luxembourgeois, Hervé Villoz, au volant d’une Dallara F302 – la seule monoplace du peloton –, s’est classé quatrième au classement général. Malgré un premier temps plus rapide, Sébastien Coquoz, au volant de son Opel Kadett, n’a étonnamment décroché que la deuxième place dans la catégorie E1 (jusqu’à deux litres), terminant sixième au classement général, l’Autrichien Tobias Santer, au volant d’une VW Golf 16V, ayant réalisé un temps de plus de trois minutes lors de son deuxième essai, soit 143 millièmes de seconde plus rapide. Sébastien Joray, au volant de sa BMW M3 E36, a en revanche battu ses deux concurrents dans la catégorie 24, tout comme Yves Bracelli, au volant de sa Peugeot 206, qui a devancé une Luxembourgeoise nettement plus lente.
Pour une fois, Reto Meisel ne nous annonce pas de succès au Championnat d’Europe des courses de côte. Lors de l’avant-dernière manche à Ilirska Bistrica, en Slovénie, l’Argovien a eu un accident, comme en Pologne, avec sa Mitsubishi Lancer Evo V récemment acquise. Après avoir raté son point de freinage, Meisel a violemment percuté les glissières de sécurité lors de la deuxième manche d’essais. L’équipe a certes tenté, avec l’aide de Polonais, de réparer la voiture pendant la nuit, mais cette tentative a dû être abandonnée en raison des dégâts trop importants subis par le châssis. Avec son premier zéro aux Championnats d’Europe de course de côte 2026, Meisel a certes perdu la tête du classement dans la catégorie 1 des voitures de tourisme, mais il conserve encore une chance théorique de remporter le titre. Dans le groupe 1 et au classement «Performance» (classement général toutes catégories confondues), le Suisse est en revanche déjà assuré de la victoire au classement général.
La victoire du jour en Slovénie est revenue au Français Sébastien Petit, devant son jeune frère Kevin, qui a ainsi remporté le classement du championnat d’Europe, comme à Les Rangiers. Seb Petit Racing s’occupe également de la préparation technique de la voiture championne de Suisse de Robin Faustini, ce qui a permis à l’équipe de célébrer deux grandes victoires le même week-end.
Texte: Peter Wyss
Robin Faustini a décroché son troisième titre consécutif de champion de Suisse lors de la course de côte d'Oberhallau. Dans la catégorie des voitures de tourisme, le titre n'a pas encore été attribué et sera décerné le 20 septembre lors de la finale du Championnat suisse de course de côte aux Paccots.
Jamais deux sans trois! Rarement un proverbe n’aura été aussi pertinent. Hier, dimanche 30 août, la course de côte d’Oberhallau a été décisive pour le titre de champion de Suisse. Non seulement celui-ci a été remporté pour la troisième fois consécutive par Robin Faustini au volant de sa Nova-Emap NP01, mais c’était aussi la troisième fois que le jeune Argovien s’assurait son titre avant l’heure à Oberhallau. «Oberhallau semble être un terrain propice pour moi», a déclaré Faustini avec un sourire, lui qui y avait remporté sa première victoire en course de côte en 2021. Depuis, plusieurs autres se sont ajoutées à son palmarès – 20 pour être précis. Autrement dit: depuis fin 2023, seuls deux pilotes ont réussi à battre Faustini lors d’une manche du Championnat suisse de course de côte: Victor Darbellay, récemment aux Rangiers (après un forfait technique de Faustini), et Joël Volluz en 2024 à La Roche. Cette course coïncidait toutefois avec la course de côte de Hemberg. De ce point de vue, Faustini, qui prenait alors le départ dans le Toggenburg, n’avait aucune chance de remporter cette victoire.
Faustini n'a pas rencontré de grande résistance à Oberhallau. Michel Zemp, deuxième au classement du championnat, a dû déclarer «forfait» pour cette journée de course après que le boîtier d'admission d'air de sa Norma-Helftec s'est fissuré lors de la troisième séance d'essais. «Je suis parti et, au bout de 200 mètres, il y a eu un violent fracas», a déclaré Zemp. Marcel Steiner a malheureusement dû lui aussi plier bagage plus tôt que prévu. Lors de la première manche, il est certes parvenu jusqu’à la «Brotlaube», mais il a dû y immobiliser sa Nova-Helftec en raison d’un problème au niveau du vilebrequin. Faustini s’est ainsi assuré la victoire du jour grâce à deux meilleurs temps incontestés et un temps total de 2:18,114 min. Derrière lui, l’Allemand Benjamin Noll (2:26,462 min) et Simon Hugentobler, le père de Robin, au volant de son Osella PA30 (2:30,038 min), ont pris respectivement les 2e et 3e places.
À la 4e place du classement général, on retrouvait déjà la monoplace la plus rapide, pilotée par l’Allemand Bastian Voss (Formule Master). Voss ne s’est toutefois imposé que de justesse. Roland Bossy, cinquième, a fait preuve d’une grande rapidité au volant de sa Tatuus Formule 3 et a manqué le titre de «Best of the Rest» de trois centièmes de seconde seulement. Derrière lui – devant Jean-Jacques Maître au volant de la Nova NP01 «Artcar» –, Bossy disposait d’une avance de deux secondes. La troisième place chez les Formule pures a été remportée par Ursanne Salomon. Le Jurassien s’est imposé grâce à une belle prestation et avec environ une seconde d’avance sur l’ancien champion de course automobile Christian Balmer en Formule Master.
Devant Salomon, Roger Schnellmann a remporté la victoire chez les voitures de tourisme au volant de sa Mitsubishi Evo VIII. Le pilote de Schwyz a signé le meilleur temps chez les voitures de tourisme lors de la première manche avec un chrono de 1:17,571 min, s’assurant ainsi haut la main 25 points. Pour une fois, aucun nouveau record de piste n’a été établi. Chez les voitures de tourisme, il manquait un peu moins de trois secondes au record de Ronnie Bratschi datant de 2019. Chez les voitures de course, Faustini a été un peu moins de 1,2 seconde plus lent qu’Eric Berguerand lors de son tour record de 2022.
Le deuxième pilote de voiture de tourisme le plus rapide du Klettgau était l'Autrichien Thomas Strasser au volant de sa VW Corrado ultra-large. À seulement deux places derrière, Ludovic Monnier s'est classé 3e (et 2e au classement purement suisse) avec sa VW Golf et un temps total de 2:41,732 min. Hermann Bollhalder a ainsi terminé troisième au volant de son Opel Speedster, devançant les deux Porsche de Christoph Zwahlen et Jean-Paul Chiquita.
Le changement de leader annoncé au classement général des voitures de tourisme n'a pas eu lieu. «Speedmaster», qui a changé de voiture pour Oberhallau afin de piloter une Lancia Delta S4 de Bruno Ianniello, n’a pas connu son meilleur week-end de course. Lors de la deuxième séance d’essais libres samedi, la Lancia s’est soudainement arrêtée lors d’une rétrogradation. «Nous avions un problème au niveau de l’arbre à cames», a expliqué «Speedmaster». Ce n’est que grâce à une nuit de travail d’Ianniello que la S4 rouge a pu reprendre la piste dimanche. Mais après avoir signé un temps de 1:23,0 min lors de la première manche et occupé provisoirement la tête de la catégorie Interswiss jusqu’à 3 litres, le Bernois a chuté à la 3e place de son groupe lors de la deuxième manche après avoir fait un tête-à-queue avant le «virage Tarzan». Le suspense reste donc entier dans la catégorie des voitures de tourisme jusqu’à la finale aux Paccots, le 20 septembre. Outre «Speedmaster», Stephan Burri (qui s’est imposé dans la catégorie IS jusqu’à 2 litres face à Manuel Santonastaso, mais est resté troisième derrière Dominic von Rotz, qui a roulé à toute allure, dans l’IS), Ludovic Monnier et le pilote TCR Sergio Kuhn, qui a marqué le maximum de points dans sa catégorie à Oberhallau, sont en lice pour succéder au champion 2025 Danny Krieg.
La lutte pour la victoire dans la Coupe de la Montagne reste également ouverte. Burri et Monnier sont toujours en tête avec le maximum de points, même après la manche d’Oberhallau. Si l’égalité de points persiste après Les Paccots, le titre reviendrait à Monnier, car celui-ci affiche de meilleurs résultats en SCRATCH.
Le Championnat suisse junior, quant à lui, est désormais décidé. Il a été remporté par Alessandro Grispino au volant d’une Renault Clio. Le champion suisse de slalom a de nouveau décroché le maximum de points lors de cette huitième course et s’est ainsi assuré le titre devant Salomon et Steven Chiquita (BMW E30). Après la deuxième manche, le soulagement se lisait clairement sur le visage de Grispino. «J’étais quand même assez nerveux», a avoué le jeune pilote de Schwyz. «J’avais tout vérifié deux fois avant cette course. Je suis bien sûr particulièrement heureux que cela ait porté ses fruits et que j’aie pu remporter, après le titre de slalom, celui des juniors.»
Il convient également de mentionner tout particulièrement la performance de Marc Roth. Âgé de 62 ans, il a disputé sa dernière saison en 2007. L'année dernière, il s'était rendu au Gurnigel et à Oberhallau au volant de sa Toyota Corolla. Hier, il a remporté la victoire dans sa catégorie, l'Interswiss jusqu'à 1,6 litre, dans le canton de Schaffhouse. Roth a ainsi réalisé un temps de deux secondes plus rapide que l'année dernière. «Je voulais voir si je pouvais passer sous la barre des 30», a déclaré Roth. Avec un temps de 1:28,7 min, il y est parvenu haut la main.
Le bilan positif d’Oberhallau, qui a attiré environ 15’000 spectateurs, a été quelque peu terni dimanche, car la troisième manche a dû être annulée pour tous les pilotes. «En raison des nombreuses interruptions dimanche matin, nous n’avons pas pu respecter le planning et, par conséquent, l’autorisation officielle d’utilisation du circuit», a expliqué Sascha Schlatter, président du comité d’organisation.
Vous trouverez la liste complète des vainqueurs de chaque catégorie CH à Oberhallau:
Alessandro Grispino (Renault Clio, A/ISA/R2/R3), Claudio Grispino (Renault Mégane RS, N/ISN), Roland Graf (Toyota GR Yaris, SuperSérie Comp. jusqu’à 3000 cm³), Pierre Mürner (Porsche GT3 992, SuperSérie Comp. plus de 3000 cm³), Markus Brander (March 742, Cat. H voitures de course jusqu’à 1600 cm³), Armin Buschor (BMW 320, Cat. H voitures de tourisme jusqu’à 2000 cm³), Jean-Louis Fleury (Opel Ascona B, véhicules classiques de plus de 2000 cm³), Sergio Kuhn (Peugeot 308, TCR), Jürg Brunner (Renault Clio, RCC 2), Thomas Zürcher (Renault Clio, RCC 3), Andreas Helm (VW Polo, E1 jusqu’à 1400 cm³), Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu’à 1600 cm³), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2000 cm³), Jonas Magnin (Honda Civic, E1 jusqu’à 2500 cm³), Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu’à 3000 cm³), Reto Steiner (Ford Escort, E1 jusqu’à 3500 cm³), Roger Schnellmann (Mitsubishi Evo VIII, E1 jusqu’à 4000 cm³), Corsin Rietiker (BMW E36 GTR, E1 plus de 4000 cm³), Sabrina Fankhauser (Toyota Yaris, IS jusqu’à 1400 cm³), Marc Roth (Toyota Corolla, IS jusqu’à 1600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu’à 2000 cm³), Ferdi Waldvogel (BMW M3 E30, IS jusqu’à 2500 cm³), Marco Marte (BMW M3, E1 jusqu’à 3000 cm³), Dominic von Rotz (Audi A4 Quattro, IS jusqu’à 3500 cm³), Jean-Paul Chiquita (Porsche GT3 Cup, IS plus de 3500 cm³), Christian Müller (Formule BMW, E2-SS jusqu'à 1600 cm³), Ursanne Salomon (Dallara F3, E2-SS jusqu'à 2000 cm³), Roland Bossy (Tatuus F3-T318, E2-SS jusqu’à 3000 cm³), Antonino Scolari (Nova NP03, E2-SC jusqu’à 1600 cm³), Jean-Jacques Maître (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 2000 cm³), Robin Faustini (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 3000 cm³).
Et voici la suite du calendrier:
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
Qu'il s'agisse de courses de côte, de rallye, d'autocross, de simracing ou de circuit – Thomas Schmid est rapide sur tous les types de surfaces. Ce Suisse orientale âgé de 31 ans vient de remporter d'emblée le titre de la Renault Twingo Cup.
Thomas Schmid a déjà touché beaucoup de choses au cours de sa carrière dans le sport automobile. Et il est en réalité rapide au volant de n’importe quel bolide. Qu’il s’agisse de rallye, d’autocross, de course de côte, de simracing ou de circuit: ce Saint-Gallois de 31 ans fait bonne figure partout. En 2018, il a remporté en Suisse les Championnats juniors de course de côte et de rallye. Il lui manquait toutefois les moyens nécessaires pour aller plus loin. Pour cette saison, le sextuple champion suisse de simracing s’est tourné vers le circuit. Plus précisément, vers la Renault Twingo Cup. Et c’est cette dernière qu’il a remportée le week-end dernier. Sur le Slovakiaring, une deuxième et une quatrième place ont suffi à Schmid pour décrocher le titre. Avec un total de 133 points, il a devancé l’Italien Giacomo Pegazzano (à 26 points de Schmid) et le Tchèque Oliver Steiner (32 points) respectivement classés 2e et 3e.
Schmid s'était déjà fait remarquer lors de l'ouverture de la saison en Croatie avec deux troisièmes places. À l'issue du premier week-end de course, il occupait la 2e place au classement général. Au Salzburgring (AUT), les choses ne se sont toutefois pas déroulées comme prévu pour Schmid. Seul dixième en qualifications et septième en course, il a ainsi perdu une place au classement. La deuxième course sur le circuit rapide du Salzburgring a dû être annulée en raison d’un orage.
La troisième course, à Most (CZE), s’est déroulée exactement comme Schmid le souhaitait. Il a décroché la pole position et remporté les deux manches. Il a ainsi pris la tête du classement général, qu’il n’a plus lâchée lors de la finale en Slovaquie. «Ça n’a pas été facile», a déclaré Schmid. «Les courses avec ces Twingo d’environ 80 ch ont toujours été marquées par beaucoup de tactique et de duels dans le sillage. Dans ces conditions, une course peut très vite basculer d’un côté ou de l’autre. Heureusement, ça a bien tourné pour moi.»
L’avenir de Schmid reste encore incertain. Le vainqueur de la Twingo Cup se voit offrir une demi-saison en Formule 4 CEZ. «On verra bien ce que cela donnera. Je suis actuellement en pourparlers avec l’organisateur», explique Schmid.
Pour les deux autres Suisses, Dylan Stebler et Noah Bognanni, la saison s’est terminée aux 10e et 16e places.
Ce week-end, Oberhallau accueille l'avant-dernière manche du Championnat suisse de course de côte de cette année. Comme l'année dernière, Robin Faustini pourrait remporter le titre avant la fin de la saison.
Ce week-end, Oberhallau (canton de Schaffhouse) accueille la sixième manche du Championnat suisse de course de côte. La course suivante, prévue au Gurnigel, ayant été annulée en raison de la sécheresse, celle du Klettgau devient l’avant-dernière manche du Championnat de course de côte de cette année. Et comme le leader du classement général, Robin Faustini, a dominé toutes les courses jusqu’à présent (à l’exception de celle des Rangiers), il est très, très probable que le titre soit déjà décerné ce week-end.
Théoriquement, il manque encore cinq points à ce pilote argovien de 28 ans d'ici la fin de la saison pour pouvoir se proclamer champion suisse de course de côte pour la troisième fois consécutive. Et il n'aura besoin de ces cinq points que si Michel Zemp remportait les deux dernières courses à Oberhallau et aux Paccots (20 septembre) en établissant un nouveau record. Deux victoires suffiraient au Lucernois au volant de sa Norma-Helftec M20 FC uniquement si Faustini, avec sa Nova-Emap, repartait deux fois les mains vides. Mais en réalité, tous ces calculs ne servent à rien. Faustini a le ball de match à Oberhallau. Zemp disputera la deuxième place du classement final face à Marcel Steiner, au volant de sa Nova-Helftec remise en état.
«Les problèmes de perte de puissance devraient être résolus», déclare Faustini avant la course d’Oberhallau, qu’il a déjà remportée à trois reprises: en 2021 (sans statut de championnat de Suisse), en 2024 et en 2025. Quant à savoir si Faustini parviendra dimanche à établir un nouveau record du parcours, c’est une autre histoire. L’année dernière, il avait manqué de près de deux dixièmes de seconde le record établi par Eric Berguerand en 2022. Il est tout à fait possible que Faustini, qui a déjà signé un nouveau temps record à La Roche et à Reitnau, établisse également un nouveau record du parcours à Oberhallau.
Dans la catégorie des voitures de tourisme, un changement de leader pourrait bien se produire en tête du classement. Stephan Burri, toujours en tête au volant de sa VW Scirocco, pourrait être détrôné à Oberhallau par «Speedmaster». Le chef d’équipe de MB Motorsport participe cette fois-ci à l’Interswiss dans la catégorie jusqu’à 3 litres avec une Lancia Delta S4. Pour «Speedmaster», il s’agit déjà du deuxième changement de voiture. Il avait débuté la saison avec la Ford Escort Cosworth acquise auprès de Romeo Nüssli. À Les Rangiers, il a récemment piloté (également dans la catégorie Interswiss) une Porsche 997 GT3 R. Si «Speedmaster» remporte l’Interswiss à Oberhallau, il totalisera 120 points. Et ce, malgré un résultat à biffer (Anzère). Il se rendrait ainsi en tête du classement à la dernière manche aux Paccots. Mais la lutte pour le top 3 du classement des voitures de tourisme est loin d’être terminée. Outre «Speedmaster» et Burri, Ludovic Monnier dans sa VW Golf Turbo et Sergio Kuhn dans sa Peugeot TCR sont également en bonne position. Ce dernier pourra marquer le maximum de points à Oberhallau grâce à un plateau TCR bien fourni (neuf voitures).
En ce qui concerne la victoire au classement général des voitures de tourisme, Roger Schnellmann, au volant de sa Mitsubishi Evo VIII, vise bien sûr la première place. Si la voiture tient le coup, la concurrence aura sans doute du mal à l’empêcher de remporter la victoire du jour dans la catégorie voitures de tourisme. Schnellmann parviendra-t-il également à établir un nouveau record dans cette catégorie? «En 2022, j’ai réalisé un temps de 1:16,11 min. Bratschi avait été chronométré à 1:14,56 min en 2019», explique le pilote du canton Schwyz. «Mais au vu des expériences de cette saison, je ne vais pas chercher à tout prix à battre le record à Oberhallau. De plus, le temps réalisé par Bratschi à l’époque est déjà un sacré exploit. Il faut d’abord s’en approcher.»
Les pilotes de voitures de tourisme rapides ne manquent pas à Oberhallau. Avec Christoph Zwahlen, Hermann Bollhalder, Reto Steiner, Remo Fischer (qui peut pour la première fois s’appuyer sur ses performances de l’année dernière), Jean-Paul Chiquita ou Arnaud Donzé, pour n’en citer que quelques-uns, plusieurs pilotes seront au départ pour le plus grand plaisir des fans, qui, espérons-le, seront nombreux. Danny Krieg ne sera malheureusement pas au départ avec sa nouvelle Audi RS3 LMS. «Ça n'a pas pu se faire à temps», explique le champion des voitures de tourisme de l’année dernière. «Mais en 2027, je serai définitivement de la partie – et ce, dès le début de la saison, lors de plusieurs slaloms.»
C'est également à Oberhallau que se jouera le Championnat junior 2026. Alessandro Grispino (Renault Clio) occupe actuellement la tête du classement, devant les deux pilotes BMW Steven Chiquita et Hugo Mascaro. Ursanne Salomon occupe la 4e place. Il est le seul à pouvoir encore empêcher Grispino de remporter le titre.
À propos du parcours: La piste d'Oberhallau mesure exactement trois kilomètres. Le dénivelé entre le départ (à la sortie du village d'Oberhallau) et l'arrivée (aux Vordere Berghöfe) est de 157 mètres. La pente moyenne est de 5,2 %. Le passage le plus raide présente une pente de 6,5 %. Le record absolu du parcours est toujours détenu par Eric Berguerand, établi en 2022 en 1:07,56 min (= 159,86 km/h). La course d’Oberhallau compte parmi les courses de côte les plus traditionnelles de Suisse. La première édition a eu lieu en 1923. Depuis sa réintroduction en 1966, Oberhallau fait partie intégrante du calendrier du championnat suisse de course de côte. La KW Berg-Cup est également de retour cette année.
Les essais à Oberhallau débuteront le samedi 29 août à partir de 7 h 30. Une pause déjeuner est prévue entre 12 h 00 et 12 h 30. Les essais reprendront ensuite de 12 h 30 à 17 h 30. Au total, trois manches d'essais sont prévues. La compétition débutera dimanche avec trois manches, également à partir de 7 h 30 (jusqu'à environ 18 h). Les deux meilleurs temps seront additionnés à la fin. La pause déjeuner aura lieu entre 12 h 10 et 12 h 50. Le billet coûte 20 francs le samedi (15 francs en prévente) et 30 francs le dimanche (25 francs en prévente). Un billet week-end est disponible au prix de 40 francs (35 francs en prévente). L’entrée est gratuite pour les enfants jusqu’à 15 ans. Le parking est également gratuit.
Pour en savoir plus sur la course de côte d’Oberhallau, rendez-vous sur https://bergrennen-oberhallau.ch/
Calendrier du Championnat suisse de course de côte 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, Saint-Ursanne – Les Rangiers
29 et 30 août, Oberhallau*
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
*comptent pour le Championnat suisse junior
Dans le cadre d’une nouvelle évaluation médicale, la Commission médicale d’Auto Sport Suisse a décidé de retirer, avec effet immédiat, la licence REGionale d’un pilote en activité originaire du canton du Jura. Parallèlement, une demande du pilote concerné visant à passer à une licence NATionale a été rejetée.
Cette décision radicale repose sur les directives médicales strictes d’Auto Sport Suisse et sur les prescriptions internationales de la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile). Lors de l’examen de l’aptitude à la conduite, une indication neurologique (épilepsie) a été constatée, ce qui exclut impérativement le maintien ou la délivrance d’une licence.
Nous sommes conscients qu’un tel retrait représente un revers sportif majeur pour le pilote concerné. Dans le sport automobile, la sécurité est toutefois la priorité absolue. Ces directives visent à protéger le pilote lui-même ainsi que la sécurité de tous les autres titulaires de licence, des commissaires de piste et des spectateurs présents sur les courses.
Le pilote peut demander une réévaluation de la situation par la Commission médicale d’Auto Sport Suisse au moyen d’expertises neurologiques complémentaires.
Auto Sport Suisse vous prie de respecter la vie privée du pilote concerné. Pour des raisons de protection des données et des droits de la personnalité, aucun autre détail concernant les antécédents médicaux ou l’identité du pilote ne sera rendu public dans le cas présent.
Nous vous remercions de votre compréhension.
Commission Sportive Nationale (CSN) /
Commission médicale
Auto Sport Suisse
Qui ne le connaît pas? La Honda CRX jaune et noire attire tous les regards lors du Championnat suisse de course de côte. Et l’homme au volant est vraiment rapide. Aux Rangiers, Ruedi Fuhrer (70 ans) est peut-être récemment allé un tout petit peu trop vite…
«Chapeau» à celui qui, à 70 ans, affiche encore un tel rythme. Ruedi Fuhrer figure régulièrement parmi les pilotes les plus rapides de la catégorie E1 (jusqu’à 2 litres) au volant de sa Honda CRX jaune et noire. Il est déjà monté deux fois sur le podium dans sa catégorie cette année: à Hemberg, il a terminé troisième derrière Ludovic Monnier et Kurt Tschirky, et à La Roche, deuxième derrière Monnier. Aux Rangiers, le pilote originaire de Brienz visait une nouvelle place sur le podium. Après la première manche, il signait le deuxième meilleur temps en 2:10,6 min. Seul Monnier, grâce à la puissance de son turbo, était nettement plus rapide. Fuhrer devançait Fabien Houlmann de 1,2 seconde. Et nous le savons tous: Houlmann ne se contente pas de tracer une ligne extrêmement précise, il compte tout simplement parmi les pilotes de course de côte les plus rapides de Suisse.
Lors de la deuxième manche, Fuhrer a malheureusement dû abandonner après la station-service, c'est-à-dire à la sortie du village. Dans le virage en compression, la Honda de plus de 300 ch a «dérapé», a heurté les glissières de sécurité sur la droite, puis a continué à tourner sur elle-même le long de celles-ci. «L'accident était bizarre», explique Fuhrer. «L'essieu arrière s'est soulevé dans les airs dans le virage en compression.» Le bilan des dégâts reste relativement limité: «Le châssis est intact, le bras de suspension avant est cassé et le soubassement ainsi que les passages de roues devront bien sûr être remplacés.» Fuhrer doit malheureusement déclarer «forfait» pour Oberhallau. «Cela ne suffit pas. Gurnigel aurait pu convenir – mais cette course n’a pas lieu. Peut-être que j’irai encore aux Paccots. Même si cette course tombe exactement pendant mes vacances…»
Fuhrer lui-même a immédiatement reçu le feu vert après un bref examen médical sur place, même s’il précise: «Je sens quand même un peu mes côtes…» Mais c’est surtout la course manquée qui a fait mal à cet indestructible Bernois. «Le temps aurait été vraiment bon», estime-t-il. «La première manche était déjà super, mais pas tout à fait propre.» Fuhrer aurait bien aimé franchir la barre des 2:10 min. «Je n’ai pas besoin de regarder plus loin. Monnier est dans une catégorie à part. Avec ses temps, je ne l’ai même plus dans mon radar…»
Fuhrer avait déjà participé à des courses auparavant. Lorsqu’il s’est mis à son compte, la course automobile est passée au second plan par manque de temps. En 2006, il a fait son retour lors de courses REGionales, puis a passé plusieurs années à préparer sa Honda CRX. En 2014, il a eu un accident à Oberhallau, avant «le virage de Tarzan». «La voiture était une perte totale», se souvient Fuhrer. Mais il est revenu. Depuis 2016, Fuhrer est de nouveau à fond. Et en tant que mécanicien automobile de formation, propriétaire de son propre garage à Brienz, il a amélioré sa «petite japonaise». Fuhrer déclare en riant: «Maintenant que la voiture est au top, c’est le pilote qui a pris de l’âge…»
Ce «mécanicien automobile à la retraite», comme il est officiellement désigné sur le site Internet, ne pense toutefois pas encore à arrêter. Si cela n’avait tenu qu’à son épouse Vreni, il aurait dû s’arrêter il y a déjà deux ans. «Mais tant que j’y prends du plaisir et que je peux encore monter sur le podium, je continue.»
Les licences de karting et d'e-sport du pilote Karel Staut ont été réactivées avec effet immédiat. En revanche, la suspension mondiale de sa licence de sport automobile reste inchangée et maintenue jusqu'au 31 décembre 2026.
À la suite des audiences de la Commission de discipline (CD) d'Auto Sport Suisse du 8 octobre 2025 et du Tribunal National D'appel (TAN) du 19 novembre 2025, plusieurs sanctions avaient été prononcées à l'encontre du pilote Karel Staut. Le conducteur, alors âgé de 14 ans, avait participé de manière illicite à des courses sur circuit de sport automobile sans détenir la licence requise et valide.
La CD avait alors prononcé une suspension de sa licence de sport automobile jusqu'au 31 décembre 2026. En raison d'amendes et de frais de procédure restés impayés pour un montant total de 12'121.50 CHF, la Commission Sportive Nationale (CSN) avait par la suite également suspendu ses licences de karting et d'e-sport.
Les montants dus ayant été intégralement soldés en date du 5 août 2026, Auto Sport Suisse lève avec effet immédiat les suspensions prononcées dans les secteurs du karting et de l'e-sport.
La suspension mondiale de la licence de sport automobile n'est pas affectée par cette levée partielle et reste pleinement en vigueur jusqu'à son échéance réglementaire, fixée au 31 décembre 2026.
Une victoire suisse au DTM au Nürburgring et un adieu en Formule E. Du point de vue suisse, le week-end dernier a de nouveau été riche en émotions.
La saison 2025/2026 de Formule E s’est achevée le week-end dernier à Londres avec un double meeting. Du point de vue suisse, seul Edoardo Mortara avait encore des chances de remporter le titre avant la finale. Mais celles-ci n’étaient que théoriques pour le Genevois et se sont envolées après sa 7e place lors de la première course. Mortara s’en est mieux sorti lors de la deuxième manche. Le pilote Mahindra y a non seulement longtemps dicté le rythme, mais il a également assuré une fin de saison réconfortante en décrochant la 3e place, son premier podium depuis février. À égalité de points avec le Britannique Oliver Rowland, Mortara a terminé sa troisième année au sein de l’écurie indienne à la 5e place. Les deux autres Suisses ont eux aussi terminé la saison 25/26 dans le top 10. À Londres, Nico Müller n’a certes pas marqué de points avec ses 11e et 12e places, mais il a été d’une grande aide pour son coéquipier Pascal Wehrlein dans sa conquête du titre et a terminé la saison à la 9e place du classement général. Sébastien Buemi a une nouvelle fois démontré toute sa classe lors de ses deux dernières courses et s’est assuré la 10e place au classement final grâce à ses 4e et 5e places. Avant la course de Londres, Buemi avait annoncé qu’il se retirait de la Formule E en tant que pilote. Le Vaudois restera au sein de son équipe, Envision Racing, en tant que conseiller. Les victoires à Londres sont revenues à l'ancien pilote Sauber Pascal Wehrlein et au Britannique Taylor Barnard, qui, à 22 ans, est devenu le plus jeune vainqueur d'une course de Formule E.
Ce week-end, c'est l'écurie Emil Frey Racing qui a offert une victoire suisse en DTM grâce à Matteo Cairoli. Parti en pole position lors de la première manche, celui-ci s’est détaché du peloton et a remporté haut la main sa troisième victoire de la saison avec près de dix secondes d’avance. Lors de la deuxième course, dimanche, le rapide Italien a dû se contenter de la 13e place, juste derrière son coéquipier Thierry Vermeulen, qui avait été «éliminé» dans le dernier tour de la première manche. Pour le pilote Manthey-Porsche Ricardo Feller, le week-end au Nürburgring s’est soldé par une 9e et une 11e place. Au classement général, Feller occupe la 12e place. Emil Frey Racing est quatrième au classement par équipes. C’est l’Allemand Marco Wittmann qui s’est imposé lors de la deuxième course. Son compatriote Maro Engel est en tête du championnat.
Encore un petit ajout concernant la période des vacances: lors des courses à Most (CZE) au début du mois, Thomas Schmid a remporté ses deux premières victoires en Renault Twingo Cup. Grâce à ces succès, ce pilote polyvalent originaire de Suisse orientale occupe la tête du classement avec neuf points d’avance avant la finale qui se déroulera ce week-end au Slovakia Ring. «Je vais tout mettre en œuvre pour ramener le titre en Suisse», déclare Schmid. Dylan Stebler, ancien pilote de karting, s'est classé 8e et 14e.
La course de côte des Rangiers a été marquée par une première. Victor Darbellay a décroché sa première victoire de jour lors de sa dixième course du Championnat suisse de course de côte en tant que pilote de prototype. La victoire dans le Championnat d'Europe, disputé en parallèle, est revenue au Français Kevin Petit.
D'une certaine manière, cela s'annonçait. Mais que cela se produise justement lors de la course de côte Saint-Ursanne – Les Rangiers, c'était tout de même une surprise. La première victoire de jour de Victor Darbellay dans le cadre du Championnat suisse de course de côte est désormais réalité. Lors de la 81e édition de cette course classique du Jura, le Valaisan de 31 ans n'a été battu que par un seul pilote: Kevin Petit. Ce dernier courait toutefois pour des points au Championnat d’Europe et non pour le Championnat suisse. Et il n’était d’ailleurs pas tant plus rapide que Darbellay. Au cumul des deux manches, le Français, au volant de sa Nova NP01 de 3 litres, devançait Darbellay de 1,166 seconde. Ce dernier, après La Roche et Anzère, a établi un nouveau record dans la catégorie des 2 litres, cette fois dans le Jura.
Darbellay a vraiment fait des étincelles dans le Jura – et s’est bien sûr réjoui à l’arrivée, aux côtés de son équipe, de sa première victoire dans la catégorie SCRATCH: «Je suis très satisfait», a déclaré le garagiste de Martigny. «Remporter la plus belle course d’Europe dans le cadre du Championnat suisse, c’est tout simplement fantastique. D’autant plus au volant d’un prototype de 2 litres. J’ai réalisé en 1:42,820 min le septième meilleur temps jamais enregistré. C’est tout simplement exceptionnel. Un grand merci à mon équipe et à tous ceux qui y ont contribué.»
L’humeur était tout autre chez Robin Faustini. En raison de l’annulation de la course de côte du Gurnigel, le pilote argovien s’est retrouvé, sans s’y attendre, face à sa première occasion décisive lors de la course des Rangiers. Mais après 19 victoires d’affilée (une série incroyable!), c’est justement là où Faustini aurait tant aimé établir un nouveau record du parcours que la 20e victoire n’a pas voulu se concrétiser. Lors de la première manche, le moteur turbo Emap situé à l’arrière de la Nova NP01 de Faustini a soudainement cessé de fonctionner à mi-parcours. Ce qui, à première vue, ressemblait à une panne moteur s’est avéré être un défaut au niveau du radiateur. «C’est pour cela que de l’eau giclait de partout», explique Faustini. «Et c'est pourquoi le système électronique a également été endommagé.» L'équipe a certes réussi à remettre la voiture en état et Faustini a pu réaliser un temps de 1:45,0 min lors de la deuxième manche, ce qui lui a tout de même permis de décrocher la 10e place au classement général et la 4e place au classement du Championnat suisse. La fête du titre a toutefois dû être reportée à la prochaine course à Oberhallau, le 30 août.
La 2e place du SCRATCH est revenue à Joël Volluz au volant de sa Norma-Judd M20 FC. Ce pilote chevronné a ainsi assuré un doublé valaisan et s’est rattrapé aux Rangiers après les nombreuses déconvenues de l’année dernière. À l’époque, une panne moteur avait en effet mis prématurément fin à sa saison. «Oui, je suis vraiment satisfait de ma deuxième place et surtout du temps réalisé. Les Rangiers n’est jamais facile, et je sais exactement où se situent mes faiblesses sur ce parcours; chaque année, je m’améliore de plus en plus. Je suis ravi que Victor ait remporté cette course – il le mérite, il a signé un temps incroyable.»
À deux secondes de Darbellay et à un peu moins d’une seconde de Volluz, Michel Zemp, un autre pilote au volant d’une petite voiture de sport turbo 1170 cm3, a décroché la troisième place au classement du Championnat suisse. Zemp s’est également montré satisfait de sa performance, même s’il a bien sûr cherché à comprendre où il avait perdu du temps par rapport à Darbellay. «Jusqu’aux ‹Grippons›, nous étions au coude à coude», a déclaré Zemp. «Après, il a été un peu plus rapide. Mais sur un parcours de plus de cinq kilomètres, cela représente deux dixièmes de seconde par kilomètre.» Grâce à ce troisième podium en cinq courses, Zemp a pris la deuxième place au classement général. Il est désormais le seul à pouvoir (théoriquement) empêcher Faustini de remporter un troisième titre consécutif. Les écarts avec Darbellay et Marcel Steiner, qui n’était pas au départ aux Rangiers, sont trop importants. De plus, Darbellay ne prendra pas le départ des deux courses restantes.
Dans le Jura, le pilote de Formule le plus rapide a été le vétéran Roland Bossy au volant de sa Tatuus Formule 3. Le héros local a réussi à tenir en échec les deux Français Nicolas Dumond et Ludovic Cholley, qui pilotaient des Tatuus T-318 identiques. Son «protégé», Ursanne Salomon, a manqué l’occasion de battre Bossy. Lors de la première course, le Jurassien a commis une erreur de pilotage à l'approche du «Petit Susten», ce qui lui a coûté beaucoup de temps. Lors de la deuxième manche, il a été presque aussi rapide que Bossy.
Dans la catégorie des voitures de tourisme, la victoire au classement général est revenue, comme prévu, à Reto Meisel, leader du Championnat d'Europe, au volant de sa Mercedes SLK340. Après avoir rencontré des problèmes techniques lors des essais, le pilote argovien a d'abord signé un temps de 1:56,5, puis un temps de 1:54,7 min. Il a donc remporté à juste titre les 25 points du Championnat d'Europe, même si ce résultat n'a été possible que grâce à l'aide de Nicolas Werver, seul au volant de sa Porsche GT3 R. Pour son compatriote Roger Schnellmann, qui ne s’était inscrit à Les Rangiers que pour le Championnat d’Europe, la course s’est terminée à la dixième place. Pour le pilote de Schwyz, c’était une satisfaction de figurer enfin à nouveau au classement après trois courses consécutives marquées par des pannes.
Ludovic Monnier a également récolté 25 points. Âgé de 34 ans et originaire de Monthey, il a été le pilote de voiture de tourisme le mieux classé au classement suisse, derrière le Français Werver, qui ne marque pas de points au Championnat suisse. Au volant de sa VW Golf Turbo, Monnier a réalisé deux fois un temps de 2:05 min. Au cumul des deux manches, il a ainsi devancé de 2,6 secondes Christoph Zwahlen dans sa Porsche 911, qui a lui aussi réalisé un temps sensationnel de 2 min 05 s, et 5,8 secondes plus rapide que «Speedmaster», qui, au volant de la spectaculaire Porsche 997 GT3 R d’Andy Feigenwinter, champion des voitures de tourisme décédé en 2023, a été le pilote Interswiss le plus rapide. À propos d’Interswiss: Le dénouement a été particulièrement palpitant dans la catégorie IS jusqu'à 2 litres. À l'issue de la première manche, Stephan Burri (VW Scirocco), (pour l'instant) leader du classement général des voitures de tourisme, n'avait que cinq centièmes de seconde d'avance sur Manuel Santonastaso (BMW 320). Lors de la deuxième manche, Burri a remporté le duel, tandis que «Santi» s’est classé deuxième. Arnaud Donzé n’a quant à lui marqué aucun point. Le vainqueur de l’IS Trophy 2025 n’a disputé qu’une seule manche chronométrée. Lors de la première manche, il a dû déclarer forfait au départ, faute de freins. Parmi les pilotes de voitures de tourisme qui ont franchi la barre des 2:10 min aux Rangiers figuraient également Jean-Paul Chiquita (Porsche 911 GT3) et Hermann Bollhalder (Opel Speedster). Sébastien Coquoz aurait certainement pu lui aussi passer sous cette barre. Mais ce pilote rapide au volant d’une Opel Kadett de la catégorie E1 à 2 litres a dû se contenter d’être spectateur dimanche après avoir connu une défaillance technique lors des essais.
Aucun changement de classement n’est à signaler dans la Coupe de la Montagne pour les places 1 à 4. Ludovic Monnier, Stephan Burri, Hans-Peter Eller et Werner Rohr ont tous décroché haut la main une «vingtième place».
Vous trouverez ci-dessous la liste de tous les vainqueurs de catégorie à Les Rangiers:
Sylvain Chariatte (Honda Integra Type R, SuperSérie jusqu’à 3000 cm³), Patric Kuster (Toyota GR Yaris, SuperSérie Comp. jusqu’à 3000 cm³), Amir Selimovic (Porsche 911 GT3 RS, SuperSérie Comp. plus de 3000 cm³), Markus Brander (March 742, Catégorie H jusqu’à 1600 cm³), Arnaud Biaggi (Opel Kadett C GT/E, Catégorie H jusqu’à 2000 cm³), Angelo Grasso (ITA, Osella PA10, Catégorie H jusqu’à 3000 cm³), Robin Terrier (Opel Astra, Catégorie H Classic jusqu’à 2000 cm³), Jean-Louis Fleury (Opel Ascona B, catégorie H Classic jusqu’à 3000 cm³), Ruedi Stoop (Chevrolet Corvette, catégorie H Classic plus de 3000 cm³), Frédéric Fleury (Martini Mk52, catégorie H Classic Monoplace), Alphonse Kilchenmann (Suzuki Swift, ISA jusqu’à 1600 cm³), Alain Terrier (Skoda Fabia, R2), Michaël Burri (Toyota Yaris GR, R5), Evann Mallet (FRA, Hyundai Elantra, TCR), Mario Schöpfer (VW Polo, E1 jusqu’à 1 400 cm³), Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu’à 1600 cm³), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2000 cm³), Hugo Mascaro (BMW E30, E1 jusqu’à 2500 cm³), Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu’à 3000 cm³), Bruno Ianniello (Lancia Delta S4, E1 jusqu’à 3500 cm³), Nicolas Werver (FRA, Porsche 997 GT3 R, E1 jusqu’à 4000 cm³), Manuel Gadeschi (ITA ; Subaru Impreza STI, E1 plus de 4000 cm³), Sabrina Fankhauser (Toyota Yaris, IS jusqu'à 1400 cm³), Werner Rohr (Toyota Corolla AE86, IS jusqu'à 1600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu'à 2000 cm³), Roman Marty (Opel Kadett C GT/E, IS jusqu'à 2500 cm³), Dominic von Rotz (Audi A4 Quattro, IS jusqu’à 3500 cm³), «Speedmaster» (Porsche 997 GT3 R, IS plus de 3500 cm³), Yohan Bardin (FRA, Norma M20 FC, CN jusqu’à 3000 cm³), Laurent Brossard (TracKing RC01B, E2 Silhouette), Samuel Métroz (Formule Arcobaleno, E2-SS jusqu’à 1150 cm³), Patrick Cholley (FRA, Dallara F311, E2-SS jusqu’à 2000 cm³), Roland Bossy (Tatuus F3-T318, E2-SS jusqu’à 3000 cm³), Michaël Rollat (Spire GT3, E2-SC jusqu’à 1600 cm³), Victor Darbellay (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 2000 cm³), Joël Volluz (Norma M20 FC, E2-SC jusqu’à 3000 cm³).
Et voici la suite du programme:
29 et 30 août, Oberhallau*
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
* compte pour le Championnat suisse junior
Le Championnat suisse de course de côte 2026 ne comptera que sept épreuves. L'organisateur a annoncé ce matin, dans un communiqué de presse, l'annulation de la course de côte du Gurnigel (12 et 13 septembre)!
Alors que nous nous réjouissons tous de la course de côte des Rangiers prévue le week-end prochain, une nouvelle moins réjouissante est parvenue ce matin: la course de côte du Gurnigel des 12 et 13 septembre n'aura pas lieu! Dans un communiqué de presse, l’organisateur a justifié cette annulation comme suit:
«En raison de la sécheresse extrêmement exceptionnelle que nous connaissons actuellement, du manque d’eau et du risque d’incendie très élevé qui en découle, nous avons décidé, en concertation avec la commune et la police, et c’est le cœur lourd, d’annuler la course de côte du Gurnigel 2026. Cette décision n’a pas été facile à prendre. La sécurité de tous les visiteurs et des personnes impliquées, ainsi que la protection des terres, de la forêt et de la nature, sont toutefois notre priorité absolue. Dans les conditions actuelles, nous ne pouvons malheureusement pas garantir la sécurité nécessaire. Nous regrettons vivement cette annulation et vous remercions de votre compréhension face à cette décision prise de manière responsable.»
À ce jour, le Championnat suisse de course de côte ne comptera donc que sept manches. Quatre d’entre elles ont déjà eu lieu. Après Les Rangiers, il restera encore les épreuves d’Oberhallau (29 et 30 août) et des Paccots (19 et 20 septembre).
C'est le grand classique du calendrier des courses en Suisse: ce week-end aura lieu pour la 81e fois la course de côte Saint-Ursanne – Les Rangiers, qui compte pour le Championnat d'Europe. L'événement lui-même a déjà fêté cette année son 100e anniversaire.
Ce centenaire a déjà été célébré dans le Jura lors du week-end de la Pentecôte. De nombreux pilotes et fans s’étaient alors rendus au Mémorial organisé sur le parcours d’origine, de Develier à Les Rangiers. Ce week-end, c’est la «véritable» course qui est au programme. Il s’agit de la 81e édition au total; onze d’entre elles se sont déroulées sur le parcours d’origine, avant que le départ ne soit déplacé à Saint-Ursanne en 1955. Depuis 1957, cette course classique fait partie du Championnat d’Europe.
La 81e édition s'annonce en tout cas passionnante. Le vainqueur de l'année dernière, Robin Faustini, a signé en 2025, au volant de sa Nova-Emap NP01, un temps de 1:40,589 min, que seul un pilote – lui-même – est en mesure de battre. «L’année dernière, il me manquait 1,3 seconde pour battre le record absolu de Merli», explique le leader du Championnat suisse de course de côte. «Et il faudra que tout se passe à la perfection pour battre ce temps de référence de 2022. Nous allons essayer avec un autre réglage. Mais je ne garantis rien. Et il est également possible que nous devions à nouveau tout changer samedi soir.» Les problèmes rencontrés par Faustini à Anzère au niveau du système d’admission ont d’ailleurs été résolus au banc d’essai. «J’espère que nous retrouverons notre pleine puissance.» Le principal challenger de Faustini pour le meilleur temps viendra probablement du Championnat d’Europe. Le Français Kevin Petit (qui roule lui aussi sur une Nova Proto) s’est illustré l’année dernière avec un excellent temps de 1:42 min. En plus il faudra toutefois garder un œil sur le rapide Français Maxime Dojat au volant de la Nova NP01. Il fait ses débuts à Les Rangiers dans le championnat suisse.
Avec un temps de 1:43,225 min, Marcel Steiner avait lui aussi réalisé une belle performance l'année dernière. Malheureusement, le pilote de la Nova-Proto, propulsée par Helftec-Power, s'est retiré à la dernière minute de la course de côte des Rangiers hier mercredi. «En raison des problèmes techniques rencontrés lors de la course de côte d’Osnabrück le week-end dernier, je ne suis malheureusement pas en mesure de prendre le départ à Saint-Ursanne. Malgré tous nos efforts, nous ne parviendrons pas à remettre la voiture en état de marche à temps, compte tenu du peu de temps dont nous disposons. Cette décision n’est pas facile à prendre, car j’attendais cette course avec beaucoup d’impatience.»
Les autres espoirs suisses reposent donc désormais sur Joël Volluz (au volant d’une Norma-Judd) et les deux pilotes de la catégorie 2 litres, Victor Darbellay (Nova-Hartley/Emap) et Michel Zemp (Norma-Helftec). Ce dernier s’était déjà fait remarquer l’année dernière avec son prototype moins puissant. Son meilleur temps à Les Rangiers, 1:45,480 min, n’avait vraiment rien d’un mauvais résultat…
Et puis il y a aussi les rapides «Européens» Petr Trnka, de République tchèque, et Joseba Iraola Lanzagorta, d’Espagne, au départ. Eux aussi pilotent une Nova Proto – et eux aussi savent comment aller le plus vite possible d’un point A à un point B aux Rangiers.
Restons au Championnat d'Europe, mais passons aux voitures à toit. Pour tous les fans de Reto Meisel, Les Rangiers est un rendez-vous incontournable. Non seulement parce que l’Argovien est en tête du classement général du Championnat d’Europe avec sa Mercedes SLK 340, mais aussi parce qu’il s’agit de la seule apparition de Meisel en Suisse. Sa capacité à défendre sa place de leader du Championnat d’Europe dans le Jura dépendra des résultats du Croate Matija Jurišić. Au volant d’une Peugeot TCR, ce dernier n’est qu’à quatre points de Meisel au classement général, à trois courses de la fin de la saison. Et ce dernier pourrait bien manquer d’adversaires à Les Rangiers. Certes, Roger Schnellmann s’est inscrit avec sa Mitsubishi Evo VIII. Mais la participation de Ronnie Bratschi (qui court sous licence tchèque) n’est pas garantie après la panne de turbocompresseur qu’il a subie lors de la manche du Championnat d’Europe en Pologne.
Il y a un an, Christoph Zwahlen était le pilote de voiture de tourisme le plus rapide du Championnat suisse au volant de sa Porsche 911 GT3. Ce pilote originaire de Suisse orientale avait signé un meilleur temps de 2:07,640 min et, au cumul des deux manches, il avait devancé de deux secondes Danny Krieg, qui allait remporter le titre de champion des voitures de tourisme. Ce dernier a d'ailleurs vendu entre-temps sa VW Golf Rally à Ludovic Monnier. Et ce dernier est en passe de battre les temps de Krieg. À Reitnau, il a été un peu plus d’une seconde plus rapide que l’ancien propriétaire sur le cumul des deux manches; à Anzère, l’écart était de deux secondes. Ce week-end, il faudra également garder un œil sur Sébastien Coquoz (Opel Kadett) et «Speedmaster» dans le monde des voitures de tourisme. Ce dernier s’est inscrit pour Les Rangiers dans la catégorie IS de plus de 3,5 litres avec une Porsche 911 GT3. Coquoz et «Speedmaster» ont tous deux réalisé un temps inférieur au-dessous de 2:10 min en 2025. Ruedi Fuhrer a lui aussi cette barre en ligne de mire. Le pilote de Honda CRX avait réalisé un excellent temps de 2:10,704 min l’année dernière.
À propos du parcours: avec ses 5,180 kilomètres, le parcours reliant Saint-Ursanne aux Rangiers est le plus long du calendrier suisse. Les pilotes doivent franchir un dénivelé de 350 mètres, ce qui correspond à une pente moyenne de 6,8 %. Le record absolu du parcours est détenu par le Sud-Tyrolien Christian Merli, établi en 2022 en 1:39,201 min (= 187,983 km/h). Le meilleur temps jamais réalisé en catégorie voitures de tourisme a été signé par Ronnie Bratschi l’année dernière en 1:53,522 min. Le record de la catégorie E1 est détenu par Reto Meisel avec un temps de 1:55,030 min, établi en 2022. Simone Faggioli est le pilote le plus titré de la course de côte Saint-Ursanne – Les Rangiers avec neuf victoires au classement général, devant Fredy Amweg (7), Marcel Tarres (6), Lionel Régal (5) et Jo Siffert (4). Parmi les pilotes suisses actuellement au départ, Roland Bossy et Marcel Steiner sont les plus titrés avec deux victoires chacun.
Le coup d’envoi sera donné à Saint-Ursanne le samedi 15 août à partir de 7 h avec les premières séances d’essais. Au total, trois séances d’essais sont prévues; la dernière débutera à 15 h 30. Dimanche, deux manches (à partir de 7 h) sont au programme. Les temps des deux manches seront additionnés à la fin. Le billet coûte 20 francs le samedi et 25 francs le dimanche. Un billet week-end est disponible au prix de 30 francs. L’entrée est gratuite pour les moins de 16 ans. Sur présentation de leur carte de membre, les membres du TCS bénéficient d’un billet week-end à 10 francs.
Pour en savoir plus sur la course de côte de Saint-Ursanne à Les Rangiers, rendez-vous sur https://rangiers.ch
Calendrier du Championnat suisse de course de côte 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, Saint-Ursanne – Les Rangiers
29 et 30 août, Oberhallau*
12 et 13 septembre, Gurnigel
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
*comptent pour le Championnat suisse junior
Il était encore sur la ligne de départ de la course de côte Ayent-Anzère. Et il était également inscrit avec sa Norma M20F dans la catégorie CN pour la classique des Rangiers prévue le week-end prochain. Hier, mardi 11 août, Xavier Vermeille, pilote de voitures de sport originaire de Saignelégier (JU), est décédé de manière inattendue à l'âge de 65 ans.
Vermeille, qui a officié pendant de nombreuses années en tant que commentateur lors des épreuves du Championnat de France des courses de côte, participait au gré de ses envies à des courses en France et en Suisse, comme l'indique le site Internet du CFM Challenge, qu'il avait remporté en catégorie Open CN/3 au volant de ses Norma-BMW en 2023 et 2024.
Sa carrière dans le sport automobile, où le plaisir a toujours été au premier plan, a débuté avec une Alpine A110 en slalom. Ce dessinateur en bâtiment de formation a fait ses premières armes en course de côte au volant d’une Renault 5 Turbo. C’est avec cette voiture qu’il a disputé pour la première fois, en 2000, la légendaire course de côte des Rangiers en tant que pilote de l’Écurie des Ordons. Peu après, il est passé à la Formule 3, avant de trouver sa «vocation» chez les voitures de sport – d’abord avec une Ligier JS49, puis avec la Norma M20F, qu’il a pilotée une dernière fois le dernier week-end de juillet à Anzère.
Auto Sport Suisse adresse ses sincères condoléances à la famille et aux amis proches de Xavier Vermeille.
Avant la classique de Les Rangiers prévue ce week-end, quelques Suisses ont pris part aux courses de côte d’Osnabrück (ALL) et du Mont-Dore (FRA).
Seuls quatre Suisses – nettement moins que ces dernières années – ont pris part le week-end dernier à la 58e édition de la course de côte internationale ADAC d’Osnabrück, l’épreuve la plus septentrionale du Championnat allemand de course de côte. En tant qu’habitué et ancien vainqueur au classement général, Marcel Steiner, au volant de sa Nova Proto Helftec-Honda-Turbo, figurait parmi les favoris, mais a finalement dû se contenter de la quatrième place. Il a tout de même pu monter sur le podium général, composé des cinq pilotes les plus rapides de la journée. Le Français Sébastien Petit s’est imposé comme vainqueur du jour, grâce à la somme de ses deux meilleurs temps obtenus lors des trois manches disputées sur le circuit de deux kilomètres, devant l’Allemand-Slovène Patrik Zajelsnik (tous deux sur Nova Proto Emap Turbo) et l’Allemand Alexander Hin (Osella PA30).
Les nombreux groupes de la catégorie voitures de tourisme étaient moins bien représentés que d’habitude. Là encore, les trois Suisses au départ ont démontré leur talent de pilote en se classant respectivement 19e, 29e et 30e au classement général. «Speedmaster» a décroché, au volant de sa Ford Escort Cosworth, la deuxième place au classement général de toutes les voitures fermées, derrière le Tchèque Dan Michl sur Lotus Elise Hartley, et a remporté le groupe Classique (classement par catégories de cylindrée). Sergio Kuhn (Peugeot 308 TCR), troisième pilote de voiture de tourisme le plus rapide, a également remporté son groupe (Pf4), comme il l’avait déjà fait lors de plusieurs manches du championnat suisse cette année, tout comme Manuel Santonastaso, qui le suivait de près en quatrième position au volant de sa BMW 320 WTCC (Pf3).
Deux autres succès sont à signaler lors de la manche du Championnat de France de course de côte au Mont-Dore, qui faisait autrefois partie du championnat d’Europe de course de côte. Lionel Ryter s’est classé deuxième de sa catégorie au volant de sa Tatuus-Renault, derrière une Tatuus-Honda Masters, et a ainsi décroché la 19e place au classement général. Il n’a toutefois disputé que deux des trois manches organisées. Le vainqueur du jour est Marc Pernot, au volant de la nouvelle Nova Proto NP01 Hartley Turbo, dans la catégorie des voitures de sport jusqu’à deux litres, qui s’est ainsi assuré prématurément son troisième titre consécutif de champion de France de la montagne. Dans le Championnat de France de la Montagne VHC, Guillaume Mathez, au volant d’une Peugeot 309 GTI 16V du groupe A, s’est une nouvelle fois imposé dans son groupe AJ2, composé de cinq véhicules, et s’est ainsi classé cinquième pilote de voiture de tourisme VHC le plus rapide.
Texte : Peter Wyss
Cette année marque le 90e anniversaire de la naissance de Jo Siffert, le 55e anniversaire de sa mort et le 45e anniversaire de la mort tragique du non moins célèbre Herbert Müller («Stumpen Herbie»). Une exposition à Morat (jusqu’au 31 octobre) est consacrée à ces deux grandes figures du sport automobile suisse.
En Suisse, il existe quelques musées qui font battre plus fort le cœur des passionnés de sport automobile. On pense notamment à l’«autobau Erlebniswelt» à Romanshorn (TG), à l’exposition sur la F1 à l’Hôtel Meilenstein à Langenthal (BE) ou au Musée des Transports de Lucerne. De temps à autre, des expositions temporaires méritent également le détour. L’une d’entre elles est ouverte jusqu’au 31 octobre. Elle est consacrée à deux grandes figures du sport automobile suisse: Jo Siffert et Herbert Müller. Siffert, qui aurait fêté ses 90 ans en juillet, a trouvé la mort dans un accident à Brands Hatch il y a 55 ans; Müller (qui aurait eu 86 ans cette année) est décédé il y a 45 ans au Nürburgring.
L’exposition offre une fabuleuse rétrospective sur ces deux figures emblématiques de la course automobile suisse. Et, comme promis, elle s’enrichit régulièrement de nouvelles pièces. Cinq nouveaux véhicules, autrefois pilotés par Siffert et/ou Müller, sont arrivés récemment. Il s’agit notamment d’une Cobra Shelby 427 de 1964, d’une Porsche Carrera 904 GTS de 1964, d’une Abarth 1000 Sport de 1966, d’une Sauber C5 et d’une Ferrari 512 M Sunoco de 1971.
L'exposition, qui se tient à la Halle Murtenbox, Au Tombex 40, 3280 Morat, est ouverte au public tous les week-ends jusqu'au 31 octobre 2026, le vendredi de 14 h à 19 h et le samedi de 14 h à 17 h. Sur demande, les groupes d'intérêt, associations et cercles d'amis peuvent réserver une visite exclusive à l'adresse suivante: reservations@jo-siffert.ch
Comme lors des derniers numéros, nous publions ici quelques articles tirés du magazine trimestriel de l'ASS. Voici donc: Que-fait donc Marcel Fässler?
Marcel Fässler a fêté ses 50 ans le 27 mai. Le pilote schwyzois est toujours resté impliqué dans le sport automobile. Après avoir pris sa retraite sportive, en 2021, il a endossé, parallèlement à son activité d’instructeur de conduite au TCS, le poste de Head of Racing chez Sportec AG, à Höri (ZH). À ce titre, le triple vainqueur des 24 Heures du Mans a assumé diverses fonctions, notamment la direction du département sport automobile de la Porsche Sports Cup Suisse, la promotion de la relève et le coaching des pilotes. «J’ai quitté la partie administrative fin 2025», précise Fässler, «mais je m’occupe toujours du coaching au sein de la PSCS et de la Sportec Academy.»
Le jeune quinquagénaire était tombé dans la marmite il y a plus de quatre décennies, c’était inscrit dans ses gènes. Son père Fridolin, jadis double champion IKSM, avait transmis sa passion pour le pilotage au petit Marcel avant ses 10 ans. Après des années de karting (de 1985 à 1993), Fässler fut le seul non-Français à décrocher un volant de Formule Campus à l’École Winfield. Il s’était classé 3e en 1995. À 19 ans – peu avant son examen final de décorateur d’intérieur –, le pilote d’Einsiedeln avait déjà un pied en sport automobile professionnel. Ayant su convaincre également en Formule Renault, il a décroché un contrat de deux ans en Formule 3 française. Là aussi, il a brillé et atterri finalement en F3 allemande, où il se classait brillamment 2e en 1999, avec quatre victoires pour le team Bemani. Les succès de Fässler n’ont pas échappé à Norbert Haug, alors directeur sportif de Mercedes. En 2000, il lui ouvrait les portes du DTM. Marcel y remportait sa première victoire en 2001, à Oschersleben. Et en 2003, il terminait 3e du classement général.
En 2004, Marcel Fässler rejoignait Opel, où sa carrière sportive marqua le pas: «Elle a bien failli prendre fin», confesse-t-il. Il s'est alors battu pour revenir au premier plan grâce à une première participation au Mans (2006) et à une victoire aux 24 Heures de Spa (2007), au volant d'une Corvette. Le reste appartient à l’histoire. Avec Audi, Fässler a gagné trois fois dans la Sarthe, en 2011, 2012 et 2014. Il a également remporté le CM d’endurance en 2012, les 12 Heures de Sebring en 2013 et les 24 Heures de Daytona en catégorie GT, à nouveau avec une Corvette.
Depuis des années, Marcel Fässler vit à Gross, près du lac de Sihl, avec son épouse Isabel et quatre filles qui prennent peu à peu leur envol. Il cultive les valeurs traditionnelles, «probablement parce que mes parents m’ont bien éduqué.» Outre Le Mans, il estime que sa plus grande réussite est d’avoir pu évoluer en sport automobile professionnel pendant plus de 20 ans. Quand son emploi du temps le lui permet et qu’il n’a pas mal au dos, il enfourche son vélo de course, fait de la moto ou du ski de fond. Ou alors il s’occupe de sa bière artisanale, dont le nom en dit long: Flat out, pleins gaz.
Du point de vue suisse, le dernier week-end de juillet a été quelque peu «en demi-teinte». Il en a été tout autrement pour les pilotes suisses évoluant à l’international lors du premier week-end d’août, ce qui s’explique peut-être par la fête nationale…
Il lui manque encore 2,5 points. Mais Ricardo Feller est en bonne voie pour prendre la tête du classement général du GT World Challenge dans la catégorie Sprint. Lors du troisième des cinq week-ends de course à Magny-Cours (FRA), le pilote originaire d’Argovie a décroché sa deuxième victoire de la saison. Pour ce pilote Porsche de 26 ans, il s’agit au total de son troisième podium dans ce championnat. Avec son coéquipier danois Bastian Buus, il occupe désormais la 2e place. Un arrêt au stand parfaitement chronométré et exécuté par l’équipe de Feller, Lionspeed GP, a été déterminant pour cette troisième victoire de la saison. Patric Niederhauser a complété le succès suisse dimanche en décrochant la 3e place. Pour le Bernois, il s’agit du meilleur résultat en Sprint Cup après un début de saison difficile.
Au Nürburgring (Allemagne) également, un Suisse au volant d’une Porsche 911 GT3 est monté sur le podium. Si Alex Fontana a manqué de peu le podium général en terminant quatrième de la Ruhr-Pokal, qui fait partie du championnat NLS, il a toutefois facilement décroché la deuxième place au classement ProAm. Christoph Lenz a lui aussi pu célébrer une victoire de catégorie au volant d’une Audi R8 LMS GT3. Tout comme Manuel Metzger au volant d’une Porsche 911 GT3 Cup et Ranko Mijatovic au volant d’une BMW M2 de Hofor Racing.
Il a dû attendre longtemps. C'est finalement à la septième tentative que cela a fonctionné. Louis Delétraz, pilote d'usine Cadillac, a décroché son premier podium dans le championnat IMSA, où la concurrence est très rude. Le Genevois a terminé troisième lors de la course de 6 heures à Elkhart Lake, aux côtés de son coéquipier américain Jordan Taylor. Grâce à la victoire de la voiture jumelle pilotée par Filipe Albuquerque et Ricky Taylor, cette course à Wisconsin a été la plus fructueuse pour Cadillac ces deux dernières années. À deux courses de la fin, Delétraz occupe la 9e place au classement général. «Un grand merci à Cadillac, un grand merci à Wayne Taylor Racing», a déclaré Delétraz après la course. «Bien sûr, c’est un peu décevant. Nous avons fait une course tellement bonne et solide. Je m’excuse pour mon erreur pendant la phase de drapeau jaune. J’ai été le premier à arriver sur le lieu de l’accident et j’ai simplement effectué une manœuvre d’évitement pour ne pas percuter la voiture de sécurité qui se trouvait au milieu de la piste. Je suppose que c’est pour cela que j’ai reçu cette pénalité.»
Dans la catégorie GTD également, les Suisses ont eu de quoi se réjouir. Le champion en titre, Philip Ellis, a décroché sa troisième victoire de la saison. Le duo en tête du classement général n’ayant terminé qu’à la 11e place, le pilote de Zoug a considérablement amélioré ses chances de conserver son titre.
En FIA Formule 4 CEZ, toutes les victoires de la course disputée à Most (CZE) sont revenues à l’écurie suisse Jenzer Motorsport. La première manche a été remportée par le Tchèque Max Karhan. Les autres victoires, ainsi que celle de la finale, sont revenues à l’Allemand Elia Weiss. Le meilleur pilote de l’écurie Maffi Racing a été le Danois David Walther, qui a terminé troisième. Le meilleur pilote suisse a été Georgiy Zasov (également chez Jenzer). Le champion suisse de karting de l’année dernière dans la catégorie OK Senior a terminé dixième en finale.
Mercredi 22 juillet Heinrich «Heiri» Keller, ancien pilote de course et mécène dont la grande passion était le sport automobile, est décédé à l’âge de 95 ans. Cet entrepreneur prospère de Gümlingen, actif dans le secteur du bâtiment, a non seulement soutenu des pilotes locaux talentueux tels que Peter Arm, Ruedi Frei ou Benjamin Studer, mais il a également permis à Ruedi Eggenberger, entre autres, de créer sa propre entreprise. De nombreux autres pilotes ont également bénéficié du soutien de Keller. C’est notamment le cas d’Herbert Müller. Keller a notamment aidé «Stumpen-Herbie» à acquérir sa De Tomaso Pantera.
Originaire de Suisse orientale, Keller a lui-même participé à des courses dans les années 1970. Il avait un penchant pour les voitures de grosse cylindrée. Ainsi, après avoir piloté une Camaro du Groupe 1, Keller a également pris le volant de l’ancienne Pantera de Müller, puis, à plusieurs reprises, d’une Ferrari 512M issue de l’écurie de Müller, tant au championnat suisse qu’à l’étranger. C'est en 1975 qu'il a remporté son plus grand triomphe en s'imposant lors de la course de 4 heures de Jarama (ESP) aux côtés de Paul Keller (sans lien de parenté) au volant d'une BMW 3.0 CSL.
Son entourage proche a décrit Keller comme un battant. Sa volonté de s’investir, son esprit d’entreprise, son sens du sport et son caractère sociable l’ont particulièrement marqué. Auto Sport Suisse présente ses sincères condoléances à la famille de «Heiri» Keller. Conformément à ses dernières volontés, il n’y aura ni cérémonie funéraire ni service d’adieu.
À Anzère, ce n'était pas seulement la mi-parcours du Championnat suisse de course de côte, mais aussi de la Coupe suisse de montagne a disputé quatre des huit courses prévues. Ludovic Monnier et Stephan Burri sont en tête, sans avoir perdu le moindre point.
La Coupe suisse de montage pour les véhicules de petite cylindrée s’avère cette année encore très équilibrée. La course de côte d’Anzère a marqué la mi-parcours. Quatre des huit manches sont déjà terminées – deux pilotes affichent encore un sans-faute: Ludovic Monnier (VW Golf) et Stephan Burri (VW Scirocco). Monnier occupe pour la première fois la tête du classement de la coupe. Burri connaît déjà cette sensation. En 2023, le Bernois, qui s’est installé en Thurgovie il y a environ sept ans en raison de son métier de garagiste, avait remporté la coupe des voitures de tourisme jusqu’à 2 litres. Les deux pilotes totalisent 80 points.
Monnier (au volant de la Golf Turbo de Danny Krieg, vainqueur de la Coupe de montagne de l’année dernière) domine, comme prévu, ses adversaires dans la catégorie E1 jusqu’à 2000 cm³. À Hemberg, il a largement devancé Kurt Tschirky (Opel Kadett) avec plus de six secondes d’avance. À La Roche également, le natif du canton de Vaud a terminé avec 5,6 secondes d’avance sur l’Opel du rapide Sébastien Coquoz. À Reitnau, le premier poursuivant de Monnier était Ruedi Fuhrer au volant d’une Honda CRX (+6,2 sec). À Anzère, c’est à nouveau Coquoz qui a mis le plus de pression, se rapprochant à 4,3 secondes de Monnier, mais sans turbo, il ne peut battre Monnier que si celui-ci commet une erreur ou rencontre un problème technique. Cela est arrivé qu'une seule fois jusqu'à présent. Heureusement pour lui, c'était lors d'une course de côte en France qui ne comptait pas pour le championnat. «Là-bas, la fixation au châssis s'est cassée», explique Ludovic.
Dans la catégorie Interswiss jusqu'à 2 litres, Burri doit surveiller plusieurs adversaires à la fois. Mais avant tout Arnaud Donzé au volant de sa VW Golf. Le Jurassien est généralement toujours dans le sillage de Burri. À Hemberg, l’avance de Burri était de 1,6 seconde, à La Roche de 1,4 et à Reitnau de seulement 0,9 seconde. Ce n’est qu’à Anzère que Burri a pu respirer un peu, avec 6,1 secondes d’avance sur ses poursuivants.
Mais Monnier dispose d’un autre atout dans son jeu. Si les deux pilotes VW restent en tête sans avoir perdu de points après huit courses, ce sont les classements au SCRATCH qui détermineront l’attribution du titre. Et dans cette catégorie, Monnier a légèrement l’avantage.
Comparaison Monnier vs Burri au SCRATCH:
Hemberg: Monnier 12e, Burri 21e.
La Roche: Monnier 16e, Burri 23e.
Reitnau: Monnier 9e, Burri 14e.
Anzère: Monnier 15e, Burri 19e.
À mi-parcours, Hans-Peter Eller occupe la 3e place du classement intermédiaire au volant de son Opel Kadett C vert vif de la catégorie E1 jusqu’à 1,6 litre. Andreas Helm est quatrième dans sa VW Polo. «Helmi» est également invaincu jusqu’à présent dans la catégorie IS jusqu’à 1,4 litre. Il n’a toutefois obtenu que la moitié des points lors de la dernière épreuve à Anzère, car trop peu de concurrents avaient pris le départ dans son groupe. La 5e place revient pour l’instant à Werner Rohr avec sa Toyota Corolla (IS jusqu’à 1,6 litre). Rohr a perdu des points à La Roche (derrière Martin Howald et Christophe Oulevay). À Reitnau également, Howald s'est montré plus rapide. À la 6e place, on retrouve ex æquo Arnaud Donzé et Thomas Zürcher au volant d'une Renault Clio. Ce dernier figurait lui aussi parmi les leaders jusqu'à Anzère. L'accident survenu en Valais lui a coûté la première place qu'il occupait jusque-là. Les autres pilotes du top 10: 8e Stefan Schöpfer (Audi 50), 9e Beat Rohr (Renault Clio), 10e Beat Oertig (Peugeot 106).
Les champions précédents de la Coupe suisse de montagne
2014 Martin Bürki, VW Polo
2015 Martin Bürki, VW Polo
2016 Danny Krieg, Audi A4
2017 Giuliano Piccinato, Honda Integra Type R
2018 Martin Bürki, VW Polo
2019 Philip Krebs, Renault Clio
2020 (pas de championnat en raison du Covid)
2021 (pas de championnat en raison du Covid)
2022 Martin Bürki, VW Polo
2023 Stephan Burri, VW Scirocco
2024 Jean-François Chariatte, Fiat X1/9
2025 Danny Krieg, VW Golf Rally
Il reste encore une course à disputer dans le cadre du Championnat suisse junior: le 30 août à Oberhallau. L'issue de la compétition n'est pas encore tranchée. Mais il n'y a plus qu'un seul pilote capable d'empêcher Alessandro Grispino de remporter le titre.
Lors de la finale du Championnat suisse junior à Oberhallau (29 et 30 août), Alessandro Grispino ne peut en réalité être battu que par lui-même. Grispino, qui a remporté de manière surprenante mais très souveraine le titre de champion suisse de slalom en 2025, a tous les atouts en main. Il est le seul à avoir totalisé le maximum de points après sept des huit courses comptant pour le championnat junior. S’il marque également des points lors de la course de côte à Oberhallau, le titre lui est assuré. Seul un zéro de Grispino lors de la dernière course pourrait relancer le suspense.
Dans un tel cas, ce ne seraient toutefois pas ses poursuivants directs, Steven Chiquita, qui compte actuellement dix points de retard sur Grispino, ni Hugo Mascaro (tous deux sur BMW), qui accuse un retard de 20 points sur le pilote de Renault Clio, qui pourraient encore empêcher Grispino de remporter le titre. Seul le pilote de Formule 3 Ursanne Salomon pourrait encore rattraper Grispino. Salomon, actuellement quatrième au classement général, atteindrait également les 150 points s’il remportait la victoire dans son groupe et que Grispino ne marquait aucun point. Étant donné que, dans chaque discipline (slalom et course de côte), les juniors ont un résultat à biffer, les deux auraient à ce moment-là les mêmes résultats écartés. Dans un tel cas, ce seraient alors (argument suivant) les adversaires battus qui compteraient dans le classement général (SCRATCH). Et c’est là que Salomon devancerait Grispino.
Compte tenu de la régularité de Grispino, il est très improbable que ce cas de figure se présente à Oberhallau. Le pilote de 25 ans, originaire de Steinen dans le canton de Schwyz, a déjà prouvé l’année dernière (et cette saison également) lors du Championnat suisse des slaloms qu’il ne se laisse pas déstabiliser facilement. De plus, sa Renault Clio R3 ne l’a jusqu’à présent très, très rarement laissé tomber. Et lorsque cela s’est produit, ce mécatronicien de formation a su résoudre le problème avec brio.
Pour Salomon, il ne s’agit donc probablement «que» de la 2e place. Il peut toutefois la décrocher par ses propres moyens en remportant la course chez les monoplaces et en atteignant 150 points. En effet, Chiquita totalisera au mieux (après déduction des deux résultats à retirer) 145 points, et Mascaro 135. L’un des deux pilotes BMW – et c’est ce qui rend la course passionnante à Oberhallau, car les deux s’affrontent directement – pourrait donc encore être écarté du podium général.
À propos du Championnat suisse junior: depuis deux ans, Auto Sport Suisse organise un championnat junior dans le cadre des championnats suisses des slaloms et de course de côte. Sa particularité: les pilotes peuvent y participer avec leurs propres voitures (voitures de tourisme jusqu’à 2,5 litres / voitures de course jusqu’à 2 litres). Le classement est établi sur la base de quatre slaloms et de quatre courses de côte. Tous les pilotes titulaires d’une licence NAT ou INT délivrée par l’ASS peuvent y participer. Les participants ne doivent pas avoir plus de 25 ans (année au cours de laquelle ils atteignent l’âge de 25 ans). Le classement est établi en tenant compte de deux résultats à biffer: un lors d’un slalom, l’autre lors d’une course de côte. Le champion ou la championne est celui ou celle qui totalise le plus de points toutes disciplines confondues. En 2024, Jannis Jeremias (VW Polo) a remporté le titre, tandis qu’en 2025, c’est Lionel Ryter (Formule Renault) qui a remporté le championnat. Tous deux ont obtenu leur licence de course gratuitement l’année suivante.
Sur la scène internationale, les succès des pilotes suisses ont été un peu moins nombreux que d'habitude ce week-end.
Le Championnat du monde de Formule E 2025/2026 se dirige vers sa grande finale à Londres (GBR) les 15 et 16 août. Le Genevois Edoardo Mortara fait partie de ceux qui ont encore toutes leurs chances de remporter le titre, même si sa situation s’est détériorée le week-end dernier lors du double meeting à Tokyo (JAP). Après une 5e place lors de la première course, Mortara s’est élancé dimanche sur piste mouillée depuis la pole position pour la quatrième fois cette saison (un record!). Malgré quelques tours en tête, le pilote Mahindra n’a pas réussi à convertir cette bonne position de départ en points précieux. Il a d’abord été dépassé en raison d’une pression de pneus non optimale, puis s’est retrouvé pris dans une collision en chaîne en fin de course, ne marquant ainsi aucun point. «J’ai pris le départ avec le réglage pluie, et ce n’était pas la bonne décision», a déclaré Mortara. «C’est décevant de repartir les mains vides lors d’une telle journée, qui commence par la pole position.» Au classement général, «Edo» occupe la 5e place, à 30 points du leader Jake Dennis. Nico Müller a terminé les courses au Japon aux 18e et 7e places. Sébastien Buemi s’est classé respectivement 14e et 15e. Les victoires à Tokyo sont revenues à Dan Ticktum (GBR) et au coéquipier de Mortara, Nyck de Vries (NED).
Ce week-end, lors de la manche du DTM à Oschersleben (Allemagne), les pilotes suisses ont eux aussi fait preuve d'une performance plutôt modeste. Ricardo Feller (Porsche) a terminé respectivement 10e et 8e et a perdu quelques places au classement général (il occupe désormais la 14e place). Les deux pilotes d’Emil Frey, Thierry Vermeulen (9e/15e) et Mateo Cairoli (11e/10e), n’ont quant à eux jamais vraiment trouvé leur rythme. Les vainqueurs d’Oschersleben sont Thomas Preining (AUT) et Mirko Bortolotti (ITA).
Les pilotes suisses de Formule 4 ont marqué des points en Italie. Lors de la quatrième manche du championnat italien au Mugello, Florentin Hattemer (Trident) a terminé 6e de la première course, dixième lors de la deuxième manche et 19e en finale. Levi Arn (Jenzer Motorsport) s’est classé 22e, 9e et 14e. Andreas Lo Bue (Maffi Racing) a manqué la finale après s’être classé 23e et 25e. Le meilleur pilote Jenzer a été Bader Al-Sulaiti. Le jeune Qatari a terminé deuxième de la troisième manche préliminaire et septième en finale. L'Allemand Elia Weiss (également sous contrat chez Jenzer) s'est élancé deux fois en pole position, mais n'a pas su tirer parti de cette bonne position de départ et a abandonné lors des deux courses.
Chiara Bättig, pilote junior Red Bull, était également en action ce week-end en Formule 4 britannique. Lors de la sixième manche à Thruxton (GBR), elle a terminé 13e, 8e et 9e.
Au total, Roland Salomon a remporté 15 titres de champion au volant de voitures de course. Onze d’entre eux, toutefois, l’ont été dans sa jeunesse, alors qu’il pilotait avec passion des «Speed Model Cars». Salomon a été sacré trois fois champion d’Europe dans sa catégorie et deux fois champion du monde. Ce n’est qu’en 1963 que cet entrepreneur bernois est passé aux quatre grandes roues, en commençant par une Citroën 2CV classée en course automobile en raison de son allègement extrême. Puis vinrent une Ford Anglia «tuné» et, peu après, sa première voiture de course. Dès la Formule 3 (avec 1000 cm³), Salomon s’imposait déjà comme un adversaire redoutable pour bon nombre de professionnels. Aux côtés de Clay Regazzoni et de Jürg Dubler, il remporta en 1968 la Coupe d’Europe des nations disputée à Hockenheim pour la Suisse.
C'est à la fin des années 1960 et au début des années 1970 que Salomon a remporté ses plus grands succès au championnat suisse. En 1969, il a décroché son premier titre de champion suisse dans la catégorie des voitures de course avec la Tecno F3. En 1970, Salomon remporta, au volant de la Tecno F2 1600, la Coupe des montagnes suisses, précurseur de l'actuel championnat de course de côte. Son passage en Formule 2 ne porta toutefois ses fruits qu'en 1973, avec un deuxième titre de champion de Suisse, cette fois au volant d'une nouvelle March-BMW 732 et les cheveux déjà grisonnants. L'année suivante, il a réussi à défendre son titre avec la même voiture dans le championnat qui comprenait alors des courses sur circuit et des courses de côte; il a également obtenu quelques résultats honorables dans le très disputé championnat d'Europe de Formule 2, après quoi Salomon a pris une année sabbatique loin de la compétition.
En 1976, le président de longue date du légendaire SAR (Schweizer Autorennsportclub) fit son retour sur les circuits sous le pseudonyme de «Ruby», au volant d’une Modus Formula Atlantic. Au volant de la voiture conçue par le Suisse Jo Marquard, Salomon a réalisé des temps prodigieux, si bien que l’identité de «Ruby» a rapidement été dévoilée. Le légendaire magazine de sport automobile «powerslide» estimait à l’époque qu’il n’avait sans doute jamais aussi bien piloté que cette année-là, alors qu’il avait déjà 41 ans. Bien que Salomon se soit en réalité retiré après son quatrième titre de champion de Suisse, il se laissa convaincre en 1978 de participer à la nouvelle Coupe suisse Renault 5 – un intermède qui marqua la fin peu glorieuse de sa carrière par ailleurs couronnée de succès et lui fit prendre conscience que ce genre de voitures de route ne lui convenait vraiment pas comme véhicules de course.
Côté sport, Salomon s'est tourné vers la Cresta Run de Saint-Moritz, où il a dévalé la piste de skeleton à toute allure jusqu'à l'âge de 80 ans. Ce qu'il appréciait particulièrement, c'était la convivialité au bord de la piste, notamment au Dracula Club. Ce senior plein d’entrain continuait d’apprécier la convivialité, mais de manière plus modérée et plus calme. C’est ainsi qu’en février 2025, à l’occasion de son 90e anniversaire, ce bon vivant a fêté, entouré de sa famille et de nombreux amis dans une cave gastronomique bernoise, l’arrivée réussie à la dernière décennie de sa vie riche en rebondissements et souvent pleine d’aventures. Samedi dernier, il a fait une chute dans la salle de bains de sa maison de retraite à Frauenkappelen et s’est gravement blessé; il a succombé à ses blessures peu après. Roland Salomon laisse derrière lui son épouse Denise, qu’il connaissait depuis très longtemps et qu’il avait épousée en 2017, sa belle-fille Alannah et sa fille Eliane, issue d’un premier mariage.
Texte: Peter Wyss
Après la première manche disputée sur piste mouillée, la course de côte Ayent-Anzère laissait présager une surprise. Mais grâce à deux manches impeccables sur piste sèche, Robin Faustini a remis les choses en ordre. Hermann Bollhalder s'est imposé haut la main dans la catégorie des voitures de tourisme.
Certains pilotes n’auraient pas vu d’inconvénient à ce qu’il pleuve également l’après-midi hier. En tête de file, le héros local Victor Darbellay au volant de sa Nova-Proto 2 litres. Le Valaisan, qui fêtera ses 31 ans la semaine prochaine, avait littéralement «trempé» la concurrence lors de la première manche de la course de côte Ayent-Anzère avec un temps de 1:38,691 min. Même le double champion suisse de course de côte Robin Faustini a dû s’avouer clairement vaincu, avec 2,6 secondes de retard sur Darbellay. Mais Darbellay n’était pas le seul à arborer un large sourire après la première manche. Son compatriote valaisan Lionel Ryter s’est lui aussi surpassé sous la pluie (et dans le brouillard): au volant de sa «petite» Formule Renault, il a signé le cinquième meilleur temps et a même devancé un pilote du calibre de Marcel Steiner au volant de la Nova NP01.
Au final, la 48e édition de la course de côte reliant Ayent à Anzère n’a toutefois pas vu triompher un pilote valaisan. Vers 14 heures, à la grande joie des spectateurs, le temps s’est éclairci, garantissant des conditions sèches pour le reste de la course. La voie était ainsi libre en tête pour Faustini, vainqueur en série. Mais celui-ci devait se battre sur plusieurs fronts. Premièrement, après le résultat de la première manche, il ne pouvait se permettre aucune erreur. Deuxièmement, il avait dans son sillage un pilote très rapide, Joël Volluz, de retour au volant de sa Norma M20FC. Et troisièmement, le jeune Argovien a connu des problèmes avec son moteur Emap lors des manches 2 et 3. «Je m’inquiétais pour le moteur», explique Faustini. «À partir d’une certaine température, je ne disposais plus de la pleine puissance et, pour gagner, j’ai dû rouler absolument à la limite.» Avec des temps de 1:23,9 et 1:23,4 min, Faustini a décroché sa 19e victoire générale d’affilée. Volluz n’a pas pu lui tenir tête lors de la dernière manche avec un temps de 1:24,9 min, mais s’est tout de même montré satisfait de sa deuxième place. «Ces derniers jours ont été très difficiles. J’ai récupéré le moteur in extremis. Lors de la troisième manche, j’ai malheureusement commis deux petites erreurs. Mais je suis très heureux de cette deuxième place.» Et Darbellay? Le vainqueur de la première manche n’a rien pu faire face aux voitures de 3 litres, plus puissantes, malgré un nouveau record de la catégorie des 2 litres, mais il a une fois de plus prouvé sa classe en décrochant la troisième place. En additionnant ses deux meilleurs temps, Darbellay n’était qu’à six dixièmes de seconde de Volluz.
Même s’il n’était pas encore satisfait, Steiner, quatrième, a lui aussi réussi à progresser lors des manches 2 et 3. Il lui manquait certes 2,6 secondes pour monter sur le podium. Mais après avoir secoué la tête sous la pluie, Steiner a retrouvé un peu de bonne humeur l’après-midi. «Sur piste mouillée, je n’ai pas été assez agressif. Mais je ne voulais surtout pas abîmer la voiture. Le fait que nous ayons pu disputer trois manches malgré la pluie et les retards m’a sauvé. Les manches 2 et 3 se sont plutôt bien passées, mais il me manque encore de la confiance.» La 5e place au classement SCRATCH est revenue à Michel Zemp. Le Lucernois s’est montré satisfait de ses temps: «J’ai été plus rapide que l’année dernière. Mais l’écart avec Victor était un peu trop important.»
Pour Ryter, sa course à domicile s’est terminée à la 6e place. Le jeune Valaisan s’est ainsi une nouvelle fois imposé comme le pilote de Formule le plus rapide. Lors de la deuxième manche, il a amélioré de près d’une seconde le record de catégorie établi par Joël Burgermeister en 2022, en signant un temps de 1:31,2 min. Les autres places du top 10 ont également été remportées par des pilotes de voitures de sport ou de Formule. 7e place: Ursanne Salomon (Formule 3), 8e place: Jean-Jacques Maitre (Nova NP01), 9e place: Roland Bossy (Formule 3), 10e place: Fabrice Jolidon (Osella PA20S). Le résultat de Samuel Métroz est une fois de plus remarquable. Au volant de la petite Formule Arcobaleno de 998 cm³, ce Valaisan a lui aussi établi un nouveau record de catégorie. L'ancien record était détenu par nul autre que Victor Darbellay…
Dans la catégorie des voitures de tourisme, après des courses mouvementées à Anzère, la question se pose: par où commencer? Roger Schnellmann était en réalité le favori pour la victoire du jour en Valais. Mais sa Mitsubishi Evo 8 lui a causé des soucis pour la troisième fois (après La Roche et Reitnau). Dès samedi soir, le pilote de Schwyz a dû installer un arbre de transmission de fortune. Mais celle-ci n’a pas résisté aux contraintes: dès la première manche, la journée était à nouveau terminée pour Schnellmann. Le leader du classement général, Bruno Sawatzki, a lui aussi quitté Anzère sans marquer le moindre point. Le pilote de la vallée du Rhin a dévié de la trajectoire dans la section de montée rapide au niveau du «Bus-Stop» et a dû abandonner sa Porsche, fortement endommagée. Le champion des voitures de tourisme de 2023 et 2024 perd ainsi la tête du championnat. «C’était ma faute», a déclaré Sawatzki sans détour. «J’allais un tout petit peu trop vite à cet endroit sur la chaussée mouillée.»
Comme annoncé dans l’avant-première, c’est Hermann Bollhalder qui a pris le relais. Le pilote originaire de Wattwil s’est surpassé à Anzère (comme en 2025) et a été le seul pilote à rouler deux fois sous la barre des 1:40 min avec un toit au-dessus de la tête. Le pilote de l’Opel Speedster a ainsi décroché sa première victoire nationale du jour en catégorie voitures de tourisme. En prime, il a établi un nouveau record de catégorie en 1:38,944 min – chapeau! Remo Fischer a terminé deuxième de la catégorie E1. Son Escort-Gabat, véritable bolide, s’est classée 13e au classement général (SCRATCH), deux places derrière Bollhalder. Fischer a manqué la barre des 1:40 min de justesse, à un dixième de seconde près. Ludovic Monnier s’est lui aussi illustré au volant de sa VW Golf. À l’instar de Bollhalder, il a établi un nouveau record de catégorie et s’est adjugé la victoire dans la catégorie E1 jusqu’à 2 litres devant Sébastien Coquoz (Opel Kadett) et Fabien Houlmann (Peugeot 205).
Stephan Burri est le nouveau leader du championnat des voitures de tourisme: au volant de sa VW Scirocco, il a remporté la catégorie Interswiss avec une avance confortable sur Arnaud Donzé (VW Golf). Là encore, le classement était tout autre après la première manche disputée sous la pluie. Sur piste mouillée, c’est Dominic von Rotz qui s’était montré le plus rapide au volant de son Audi A4 à quatre roues motrices. Mais sur piste sèche, Burri a renversé la situation en sa faveur. Il a manqué son propre record de catégorie de huit dixièmes de seconde, avec un temps de 1:42,895 min. Grâce à une nouvelle victoire de groupe en TCR, le rapide Sergio Kuhn, au volant de sa Peugeot 308, a lui aussi maintenu ses ambitions de titre. Seuls trois points séparent le pilote de 32 ans, originaire de Pfäffikon (ZH), de Burri.
Dans la Coupe suisse de montagne (pour les voitures de tourisme jusqu’à 2 litres) également, Anzère a réduit le nombre de prétendants de quatre à deux. Monnier et Burri restent en tête, toujours sans avoir perdu de points. Hans-Peter Eller (Opel Kadett) occupe désormais la troisième place. Andreas Helm, au volant de sa VW Polo, a chuté à la 4e place. Il s’est certes imposé une nouvelle fois dans la catégorie IS jusqu’à 1,4 litre, mais n’ayant affronté que trois adversaires, il n’a obtenu que la moitié des points. Thomas Zürcher a quant à lui connu zéro points. Après la première manche, le neuf fois vainqueur de la Renault Classic Cup était encore en tête. Mais lors de la deuxième manche, il a lui aussi été victime d’un accident, ce qui l’a fait chuter à la 6e place de la Coupe de montagne. C’est Beat Rohr qui s’est adjugé la victoire en RCC.
Chez les juniors, Alessandro Grispino occupe la tête du classement après avoir remporté une nouvelle victoire dans sa catégorie. Il est suivi, aux 2e et 3e places, par les pilotes BMW Steven Chiquita et Hugo Mascaro.
Vous trouverez la liste complète des vainqueurs de chaque catégorie à Anzère dans le tableau ci-dessous: Patric Kuster (Toyota GR Yaris, Super Série Comp. jusqu'à 3 000 cm³), Pierre Mürner (Porsche GT3, Super Série Comp. jusqu'à 3 500 cm³), Frédéric Fleury (Martini MK52, Catégorie H Monoplace), Valentin Nicolet (Citroën Saxo VTS, Catégorie H jusqu'à 1 600 cm³), Luca Moinat (Opel Kadett, Gr. H jusqu’à 2 000 cm³), Alain Pfefferlé (Porsche 911 RSR, Gr. H jusqu’à 3 000 cm³), Joël Pitteloud (Opel Astra, Gr. H Classic jusqu’à 2 000 cm³), Vincent Gabbud (Honda Integra, N/ISN/R1), Jonathan Droz (Peugeot 208, A/ISA/R2/R3 jusqu’à 1 600 cm³), Alessandro Grispino (Renault Clio, A/ISA/R2/R3 jusqu’à 2 000 cm³), Xavier Craviolini (Renault Clio, RC3), Sergio Kuhn (Peugeot 308, TCR), Hanspeter Thöni (Peugeot 106, PSA Gr. N), Ramon Hänggi (Citroën Saxo VTS, PSA Gr. A), Jürg Brunner (Renault Clio 2, RCC), Beat Rohr (Renault Clio 3, RCC), Vincent Regard (Suzuki Swift GTI, E1 jusqu’à 1 400 cm³), Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu’à 1 600 cm³), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2 000 cm³), Jonas Magnin (Honda Civic, E1 jusqu’à 2 500 cm³), Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu’à 3 000 cm³), Julien Lonfat (Mitsubishi Colt Evo, E1 jusqu’à 3 500 cm³), Remo Fischer (Ford Escort Cosworth, E1 plus de 3 500 cm³), Andreas Helm (VW Polo, IS jusqu’à 1 400 cm³), Werner Rohr (Toyota Corolla AE86, IS jusqu’à 1 600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu’à 2 000 cm³), Ferdi Waldvogel (BMW M3 E30, IS jusqu’à 2 500 cm³), Dominic von Rotz (Audi A4 Quattro, IS jusqu’à 3 500 cm³), Xavier Vermeille (Norma M20F, CN jusqu’à 2 000 cm³), Vincent Caro (TracKing RC01B, E2 Silhouette), Samuel Métroz (Formule Arcobaleno, E2-SS jusqu'à 1 600 cm³), Lionel Ryter (Formule Renault, E2-SS jusqu'à 2 000 cm³), Roland Bossy (Tatuus F3-T318, E2-SS jusqu’à 3 000 cm³), Michaël Rollat (Spire GT3, E2-SC jusqu’à 1 000 cm³), Victor Darbellay (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 2 000 cm³), Robin Faustini (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 3 000 cm³).
Dans la catégorie REGionale, c’est d’un cheveu que le meilleur temps absolu de la journée a été décroché à Anzère. Il revient à Mattia Stacci sur une BMW M3 E30. Au cumul des deux manches, il a devancé Patrick Jakober, au volant d’une VW Golf, de quatre millièmes de seconde. Le troisième meilleur temps a été réalisé par Michael Meneghel, également au volant d’une VW Golf.
Et voici la suite du calendrier:
14-16 août, St-Ursanne – Les Rangiers
29-30 août, Oberhallau*
12-13 septembre, Gurnigel
19-20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
* comptent pour le championnat suisse junior
Le «Petit Susten» ouvre ses portes au public pour la 81ème Course de Côte Internationale St-Ursanne - Les Rangiers.
Bonne nouvelle à Saint-Ursanne: la zone réservée aux spectateurs «Petit Susten», très appréciée, sera à nouveau ouverte cette année à l'occasion de la 81e édition de la course de côte reliant Saint-Ursanne aux Rangiers (15 et 16 août).
Merci à tous de respecter les consignes des organisateurs: suivre exclusivement le balisage pour se rendre à l’emplacement – rester dans l’espace banalisé – pas de feu – pas de cigarette – pas de creusage – pas d’élagage – pas de détritus laissé sur le terrain.
Il n’y a pas de buvette sur le terrain. Ravitaillement possible à la cantine des pilotes aux Malettes avant de descendre et / ou à la cantine d’arrivée, en tout temps.
L'ASA St-Ursanne – Les Rangiers remercie le propriétaire de la parcelle et invite le public à venir nombreux vivre cette édition depuis un point de vue exceptionnel.
La Porsche Sports Cup Suisse est entrée dans la deuxième moitié de la saison sur le Red Bull Ring avec des courses palpitantes. En GT3 Cup, le pilote local Felix Neuhofer a pu savourer ses deux victoires au volant de sa 911 GT3 Cup.
Jack Sherwood, leader du championnat, a connu un week-end difficile sur les 4,318 kilomètres du Red Bull Ring: le Britannique n'a clairement pas fait le poids face à Felix Neuhofer en Styrie. Au volant de la Porsche 911 GT3 Cup l'Autrichien a engrangé le maximum de points grâce à deux pole positions, deux meilleurs tours en course et deux victoires. Lors de la première manche, Sherwood a franchi la ligne d'arrivée en deuxième position, mais a écopé de dix secondes de pénalité pour avoir trop souvent dépassé les limites de la piste. Cette sanction l'a relégué au troisième rang. Il a dû prendre le départ de la deuxième course depuis la cinquième place au lieu de la deuxième, car il avait besoin de nouveaux pneus. Le pilote de 20 ans est certes remonté jusqu'à la troisième place, mais il a de nouveau été pénalisé pour avoir dépassé les limites de la piste. Il a finalement été classé quatrième. Sherwood a néanmoins conservé la tête du championnat GT3 Cup, tandis que Neuhofer est passé devant Gregor Burkard pour s'emparer de la deuxième place.
Burkard n'a pas engrangé le moindre point lors de la première manche: la course du Suisse s'est terminée au septième tour à la suite d'une collision. Lors de son deuxième départ de la journée, il est passé de la quatrième à la deuxième position, place qu'il a conservée jusqu'à l'arrivée. La troisième place est revenue à Peter Hegglin, bien que le pilote de Seegräben ait été rétrogradé à la dixième position sur la grille de départ de la deuxième manche en raison de son contact avec Burkard. La cinquième place est revenue à Simon Mathys, devant Jan Klingelnberg et Andreas Marti. Christian Caramuscia avait pris le départ de la deuxième manche depuis la troisième position, mais il est retombé en queue de peloton au quatrième tour. Dans la première course, l'Italien avait pourtant terminé deuxième.
Deux départs depuis la pole position, deux meilleurs tours en course et deux victoires incontestées: Kevin Lattion rentre de Styrie en Suisse avec le maximum de points dans la catégorie GT4 Clubsport, comme lors de l'ouverture de la saison à Portimão. David Dias a terminé juste derrière lui à chaque fois. Contrairement à Lattion, il a participé à tous les week-ends disputés jusqu'à présent en Porsche Sprint Challenge Suisse avec sa Porsche 718 Cayman GT4 RS Clubsport de 500 ch, ce qui lui permet de conserver la tête du classement. Dans la catégorie Open GT, Dragos Buriu, parti en pole position, a remporté la victoire au classement général lors de la première manche. Patrick Dinkeldein s'est imposé lors de la deuxième manche.
Ce week-end, la course de côte Ayent-Anzère, un grand classique, est au programme. Malheureusement, Eric Berguerand, qui s'était inscrit, ne sera pas présent. Le héros local doit une nouvelle fois reporter son retour.
La grande question avant la 48e édition de la course de côte d’Ayent à Anzère était la suivante: Eric Berguerand (47 ans) fera-t-il son retour ou devra-t-il le reporter une nouvelle fois? La réponse est la suivante: la course se déroulera malheureusement sans Eric. «Le moteur marche, ce n’est pas le problème. Mais je n’ai pas pu effectuer le test prévu en France. Et sans ce test, cela n’a aucun sens. Je n’ai plus piloté depuis le Gurnigel 2023. Cela aurait été trop risqué. Anzère n’est pas un parcours que l’on peut prendre à la légère.» À la question de savoir si les fans verront Berguerand en action cette année encore, le septuple champion suisse de course de côte répond: «Je pense plutôt à l’année prochaine!»
Robin Faustini fait partie de ceux qui regrettent le forfait de Berguerand. Le leader du classement général comprend toutefois parfaitement sa décision: «Sans essais, c'est trop dangereux. La décision de ne pas courir est raisonnable.» Le Argovien de 28 ans et sa Nova-Empa NP01 forment désormais un duo pratiquement imbattable au Championnat suisse de course de côte. Faustini a remporté les 18 dernières courses (toutes saisons confondues). Lors de la manche d’ouverture à Hemberg, il comptait 1,34 seconde d’avance sur Marcel Steiner au cumul de ses deux meilleures manches. À La Roche, son avance sur Victor Darbellay était de 4,285 secondes. Et à Reitnau, son avance était de 1,605 seconde sur Michel Zemp. Pourquoi sa série s’arrêterait-elle donc justement à Anzère? Là où, l’année dernière, il avait battu de 1,624 seconde le record de parcours détenu par Berguerand depuis 2022, et où personne n’avait pu lui faire la moindre concurrence.
Thomas Amweg, qui fait une pause cette année, était l'année dernière celui qui s'était le plus rapproché de Faustini, avec un retard de 2,9 secondes (en additionnant les deux meilleures manches). Joël Volluz, qui fait son retour à Anzère au volant de sa Norma M20 FC, a déjà concédé 3,2 secondes. Et Faustini a déjà creusé un écart de plus de quatre secondes sur Steiner, quatrième. Sans parler des pilotes de deux litres, Darbellay et Zemp. Ils n’avaient aucune chance lors de la dernière édition à Anzère, mais devraient cette année se rapprocher nettement de la concurrence des trois litres. «C’est ce à quoi je m’attends», déclare Faustini. «Michel et Victor ont montré lors des dernières courses qu’il est possible de se battre aux avant-postes même avec un moteur de 2 litres. Cela devrait en principe être possible à Anzère aussi.»
La situation de départ chez les voitures de tourisme est plus claire sur le papier. En l’absence de «Speedmaster», qui participera ce week-end à la course de côte d’Hauenstein en Allemagne, Roger Schnellmann, au volant de sa Mitsubishi Evo 8 équipée d’un moteur Helftec, est le grand favori pour la victoire du jour chez les voitures de tourisme. À condition que son «monstre de montagne» ne le laisse pas tomber, comme ce fut le cas récemment à Reitnau et à La Roche. Car dans ce cas, les cartes seraient redistribuées et un autre pilote disposant d’un toit au-dessus de la tête aurait sa chance. L’un d’entre eux pourrait être Bruno Sawatzki. Le pilote Porsche originaire de la vallée du Rhin est en tête du classement des voitures de tourisme après trois courses sur huit et a réalisé un temps de 1:40 min lors de sa dernière participation en 2023 (il n’y a pas eu de course à Anzère en 2024). Hermann Bollhalder et son Opel Speedster font également partie des prétendants à une place d'honneur. Le pilote originaire de Wattwil était, l'année dernière, le deuxième pilote de voiture de tourisme le plus rapide derrière Simon Wüthrich, toujours absent: lui aussi avait signé un temps en 1:40 min.
Et puis il y a Ludovic Monnier. Ce Vaudois d’origine, qui vit à Monthey (VS), prend de plus en plus ses marques au volant de la VW Golf Rally qu’il a reprise à Danny Krieg. L’année dernière, Krieg avait signé un record personnel de 1:41,2 min. Monnier aimerait bien battre ce temps. S’il y parvient, il sera lui aussi un sérieux prétendant à une place de choix. Reste à voir s’il parviendra à se hisser tout en tête. Beaucoup dépendra de la fiabilité de la Mitsubishi de Schnellmann.
La situation est également passionnante dans la Coupe suisse de la montagne. Là aussi, Monnier est en tête – mais à égalité de points avec Stephan Burri (VW Scirocco), Andreas Helm (VW Polo) et Thomas Zürcher (Renault Clio). Chez les juniors également, rien n’est encore joué. À l’avant-dernière manche (après Anzère, seule Oberhallau compte encore pour le championnat junior), Alessandro Grispino (Renault Clio) devance de cinq, respectivement 20 points, les deux pilotes de BMW E30, Steven Chiquita et Hugo Mascaro. Le meilleur pilote de Formule est actuellement Anthony Gurba, talonné de près par Ursanne Salomon, qui, à Anzère (en dehors du championnat junior), souhaite défier non seulement le héros local Lionel Ryter en Formule Renault, mais aussi son mentor Roland Bossy en Formule 3 Tatuus.
À propos du parcours: le parcours reliant Ayent à Anzère mesure 3,5 kilomètres et est donc aussi long que celui reliant La Roche à La Berra. Seuls les parcours du Gurnigel et des Rangiers, figurant dans le calendrier actuel, sont plus longs. Au total, il faut franchir 319 mètres de dénivelé, avec une pente moyenne de 9,1 %. Le record à Anzère date de l’année dernière et a été établi par Robin Faustini en 1:22,61 min (= 152,524 km/h) au volant de sa Nova-Emap NP01. Le meilleur temps jamais réalisé en voiture de tourisme revient à Reto Meisel, qui a bouclé le parcours en 1:34,86 min au volant de sa Mercedes SLK 340.
Le coup d’envoi à Anzère sera donné le samedi 25 juillet à partir de 7 h 15 avec les premières séances d’essais. Au total, trois séances d’essais sont au programme; la dernière débutera à 17 h. Dimanche également, trois manches (à partir de 7 h 15) sont prévues. Les deux meilleurs temps seront additionnés à l’issue de la course.
Pour en savoir plus sur la course de côte d’Anzère, qui fait également partie du championnat suisse junior, rendez-vous sur https://www.ayent-anzere.ch/
Calendrier du Championnat suisse de course de côte 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, St-Ursanne – Les Rangiers
29 et 30 août, Oberhallau*
12 et 13 septembre, Gurnigel
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
Remarque: les courses marquées d'un astérisque comptent pour le championnat suisse junior.
En 2026, le Championnat suisse des rallyes ne comptera que quatre épreuves. Le rallye Bourgogne Côte Chalonnaise, qui a été annulé, ne sera pas remplacé.
Suite à l'annulation du Rallye Bourgogne Côte Chalonnaise (initialement prévu les 10-11 juillet 2026, voir lien), le Comité Rallye s'est rapidement activé pour trouver une manche de remplacement. Plusieurs options ont été examinées, mais elles ont toutes dû être écartées pour des raisons de dates, distances et/ou type de rallye.
Le Comité propose à la Commission Sportive Nationale (CSN) d'approuver le calendrier suivant pour le Championnat Suisse des Rallyes, le Coupe Suisse des Rallyes, le Coupe Suisse des Rallyes Historiques VHC, sans résultat à biffer:
27 et 28 mars, Critérium jurassien
28-30 mai, Rallye du Chablais
18 et 19 septembre, Rallye du Tessin (sans VHRS)
29-31 octobre, Rallye du Valais
S'agissant de la Coupe Suisse des Rallyes Historiques de Régularité Sportive (VHRS), plusieurs options sont actuellement examinées et le Comité soumettra une proposition à la CSN en temps voulu.
Lors de la septième manche du Championnat d'Europe des courses de côte en Pologne, Reto Meisel a réussi à défendre sa place de leader au classement général, même si sa longue série de victoires a pris fin. Afin de préserver ses chances, il a emprunté une Mitsubishi Evo.
Le parcours de Limanowa, long de 5493 mètres, est réputé pour son revêtement glissant. C’est pourquoi Reto Meisel a troqué sa Mercedes SLK 340 habituelle contre une Mitsubishi Lancer Evo empruntée à une écurie polonaise, dotée d’une transmission intégrale et d’une puissance d’environ 1000 PS turbo sous le capot. Il va sans dire que même un pilote expérimenté et rapide comme Meisel a eu besoin d’un certain temps pour s’habituer à ce monstre ailé. De plus, la piste était humide les deux jours de course et n’a été vraiment sèche qu’au cours de la deuxième manche. Avec le deuxième meilleur temps de toutes les voitures de tourisme, l’Argovien s’est ainsi hissé à la troisième place du classement général, derrière deux Polonais, et à la deuxième place du groupe 1.
«C'était vraiment tout autre chose», a admis Meisel. «Après 21 ans passés avec des moteurs V8 et une propulsion arrière, cette transition a été tout sauf facile. C'était génial, surtout le départ avec le Launch Control. Je ne pense pas que j'aurais pu décrocher la deuxième place avec la SLK dans ces conditions. Cette expérience en valait la peine, et je vois déjà mille choses qu'on pourrait encore améliorer sur ce monstre.» Pour la course à domicile dans le Jura, Meisel reprendra sa voiture artisanale qui a fait ses preuves; ensuite, il verra bien. Dans le Groupe 1, la catégorie reine de la Catégorie 1, Meisel mène le classement intermédiaire avec une avance pratiquement insurmontable; le Suisse est également nettement en tête du classement de performance selon la formule SCRATCH. Ce n’est que dans le classement général du Championnat d’Europe, toutes catégories confondues, que le Croate Matija Jurisic s’est rapproché de lui à quatre points, après avoir remporté sa quatrième victoire de la saison au volant d’une Peugeot 308 TCR.
C'est l'Espagnol Joseba Iraola Lanzacorta qui a remporté la victoire au classement général, devant le Tchèque Petr Trnka et le Français Kevin Petit (tous sur Nova Proto NP01 Emap Turbo). L'Allemand Alexander Hin (Nova Proto NP01 Mader-Cosworth V8), qui occupait initialement la tête de manière surprenante, a abandonné lors de la deuxième manche après avoir heurté les glissières de sécurité. Son chef d'équipe et leader du championnat d'Europe, Christian Merli, n'a pas pris part à la course pour des raisons personnelles.
Une autre bonne nouvelle pour la Suisse nous parvient également de France. Lors de l’épreuve du championnat de France de course de côte à Dunières, Guillaume Mathez a remporté une nouvelle victoire dans la catégorie VHC. Au volant de sa Peugeot 309 GTI, il a largement devancé quatre concurrents de la catégorie A et s’est classé sixième parmi tous les pilotes de voitures de tourisme VHC.
Texte: Peter Wyss
Les podiums et les victoires des pilotes suisses en GT3 sont monnaie courante. Ce week-end, Ricardo Feller à Misano et Alex Fontana au Castellet ont de nouveau connu le succès.
Ricardo Feller reste dans la course pour le titre du GT World Challenge 2026. Lors du deuxième week-end de sprints à Misano (ITA), ce natif d’Argovie, qui vit désormais au bord du lac de Constance, a décroché un nouveau podium en terminant deuxième de la première course. Lors de la deuxième manche, le pilote Porsche s’est classé 20e aux côtés de son coéquipier danois Bastian Buus. Au classement général du championnat, Feller occupe la 3e place. Les nouveaux leaders sont Kelvin van der Linde et Charles Weerts, qui ont remporté les deux courses à Misano. Pour Patric Niederhauser (Lamborghini), les courses en Italie se sont soldées par une 11e et une 26e place. Le duo Ben Green/Thierry Vermeulen a terminé 4e et 5e, ce qui en fait le meilleur duo d’Emil Frey. Felix Hirsiger (Ferrari) a pris les 8e et 6e places dans la Silver Cup.
Alex Fontana avait lui aussi de quoi se réjouir. Le Tessinois a déjà décroché sa troisième victoire de la saison lors de la cinquième manche du GT Open au Castellet (FRA). Fontana est également monté sur la troisième marche du podium lors de la deuxième course. Avec une course de moins au compteur, le pilote Porsche de l’écurie ZRS Motorsport occupe la troisième place au classement provisoire. L'écart avec la tête du classement est de 22 points: les chances de Fontana de remporter le titre restent donc intacts. Le duo Mercedes composé de Yannick Mettler et Dexter Müller est quant à lui monté une nouvelle fois sur le podium, cette fois à la troisième place de la deuxième course du classement ProAM. Dans cette même catégorie, Alexander Fach jr. a terminé 4e et 6e lors de cette course dans le sud de la France.
Le championnat Euro-4, qui comprend trois week-ends de course, a disputé ce week-end sa deuxième manche au Castellet. Les deux Suisses Florentin Hattemer (Trident) et Georgiy Zasov (Prema) étaient également de la partie. Hattemer a terminé 18e, 10e et 15e, décrochant ainsi ses premiers points. Zasov est resté sur les deux points qu’il avait obtenus lors de la première course à Vallelunga et a dû se contenter des 24e, 26e et 22e places.
Ce pourrait bien être le retour de l'année! Si tout se passe comme prévu, Éric Berguerand (47 ans) sera enfin de retour sur la ligne de départ les 25 et 26 juillet lors de la course de côte reliant Ayent à Anzère, au volant de sa Lola FA99 noire.
Comme annoncé, Éric Berguerand fait son retour. C’est lors de sa course à domicile, d’Ayent à Anzère, que ce Valaisan de 47 ans compte faire son retour dans le championnat suisse des courses de côte le dernier week-end de juillet. Après 1049 jours d’absence, la Lola FA99 noire fait donc son retour – pour le plus grand bonheur des fans. Berguerand a déjà tenté à plusieurs reprises de remettre les gaz en côte. Mais son moteur Cosworth l’a laissé tomber. «Je l’ai montée, puis démontée, amenée chez le préparateur… toujours la même histoire. Lors de la dernière tentative, elle a enfin fonctionné.» Pour l’instant, la participation de Berguerand n’est pas encore gravée dans le marbre à 100 %. «Je vais faire un dernier essai au début de la semaine prochaine», explique Berguerand. «On verra alors si je serai bel et bien au départ à Anzère ou non.»
La dernière participation de Berguerand au Championnat suisse de course de côte remonte à la course du Gurnigel en 2023. À l’époque, le V8, qui venait tout juste d’être révisé, l’avait laissé tomber après les deux premières manches. «Le moteur avait déjà émis des bruits étranges pendant les essais», raconte Berguerand. Une analyse plus approfondie a révélé un problème au niveau des pistons. «Je perdais de l’huile et je n’avais presque plus de puissance.»
Après avoir félicité Marcel Steiner pour son sixième titre de champion de course de côte, Berguerand avait alors fait ses valises. Depuis, la «Black Mamba» n’a plus jamais pris la piste. Les 25 et 26 juillet, cette Formule 3000 gonflée à bloc avec de nombreuses pièces de Formule 1 sera enfin de retour sur la ligne de départ. «Je suis là pour m'amuser», souligne Berguerand, sept fois champion suisse de course de côte. «Quand je vois les temps réalisés par la concurrence avec leurs moteurs turbo, je ne veux pas me mettre la pression.»
Il est évident que Berguerand n’a plus rien à prouver à personne. Néanmoins (et à condition que le roll-out se déroule bien), nous sommes sans doute tous impatients de découvrir les temps que ce pilote chevronné sera capable de réaliser. En 2023, lors de sa dernière course à Anzère, il avait signé un temps de 1:24,876 min. L’année dernière, Robin Faustini avait établi un nouveau record du parcours en 1:22,616 min au volant de sa Nova Proto lors de cette manifestation valaisanne traditionnelle. Celle-ci se réjouit d’ores et déjà du retour de cette figure de proue. Mais attention: rien n’est encore joué.
Vous en saurez plus sur la course de côte d’Ayent à Anzère la semaine prochaine sur motorsport.ch.
Victor Darbellay a une nouvelle fois démontré toute sa classe lors de la course de côte de La Broque (FRA). Seul le héros local Kevin Petit a été plus rapide que le Valaisan.
Quelques pilotes suisses ont profité de la courte pause estivale avant la prochaine manche du championnat suisse, les 25 et 26 juillet à Anzère, pour participer à la course de côte de La Broque, située à l'ouest, entre Colmar et Strasbourg, en Alsace, près de la frontière. Cette course, comptant pour le Championnat de France de la Montagne (2e division), a été dominée par le héros local Kevin Petit au volant de sa Nova Proto NP01 Emap Turbo, avec laquelle il participe par ailleurs au Championnat d’Europe de course de côte.
Le deuxième pilote le plus rapide sur ces deux journées de course, où le meilleur temps sur trois manches était pris en compte, a été Victor Darbellay au volant de sa Nova Proto NP01 équipée d’un moteur turbo Hartley. Avec des meilleurs temps légèrement inférieurs à une minute, le Valaisan n’a concédé que 1,34 seconde à Petit lors de sa meilleure manche samedi, et 1,69 seconde dimanche. La troisième place au classement général est revenue à Samy Guth, qui prend souvent le départ de la manche suisse du championnat d’Europe à Saint-Ursanne, au volant de sa Nova Proto NP01 Mugen V8. Le Jurassien Roland Bossy, au volant de sa Tatuus F318 T, n’a pris le départ que samedi et s’est classé dixième au classement général parmi 74 participants, en tant que deuxième de sa catégorie.
Dans le Trophée des Nations (17 pilotes), disputé séparément, Hervé Villoz a décroché la quatrième place au volant de sa Dallara F302, derrière trois voitures de sport; Alain Mathey, dixième au volant de son Opel Kadett, a été le quatrième plus rapide du groupe E1.
Texte: Peter Wyss
Un week-end, trois vainqueurs. Du point de vue suisse, le week-end dernier a été un véritable succès. Pour Raffaele Marciello, la participation à la course du WEC à São Paulo a été particulièrement fructueuse. Lors de sa 20e course pour BMW, ce natif de Zurich a remporté sa première victoire!
Raffaele Marciello court avec BMW dans le Championnat du monde d’endurance depuis 2024. Ses meilleurs résultats jusqu’à présent étaient des deuxièmes places à Fuji (2024) et à Spa-Francorchamps (2026). C’est finalement lors de sa 20e tentative que le Tessinois a décroché sa première victoire. Lors de la course de 6 heures de São Paulo (BRA), l’ancien pilote d’essai de Formule 1 a remporté sa première course du WEC aux côtés de Kevin Magnussen et Dries Vanthoor au volant de la BMW M Hybrid V8 n° 15. «C’est incroyable», déclare Marciello. «Il y a trois ans, nous sommes partis de zéro, et cette année, tout se passe très bien pour nous avec la voiture n° 15, pour la n° 20, qui est en tête à mi-parcours du championnat du monde, et pour BMW M Motorsport. Nous pouvons donc être très satisfaits.»
Sébastien Buemi s'est montré moins satisfait. Le Vaudois, qui court pour Toyota Gazoo Racing, a terminé 17e lors de la quatrième des huit courses. «Ce n'est clairement pas le résultat que nous espérions», a déclaré Buemi. «Nous savions déjà après les qualifications que cela n’allait pas être facile, mais nous espérions marquer un nombre respectable de points, et tout se passait plutôt bien au début. Mais un accrochage a en fait mis fin à notre course. Après cela, nous n’avons plus rien pu faire.» Au classement du championnat, Buemi a chuté à la 5e place à mi-parcours. Marciello se trouve six points derrière, en 6e position.
Philip Ellis figurait lui aussi parmi les meilleurs le week-end dernier. Le Zougois a remporté à Mosport (CDN) sa deuxième course de l’année. Aux côtés de son coéquipier américain Russell Ward, le pilote Mercedes Ellis s’est assuré la victoire dans la catégorie GTD. Au classement du championnat, l’ancien pilote du DTM occupe la quatrième place après six courses sur dix.
Grâce à sa troisième victoire de la saison, Felix Hirsiger a repris la tête de l’ADAC GT Masters. L’ancien vainqueur de la Porsche Sports Cup Suisse s’est imposé au Nürburgring (GER) lors de la première course, partant en pole position aux côtés de son coéquipier, l’allemand Finn Zulauf. Lors de la deuxième course, le duo Lamborghini n’a pas vraiment trouvé son rythme et a terminé à la 9e place.
Chiara Bättig a elle aussi repris la compétition ce week-end dans son championnat habituel. Lors de la cinquième manche du championnat britannique de Formule 4 à Zandvoort (NED), elle a dû se contenter des 16e, 15e et 14e places. À mi-parcours, la triple championne suisse de karting occupe la 13e place avec 41 points. C'est le Belge Dries van Langendonck qui mène le classement avec 179 points.
Côté karting: là aussi, il y a eu une bonne nouvelle pour la Suisse. Lors de la troisième manche de la Champions of the Future Academy à Viterbo (ITA), dans la catégorie OK-N, Zoltan Coigny est monté sur le podium lors des deux finales – une fois en deuxième position, une fois en troisième. Chez les seniors, Elias Lehmann a manqué de peu le podium en terminant cinquième.
Pour la troisième fois après 2024 et 2025, une Coupe féminine est organisée cette année. À mi-parcours, Jessica Roth est en tête devant Tamara Schöpfer et la gagnante de l'année dernière, Franziska Maissen.
La Fédération suisse de sport automobile (Auto Sport Suisse) a de nouveau organisé cette année une Coupe féminine. Celle-ci s’adresse aux pilotes et copilotes (titulaires d’une licence de course suisse) qui participent à des compétitions automobiles nationales ou internationales. La saison n’est pas encore terminée, mais une tendance se dessine déjà à mi-parcours: plus une femme court, plus elle se classe en tête du classement. La leader, Jessica Roth, originaire de Bigentahl dans le canton de Berne, a déjà disputé huit courses en 2026. La pilote d’une Toyota GT86 n’a dû renoncer jusqu’à présent qu’au slalom de Bure et à la course de côte de Hemberg; elle mène donc haut la main la Coupe féminine avec 162 points. Si Jessica Roth, âgée de 27 ans, continue à marquer des points à ce rythme lors des courses de côte restantes, la deuxième de l’année dernière a de bonnes chances de remporter la Coupe féminine 2026 pour la première fois.
Tamara Schöpfer occupe actuellement la 2e place. La Lucernoise de 27 ans a disputé une course de moins que Roth et totalise à ce jour 126 points. Lors des éditions précédentes de la Coupe féminine, Schöpfer est montée deux fois sur le podium général en terminant troisième. La gagnante de l'année dernière, Franziska Maissen, est elle aussi en passe de monter sur le podium avec 72 points à mi-parcours. Toutefois, son avance sur la quatrième, Zeljka Wintsch, n’est que de quatre points. Maissen n’a participé cette année qu’à quatre courses. Parmi les slaloms suisses, elle n’a disputé que la finale à Chamblon. Mais comme elle devrait, dans des circonstances normales, prendre le départ des autres courses de côte, Maissen a elle aussi toutes ses chances de remonter sur le podium du classement général en 2026.
Derrière Wintsch (68 points), Stéphanie Le Coultre (58 points) occupe la 5e place. À la 6e place se trouve Sabrina Fankhauser (39 points), qui n’est toutefois entrée en lice qu’avec le début de la saison de course de côte et qui, de ce fait, va très certainement encore remonter au classement. Meilleure copilote, Marion Tapparel occupe la 7e place à mi-parcours, avec également 39 points.
Pour rappel: les résultats obtenus lors de manifestations régionales ou internationales (INT) doivent être communiqués avant le 1er novembre de l'année en cours (avec une copie des classements officiels), faute de quoi les points correspondants ne pourront pas être crédités. Les résultats des championnats suisses (slalom, course de côte, rallye) sont automatiquement pris en compte. La Coupe des dames est calculée sur la base des résultats obtenus entre le 1er janvier et le 1er novembre 2026. Les résultats (ou courses) soumis après cette date ne seront pas pris en compte.
En matière de sport automobile historique, le Jurassien Maxime Guenat figure toujours parmi les meilleurs. Ce fut encore le cas lors de l’édition du Le Mans Classic Legend organisée par Peter Auto le week-end dernier.
La neuvième édition du Le Mans Classic Legend s’est déroulée le week-end dernier sur le Circuit des 24 Heures. L’événement a attiré près de 160’000 spectateurs et spectatrices – une foule incroyable de fans. Mais le spectacle était au rendez-vous. L’ancien concepteur vedette de Brabham et McLaren, Gordon Murray, était notamment présent. Bon nombre de ses voitures (de la Brabham de Piquet à la McLaren de Senna) ont participé au programme parallèle.
Comme à chaque édition du Le Mans Classic Legend, de nombreux Suisses étaient à nouveau au départ cette fois-ci. Et certains ont remporté de beaux succès. Dans la catégorie 6, par exemple, c’est Maxime Guenat qui a remporté le classement général au volant de sa Lola T286 de 1976. Guenat a remporté deux des trois courses et n’a été battu lors de la deuxième manche que par l’ancien pilote de Formule 1 Jan Magnussen. Yves Scemama, quant à lui, a également figuré parmi les premiers avec sa TOJ SC304 et son coéquipier Richard Mille, et a pu se réjouir de la 4e place. Scemama devançait ainsi de deux places Jürg Aeberhard, qui a terminé sixième au volant de sa Porsche 911 Carrera RSR de 1975. Dominique Guenat, le père de Maxime, s’est classé huitième avec une Porsche 935 de 1977.
Dans la catégorie 10 également, Michel Frey comptait parmi les prétendants aux premières places. Avec deux deuxièmes places et une quatrième place, le pilote argovien a finalement décroché la 2e place au classement général de la catégorie des véhicules 2006-2015 au volant de sa Lola B07/18.
Le Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise (FRA) aurait dû avoir lieu ce week-end. Mais la 35e édition, qui comptait également pour le Championnat suisse des rallyes, a dû être annulée pour des raisons de sécurité.
C’est à contrecœur que l’organisateur du Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise a annoncé que la 35e édition, prévue ce week-end, n’aurait pas lieu. Dans un communiqué, l’organisateur a déclaré:
«À compter d’aujourd’hui, 6 juillet 2026, à midi, le département de Saône-et-Loire est placé en alerte jaune canicule ainsi qu’au niveau d’alerte maximal pour les feux de forêt et de nature. Étant donné qu’une vingtaine de feux se sont déjà déclarés ce week-end dans notre département de la Saône-et-Loire et que la situation va encore s’aggraver en raison de la vague de chaleur de cette semaine, le sous-préfet de Chalon-sur-Saône a pris un arrêté nous interdisant d’organiser l’événement dans les conditions actuelles. Nous regrettons l’annulation de notre manifestation. (…) Mais tout incendie ou accident pourrait avoir des conséquences dévastatrices et graves pour tous.»
Par ailleurs, l’organisateur a fait savoir: «Compte tenu du calendrier très chargé de notre ligue régionale de sport automobile, un report n’est pas envisageable.»
Le Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise fait partie du Championnat suisse des rallyes depuis 2023. Cette année, 17 équipes suisses auraient pris le départ dans la catégorie moderne et cinq dans la catégorie historique.
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