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24.10.2026 Encore un Suisse qui remporte un titre GT3
Kevin Gilardoni Meister 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Kevin Gilardoni (à gauche) a été sacré nouveau champion du Lamborghini Super Trofeo Europe à Monza

Avec Kevin Gilardoni, c’est un autre Suisse qui remporte un titre GT3. Le septuple vainqueur du Rallye du Tessin s’est sacré ce samedi nouveau champion du Lamborghini Super Trofeo Europe.

C’est avec un point d’avance que Kevin Gilardoni s’est présenté à Monza pour le week-end de course décisif du Lamborghini Super Trofeo Europe. Dès la première manche, vendredi, les choses s’annonçaient déjà prometteuses pour ce pilote de 34 ans originaire du Misox. Grâce à une deuxième place, Gilardoni et son coéquipier italien Simone Iaquinta ont consolidé leur avance au classement général.

Lors de la deuxième course, tout était déjà joué avant même le départ. Alors que tout était prêt pour la dernière course de l’année, les premières gouttes de pluie ont commencé à tomber sur l’asphalte de Monza, ce qui a conduit la direction de course à déclarer la course comme une course sur piste mouillée. Lors du tour de formation, Patrik Fraboni a perdu le contrôle de sa Lamborghini à la sortie du virage Ascari, a percuté les barrières de sécurité et a gravement endommagé l’avant droit de son véhicule. Une fin amère pour le pilote de l’équipe Oregon, qui se battait encore pour le titre Pro aux côtés de Silas Rytter. L’abandon prématuré du duo a ainsi ouvert la voie à Iaquinta et Gilardoni, qui ont pu célébrer le titre mathématiquement avant même que les feux ne s’éteignent.

En course, le duo a finalement franchi la ligne d'arrivée à la 16e place. Une pénalité de dix secondes infligée pour une infraction commise lors d'un arrêt au stand a certes compromis leurs chances de terminer la saison sur un nouveau résultat de haut niveau, mais n'a pas eu d'incidence sur leur titre de champions. Au total, Gilardoni a remporté trois courses du Lamborghini Super Trofeo Europe cette année.

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23.10.2026 Rallye du Valais: le programme est désormais en ligne
Surroca RIV 2025 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
La semaine prochaine, le Valais est sous le signe du Rallye du Valais © myrally.ch

La 66e édition du Rallye International du Valais se déroulera la semaine prochaine (du 29 au 31 octobre) dans le Valais. Le programme est désormais accessible via ce lien.

De plus amples informations sur le RIV (y compris la liste des partants) seront publiées la semaine prochaine sur cette page. Voici déjà un petit indice: le titre du Championnat suisse des rallyes 2026 n’est pas encore attribué. Ce sont Nicolas Lathion et Morgane Apothéloz qui ont les meilleures chances de le remporter. Mais sur 186,76 kilomètres, tout peut arriver…

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23.10.2026 Jenzer fait son retour en Allemagne
Award Jenzer Lauber Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Andreas Jenzer, lauréat de l'ASS Award (avec sa compagne Esther Lauber), prendra le départ du championnat allemand en 2027 avec son équipe © Eichenberger

Un petit avis aux pilotes de karting! Si vous envisagez de passer à la Formule en 2027, vous devriez garder ce championnat à l’œil: la Formule 4 allemande fait son retour après cinq ans d’absence. L’écurie Jenzer Motorsport sera également au départ.

Vous souvenez-vous encore du dernier champion allemand de Formule 4? Exactement: il s’agissait de Kimi Antonelli en 2022. Par la suite, la série organisée par l’ADAC avait dû cesser ses activités. Aujourd’hui, le championnat de Formule 4 fait son retour chez nos voisins. L’équipe Jenzer Motorsport, basée à Lyss (BE), sera également de la partie.

Le championnat est organisé sous l’égide de la FIA par Gedlich Racing, qui organise notamment la Formula Winter Series. Au total, 14 équipes différentes s’affronteront cette saison. Parmi les équipes qui font leur retour après avoir participé aux saisons précédentes du championnat allemand de Formule 4, on retrouve, outre Jenzer, Van Amersfoort Racing et Cram. Parmi les autres équipes de renom, on trouve LN4 Fusion, fondée par le champion du monde de Formule 1 Lando Norris, ainsi que FS Motorsports, cofondée par le pilote brésilien Augusto Farfus. Selon le communiqué de presse, «plus de 70 candidatures pour des véhicules potentiels ont été reçues» – et même des noms prestigieux se sont vu refuser l’accès, car le nombre de participants est limité à 36 véhicules au maximum. Les derniers Suisses à s'être illustrés en Formule 4 allemande sont Grégoire Saucy (2019, deux podiums) et Fabio Scherer (2017, six podiums, dont une victoire au Sachsenring).

Le calendrier 2027 se présente comme suit:
8 et 9 mai, Oschersleben – DTM
19 et 20 juin, Lausitzring – DTM
3 et 4 juillet, Norisring – DTM (à confirmer)
31 juillet/1er août, Red Bull Ring – ADAC Racing Weekend
21/22 août, Nürburgring – DTM
25/26 septembre, Sachsenring – DTM
2/3 octobre, Hockenheim – ADAC Racing Weekend

Fabio Sachsenring Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Fabio Scherer: dernier Suisse à avoir gagné une course en Allemagne © Herlein

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19.10.2026 Rapport du week-end 32/2026
Buemi Barcelona 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Buemi et Toyota ont déjà pu célébrer leur victoire à Barcelone © Gazoo Racing

Une fois de plus, ce fut un bon week-end pour les Suisses sur la scène internationale. Et pas seulement pour Sébastien Buemi, qui est sur le point de remporter son cinquième titre WEC. Avec Thomas Toffel, c’est la première fois qu’un Suisse remporte l’Euro-NASCAR!

Sébastien Buemi a son cinquième titre au Championnat du monde d'endurance à portée de main. Après sa victoire à Fuji (JAP) il y a deux semaines, le Vaudois de 37 ans a également triomphé le week-end dernier lors de la course du WEC à Barcelone. Grâce à un doublé, Toyota a déjà décroché le titre des constructeurs avant même la finale à Monza (ITA) le 8 novembre. Buemi et ses coéquipiers, le Néo-Zélandais Brendon Hartley et le Japonais Ryo Hirakawa, disposent d’une avance de 17 points sur la voiture sœur n° 7. «Quelle journée fantastique pour toute l’équipe», a déclaré Buemi. «Il y a eu beaucoup de stress et je m’en veux encore un peu pour la pénalité au départ, mais mes coéquipiers ont rattrapé le coup. Je suis ravi de fêter ce titre avec toute l’équipe grâce à ce doublé. Maintenant, j’espère bien sûr que Brendon, Ryo et moi remporterons également le titre des pilotes à Monza.» Pour le deuxième Suisse engagé en catégorie Hypercar, Raffaele Marciello (BMW), la course s’est terminée à la 7e place après des qualifications décevantes (16e sur la grille) et une pénalité de dix secondes.

Thomas Toffel 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Thomas Toffel (centre) est le premier champion suisse de NASCAR © Weinbrenner

Thomas Toffel a déjà le titre en poche. Âgé de 35 ans et originaire de Givisiez, dans le canton de Fribourg, il est le premier Suisse à remporter le championnat Open de l'Euro-NASCAR. Toffel a franchi la ligne d'arrivée en cinquième position lors de la deuxième finale à Zolder (BEL). Cela a suffi pour devancer ses rivaux au titre, Raphaël Lessard et Thomas Dombrowski, respectivement de douze et vingt-deux points. Toffel, qui court pour l’écurie suisse THT Race Art Technology (THT signifiant Thomas Toffel), avait débuté la saison par un doublé à Valence, en Espagne. Il s’était également imposé lors de la deuxième course, au Castellet. Au total, il est monté six fois sur le podium.

Ricardo Feller a décroché une nouvelle place sur le podium lors de la finale d’endurance du GTWC à Portimão (POR). Le pilote argovien, sous les couleurs de Lionspeed GP, a terminé deuxième lors de la dernière course de la saison et s’est ainsi hissé à la troisième place du classement général. Grâce à son titre remporté dans la compétition de sprint, Feller s’est assuré la deuxième place dans les deux classements, toutes disciplines confondues.

San Remo D Max 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
DMax, avec Marco Menchini comme copilote, a remporté le Rallye Sanremo

Le Rallye de Sanremo a également été marqué par un formidable succès suisse. La finale du championnat italien des rallyes a été remportée par l’Italien Fabio Andolfi et son copilote suisse Marco Menchini. Le duo s’est hissé en tête après que le champion en titre, Andrea Crugnola, a dû abandonner prématurément à la suite de deux crevaisons, et s’est imposé avec 4,7 secondes d’avance sur le nouveau champion italien, Roberto Daprà. La toute nouvelle Lancia Ypsilon HF Rally2 a été engagée par DMax Swiss.

Côté karting: là aussi, la Suisse a remporté une victoire. Iven Ammann a remporté la Superfinale 2026 de la ROK Cup dans la catégorie Junior ROK. Dès les qualifications, Ammann a réalisé une performance exceptionnelle et s’est assuré la pole position avec un meilleur temps de 49,131 secondes au sein d’un plateau international comptant plus de 300 pilotes. En finale également, Ammann (en lice pour l'équipe Innovate Competition) n’a laissé aucune chance à ses adversaires et s’est imposé haut la main. Pour ce jeune pilote de 15 ans, ce triomphe marque une nouvelle étape importante dans sa carrière encore jeune, après s’être déjà qualifié directement pour la Superfinale en février grâce à sa victoire à la ROK Wintercup.

Iven Ammann Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Iven Ammann: vainqueur de la Superfinale de la ROK Cup 2026 à Lonato

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19.10.2026 Bongo Hill Climb Monsters: les Suisses en force en Croatie
Merli Faustini Bongo 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Merli et Faustini: les deux plus rapides à Skradin © Wyss

Pour Reto Meisel, la saison européenne des courses de côte s’est terminée par une nouvelle grande victoire au Bongo Hill Climb Monsters en Croatie. Robin Faustini et Andreas Helm se sont également illustrés.

Organisé pour la sixième fois depuis 2021 à Skradin, le Bongo Hill Climb Monsters s’adresse principalement aux véhicules très puissants, répartis en huit catégories différentes. La puissance minimale requise est de 250 ch; le livret technique FIA n’étant pas obligatoire, les voitures de course répondant à des règlements ouverts et développant jusqu’à 1200 ch sont autorisées et même encouragées à prendre le départ.

Malgré tout, ce sont finalement des noms bien connus du Championnat d’Europe de course de côte qui ont triomphé, notamment Reto Meisel et Christian Merli. Le champion d’Europe du groupe 1 de cette année, originaire de Leuggern, a établi lors des deux manches un record du circuit pour les voitures de tourisme, récompensé par une prime supplémentaire de 1000 euros. Lors du «Shoot Out» opposant les dix voitures de tourisme «monstres» les plus rapides, le double champion suisse s’est une nouvelle fois imposé au volant de sa Mercedes SLK340 Judd V8. «Je n’ai même pas attaqué, j’ai juste monté des pneus neufs. Cette voiture, c’est comme si elle faisait partie de moi», a déclaré Meisel. Les 2e et 3e places chez les voitures de tourisme sont revenues aux Bulgares Vasko Vajarov sur Opel Astra et Niki Zlatkov sur Audi Quattro S1 Pikes Peak, toutes deux développant plus de 800 PS et équipées d’une transmission intégrale.

La victoire du jour sur le circuit de Skradins, long de 3387 mètres et situé aux abords du célèbre parc national de Krka (entre Zadar et Split), s'est jouée entre Christian Merli, au volant de la Nova Proto NP01 équipée d'un moteur Cosworth de Heini Mader, et Robin Faustini, au volant de la NP01 éprouvée dotée d'un moteur turbo Emap. Lors de la première manche, le Suisse était encore plus rapide de 18 centièmes, mais lors du deuxième sprint, il n’a pas pu pousser à fond en raison d’un problème de moteur.

L’Italien, de retour après une suspension de trois mois pour dopage, a en revanche signé le meilleur temps de la journée et s’est ainsi adjugé la victoire au classement général avec une seconde d’avance sur le Suisse. La troisième place du classement général est revenue à l’Italien Fausto Bormolini, également connu en Suisse, au volant de sa Reynard-Cosworth, devant les deux Osella FA30 du nouveau champion allemand de course de côte Benjamin Noll et du champion luxembourgeois Tommy Rollinger. Suite à des problèmes sur son Osella PA30, le père de Faustini, Simon Hugentobler, a renoncé à prendre le départ.

Andreas Helm Bongo 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
3ème chez les «plus petits»: Andreas Helm au volant de sa VW Polo © Wyss

«Le fait d’avoir été si proche de Merli, je ne le considère pas comme un échec. Car sans ce problème lors de la deuxième manche, j’aurais pu le battre aujourd’hui. L’essentiel, c’est que tout soit resté intact», a déclaré Faustini en résumant sa dernière sortie de la saison. C’était peut-être aussi la dernière au volant de la voiture championne, qui est à vendre et pourrait bientôt trouver un nouveau propriétaire. L’avenir de Faustini reste encore incertain. Son objectif est de participer au championnat d’Europe avec une nouvelle voiture conforme aux normes FIA.

Andreas Helm a été le troisième Suisse à monter sur le podium – et ce, au volant de la voiture la moins puissante de la catégorie des voitures de tourisme de 250 à 320 ch, sans quatre roues motrices ni turbo. Bien que la VW Polo de Helm n’ait pas tout à fait atteint la puissance minimale requise, les organisateurs l’ont tout de même transféré, au cours de l’épreuve, du groupe des pilotes de tête vers le peloton. Seuls l’Autrichien Tobias Santer, au volant d’une VW Golf 1 de 304 PS, et un Bulgare au volant d’une Honda ont été plus rapides que Helm, qui a également établi plusieurs nouveaux records de la catégorie 1400 avec cette voiture en Suisse.

Bien qu’il ait dû se contenter d’une quatrième place, nettement derrière Helm, «Speedmaster» s’est montré tout à fait satisfait de sa seule participation cette année à la course de côte au volant de sa VW MB Polo. Corsin Rietiker avait également de quoi se réjouir: dans le groupe de Meisel, il a décroché la cinquième place derrière deux Porsche GT3 autrichiennes et une Lada Turbo infernale venue de Croatie. La BMW M3 équipée d’un moteur V10, développée par Rietiker lui-même, avait mérité une invitation de la part de l’organisateur. Parmi les monstres les plus puissants figuraient la Mitsubishi Dementor du champion norvégien de time attack Pettersen et la Renault Clio de 1200 ch du Slovène Grudnik, qui ont toutefois toutes deux connu des problèmes techniques.

Texte: Peter Wyss

Reto Meisel Bongo 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Reto Meisel: Encore une victoire pour clôturer la saison © Wyss

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14.10.2026 Burri remporte l'Interswiss Trophy pour la sixième fois
Burri Paccots 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Stephan Burri au volant de sa Scirocco, vainqueur de l'IS-Trophy © Eichenberger

Le classement final de l'Interswiss Trophy 2026 est connu depuis lundi: Stephan Burri s'est imposé pour la sixième fois. Les deuxième et troisième places reviennent respectivement à Christophe Oulevay et Werner Rohr.

Il a encore gagné: Stephan Burri a remporté l'Interswiss Trophy pour la sixième fois, après 2016, 2019, 2022, 2023 et 2024. Burri est le seul pilote à avoir atteint le maximum de 160 points. Avec le record du parcours aux Paccots (plus un point supplémentaire), le pilote de la VW Scirocco a totalisé 161 points. Deux «vingt» ont même été retirés du total de Burri: le slalom de dimanche à Bière et celui de Chamblon n’ont tout simplement pas été pris en compte dans le classement final.

La victoire à l’IS Trophy est tombée à point nommé pour Burri et l’a récompensé d’une place sur le podium général du Championnat suisse des voitures de tourisme. Il avait mené ce championnat jusqu’à la dernière course. Mais aux Paccots, il a tout de même été écarté du top 3 en raison des résultats supprimés. «La victoire à l’IS Trophy et la deuxième place à la Coupe de la Montagne sont deux beaux succès», estime Burri. «La victoire à l’Interswiss Trophy compte particulièrement beaucoup pour moi. Tout comme le Championnat suisse des juniors, l’IS Trophy est une compétition multidisciplinaire. Il faut donc obtenir des résultats aussi bien aux courses de côte que lors des slaloms.»

Oulevay Paccots 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Christophe Oulevay, aussi au volant d'une Scirocco, est 2ème © Eichenberger

Derrière Burri, son collègue de marque Christophe Oulevay, troisième du Championnat des slaloms de cette année, s'est classé deuxième de l'IS Trophy. Werner Rohr, au volant d'une Toyota Corolla AE 86, a terminé troisième. Rohr a remporté l'IS Trophy en 2008, 2010 et 2014. Le vainqueur de l’année dernière, Arnaud Donzé (VW Golf), a terminé quatrième. Juste derrière, on retrouve Urs Banz au volant d’une Opel Ascona. Vous pouvez consulter le classement final complet sur le site Internet de l’Interswiss Trophy.

La décision a été serrée chez les femmes de l’Interswiss. Vanessa Zenklusen (15e) s’est imposée avec le même nombre de points que la pilote de VW Golf Tamara Schöpfer (16e). Les deux femmes ayant le même résultat à retirer, c’est le meilleur résultat individuel qui a fait la différence. Et c’est là que Zenklusen, au volant de sa Subaru Impreza Type R, a pris l’avantage. La 3e place chez les femmes est revenue à Sabrina Fankhauser, 23e.

Rohr Paccots 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Werner Rohr s'est classé 3e de l'IS Trophy au volant d'une Toyota © Eichenberger

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13.10.2026 Rapport du week-end 31/2026
Felix Hirsiger Hockenheim 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Felix Hirsiger (à gauche) est le nouveau champion du GT Masters © ADAC

Les fans de course suisses ont encore de quoi se réjouir. Après les titres remportés par Ricardo Feller (GTWC) et Philip Ellis (IMSA), deux autres championnats internationaux ont été remportés par des pilotes suisses le week-end dernier: l’ADAC GT Masters par Felix Hirsiger et l’ELMS par Grégoire Saucy.

Avant la finale de l’ADAC GT Masters à Hockenheim, Felix Hirsiger et son coéquipier Finn Zulauf comptaient cinq points de retard sur le duo de tête. Après la première course, où ils ont terminé deuxièmes derrière la Mustang victorieuse, Hirsiger/Zulauf se sont soudainement retrouvés en tête avec cinq points d’avance avant la dernière manche. Et comme le duo Lamborghini n’a rien laissé passer dimanche et a remporté la victoire pour la cinquième fois cette saison, le titre n’a jamais été menacé lors de la dernière course. «Avec ce titre, un rêve est devenu réalité», a déclaré Hirsiger. «La pression s’est accumulée tout au long de la journée et j’étais vraiment nerveux avant la course. Nos concurrents étaient si rapides au départ et se trouvaient en plus juste derrière nous. Mon propre relais a ensuite été l’un des plus beaux que j’aie jamais connus. J’étais tellement calme et serein que j’ai vraiment pu en profiter. Devenir champion dès notre première tentative, c’est plus que nous n’aurions jamais osé rêver.»

Hirsiger n'était pas le seul à avoir toutes les raisons de se réjouir ce week-end. Grégoire Saucy a lui aussi pu célébrer son titre de champion. Le Jurassien de 25 ans a remporté la finale de la saison de l'ELMS à Portimão (POR) et s'est ainsi assuré son deuxième titre international après sa victoire en Formule 3 Régionale 2021. La victoire de Saucy n'a d'ailleurs jamais vraiment été menacée. Parti en pole position, le trio composé de Saucy, du Britannique Ben Hanley et de l’Australien Griffin Peebles a toujours gardé le contrôle et s’est finalement imposé avec douze secondes d’avance, remportant ainsi sa deuxième victoire de la saison après celle du Castellet (FRA). «Quelle saison incroyable! Cinq podiums en six courses», a déclaré Saucy lors de la cérémonie de remise des prix en fin de soirée. «La joie d’avoir remporté le titre est immense. Un grand merci à mes coéquipiers et à United Autosports.» Dans la catégorie LMP3, CLX Motorsport a également terminé la saison en beauté. L’équipe suisse a décroché son deuxième titre ELMS consécutif grâce à la victoire convaincante de sa Ligier n° 17, qui était également partie en pole position.

Gregoire Saucy Portimao 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Grégoire Saucy (au premier plan, à d.) a remporté l'ELMS 2026 © United Autosports

Pas de deuxième titre, mais une deuxième place lors de la finale à Hockenheim pour Ricardo Feller en DTM. Le pilote argovien est monté sur le podium lors de la deuxième course dimanche et, grâce à ses performances et à son esprit d'équipe, il a permis à l'écurie Manthey de remporter non seulement le championnat par équipes, mais aussi le titre des pilotes. Ce dernier a en effet été décerné pour la deuxième fois consécutive à l'Autrichien Thomas Preinig. Feller a terminé la saison à la neuvième place du classement général. Après un week-end mitigé à Hockenheim, l’équipe Emil Frey Racing s’est classée quatrième au classement par équipes.

Pour Chiara Bättig, la saison de Formule 4 britannique s’est terminée à la 13e place au classement final. Lors de la finale à Brands Hatch le week-end dernier, la Zurichoise a terminé respectivement 10e, 8e et 6e. Bättig s’est ainsi classée 13 fois dans le top 10, dont deux fois sur la troisième marche du podium.

Côté karting: malchance pour Zoltan Coigny lors de la finale du FIA Karting Academy Trophy à Viterbo (ITA). Le Vaudois a certes remporté la première manche, mais lors de la finale (Coigny partait en 6e position), un concurrent l’a percuté par l’arrière dans le troisième virage, endommageant son radiateur. Coigny a terminé la saison à la 5e place du classement général. Les deux représentants suisses au Championnat du monde OK-N, disputé au même endroit, ont manqué de peu le top 10. Iven Ammann s’est classé douzième, Alexis Genolet quatorzième. Chez les juniors, Orlando Rovelli a terminé 17e, meilleur et unique Suisse du classement.

Feller Ricardo Hockenheim 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Ricardo Feller en route vers la 2e place à Hockenheim © DTM

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08.10.2026 Un nouveau titre GT3 pour la Suisse?
Felix Hirsiger vor Finale 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Felix Hirsiger (à g.) peut devenir champion du GT Masters à Hockenheim © ADAC

Ce week-end, dans le cadre du DTM, se déroule également la finale de l’ADAC GT Masters sur le circuit d’Hockenheim. Au cœur de l’action: Felix Hirsiger, qui pourrait devenir le troisième Suisse à remporter un titre GT3 cette saison.

La Suisse a déjà remporté deux titres GT3 en 2026 avec Philip Ellis en IMSA et Ricardo Feller en Sprint Cup du GTWC. Ce week-end, un troisième pourrait s’y ajouter grâce à Felix Hirsiger dans l’ADAC GT Masters. Ce ne serait pas le premier titre pour la Suisse dans l’un des championnats GT3 les plus populaires d’Europe. En 2019, Patric Niederhauser avait remporté le titre en GT Masters. En 2021, le vainqueur s’appelait Ricardo Feller. Et en 2024 et 2025 également, un Suisse s’est illustré: Alexander Fach a remporté deux fois de suite le classement amateur.

Avant la finale au Hockenheimring les 10 et 11 octobre, seuls cinq points séparent les leaders du classement de leurs poursuivants – c’est la lutte pour le titre la plus serrée depuis des années. En tête du classement, avec 184 points, se trouvent les pilotes BMW Leyton Fourie et Tim Zimmermann. Avec 179 points, Hirsiger et son coéquipier allemand Finn Zulauf, de l’écurie Engstler Motorsport, occupent la 2e place au volant de leur Lamborghini. Mathématiquement, Kiano Blum et Niklas Kalus, au volant de leur Ford Mustang, peuvent encore prétendre au trophée. Mais leur retard s’élève déjà à 48 points, alors qu’il n’en reste plus que 56 à gagner au Hockenheimring.

Les statistiques parlent d’elles-mêmes: avec quatre victoires contre trois sur le circuit d’Hockenheim, le duo Lamborghini a l’avantage. Hirsiger, âgé de 28 ans, aborde la finale en tant que double champion d’autres séries (Porsche Sports Cup Suisse 2024 et Ferrari Trofeo Pirelli Europe 2025) et a un objectif clair: «Ce serait mon troisième titre consécutif et c’est ma principale motivation. Cela compterait énormément pour moi et serait bien sûr également extrêmement important pour l’avenir.»

Les courses de l’ADAC GT Masters (dans le cadre du DTM) auront lieu samedi à 15 h 05 et dimanche à 14 h 30. Elles seront retransmises en direct à la télévision sur Sport1. On croise les doigts pour Felix!

Felix Hirsiger Lausitz 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Hirsiger au volant de sa Lamborghini de l'écurie Engstler © ADAC

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07.10.2026 Envie de tester une BMW sur le circuit d'Hockenheim?
BMW Cup Gama Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Le Suisse Diego Gama (#96) pilote une BMW 318ti Cup © Cerny Motorsport

La fédération allemande de sport automobile (DMV) propose une journée d'initiation sur le circuit d'Hockenheim le 26 octobre (après la finale de la saison de la BMW 318ti Cup). Coût: 600 euros.

Chez Auto Sport Suisse on nous pose régulièrement la question suivante: où un pilote de karting peut-il faire ses premiers pas dans le sport automobile? De nombreuses possibilités s’offrent à lui. Dans le magazine 02/2026, nous vous avons présenté les plus intéressantes d’entre elles. Parmi celles-ci figure notamment la BMW 318ti Cup organisée par le DMV, la Fédération allemande de sport automobile. Celui-ci propose aux personnes intéressées, le lundi 26 octobre 2026, sur le circuit d’Hockenheim, un test officiel junior destiné aux jeunes pilotes et aux pilotes issus du karting.

Cette journée d’initiation comprend deux séances d’essais guidées ainsi que d’autres séances de pilotage. Le coût de cette offre unique s’élève à 600 euros. L’objectif de cet événement est expressément la promotion des jeunes talents. Les places sont limitées. Les personnes intéressées peuvent s'adresser directement à l'organisateur de la série.

Cerny Motorsport GmbH
M. Florian Sternkopf
Tél.: +49 (0)172 3150936
E-mail: info@dmv-bmw318ticup.de

Diego Gama fait partie de ceux qui sont passés à la BMW Cup en 2026. Originaire de Meyrin, ce jeune homme courait encore l'année dernière pour UBIQ Racing dans le Championnat suisse de karting autobau. Sur les cinq courses disputées jusqu'à présent, Gama en a couru quatre pour l'équipe Cerny Motorsport et sera également au départ de la finale de la saison à Hockenheim les 23 et 24 octobre.

Pour plus d'informations, cliquez sur ce lien.

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06.10.2026 Renault Classic Cup: dixième titre pour Thomas Zürcher
Thomas Zuercher Nring 2026 02 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Thomas Zürcher a remporté le titre RCC au Nürburgring © Archives Zürcher

Il est et reste le numéro 1 de la Renault Classic Cup: Thomas Zürcher a remporté ce week-end son dixième titre en RCC lors de la finale de la saison au Nürburgring.

La série commence à devenir impressionnante. Thomas Zürcher a remporté ce week-end au Nürburgring son dixième titre en Renault Classic Cup. Avec une victoire lors de la course de samedi, le pilote de 55 ans avait déjà assuré son titre. Lors de la deuxième course, dimanche, Zürcher a terminé deuxième derrière Silas Reuter. Zürcher a dû prendre le départ en fond de grille lors de la deuxième manche, après être sorti de piste lors de la deuxième séance de qualifications. «J’ai dérapé sur de l’huile ou du liquide de refroidissement», explique Zürcher. «Dans le gravier un caillou a cassé la vitre arrière. Nous avons dû improviser, mais nous avons réussi à réparer les dégâts à temps. »

Au classement du championnat, Zürcher occupait encore la 2e place avant la finale au Nürburgring, la seule course sur circuit du calendrier du RCC 2026, à deux points derrière Beat Rohr. Ce dernier a toutefois renoncé à se rendre dans l’Eifel, ce qui a permis à Zürcher de prendre la tête du classement général. La 3e place du classement final est revenue à Marc Beyeler. Beat Weber s’est classé juste derrière, à seulement trois points.

À la question de savoir quelle importance revêt ce dixième titre pour Zürcher, le champion en série répond: «Chaque titre a son histoire. Et cette année, tout ne s’est pas déroulé sans problème. En slalom, j’ai perdu des points parce que j’ai heurté quelques cônes. En course de côte, ça s’est mieux passé – sauf à Anzère. La sortie de piste là-bas m’a coûté de nombreuses heures de travail. Et après Oberhallau, j’ai dû réviser entièrement la boîte de vitesses pour pouvoir prendre le départ au Nürburgring.»

Outre Zürcher, Reuter, Gerber et Weber, Tiziano Filippone et Jürg Brunner étaient également au départ au Nürburgring. Ce dernier a «échangé» sa Clio II contre une Clio III et a visiblement pris beaucoup de plaisir avec son nouveau bolide dans l’Eifel.

Thomas Zuercher Nring 2026 01 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Thomas Zürcher (au centre, en bas) avec ses concurrents du RCC: Jürg Brunner, Silas Reuter, Beat Weber, Patrick Gerber et Tiziano Filippone © Archives Zürcher

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05.10.2026 Mickhausen: victoire au classement général des voitures de tourisme pour «Speedmaster»
Speedmaster Mickhausen 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
«Speedmaster» à Mickhausen: voiture vendue, record établi © Wyss

Plusieurs pilotes suisses ont pris le départ, le week-end dernier, de la course de côte internationale de Mickhausen, dans le sud de la Bavière. Parmi eux, «Speedmaster» s’est distingué en remportant la victoire au classement général des voitures de tourisme.

Cette course traditionnelle, qui se déroule au sud d’Augsbourg, constituait la manche finale du Championnat allemand de course de côte 2026. Connue sous le nom de «course de côte d’Augusta» de 1966 à 1985, elle s’appelle désormais «course de côte de Mickhausen» depuis sa relance en 2001.

En raison de sa proximité avec la frontière de la Suisse orientale, cette épreuve constitue toujours une conclusion de saison très prisée par de nombreux spécialistes suisses. C’est ainsi que Roland Bossy y a remporté la course de 2003 au volant d’une Reynard F3000; parmi les vainqueurs du jour venus du pays voisin, Marcel Steiner l’a suivi en 2010, 2012 (au volant d’une Osella FA30) et 2017 (au volant d’une LobArt-Mugen), Romeo Nüssli (Ford Escort Cosworth) lors de la course sous la pluie de 2016, ainsi qu’Eric Berguerand en 2019 au volant d’une Lola FA99, dernier Suisse en date à s’être imposé.

Parmi les quelque 140 participants issus de six nations, seules des voitures de tourisme suisses étaient au départ cette fois-ci. Sous un magnifique soleil d’automne, elles ont fait forte impression devant une foule impressionnante de spectateurs le long du parcours de 2,2 kilomètres dans la réserve naturelle de Stauden – avec en tête «Speedmaster». Au volant de cette voiture turbo à quatre roues motrices, déjà victorieuse en 2016 et 2019 (1re voiture de tourisme), le vice-champion suisse de course de côte de cette année a remporté l’ensemble de la catégorie 1 et s’est classé septième au classement général, derrière six voitures de course.

Son duel avec Holger Hovemann, multiple champion d'Allemagne, au volant d'une Lamborghini Huracán ST Evo, a constitué l'un des moments forts du week-end. En signant le meilleur temps TW de la journée lors de la quatrième manche, le Bernois s'est finalement imposé avec huit dixièmes de seconde d'avance au classement combiné des trois meilleurs temps. «J’ai dû mettre le paquet et rattraper le temps perdu dans les virages, car l’Escort était nettement moins rapide en vitesse de pointe que les voitures de tourisme et les GT les plus rapides», s’est réjoui «Speedmaster» à propos de son succès lors de la dernière course au volant de la Ford Escort Cosworth, qu’il a déjà vendue à un autre Suisse.

Ochsenr Mickhausen 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Jürg Ochsner a été le deuxième Suisse le plus rapide à Mickhausen © Wyss

La performance de Jürg Ochsner a également été remarquable: classé 15e au général, il a été le deuxième Suisse le plus rapide. Au volant de son Opel Kadett, qui a fait ses preuves, le pilote originaire d’Oberhallau a décroché la deuxième place dans la catégorie E1 jusqu’à deux litres, derrière un compatriote allemand déchaîné pilotant la même marque. Stephan Burri, en revanche, n’a pas connu sa meilleure journée: après une sortie de piste lors de la première manche, ce résident de Thurgovie n’a plus réussi à s’approcher de son troisième meilleur temps des essais, réalisé dans le sillage d’Ochsner. Avec un spoiler avant rafistolé sur sa VW Scirocco, le vainqueur de l’Interswiss a dû se contenter de la 5e place de sa catégorie. La 10e place de cette même catégorie a été remportée par Markus Hollenstein au volant d'une VW Golf. Lui aussi a fait un tête-à-queue au même endroit que Burri.

Comme lors de la Coupe suisse de montagne (3e), Hansi Eller, originaire du sud de l’Allemagne, a représenté la Suisse au volant de son Opel Kadett vert vif et s’est illustré en terminant 16e au classement général lors de sa course à domicile, avec des temps exceptionnels dans la catégorie E1 1600 cm³.

Dans la catégorie E1 (plus de deux litres), Rolf Burri, au volant d’une Opel Kadett 8V, a décroché la deuxième place après l’abandon d’une BMW M3 plus rapide. Les vétérans de la Kadett, Armin Banz et Seppi Koch, auraient volontiers pris le départ dans cette catégorie, mais ont dû, pour des raisons réglementaires, concourir en solo dans la catégorie E2. C’est Banz qui a remporté ce duel.

Dans les groupes classés selon le facteur de performance, Martin Bächler, au volant de sa VW Lupo, a pu célébrer sa deuxième place dans la catégorie PF5b, tout comme Corsin Rietiker, au volant de sa puissante BMW M3 GTR V10, dans la catégorie Pf2a dominée par Hovemann. Michael Widmer s’est imposé en solitaire au volant de sa Hyundai i30 N dans le groupe TCR, où il aurait souhaité, comme en Suisse, avoir quelques adversaires. La victoire du jour, accompagnée d’un nouveau record du parcours, a été remportée par l’Allemand d’origine slovène Patrik Zajelsnik au volant d’une Nova ProtoNP01 Emap Turbo. En tant que champion allemand des courses de côte en voitures de course, Benjamin Noll s’est illustré au volant d’une Osella, montant sur la deuxième marche du podium à Oberhallau aux côtés de Robin Faustini.

Texte: Peter Wyss

Rietiker Mickhausen 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Un régal pour les yeux et les oreilles: la BMW de Corsin Rietiker © Wyss

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05.10.2026 Rapport du week-end 30/2026
Philip Ellis IMSA Meister 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Philip Ellis (à gauche) avec Russell Ward et Indy Dontje © Winward Racing

Deux titres internationaux pour des pilotes suisses en un seul week-end! Philip Ellis a écrit une page d'histoire aux États-Unis: jamais auparavant un pilote n'avait remporté trois fois de suite le titre GTD. Dans la Sprint Cup du GTWC, Ricardo Feller a décroché le trophée du champion.

Pendant un certain temps, rien ne laissait présager que Philip Ellis pourrait défendre son titre IMSA en GTD. Mais un sprint final fulgurant a permis au pilote de Zoug de remporter ce week-end son troisième titre consécutif. Sur les cinq dernières courses, Ellis en a remporté quatre avec son coéquipier, l’Américain Russell Ward. C’est notamment le cas au «Petit Le Mans» à Road Atlanta, où Ellis a également bénéficié du soutien du Néerlandais Indy Dontje. Avec un total de cinq victoires (dont celle de Daytona), Ellis s’est imposé dans la moitié des courses au volant de sa Mercedes AMG GT3 de Winward Racing. «C’était très serré», a déclaré Ellis après avoir franchi la ligne d’arrivée. «J’avais économisé du carburant lors des cinq ou six derniers tours après le redémarrage, et ce, bien que les voitures n° 9 et n° 12 se trouvaient derrière nous et disposaient d’un peu plus d’énergie que nous, ce qui leur a permis de mettre un peu plus de pression et de miser sur ce tour supplémentaire, alors que nous ne pouvions pas le faire. J’ai dit à mon ingénieur par radio que j’allais simplement rester à l’extérieur et espérer soit qu’il y ait un drapeau jaune, soit que le carburant suffise jusqu’à la fin.» Outre Ellis, Louis Delétraz avait lui aussi de quoi se réjouir. Le Genevois, au volant d’une Cadillac, a de nouveau décroché la troisième place lors de la dernière course de la saison. Pour Nico Müller, pilote invité chez Porsche, le «Petit Le Mans» s’est terminé à la neuvième place.

Ricardo Feller Meister mit Team 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Ricardo Feller (centre) avait lui aussi toutes les raisons de se réjouir © Lionspeed

Mais Ellis n’était pas le seul Suisse à avoir remporté un titre ce week-end: Ricardo Feller a décroché le titre de la Sprint Cup lors de la finale pluvieuse du GT World Challenge à Barcelone (ESP). Grâce à une deuxième place lors de la première course, l’Argovien, aux côtés de son coéquipier danois Bastian Buus, avait déjà scellé son titre dès samedi. Cette deuxième place a suffi, car Chris Lulham, au volant de la Mercedes Verstappen n° 3, a fait un tête-à-queue à trois minutes de la fin alors qu’il était en lutte avec le vainqueur de la troisième place. «La chance était de notre côté», a déclaré Feller après la course. «Je ne sais même pas comment nous avons pu nous retrouver à nouveau aussi bien placés après le restart. Nous pouvons nous estimer heureux de ce résultat, mais nous l’acceptons bien sûr avec plaisir.» Dimanche – dans des conditions météorologiques nettement meilleures –, les Suisses ont de nouveau eu de quoi se réjouir: le duo Vermeulen/Green a remporté la deuxième course pour Emil Frey Racing. Patric Niederhauser a lui aussi terminé la saison de sprint sur le podium. Le Bernois s’est classé troisième samedi, derrière Feller.

Marlon Bayer, 16 ans, a fait des débuts sur mesure lors du championnat de Formule 4 en Arabie saoudite. Bayer, qui courait encore il y a deux ans dans le Championnat suisse de karting autobau, s’est adjugé la pole position lors des deux courses du championnat F4 d’Arabie saoudite sur le circuit de la Corniche de Djeddah. Il a ensuite terminé la première course à la 3e place et s'est imposé dans la deuxième. Ainsi, dès son tout premier week-end de Formule 4, le rookie est monté sur le podium lors des deux courses et, après ce week-end d'ouverture, il est en tête tant du championnat que du classement des rookies.

Kevin Gilardoni, vainqueur du Rallye du Tessin, est lui aussi remonté sur le podium. Le pilote de 34 ans, originaire du Misox, a terminé troisième lors du Super Trofeo Lamborghini à Barcelone. La première manche a dû être annulée en raison d’un orage. Au classement général, Gilardoni occupe la tête avant la grande finale à Monza (du 22 au 25 octobre). Mais son avance n'est que d'un point.

Marlon Bayer Saudi 2026 Sieger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Un début en beauté: Marlon Bayer s'est imposé en Formule 4 © Archives Bayer

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02.10.2026 Nicolas Lathion: «Il ne faut pas être trop prudent au RIV!»
Lathion Christophe Cornevaux Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
En route vers le titre: Nicolas Lathion et Morgane Apothéloz © Cornevaux

Nicolas Lathion et sa copilote Morgane Apothéloz visent le titre de champion de Suisse lors du Rallye du Valais. Pour le Valaisan, ce serait son deuxième titre après celui remporté chez les juniors en 2017. En 2024 et 2025, il a terminé cinquième au classement général.

À l’approche du Rallye du Valais (du 29 au 31 octobre), Nicolas Lathion a tous les atouts en main. Le Valaisan de 36 ans aborde son rallye à domicile en tête du classement général, avec 22 points d’avance. Une neuvième place au RIV suffirait à lui et à sa copilote Morgane Apothéloz pour remporter le titre. Si l’on se réfère aux résultats de Lathion ces dernières années, cette tâche devrait être réalisable. En 2023, le pilote Skoda originaire de Charrat a terminé quatrième, deuxième en 2024 et cinquième l’année dernière. Mais c’est justement là que réside tout le problème. Lathion le dit lui-même: «Nous ne devons pas prendre de risques inconsidérés, mais nous ne devons pas non plus être trop prudents lors du RIV!»

Tu as 22 points d’avance avant la finale en Valais. Il reste 32 points à prendre au maximum. Est-ce que cela suffira pour remporter le titre ?
Nicolas Lathion: D’un côté, nous n’avons pas besoin de prendre tous les risques. C’est une bonne chose. D’un autre côté, nous ne devons pas non plus rouler de manière trop prudente. Et au final, il faut franchir la ligne d’arrivée. L’important sera de trouver un bon rythme.

Une neuvième place (qui rapporterait dix points au total) suffirait pour remporter le titre. C’est un objectif réalisable, n’est-ce pas?
Oui, mais à condition, bien sûr, de franchir la ligne d’arrivée. Et à l’heure actuelle, je ne sais pas encore qui seront mes adversaires.

Lathion Ticino Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Lors du Rallye du Tessin, Lathion a terminé cinquième © Eichenberger

As-tu entamé la nouvelle saison avec l’objectif précis de devenir champion de Suisse des rallyes?
Oui, on peut le dire comme ça. Dès le début, notre objectif était de disputer autant de manches que possible. Nous y sommes parvenus. Et comme tous les pilotes ne participent pas à tous les rallyes, c’est la clé pour remporter le titre.

Tu as déjà été sacré champion de Suisse des rallyes, chez les juniors en 2017. Que signifierait ce titre pour toi?
2026 sera ma troisième année au volant d’une voiture Rally2. Vu sous cet angle, ce titre serait une récompense pour tout le travail acharné accompli en coulisses.

Cela te dérangerait-il de remporter le titre sans avoir gagné un seul rallye?
Non. Le prochain Rallye du Valais n’est que mon dixième rallye au plus haut niveau – je n’ai donc disputé que neuf rallyes au volant d’une voiture Rally2. Comparé à des pilotes de haut niveau comme Coppens ou Hirschi, j’ai beaucoup moins d’expérience. De ce point de vue, il n’est pas particulièrement surprenant que je ne me sois encore jamais retrouvé en tête du classement général.

Comment te prépares-tu pour ton rallye à domicile fin octobre?
Les deux prochaines semaines seront consacrées à la recherche de partenaires et de sponsors. Après tout, en cas d’accident, il faut toujours garder à l’esprit une franchise d’environ 25’000 francs. Il faut s’assurer de la couvrir. Il n’y aura pas de préparation sous la forme d’un petit rallye d’entraînement. Nous n’en avons pas les moyens.

Es-tu nerveux?
(Rires.) Pas encore. Mais deux semaines avant le rallye, je commencerai à ressentir des frissons.

Lathion Cornevaux Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Lors de la première manche dans le Jura, Lathion est monté sur la troisième marche du podium © Cornevaux

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01.10.2026 Une nouvelle course de côte à partir de 2028?
Start Sattelegg Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
C'est ici que se trouve le départ de la course de côte de Sattelegg © Eichenberger

Depuis 2023, le Wägital (SZ) s’emploie à mettre sur pied une nouvelle course de côte. Il reste encore quelques obstacles à surmonter avant le coup d’envoi prévu, en 2028. Auto Sport Suisse s'est rendu sur place pour se faire une idée.

La course de côte de Sattelegg (SZ) prend forme. Si tout se passe comme prévu, le coup d’envoi pourrait être donné à l’été 2028. L’épreuve ne serait pas inscrite d’emblée au calendrier officiel du championnat, elle n’obtiendrait ce statut officiel qu’après l’édition test. Le championnat suisse compterait ainsi une nouvelle course de côte en 2029. Il y a belle lurette qu’un nouvel organisateur n’était plus venu enrichir ce paysage. Hemberg a fait son retour en 2012 avec un tracé raccourci et un nouvelle ligne de départ, mais on ne peut pas qualifier cet événement de «nouveau». Il faisait déjà partie intégrante du championnat suisse de la montagne de 1968 à 1990, avec un départ à St-Peterzell. La dernière nouveauté sans antécédents était la course de côte Massongex-Vérossaz, qui avait vu le jour en 1984 et s’est hélas déroulée pour la dernière fois en 2023. Il n’y a donc pas eu de nouvel organisateur depuis plus de 40 ans! Le fait que le championnat suisse de la montagne ait été maintenu au calendrier témoigne de la qualité et de la persévérance des organisateurs actuels.

À Sattelegg, il reste encore quelques obstacles à surmonter. Marcel Schubiger (53 ans) en est bien conscient: «Nous voulons organiser un événement annuel», confie ce Schwyzois, président du comité d’organisation depuis 2025 et ancien responsable du département Composites au sein de l’écurie de Formule 1 Sauber. «Nous n’y parviendrons qu’en suscitant l’enthousiasme du canton, de la commune et des riverains pour ce projet. Jusqu’à présent, cela nous a plutôt réussi. Une seule riveraine ne voit pas cela d’un très bon œil, mais elle a déjà laissé entendre qu’elle partirait en vacances pendant cette période.»

Le tracé s'étend de la Satteleggstrasse, dans le Wägital, jusqu'au restaurant Sattelegg. Long de 5,5 km, il dépasserait de 320 mètres celui de St-Ursanne-Les Rangiers. La partie inférieure comporte sept virages en épingle à cheveux, alors que la deuxième section est une alternance de virage à droite et à gauche. Deux pilotes en activité, Philip Egli et Christian Müller, y sont allés en repérage début août. «Le tracé est très long», confirme Egli, qui siège aux côtés de Müller au sein du comité «Parcours & Sécurité». «La partie inférieure est techniquement exigeante, alors que celle du haut est très rapide. Il faudrait prévoir une ou deux chicanes pour réduire la vitesse.»

Ziel Sattelegg Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
L'arrivée de la course de côte se ferait au restaurant Sattelegg © Eichenberger

Selon Egli et Müller, les virages en épingle à cheveux ne constituent pas un facteur de risque. «Ils se négocient facilement, même avec un sport-prototype ou une monoplace», explique le second. «La pente de ces virages n’a rien à voir avec Massongex, où certains virages étaient si raides que bien des arbres de transmission n’y ont pas résisté.»

Lors de leur repérage, Egli et Müller ont rencontré des membres du comité d'organisation très motivés: «C’est une condition sine qua non pour un tel projet», poursuit Müller, qui connaît parfaitement, pour y avoir été confronté à Hemberg (tracé d’à peine 1,8 km), les défis que représente un tel événement. «Sécuriser 5,5 km avec des glissières de sécurité, des mini-barrières, des troncs d’arbres et des bottes de paille est un véritable défi sportif. Mais les organisateurs parviendront peut-être à trouver des solutions qui ne seront pas à leur charge avec le service des travaux publics local. L’extension des glissières de sécurité améliorerait d’ailleurs la sécurité de tous, notamment celle des nombreux motards qui empruntent ce parcours tout au long de l’année.»

Les deux pilotes estiment en outre que les clôtures de pâturage qui bordent la piste posent problème: «Il faudrait les retirer pour la manifestation», explique Egli. «Et il y en a un certain nombre.» Le parking situé près du restaurant Sattelegg se prête parfaitement aux retours et au parc fermé. Le paddock serait installé dans le village de Vorderthal, ce qui permettrait aux associations locales de profiter également de l’événement. Un service de navettes est prévu pour les spectateurs, depuis le versant du Wägital et depuis Willerzell (au bord du lac de Sihl).

Des questions restent encore en suspens concernant le nombre de pilotes susceptibles de disputer la course de côte de Sattelegg et le budget à prévoir. Fort de son expérience professionnelle, le chef de projet entend clarifier ces points prochainement. «Quand nous connaîtrons l'ampleur de la participation du canton, nous pourrons évaluer la part à investir en tant qu'organisateurs.»

Reste à espérer que les Schwyzois feront preuve de persévérance. Une nouvelle course serait sans aucun doute un atout pour ce sport fascinant qu'est la course de côte.

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30.09.2026 PSCS: Neuhofer prend la tête du classement
Start Porsche GT3 Mugello 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Départ de la course GT3 avec Neuhofer (à g.) et Burkard (à d.) © Porsche

Le grand vainqueur de la cinquième manche de la Porsche Sports Cup Suisse s'appelle Felix Neuhofer. L'Autrichien a décroché le maximum de points lors des deux courses du groupe GT3 Cup disputées au Mugello.

Même au Mugello, personne n'a pu devancer Felix Neuhofer dans le groupe GT3 Cup: prenant le départ des deux courses à la pole position, l'Autrichien courant sous écurie allemande a réalisé le meilleur temps au tour de chacune au volant de sa 911 GT3 Cup de 510 ch, ajoutant ainsi deux victoires incontestées à son palmarès. Il a ainsi remporté le maximum de 62 points comme lors de sa précédente performance sur le Red Bull Ring et a pris la tête du classement des pilotes de la catégorie 1 en détrônant le Britannique Jack Sherwood, qui était absent des courses italiennes. 

La seconde place sur le circuit de Formule 1 de 5,245 kilomètres est revenue à Gregor Burkard. À l'issue de la première manche, le Suisse a devancé Christian Caramuscia, qui a pris la troisième place avec un retard de 0,183 seconde. Aux places suivantes: Sébastien Pidoux, «Gioga», Jan Klingelnberg et Simon Mathys.

Lors de la deuxième course, Burkard a eu pour adversaire Ilario Introna: l'Italien s'est élancé en septième position en raison de son jeu de pneus de course Michelin neufs suite à un défaut lors de la première manche. Ayant lui aussi dû recourir à ses pneus «joker», Burkard avait été rétrogradé en cinquième position. Le gain de traction ainsi obtenu lui a permis d'effectuer une remontée spectaculaire dès le premier tour et de prendre la deuxième place, juste derrière Neuhofer. Quant à Introna, il a atteint la troisième place à l'issue du cinquième tour pour terminer la course 0,690 seconde après Burkard. «Gioga» a pris la quatrième place devant Andreas Marti et Caramuscia.

Dans le groupe GT4 Clubsport, Kevin Lattion a remporté deux victoires supplémentaires. Au volant de leur 911 GT3 R développant jusqu'à 565 ch, Patrick Dinkeldein et Stephan Heim se partagent la première place du classement général du groupe Open GT. Dans la très disputée catégorie 21 de la 911 GT3 Cup avec ABS et contrôle de traction, la première manche a été remportée par Marcus Graichen et la seconde par Levin Gelf. Nico Gründel est parvenu à conserver sa place au classement général grâce à ses deux troisièmes places. Dans la catégorie des véhicules Cup historiques, les vainqueurs se sont succédé: Sebastian Glaser et Simon Willner se sont partagé la victoire pour la Porsche 911 génération 993, tandis que la catégorie dédiée à la génération 964 a vu Enzo Calderari remporter la première course. Cependant, la légende du sport automobile suisse n'a pas pris le départ de la deuxième manche, permettant à Florian Schmidhuber de ravir la première place.

Le sixième et dernier week-end de compétition de la saison actuelle de la Porsche Sports Cup Suisse se déroulera du 22 au 24 octobre au Misano World Circuit Marco Simoncelli, également en Italie, avec au programme un double sprint et une course nocturne de deux heures.

Calderari PSCS 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Enzo Calderari était en tête lors de la 1ère course de la génération 964 © Porsche

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29.09.2026 Courses de côte internationales: Meisel établit un nouveau record chez les voitures de tourisme
Reto Meisel Onil 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Reto Meisel a pdisputé la Subida Internacional de Onil en Espagne © Meisel

La saison 2026 des courses de côte touche à sa fin. Au niveau international, quelques courses sont encore au programme. Dernièrement, en Espagne, Reto Meisel, en tant que pilote invité, a d’emblée établi un nouveau record chez les voitures de tourisme.

En Suisse, le Championnat de course de côte s’est peut-être achevé l’avant-dernier week-end aux Paccots, mais dans d’autres pays européens, plusieurs courses de côte ont encore lieu cet automne – avec notamment une participation suisse. Ainsi, une semaine après la finale du Championnat d’Europe en Croatie, Reto Meisel a de nouveau pris le départ, à l’invitation de l’organisateur, de la finale du Campeonato de España de Montaña, la Subida Internacional de Onil, près de son lieu de vacances dans l’arrière-pays d’Alicante.

Au volant de sa fidèle Mercedes SLK340 Judd, le champion d’Europe du Groupe 1 originaire de Leuggern a enthousiasmé les fans (plusieurs dizaines de milliers!) et s’est classé quatrième au classement général, derrière trois voitures de course – menées par le vainqueur espagnol du classement général Proto-1, Joseba Iraola. De plus, l’Argovien a établi un nouveau record du parcours pour les voitures de tourisme. Face à l’invité suisse, le champion espagnol José Antonio López Fombona, au volant de son ancienne Audi RS5 du DTM, n’avait pas la moindre chance.

«Le parcours de 4,7 kilomètres était large et pas très rapide, mais très exigeant. L’enthousiasme des spectateurs le long du parcours et dans la ville était incroyable. Je n’ai jamais signé autant d’autographes. Cet événement offrait un changement de décor bienvenu et mérite les meilleures notes dans tous les domaines», s’est réjoui Meisel.

La saison n’est pas encore terminée pour lui et les autres Suisses. Le week-end prochain, la dernière manche du championnat allemand de course de côte aura lieu à Mickhausen, dans le sud de la Bavière, non loin de la frontière nord-est de la Suisse. On attend ainsi au départ «Speedmaster» au volant de sa Ford Escort Cosworth, Stephan Burri dans sa VW Scirocco, ainsi que les vétérans de la Kadett Armin Banz et «Seppi» Koch, aux côtés de six autres Suisses.

La saison 2026 des courses de côte s’achèvera ensuite les 17 et 18 octobre avec la 5e édition du Bongo Hill Climb Monsters à Skradinin, en Croatie, où Meisel s’alignera en tant que tenant du titre dans la catégorie des voitures de tourisme. «Speedmaster» sortira pour l’occasion la légendaire VW Polo MB afin de se battre pour la victoire dans une catégorie dédiée aux voitures à traction avant. Robin Faustini, désormais triple champion de course de côte en voiture de sport, vise la victoire au classement général avec sa rapide Nova Proto NP01 Emap Turbo.

Texte: Peter Wyss

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28.09.2026 Rapport du week-end 29/2026
Sebastien Buemi Fuji 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Sébastien Buemi (à d.) s'est imposé à Fuji pour Toyota dans le WEC © Toyota

Y aura-t-il finalement un titre mondial suisse cette année? Grâce à la victoire du pilote d’usine Toyota Sébastien Buemi au Championnat du monde d’endurance à Fuji, ses chances ont considérablement augmenté.

Sébastien Buemi a déjà remporté à quatre reprises le titre du prestigieux Championnat du monde d’endurance (WEC). Cette année, il est en passe de décrocher sa cinquième couronne du WEC. Lors de la course à domicile de son employeur Toyota à Fuji, le Vaudois a pu célébrer sa deuxième victoire de la saison. Une victoire d’autant plus symbolique qu’elle a été remportée sur son propre terrain, où Toyota n’avait plus gagné depuis 2023. L’équipe de Buemi, composée de ses deux coéquipiers Brendon Hartley et Rio Hirakawa, n’est certes partie qu’en 8e position au volant de sa Toyota GR010 Hybrid. Mais une fois en tête, Buemi et ses coéquipiers ont creusé l’écart et se sont imposés devant l’Alpine n° 36 et la BMW pilotée notamment par Raffaele Marciello. Avec encore deux courses à disputer (Barcelone le 18 octobre et Monza le 8 novembre), Buemi et ses deux coéquipiers sont désormais en tête du classement avec 89 points. La voiture sœur n° 7 occupe la deuxième place, avec dix points de retard. Marciello, avec ses coéquipiers BMW, est quatrième, à 20 points de Buemi. Pour Buemi, il s’agissait de sa 28e victoire en WEC. C’est Thomas Flohr qui a obtenu le meilleur résultat de la saison en LMGT3. Le pilote Ferrari a terminé 4e à Fuji.

Chiara Baettig Silverstone 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Chiara Bättig avec son trophée remporté à Silverstone © Red Bull

Les Suisses ont également connu le succès en GT Open. Lors de l'avant-dernière course à Monza (ITA), le pilote Porsche Alex Fontana est monté sur le podium général en terminant troisième de la catégorie Pro. Le duo Mercedes composé de Yannick Mettler et Dexter Müller a même décroché la deuxième place en ProAM. Alexander Fach jr. a terminé cinquième dans cette même catégorie.

Chiara Bättig a également connu un week-end couronné de succès. La pilote Red Bull Junior est montée sur la troisième marche du podium à Silverstone (GBR) dans le cadre du championnat britannique de Formule 4, signant ainsi son deuxième podium de la saison. La Zurichoise occupe la 13e place au classement général avant la finale à Brands Hatch.

Côté karting: la finale du Rotax Max Switzerland s’est déroulée à Wohlen. Les pilotes suivants ont été sacrés vainqueurs de leurs catégories respectives et sont qualifiés pour les Rotax Grand Finals à Portimão (POR): Nilas Winter (Micro), Leonardo Gubello (Mini), Leo Gonzalez (Junior), Liam Flükiger (Senior), Leo Gubser (DD2) et Mirco Gervasoni (DD2 Masters).

Rotax Sieger 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Les vainqueurs Rotax 2026 ont été fêtés à Wohlen © Rotax

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25.09.2026 Avec plus d'adversaires, Kuhn aurait même pu remporter le titre
Sergio Kuhn Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Sergio Kuhn a terminé troisième au classement général du Championnat suisse de course de côte dans la catégorie des voitures de tourisme © Eichenberger

Le timing n'aurait pas pu être meilleur. Dans le dernier numéro du magazine ASS, nous avons dressé le portrait du pilote TCR Sergio Kuhn. Dimanche, il s'est classé troisième lors de la finale de la saison du Championnat suisse de course de côte aux Paccots.

Sergio Kuhn fait donc partie de la jeune garde. Et son goût pour le sport automobile n’a rien de surprenant. Son grand-père était mécanicien de course de Heinz Schiller. Natif de Frauenfeld et décédé en 2007, ce dernier avait été sacré champion d’Europe de la montagne en 1961, dans la catégorie GT. En 1962, Schiller avait aussi disputé le GP d’Allemagne pour la Scuderia Filipinetti. Et il se trouve qu’il était le parrain de Marco Kuhn, le père de Sergio. C’est d’ailleurs dans le garage Peugeot paternel que celui-ci travaille aujourd’hui, en tant que chef d’atelier. D’où son attachement à la marque au lion. «J’étais aussi entouré de passionnés de sport automobile pendant mon apprentissage. L’un faisait du drift, l’autre de l’autocross et un troisième avait consacré son mémoire aux modifications à apporter à une voiture pour courir en slalom. Il fallait bien que l’étincelle finisse par jaillir…»

Sergio s'est lancé en sport automobile dès qu'il a eu son permis de conduire. Au volant d'une Peugeot 206, il a d'abord couru en LOC2, puis en LOC4 avant de passer à l'Interswiss. Depuis 2023, il est l'heureux propriétaire d'une Peugeot TCR. Avant de s’attaquer à la côte, Sergio a tourné sur circuit, lors de «track days» ou de sessions de contre-la-montre. Sa première course de côte avec la TCR, il l’a disputée en 2025 à Oberhallau. Et remportée d'emblée!

Kuhn adore sa TCR. Et il aime aussi se mesurer aux autres en championnat suisse de la montagne. Tout en précisant: «En fait, je suis désavantagé. Ma Peugeot devrait être plus légère, car c’est une 1600 alors que les autres sont des 2 litres. J’ai donc un handicap de près de 30 kilos par rapport à une Opel, par exemple.» Le nombre d’adversaires varie également d’une course à l’autre. S'il y avait toujours eu huit voitures en 2026, un pilote comme Kuhn, qui roule régulièrement en tête, aurait eu de bonnes chances de remporter le titre en voitures de tourisme. «Malheureusement, nous sommes souvent moins nombreux. C’est pourquoi, nous ne récoltons parfois que la moitié des points.» Ce fut également le cas lors de la finale de la saison aux Paccots. Kuhn a néanmoins réussi in extremis à renverser la situation grâce à un excellent temps lors de la troisième manche, s’assurant ainsi la troisième place au classement final – derrière le champion Ludovic Monnier et le deuxième, «Speedmaster».

Son appartenance à la jeune garde, Sergio Kuhn la démontre également par sa préparation. Il découvre les tracés sur son simulateur. «Avant de disputer la course de côte d’Osnabrück cette année, je me suis entraîné assidûment chez moi.» Il a également tourné sur la Nordschleife, en vrai comme en virtuel. «Je rêve de courir là-bas au moins une fois.» D’où lui vient son talent, est-ce inné chez lui? Ce qui est sûr, c’est qu’en tant qu’ex-skieur de compétition, il n’a pas besoin de beaucoup d’explications pour choisir la bonne trajectoire.

Kuhn Anzere Cornevaux Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Kuhn au volant de la Peugeot TCR: il n'a remporté le maximum de points qu'à trois reprises © Cornevaux

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22.09.2026 Rapport du week-end 28/2026
Feller Ricardo Zandvoort 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Feller (à g.) est en tête de la Sprint Cup du GT World Challenge © GTWC

Ricardo Feller (GT World Challenge) et Philip Ellis (IMSA) sont en passe de remporter un titre pour la Suisse. Mais le grand vainqueur du week-end GTWC à Zandvoort a sans conteste été l'écurie Emil Frey Racing.

Ricardo Feller, spécialiste du GT3, est en passe de remporter un nouveau titre international. Avant la finale de la Sprint Cup du GT World Challenge à Barcelone (ESP), ce natif d’Argovie occupe la tête du classement aux côtés de son coéquipier danois Bastian Buus. L’avance de Feller n’est certes que de six points. Mais le pilote Porsche de l’écurie Lionspeed GP a jusqu’à présent terminé au moins une fois deuxième à chaque week-end de course. Ce fut également le cas le week-end dernier lors de la course de dimanche à Zandvoort (NED). Celle-ci a d’ailleurs été largement dominée par les Suisses. Les 1re et 3e places sont revenues à l’équipe Emil Frey Racing, qui a connu à Zandvoort son meilleur week-end à ce jour dans le cadre de la Sprint Cup. «Samedi, lors des qualifications, nous n’avons pas exploité tout notre potentiel, en particulier avec la Ferrari n° 14», explique le chef d’équipe Lorenz Frey-Hilti. «Mais pendant la course elle-même, nous avons été solides, avec de bons arrêts au stand et de belles manœuvres de dépassement. Dimanche, nous avons tout fait comme il fallait. Dommage que nous ayons perdu la deuxième place lors de l’arrêt au stand, mais c’est le problème quand on n’a de la place que pour une seule voiture – mais les 1re et 3e places restent bien sûr un excellent résultat.» Ce beau résultat suisse a été complété par la 7e place de Patric Niederhauser. La finale à Barcelone aura lieu les 3 et 4 octobre.

Emil Frey Zandvoort 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Les deux Ferrari d'Emil Frey Racing lors de la course de dimanche © EFR

Philip Ellis est lui aussi toujours en lice pour le titre. Le pilote originaire de Zoug a décroché la deuxième place en GTD lors de l’avant-dernière manche de l’IMSA à Indianapolis. Cependant, comme ses deux poursuivants directs ont remporté la course, l’avance d’Ellis avant la finale à Road Atlanta (le 3 octobre) s’est réduite à six points. Si Ellis parvient à garder l’avantage lors de la dernière course, ce serait son troisième titre GTD consécutif en IMSA. Pour le pilote d’usine Cadillac Louis Delétraz, qui court dans la catégorie des prototypes, la course d’Indianapolis s’est terminée à une quatrième place.

Un autre podium suisse en GT3 a été décroché lors des 24h Series à Barcelone. L’équipe Hofor Racing, au volant de sa Mercedes AMG GT3, a terminé 3e au classement général et 2e dans la catégorie AM après avoir bouclé 740 tours.

L’avant-dernière manche de la Formule 4 italienne s’est également déroulée ce week-end. Du point de vue suisse, deux quatrièmes places ont constitué le meilleur résultat. Ces places ont été décrochées par l’Allemand Elia Weiss pour Jenzer Motorsport et par le Danois David Walther pour Maffi Racing. Les meilleurs résultats des pilotes suisses ont été une septième place de Florentin Hattemer (Trident), une huitième place de Levi Arn (Jenzer, troisième chez les rookies) et une 17e place de Georgiy Zasov (Prema). La finale au Mugello aura lieu les 30 octobre et 1er novembre.

Levi Arn Misano 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Formule 4 Italie: Levi Arn sur le rookie-podium © Instagram

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22.09.2026 Encore une victoire pour Meisel
Meisel Reto Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Reto Meisel (à d.) lors de la finale de la saison en Croatie © Archives Meisel

Reto Meisel a de nouveau remporté une victoire et établi un record lors de la dernière manche du Championnat d'Europe des courses de côte en Croatie. Il lui a toutefois manqué très peu pour décrocher le titre européen toutes catégories confondues.

Lors de la dixième et dernière manche du Championnat d'Europe des courses de côte en Croatie, Reto Meisel a remporté sa sixième victoire au classement général dans la catégorie FIA 1. Au volant de sa Mercedes SLK340 Judd, qui a déjà fait ses preuves, le pilote argovien a également établi un nouveau record pour les véhicules fermés sur le parcours de Buzet, long de 5001 mètres.

Malgré tout, cela n’a finalement pas suffi pour remporter le titre européen toutes catégories confondues. Celui-ci revient au Croate Matija Jurisic, qui, au volant de sa Peugeot 308 TCR parfaitement réglée, a décroché sept victoires et trois deuxièmes places dans le groupe 4, totalisant ainsi 211 points. Meisel a certes remporté autant de victoires dans le groupe 1 des voitures de tourisme/GT les plus puissantes, mais il avait auparavant enregistré un zéro en Slovénie (accident avec la Mitsubishi) et compte en outre une deuxième et une troisième place, ce qui lui permet d’atteindre 208 points.

Pour le double champion suisse de courses de côte (2016 et 2022), la saison a néanmoins été couronnée de succès. Meisel n’avait pas du tout prévu de disputer une saison complète du championnat d’Europe, comme ce sera le cas en 2025. Lorsqu’il s’est soudain retrouvé en très bonne position au classement, il a changé d’avis. C’est ainsi qu’il a remporté haut la main le titre dans la catégorie reine et au classement des meilleures performances – en partie grâce à l’abandon de certains de ses adversaires directs suite à des accidents ou des défaillances techniques. Meisel tire donc un bilan positif, non sans un petit clin d’œil: «Pour moi, tout va bien: vainqueur du Groupe 1, meilleur pilote et vice-champion d’Europe. Ce fut une saison géniale, au cours de laquelle j’ai beaucoup appris. Et je ne fais que commencer…»

La dernière victoire d’étape de la saison 2026 a été remportée, comme lors de la manche suisse du championnat d’Europe en août, par le Français Kevin Petit sur une Nova NP01 Emap Turbo. Le titre de champion d’Europe toutes catégories confondues (les quatre groupes Proto) avait déjà été décroché auparavant par l’Italien Antonino Migliuolo, qui court sous le pseudonyme «O’Play», au volant d’une Nova NP03 Aprilia. Le titre dans le groupe P1 revient à l’Espagnol Joseba Iraolo Lanzacorta, celui du classement «Performance» au Tchèque Petr Trnka (tous deux sur Nova NP01 Emap Turbo). Aucun Suisse n’était au départ dans la catégorie 2 du championnat d’Europe.

Texte: Peter Wyss

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21.09.2026 Course de côte Les Paccots: Monnier sacré champion et vainqueur de la Coupe de montagne
Monnier Faustini Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Les deux champions suisses de course de côte 2026: Ludovic Monnier (voiture de tourisme) et Robin Faustini (voiture de course) © Eichenberger

Ludovic Monnier a réussi ce que Danny Krieg, l’ancien propriétaire de la VW Golf Turbo blanche, avait déjà accompli: ce Vaudois d’origine a remporté le Championnat suisse de course de côte dans la catégorie des voitures de tourisme ainsi que la Coupe de Suisse de la montagne.

Ludovic Monnier n’a pas acheté la voiture championne de Danny Krieg en 2025 juste pour le plaisir. Ce Vaudois d’origine, domicilié en Valais, s’est offert la VW Golf Turbo blanche en sachant qu’il pourrait, comme son ancien propriétaire, devenir champion suisse de course de côte dans la catégorie des voitures de tourisme. Il n’a pas beaucoup modifié la voiture, et encore moins le moteur, souligne Monnier. Pourquoi le ferait-il d’ailleurs? La Golf de Krieg avait déjà réalisé de très bons temps en 2025. Monnier les a encore améliorés, notamment au cours de la seconde moitié de la saison 2026. Lors de la finale de la saison aux Paccots, le pilote de 34 ans a roulé 1,687 seconde plus vite que le meilleur temps de Krieg l’année précédente. En additionnant ses deux meilleurs temps, il a même gagné 3,3 secondes avec un temps de 1:55,875 min. Monnier s’est ainsi assuré la victoire tant convoitée en E1. Hermann Bollhalder s’est classé juste derrière lui, alors qu’il faisait ses débuts aux Paccots. Le pilote Opel originaire de Wattwil a réalisé un temps final remarquable de 1:58,920 min, mais n’a pas pu empêcher Monnier de remporter la victoire dans sa catégorie. Les 25 points que Monnier a récoltés grâce à sa victoire en E1 aux Paccots lui ont ainsi suffi pour décrocher le titre haut la main. «C’est une belle sensation», a déclaré Monnier. Après tout, il a dû travailler dur pour y parvenir. L'ancien propriétaire, Danny Krieg, a également fait savoir: «Félicitations à Ludovic! Je suis ravi qu'il a remporté le titre avec mon ancienne voiture. D'une certaine manière, cela me rend fier aussi.»

Avec seulement un point de retard, «Speedmaster» s’est assuré la 2e place chez les voitures de tourisme. Le chef d'équipe de MB Motorsport avait transformé sa Ford Escort pour Les Paccots, passant d'une voiture de catégorie E1 à une voiture de catégorie Interswiss. Dans cette catégorie, il a établi dès la première manche un nouveau record de 58,723 s, s'assurant ainsi la victoire au classement général IS et remportant 27 points. Cela n’a toutefois pas suffi pour rattraper Monnier. Mais cela importait peu au garagiste bernois. «Je suis plus qu’heureux et j’ai rarement été aussi heureux pour quelqu’un d’autre que pour Ludovic. Je l’ai connu quand il avait quatre ans. À l’époque, je courais encore contre son père.» Huitième au classement général, «Speedmaster» a été le deuxième pilote de voiture de tourisme le plus rapide de la finale – deux places derrière Monnier.

Monnier Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Monnier en route vers le meilleur temps chez les voitures de tourisme © Eichenberger

La lutte pour la 3e place du championnat des voitures de tourisme est restée passionnante jusqu’à la troisième et dernière manche. Comme Stephan Burri ne pouvait pas obtenir de meilleur résultat en IS par ses propres moyens et devait se contenter de la 4e place derrière «Speedmaster», Jean-Paul Chiquita sur sa Porsche GT3 et Dominic von Rotz sur son Audi A4 à quatre roues motrices, c’est Sergio Kuhn, au volant de sa Peugeot TCR, qui a pu viser la troisième place. Pour cela, le Zurichois a toutefois dû dominer ses collègues du TCR – et pourtant, après deux manches, rien ne laissait présager un tel dénouement. Avant la dernière montée, le pilote Opel Peter Steck devançait Kuhn de 0,171 seconde. Ce dernier a toutefois réussi in extremis à renverser la situation en sa faveur et s’est ainsi assuré suffisamment de points pour détrôner Burri de la 3e place, malgré un nouveau record IS en 2 litres, à raison d’un demi-point. La saison 2026 des voitures de tourisme s’est donc terminée avec le classement suivant: 1. Monnier, 2. «Speedmaster», 3. Kuhn, 4. Burri, 5. Bollhalder. Remo Fischer, au volant de sa Ford Cosworth E1, n’a pas pu peser sur l’issue du championnat. Le vainqueur du slalom de Bière aurait peut-être encore pu menacer Monnier. Mais la fourchette de changement de vitesse de la Ford de Fischer s’est cassée lors de la deuxième séance d’essais. Malgré l’approvisionnement rapide en pièces de rechange, la boîte de vitesses ne fonctionnait pas correctement le lendemain et Fischer a donc dû renoncer à la course aux Paccots.

Stephan Burri a tout de même pu se consoler un peu. Dans la Coupe de la Montagne réservée aux véhicules de petite cylindrée (jusqu’à 2 litres), il s’est assuré la 2e place derrière Monnier. Au classement final, Burri et Monnier ont tous deux totalisé le maximum de points. Mais comme Monnier affiche de meilleurs résultats au classement SCRATCH, cette victoire revient également à Monthey. Monnier a ainsi remporté les deux titres, à l’instar de Krieg en 2025. La troisième place de la Coupe de la Montagne a été décrochée par Hans Peter Eller au volant de son Opel Kadett C.

Speedmaster Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
«Speedmaster» a décroché la deuxième place © Eichenberger

C'est Robin Faustini, comme on pouvait s'y attendre, qui a remporté la victoire du jour aux Paccots au volant de sa Nova-Emap NP01. L'Argovien, dont le titre de champion était déjà acquis avant la course, a une nouvelle fois enchanté les fans massés le long du parcours avec trois descentes exceptionnelles (toutes en moins de 48,3 secondes!). Sa sixième victoire de la saison (en sept courses) n'a donc jamais été menacée. Faustini s’est réservé un nouveau record du circuit pour l’année prochaine, s’il participe à nouveau au championnat suisse…

Avec 2,8 secondes de retard (en additionnant ses deux meilleurs temps), Joël Volluz a pris la deuxième place au volant de sa Norma-Judd M20 FC. Avec un peu moins d’une seconde de retard sur Volluz, Michel Zemp, au volant de sa Norma-Helftec, a terminé la saison en troisième position du classement du jour. Au championnat, la deuxième place lui était déjà assurée avant même l’épreuve des Paccots. «Terminer deux fois de suite deuxième du Championnat suisse de course de côte avec une voiture de 2 litres n’est certainement pas un mauvais bilan», déclare Zemp. «Je suis satisfait de ma saison. Si quelqu’un m’avait proposé le titre de vice-champion avant le début de la saison, je l’aurais accepté…» Les 4e et 5e places du classement SCRATCH sont revenues à Simon Hugentobler (Osella PA30) et Antonino Scolaro (Nova NP03). Lilian Bittel a été le meilleur pilote de Formule, en terminant douzième. Voici le top 5 des voitures de course: 1. Faustini, 2. Zemp, 3. Steiner, 4. Darbellay, 5. Volluz.

Chez les REGionaux, c’est Mattia Stacchi, au volant d’une BMW M3 E30, qui a signé le meilleur temps aux Paccots, devant Emanuele Tognacca (VW Golf) et Michaël Béring (Bery ES7).

Kuhn Cornevaux Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Sergio Kuhn a décroché in extremis la 3e place dans la catégorie des voitures de tourisme © Eichenberger

Vous trouverez ci-dessous tous les vainqueurs des catégories CH aux Paccots:
Sylvain Chariatte (Honda Integra, SuperSérie), Patric Kuster (Toyota GR Yaris, SuperSérie Comp. jusqu'à 3000 cm³), Pierre Mürner (Porsche GT3 992, SuperSérie Comp. plus de 3000 cm³), Markus Brander (March 742, Catégorie H – Voitures de course jusqu’à 1600 cm³), Maurice Girard (BMW 320, Catégorie H – Voitures de tourisme jusqu’à 2000 cm³), Julien Tornay (BMW 325i, Catégorie H – Voitures de tourisme jusqu’à 2500 cm³), Robin Terrier (Opel Astra, véhicules classiques jusqu’à 2000 cm³), Jean-Louis Fleury (Opel Ascona B, véhicules classiques de plus de 2000 cm³), Hanspeter Thöni (Peugeot 106, Trophée PSA N), Ramon Hänggi (Citroën Saxo, Trophée PSA A), Nicolas Pasche (Renault Clio II, N/ISN), Thomas Ruesch (Honda Civic, A/ISA), Sergio Kuhn (Peugeot 308, TCR), Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu’à 1600 cm³), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2000 cm³), Jonas Magnin (Honda Civic, E1 jusqu’à 2500 cm³), Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu’à 3000 cm³), Bruno Ianniello (Lancia Delta S4, E1 jusqu’à 3500 cm³), Christoph Zwahlen (Porsche 911, E1 jusqu’à 4000 cm³), Anthony Strahm (Porsche 944, E1 plus de 4000 cm³), Andreas Helm (VW Polo, E1 jusqu’à 1400 cm³), Christophe Oulevay (VW Scirocco, IS jusqu’à 1600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu’à 2000 cm³), Ferdi Waldvogel (BMW M3 E30, IS jusqu’à 2500 cm³), «Speedmaster» (Ford Escort, E1 plus de 2500 cm³), Jesse Handschin (Norma M20 FC, CN), Guillaume Schaffner (Formule Arcobaleno, E2-SS jusqu’à 1150 cm³), Lilian Bittel (Formule Renault, E2-SS jusqu’à 2000 cm³), Hans Pfeuti (Tatuus F4, E2-SS jusqu'à 3000 cm³), Michel Zemp (Norma M20 FC, E2-SC jusqu'à 2000 cm³), Robin Faustini (Nova NP01, E2-SC jusqu'à 3000 cm³).

Zemp Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Encore deuxième chez les voitures de course: Michel Zemp © Eichenberger

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21.09.2026 Rally del Ticino: septième victoire pour Gilardoni
Gilardoni Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Kevin Gilardoni s'est imposé au volant d'une Toyota Yaris Rally2 © Eichenberger

Ce week-end, Kevin Gilardoni a remporté pour la septième fois le classement général du Rallye du Tessin. Nicolas Lathion, leader du Championnat suisse des rallyes, a terminé cinquième et a encore creusé son avance avant la finale qui se tiendra en Valais (du 29 au 31 octobre).

Kevin Gilardoni et le Rallye du Tessin: c’est une combinaison parfaite. Ce week-end, le pilote de 34 ans originaire du Misox s’est une nouvelle fois montré imbattable. Cependant, Gilardoni, qui pilotait cette fois-ci une Toyota GR Yaris Rally2, a eu fort à faire pour décrocher sa septième victoire au classement général. En 2024, Gilardoni avait finalement terminé avec une avance de près d’1:45 min. Lors de la 28e édition du «Ticino», samedi soir (avec deux spéciales de moins qu’il y a deux ans), son avance n’était que de 12,4 secondes.

Gilardoni, qui a déjà remporté cette année trois courses du Super Trofeo Lamborghini (c’est-à-dire sur circuit), a pris la tête dès la deuxième spéciale. Il a toutefois fallu attendre un peu plus longtemps pour voir son premier meilleur temps. Ce n’est qu’après la pause de midi que le pilote portant le numéro 1, accompagné de son copilote italien Corrado Bonato, s’est montré le plus rapide lors des deux courtes spéciales de Valcolla. Le premier à s’inscrire au palmarès des meilleurs temps des spéciales du «Ticino» de cette année fut Stefano Mella, accompagné de sa copilote Veronica Tramontin, au volant de sa Skoda Fabia RS Rally2, vendredi soir. Samedi matin, ce fut au tour de Kim Daldini et Céline Lachelin (également au volant d’une Skoda Fabia RS Rally2). Le Tessinois de 33 ans, déchaîné, a signé deux fois le meilleur temps et n’était qu’à 6,8 secondes de Gilardoni à la pause de midi. Si Daldini n’avait pas pris un départ anticipé vendredi soir lors de la première spéciale, il aurait même été en tête. Mais pour cette «faute» commise dans la zone industrielle de Chiasso, Daldini s’est vu infliger une pénalité de dix secondes.

Daldini Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Kim Daldini a donné du fil à retordre au vainqueur Gilardoni © Eichenberger

Comme Gilardoni a tout maîtrisé après la pause de midi, à l’exception de l’Italien Simone Miele qui a signé le meilleur temps dans la cinquième spéciale, les places sur le podium étaient déjà attribuées. Gilardoni a célébré sa septième victoire au classement général devant Daldini et Miele. Ce dernier, en tant qu’Italien, ne remportant pas de points au championnat suisse, la troisième place du classement suisse est revenue alors à Gauthier Hotz/Michaël Volluz sur Skoda Fabia RS Rally2. Pour ce Jurassien âgé de seulement 23 ans, cette troisième place a constitué un immense succès. Sur l’ensemble du rallye, Hotz n’a concédé que 30 secondes à Gilardoni et est déjà monté sur le podium pour sa deuxième participation seulement au volant d’une voiture Rally2. Si l’on considère que le fils de Grégoire Hotz, huit fois champion de Suisse des rallyes, a disputé son dernier rallye il y a près de deux ans, sa performance est d’autant plus remarquable.

Huit secondes derrière Hotz, Thibault Maret et son copilote belge Louis Louka ont décroché la cinquième place au classement général à bord de leur Citroën C3 Rally2. Juste derrière, Nicolas Lathion et Morgane Apothéloz ont franchi la ligne d’arrivée au volant de leur Skoda Fabia RS Rally2. Le duo en tête du championnat n’était pas du tout satisfait de son retard de plus de 30 secondes après trois spéciales. «La voiture ne fait pas ce que je veux», a déclaré Lathion. «Nous avons certes des pneus neufs, mais pratiquement aucune adhérence.» Grâce à quelques réglages effectués pendant la pause, le comportement de la voiture s’est amélioré. «Cela nous a permis de revenir dans la course lors des trois dernières spéciales.» Au classement général du championnat, Lathion/Apothéloz ont creusé leur avance. Avant la grande finale en Valais (du 29 au 31 octobre), le duo compte 22 points d’avance sur Pascal Perroud, 25 sur Mike Coppens, 28 sur Florian Gonon et Thibault Maret, et 32 sur Jonathan Hirschi. Avec encore 32 points au maximum à attribuer, rien n’est donc encore joué. Lathion a toutefois de bonnes chances de remporter le titre de champion lors de son rallye à domicile.

Hotz Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Après une longue pause, Gauthier Hotz est monté directement sur le podium © Eichenberger

Chez les «petits» voitures, la meilleure équipe a été celle d’Aramis Cereghetti/Kim Defelippis au volant d’une Renault Clio S1600. La deuxième place est revenue à Davide Chiappa/Pietro d’Agostino (Lancia Ypsilon Rally4). Danilo et Nicole Pin, également au volant d’une Renault Clio S1600, se sont classés troisièmes. Le Rallye du Tessin n’a eu aucune incidence sur la Coupe des rallyes. Michaël Esteves/Ismaël Berdayes continuent d’y mener au volant de leur Opel Corsa Rally4. Alain Rey/Estelle Coppex occupent désormais la deuxième place à bord d’une Renault Clio Rally5.

Dans la catégorie historique, la VHC, Julien Camandona et Mélanie Crettaz (au volant d'une BMW M3 E30) se sont imposés. Deux autres BMW ont également décroché les places suivantes sur le podium: 2e Clovis Brosy/Frédéric Erismann, 3e Eddy Bérard/Florence Bérard. Ces derniers sont en tête du classement général avec 18 points d'avance sur Camandona/Crettaz. Là encore, la compétition s'annonce passionnante en Valais.

Pour plus d’informations sur le Rally del Ticino 2026, veuillez cliquer sur ce lien.

Et voici la suite du calendrier:
29-31 octobre, Rallye International du Valais

Cereghetti Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Aramis Cereghetti a été le plus rapide chez les «petits» © Eichenberger

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17.09.2026 Aperçu Les Paccots: qui remportera le titre chez les voitures de tourisme?
Monnier Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Dimanche, Ludovic Monnier pourrait remporter le titre de champion des voitures de tourisme et celui de la Coupe de la montagne au volant de sa VW Golf Turbo © Eichenberger

Suspense à son comble lors de la dernière course de côte de la saison! Qui décrochera le titre des voitures de tourisme lors de la finale aux Paccots? Les favoris sont (dans cet ordre): Ludovic Monnier, «Speedmaster», Sergio Kuhn et Stephan Burri.

Robin Faustini peut aborder sereinement la finale de la saison suisse de courses de côte 2026. Au volant de sa Nova-Emap NP01, ce Argovien de 28 ans a déjà décroché sa troisième victoire consécutive lors de l'avant-dernière course à Oberhallau. Le deuxième du classement, Michel Zemp, est lui aussi hors d’atteinte lors de la finale aux Paccots. Car Marcel Steiner et Victor Darbellay ne prenant pas le départ dimanche dans le canton de Fribourg, le Lucernois a réussi à défendre sa deuxième place au classement général de l’année dernière, quel que soit le résultat de la dernière course. La troisième place de Steiner n’est plus menacée non plus. Même en remportant la victoire du jour en un temps record, Joël Volluz, au volant de sa Norma-Mader V8, ne pourrait plus rattraper le sextuple champion suisse de course de côte (à cause d’un point d’écart). Seul Lionel Ryter a encore des chances théoriques. Mais pour cela, le jeune Valaisan devrait remporter la victoire du jour au volant de sa Formule Renault 2.0. Face à la concurrence (Faustini, Volluz, Zemp, Hugentobler), c’est – disons – une entreprise vouée à l’échec.

La situation est tout autre dans la catégorie des voitures de tourisme. Le suspense y est à son comble, même si l’un des pilotes part déjà avec un désavantage: Sergio Kuhn. Le rapide pilote Peugeot n’a que cinq adversaires dans sa catégorie TCR. Le Zurichois ne marquera donc que la moitié des points aux Paccots et ne pourra ainsi récolter que 14,5 points au maximum. Cela le porterait (résultat supprimé compris) à 118,5 points au classement général. Cela ne suffira probablement pas pour décrocher le titre. C’est Ludovic Monnier qui a les meilleures chances de l’emporter. Ce Vaudois d’origine, qui a repris cette saison la voiture championne de l’année dernière de Danny Krieg, occupe la 2e place avant la finale. Si Monnier remporte l’E1, 25 points supplémentaires viendraient s’ajouter à son total. En tenant compte du résultat à retirer de La Roche (14 points), il totaliserait alors 124 points. Mais l’accent est mis sur «totaliserait». Pour gagner ces 25 points, Monnier doit battre des pilotes de haut niveau tels que Christoph Zwahlen, Remo Fischer ou Hermann Bollhalder, qui court pour la première fois aux Paccots. Krieg y est parvenu l’année dernière. L’ancien détenteur de la VW Golf Turbo avait réalisé aux Paccots en 2025 un meilleur temps en E1 de 59,422 sec (total: 1:59,259 min). Monnier a donc du pain sur la planche. Mais il a prouvé cette année qu’il était capable d’égaler, voire de battre, les temps de Krieg. Monnier n’aura pas besoin d’un nouveau record E1 pour remporter le titre. Celui-ci, établi par Roger Schnellmann en 2023, s’élève à 55,698 sec et est de toute façon hors de portée de Monnier.

Speedmaster Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
«Speedmaster» est au départ de l'IS avec une Porsche GT3 © Eichenberger

«Speedmaster» bénéficie de la deuxième meilleure position de départ. Le garagiste bernois prendra le départ aux Paccots au volant d’une Porsche GT3 dans la catégorie Interswiss. Il pourrait y remporter, en plus des 25 points attribués pour le meilleur temps en Interswiss, deux points supplémentaires s’il établit un nouveau record de division. Celui-ci s’élève à 58,987 min – établi l’année dernière par Jean-Paul Chiquita (également au volant d’une Porsche GT3). Si «Speedmaster» réussissait cet exploit, il totaliserait 123 points. En cas de victoire de Monnier en E1, cela ne suffirait pas tout à fait pour décrocher le titre…

C’est triste, mais vrai: c’est Stephan Burri, jusqu’ici en tête, qui a les pires chances dans la lutte pour le titre. Le Bernois d’origine est en tête avant la finale avec 116 points, mais il ne pourra augmenter son total que s’il termine au moins deuxième dans l’Interswiss. Une troisième place serait un autre «17», c’est-à-dire un résultat à biffer. Seul un «20» pourrait le propulser devant Kuhn, si ce dernier remporte la TCR. Pour cela, Burri devrait toutefois battre deux des trois pilotes de haut niveau de l’Interswiss. Et cela s’annonce comme une tâche pratiquement impossible. «Speedmaster», Chiquita et Dominic von Rotz, au volant de son Audi A4 – face à laquelle Burri a récemment dû s’incliner à Oberhallau –, semblent hors de portée du pilote de la VW Scirocco.

Le sort de la Coupe de montagne, réservée aux véhicules d’une cylindrée inférieure à 2 litres, reste également en suspens. Là aussi, Burri est en tête, à égalité de points avec Monnier. Si les deux pilotes remportent chacun 20 points aux Paccots, c’est Monnier qui sera déclaré vainqueur, car il affiche de meilleurs résultats au classement SCRATCH. À la 3e place, avec cinq points de retard, on retrouve Hans Peter Eller (Opel Kadett).

Kuhn Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Il ne remportera que la moitié des points: Sergio Kuhn et sa TCR © Eichenberger

À propos du parcours: le parcours de Châtel-Saint-Denis aux Paccots mesure 2,325 km. Au total, les pilotes doivent franchir 206 mètres de dénivelé. La pente moyenne est de 9,24 %, ce qui fait des Paccots la course la plus «raide» du calendrier 2026. Le record du parcours est détenu par Robin Faustini. En 2025, il a parcouru le parcours en 47,385 sec, ce qui correspond à une vitesse moyenne assez impressionnante de 176,656 km/h.

Les essais débuteront le samedi 19 septembre à partir de 13 h 30. À 18 h 30, la route menant aux Paccots sera à nouveau ouverte à la circulation publique. Dimanche, les séances d'essais 4 et 5 sont prévues à 7 h 30 et 9 h 10. La première des trois manches de course débutera à 10 h 50. Les deux meilleurs temps seront additionnés à l'issue de la course. La pause déjeuner aura lieu entre 12 h 30 et 13 h 30. L'entrée est gratuite le samedi, le billet coûte 15 francs le dimanche. L’entrée est également gratuite le dimanche pour les moins de 16 ans.

Pour en savoir plus sur la course de côte des Paccots, rendez-vous sur https://paccots.ecuriedeslions.ch/

Calendrier du Championnat suisse de montagne 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, Saint-Ursanne – Les Rangiers
29 et 30 août, Oberhallau*
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots

Remarque: les courses marquées d'un astérisque comptent pour le Championnat suisse junior.

Burri Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Toujours en tête chez les voitures de tourisme: Stephan Burri © Eichenberger

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15.09.2026 Aperçu Rally del Ticino: Le leader Lathion peut creuser l'écart
Lathion Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Ils arrivent en tête au Rallye du Tessin: Lathion/Apothéloz © Eichenberger

La pause dans le Championnat suisse des rallyes a été longue en raison de l'annulation du Rallye de Bourgogne, mais les courses reprennent: vendredi et samedi se tiendra la 28e édition du Rally del Ticino. Au départ: 46 équipes au volant de véhicules modernes et sept au volant de véhicules historiques. Parmi elles, le leader Nicolas Lathion.

Vendredi 18 et samedi 19 septembre, après une longue pause due à l'annulation du Rallye de Bourgogne Côte Chalonnaise, la troisième manche du Championnat suisse des rallyes 2026 se déroulera au Tessin. Avec 46 voitures modernes et sept véhicules historiques. Le titre de champion ne sera pas encore décerné. Le duo en tête du Championnat suisse des rallyes, Nicolas Lathion/Morgane Apothéloz, pourra toutefois continuer à creuser son avance. En effet, les adversaires de Lathion font (presque) tous une pause (encore plus longue): de la 2e à la 10e place du classement général actuel, aucun des concurrents directs de Lathion n’est au départ!

En cas de victoire au Tessin, Lation/Apothéloz totaliseraient 65 points. Le duo Skoda disposerait alors d’une avance de 30 points sur Pascal Perroud et de 33 sur Mike Coppens, tous deux absents au Tessin. Coppens ne pourrait plus rattraper ce retard, étant donné qu’il n’y a que 32 points à attribuer lors de la finale en Valais. Perroud aurait besoin d’une victoire au Rallye du Valais – et d’un coup de malchance de la part de Lathion. Thibault Maret aurait lui aussi, en cas de victoire de Lathion au Tessin, une infime chance de rattraper son compatriote valaisan lors de la manche à domicile. Mais le fait est que Lathion peut, grâce à un bon résultat lors de la 28e édition du Rally del Ticino, faire un grand pas vers son premier titre de Champion suisse des rallyes. «Notre objectif est de marquer le plus de points possible afin d'être dans la meilleure position possible avant le Rallye du Valais», déclare Lathion, qui occupe la tête du championnat grâce à deux troisièmes places obtenues respectivement au Critérium Jurassien et au Rallye du Chablais.

Gilardoni 2024 Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Kevin Gilardoni lors de sa victoire au Tessin en 2024 © Eichenberger

Quant à savoir si Lathion/Apothéloz pourront s’imposer au Tessin, c’est une autre histoire. L’homme à battre est Kevin Gilardoni. Âgé de 34 ans et originaire de Soazza, dans la partie italophone des Grisons, il a déjà remporté six fois le Rally del Ticino (au classement général) – la dernière fois en 2024. Le battre au Tessin au volant d’une Toyota Yaris GR Rally2 s’annonce difficile. Et puis, il y a aussi ce fameux Thibault Maret. À 26 ans, il est déjà monté cinq fois sur le podium lors d’un rallye comptant pour le championnat suisse. Le pilote de la Citroën C3 Rally2 ne demanderait pas mieux que de monter une fois sur la plus haute marche.

On attend avec impatience de voir comment Gauthier Hotz va s'en sortir. Le fils de Grégoire Hotz, huit fois Champion suisse des rallyes, fait son retour après une longue pause. Il n'a toutefois pas beaucoup d'expérience au volant d'une Skoda Rally2. Son dernier et unique rallye au volant d'une voiture Rally2 remonte à 2024, en Italie. À l’époque déjà (comme aujourd’hui), c’est le Valaisan expérimenté Michaël Volluz qui occupait le siège du copilote. Parmi les autres prétendants au podium du «Ticino», on compte également les deux pilotes de Skoda Fabia, Stefano Mella et Kim Daldini. Au total, 17 voitures Rally2 sont au départ. À celles-ci s’ajoute la Citroën WRC C3 de Mirko Puricelli et l'Alpine A110 GT+ de Joël Rappaz.

Maret Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Thibault Maret est considéré comme un sérieux prétendant à une place sur le podium © Eichenberger

Dans la catégorie historique, la VHC, on retrouve les vainqueurs de l’année dernière, Clovis Brosy/Frédéric Erismann, ainsi que le duo en tête du championnat, Edy et Florence Bérard. À ces deux BMW s’ajoute une autre M3, celle de Julien Camandona/Mélanie Crettaz. Le suspense est donc également au rendez-vous dans cette catégorie.

La zone de service et le quartier général du rallye se trouvent à Mendrisio. Le rallye débute le vendredi 18 septembre avec les vérifications administratives, les contrôles techniques et une super-spéciale à Chiasso à partir de 21 heures. Le départ de la deuxième étape, composée de cinq autres spéciales, aura lieu le vendredi 19 septembre. La spéciale «Valcolla» sera parcourue trois fois (dont deux fois en version raccourcie), et la spéciale «Malcantone» deux fois. Au total, le «Ticino» couvrira 59,57 kilomètres. Le rallye est donc classé comme une épreuve de type 3.

Vous trouverez plus d'informations sur le Rallye du Tessin en cliquant sur ce lien.

Dates du Championnat suisse des rallyes 2026
27 et 28 mars, Critérium Jurassien
28-30 mai, Rallye du Chablais
10-11 juillet, ANNULÉ, Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise (FRA)
18-19 septembre, Rally del Ticino
29-31 octobre, Rallye International du Valais

Berard Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Les leaders du VHC: Edy et Florence Bérard © Cornevaux

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15.09.2026 Courses de côte internationales: encore de belles performances suisses
Sergio Kuhn Eichenbuehl Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Sergio Kuhn (2e de la gauche) a été le meilleur Suisse à Eichenbühl

En raison de l'annulation de la course de côte du Gurnigel, plusieurs pilotes suisses ont pris le départ ce week-end lors de la manche du championnat allemand à Eichenbühl et de la finale du championnat de France au Mont-Verdun.

L'annulation, dès la mi-août, de la course de côte du Gurnigel a incité certains pilotes suisses à prendre le départ, ce week-end, de l'épreuve du championnat allemand à Eichenbühl. Deux d'entre eux sont rentrés avec des coupes pour leurs victoires de catégorie. Par manque de temps, la décision s'est jouée en seulement deux manches, dans des conditions météorologiques changeantes.

Comme dans la plupart des courses de côte suisses, Sergio Kuhn a été le plus rapide en Allemagne au volant de sa Peugeot 308 TCR. Il a non seulement remporté sa catégorie, mais aussi l’ensemble du groupe selon le facteur de performance 4. Douzième au classement général, Kuhn a été le plus rapide de la délégation suisse.

Vanessa Zenklusen (Subaru Impreza) a été acclamée comme la grande gagnante après avoir devancé deux concurrents de sa catégorie. Dans sa catégorie comptant 17 voitures jusqu’à 1400 cm³, Andreas Helm (VW Polo) est également monté sur le podium en terminant troisième. Hansi Eller, originaire du sud de l’Allemagne et concourant sous licence suisse, a par ailleurs remporté une victoire de catégorie avec son Opel Kadett 1.6. La victoire au classement général est revenue à l’Allemand d’origine slovène Patrik Zajelsnik au volant d’une Nova Proto Emap Turbo.

Le championnat de France de la montagne 2026 s'est achevé dimanche avec la 100e édition de la course de côte Limonest–Mont Verdun. Les deux meilleurs temps obtenus sur les quatre manches ont été pris en compte pour le classement. Derrière Marc Pernot, vainqueur du jour et déjà sacré champion de France de la Montagne au volant de la «petite» Nova Proto Hartley Turbo, Victor Darbellay a décroché la deuxième place de la catégorie 2B lors de cette course anniversaire, terminant cinquième au classement général derrière trois voitures de sport de trois litres. Classé 14e au classement général, Jean-Jacques Maitre a remporté en solitaire la catégorie 2A au volant de sa Nova Proto équipée d’un moteur Honda atmosphérique. Classé 23e au général, Roland Bossy, au volant de sa Tatuus F3T-318, a battu son seul adversaire disposant d’une voiture de course identique dans la catégorie 8, tandis qu’Hervé Villoz, avec sa Dallara F302-04, a dû s’incliner face à son unique adversaire dans la catégorie 4. Dans le championnat VHC distinct réservé aux véhicules historiques, Guillaume Mathez a remporté une victoire écrasante dans sa catégorie au volant d’une Peugeot 309 GTI 16S.

Texte: Peter Wyss

Vanessa Zenklusen Eichenbuehl Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Vanessa Zenklusen a aussi remporté une victoire dans sa catégorie en Allemagne

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14.09.2026 Rapport du week-end 27/2026
Ricardo Feller Sachsenring 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Enfin de retour sur le podium du DTM: Ricardo Feller © ADAC

Une fois de plus, quelques Suisses (ou plutôt Liechtensteinois) ont fait sensation sur la scène internationale ce week-end. En tête de file, Ricardo Feller, qui a enfin pu célébrer un nouveau succès en DTM.

Ricardo Feller a dû attendre longtemps ce moment. Depuis la course au Lausitzring, ce natif d’Argovie n’avait plus approché le podium. Ce week-end, il a enfin réussi à s’y hisser à nouveau. Au Sachsenring (Allemagne), le pilote Porsche de l’écurie Manthey Racing a décroché la troisième place lors de la deuxième course, après s’être classé 13e samedi. «C’était vraiment une superbe course», a déclaré Feller. «Ce serait génial si chaque course était aussi passionnante, et je suis très heureux que l’équipe puisse fêter un double podium et que nous soyons désormais en tête du championnat, tant chez les pilotes qu’au classement par équipes. Tout le monde le mérite amplement. Je suis également incroyablement reconnaissant envers mon équipe qui, après les batailles en milieu de peloton de samedi, a su remettre la voiture en état pour que ce résultat soit possible dimanche, et qui n’a jamais cessé de croire en moi. En ce qui me concerne, on peut continuer sur cette lancée à Hockenheim.»

Emil Frey Racing vient de vivre un week-end en dents de scie. Samedi, l'équipe n'a pas réussi à suivre le rythme des leaders, et Matteo Cairoli ainsi que Thierry Vermeulen ont franchi la ligne d'arrivée respectivement en 6e et 9e position. Dimanche, les choses se sont mieux passées malgré des positions de départ difficiles issues d'une séance de qualifications disputée sur piste mouillée. Après une performance impressionnante, Cairoli a franchi la ligne d’arrivée en quatrième position, tandis que Vermeulen a terminé la course à la 7e place. La lutte pour le titre reste donc ouverte jusqu’à la finale de la saison à Hockenheim: avec 47 points de retard tant au classement des pilotes qu’à celui des équipes, une place dans le top 3 reste tout à fait à portée de main. Les courses au Sachsenring ont été remportées par Marco Wittmann et Ben Dörr.

Matthias Kaiser Silverstone 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Matthias Kaiser (à gauche): première victoire en ELMS © ELMS

Matthias Kaiser est déjà monté six fois sur le podium de l’European Le Mans Series: il a terminé trois fois troisième (depuis sa première course en 2021) et deux fois deuxième. Hier, dimanche, le Liechtensteinois a réussi sa percée en remportant sa première victoire à Silverstone (GBR). Aux côtés de ses deux coéquipiers Jake Hughes et Ben Barnicoat, le pilote de l’écurie Algarve Pro Racing s’est imposé avec brio. Grâce à cette victoire, Kaiser s’est hissé à la 3e place du classement général avant la finale au Portugal (10 octobre). Le leader – et c’est encore plus réjouissant du point de vue suisse – est Grégoire Saucy. Le Jurassien a terminé sixième à Silverstone avec son équipe United Autosports et dispose d’une avance de 13 points avant la finale. En LMP3 aussi, les Suisses ont de quoi se réjouir: après avoir décroché la deuxième place de sa catégorie à Silverstone, l’équipe CLX reste en bonne voie pour le titre.

Il en va de même pour Jenzer Motorsport en FIA F4 CEZ. Lors de l’avant-dernière course à Brno (CZE), l’équipe de Lyss/BE a remporté les quatre victoires. À deux reprises, Jenzer a même signé un triplé. L’ancien champion suisse de karting Georgiy Zasov avait lui aussi toutes les raisons de se réjouir. Résidant à Lugano et scolarisé à Londres, Zasov a célébré sa première victoire en Formule 4 lors de la troisième manche. Il a terminé septième en finale. Au classement général, l’Allemand Elia Weiss, issu du vivier de talents de Jenzer, conserve la tête.

Côté karting: là aussi, deux bonnes nouvelles. Lors de la finale de l’IAME Series Italy à Viterbo, Zoltan Coigny, âgé de 13 ans et originaire de Dully (VD), a non seulement remporté haut la main la dernière course chez les juniors, mais il s’est également assuré le titre grâce à cette victoire. Toutes nos félicitations! À Lonato (ITA) également, un Suisse s'est hissé sur la plus haute marche du podium. Lors de la huitième manche de la ROK Cup Italy, le Thurgovien Iven Ammann s'est imposé chez les juniors face à 35 concurrents.

Georgiy Zaso Bruenn 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Georgiy Zasov a remporté sa première victoire en F4 à Brno © F4 CEZ

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10.09.2026 Bernina Gran Turismo: 5,7 kilomètres de pur plaisir de conduite
Bernian Gran Turismo 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
La Bernina Gran Turismo aura lieu ce week-end

Ce week-end, c'est reparti: une semaine après l'Arosa ClassicCar, la Bernina Gran Turismo prendra le départ. Environ 70 véhicules soigneusement sélectionnés seront au départ à La Rösa.

Le col de la Bernina, entre le Puschlav et l'Engadine, n'est pas seulement une liaison alpine, mais aussi un théâtre de l'histoire du sport automobile. Dès 1929 et 1930, les premières courses de côte de la Bernina s’y sont déroulées, au cours desquelles des légendes telles que l’Allemand Hans Stuck ou le Monégasque Louis Chiron ont dompté ce parcours sinueux. Avec une vitesse moyenne de 66,4 km/h, Stuck a alors établi les premières références.

Après des décennies d’inactivité, la course de côte de la Bernina a été relancée en 2015 sous le nom de «Bernina Gran Turismo». Depuis, cet événement ramène chaque année une sélection de voitures de course et de sport historiques sur le parcours de 5,7 km reliant La Rösa au sommet du col. Avec plus de 50 virages et un dénivelé de 450 mètres, le parcours représente un défi unique pour l’homme et la machine.

L'édition de cette année se déroulera le week-end prochain (12 et 13 septembre). Le BGT comprend trois catégories distinctes, chacune reflétant une approche particulière du sport automobile historique et de la compétition. La catégorie «Competition» s’adresse aux pilotes qui visent des performances maximales sur les 5,7 kilomètres séparant La Rösa de l’Ospizio Bernina. La catégorie «Regularity» récompense la régularité plutôt que la vitesse et invite les participants à reproduire des temps imposés avec la plus grande précision possible. La catégorie «Demo» offre à d’importants véhicules historiques, à des voitures de course et à des voitures modernes hautes performances la possibilité de découvrir le col de la Bernina en dehors de la compétition.

Stuck Bernina Gran Turismo Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
C'était le bon vieux temps: Hans Stuck lors de la Bernina en 1929 © BGT

Parmi les véhicules qui feront leurs débuts au Bernina Gran Turismo en 2026 figurent la Chevron B8 GT de 1968, la Ferrari 250 GT de 1955, la Ferrari 275 GTB Alloy de 1965, la Datsun 280Z de 1975, la Healey Westland C de 1950, la Riley TT Sprite de 1931, la Renault 5 Turbo de 1982, la Stanguellini 1100 Coupé Motto de 1947, l’Alfa Romeo Giulia TZ1 de 1965 ainsi que la Lancia Stratos Groupe 4 de 1974. L’Alfa Romeo 8C 2300 de 1932, l’Alfa Romeo Giulia TZ2 de 1965, la Maserati A6GCS/53 de 1954 et la Shelby Cobra 427 S/C de 1966 font leur retour sur le col de la Bernina. Le vainqueur d'Arosa, Thomas Amweg, sera également au départ au volant de l'Amweg F2. Afin de préserver le caractère unique de l'événement, le nombre de participants reste limité cette année encore à 70 véhicules soigneusement sélectionnés.

Ceux qui ne peuvent pas se rendre sur place pourront à nouveau suivre le Bernina Gran Turismo en direct sur la chaîne YouTube officielle et sur Swiss Sport TV. Pour plus d'informations (notamment sur la fermeture du parcours), rendez-vous sur www.bernina-granturismo.com

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Le départ de la Bernina Gran Turismo se trouve à La Rösa © BGT

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09.09.2026 Position idéale pour Schläppi dans la Coupe d'Allemagne des rallyes
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Encore une victoire: Schläppi (d.) et le copilote Dominique Julpe © Dörrenbacher

Mathias Schläppi et son copilote Dominique Juple ont poursuivi ce week-end leur série de victoires dans la Coupe d'Allemagne des rallyes. Le pilote originaire de l'Oberland bernois s'est ainsi placé en position de force pour la finale du 31 octobre.

L’équipe de rallye de Mathias Schläppi a poursuivi sa série de victoires souveraines dans la Ravenol Coupe d’Allemagne des rallyes, posant ainsi les jalons pour la finale du championnat fin octobre. Lors du 33e Rallye ADAC d’Ostwestphalie, Schläppi et son copilote Dominique Juple ont remporté sans difficulté une victoire de catégorie dans la catégorie NC3 le week-end dernier. Avec une avance de 1 minute et 23 secondes sur les deuxièmes, le duo suisse a finalement franchi la ligne d’arrivée dans le nord de l’Allemagne, non loin de Bielefeld. Au classement général également, les deux pilotes ont obtenu un résultat remarquable au volant de leur Peugeot 208 R2 orange et bleue: parmi les 68 équipages au départ, Schläppi a décroché une belle dixième place au classement général, se classant ainsi deuxième des voitures à traction avant.

Schläppi a ainsi atteint son objectif principal pour les manches préliminaires: les sept meilleurs résultats à prendre en compte sont dans la poche – six victoires de catégorie et une deuxième place. «Le soulagement à l’arrivée était immense. Grâce à cette course sans faute, nous nous sommes placés dans la meilleure position de départ que l’on puisse espérer pour la grande finale du championnat», résume Schläppi avec satisfaction. Grâce à ce gain de points optimal, l’équipe de l’Oberland bernois aborde la phase décisive en tant que grand favori.

Il reste encore quelques semaines avant la finale de la saison du DRC en Sarre, qui se déroulera le 31 octobre et où les points seront doublés. L’équipe décidera dans les semaines à venir si Schläppi et son équipe de rallye participeront à une autre épreuve en attendant. Pour l’instant, l’accent est mis sur le programme clients. Lors du rallye «Kohle und Stahl» dans deux semaines (19 septembre), le pilote invité Dino Wintsch prendra le départ au volant de la Peugeot 208 Rally4 de l’équipe.

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Schläppi aborde la finale du 31 octobre en tant que grand favori © Dörrenbacher

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08.09.2026 Rapport du week-end 26/2026
Felix Hirsiger Salzburgring 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Felix Hirsiger (à droite) a remporté sa 4ème victoire au Salzburgring © ADAC

Dans le monde très compétitif des courses internationales, plusieurs pilotes professionnels suisses se sont une nouvelle fois distingués ce week-end par leurs excellentes performances.

Bien que Sébastien Buemi n’ait terminé qu’à la sixième place lors de la cinquième manche du Championnat d’endurance de cette année à Austin (États-Unis), le pilote d’usine Toyota reste bien placé dans la course au titre WEC 2026. Avec seulement onze points de retard sur la première place et trois courses encore à disputer, Buemi conserve toutes ses chances de remporter le titre, même s’il s’est montré déçu par la course au Texas. «Ce fut une journée vraiment triste pour nous, car la vitesse était bien. Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes jusqu’à la fin et réussi à sauver quelques points, mais c’était vraiment une grande occasion manquée. Le point positif, c’est que la voiture était très rapide, mais c’est toujours frustrant de perdre un bon résultat de cette manière (pénalité de passage par les stands et safety car virtuel, ndlr). Nous allons travailler dur et, espérons-le, faire une meilleure course à Fuji.» Pour le pilote d’usine BMW Raffaele Marciello, la course s’est terminée à la 8e place. Avec 21 points de retard sur la tête du classement, il est lui aussi toujours en lice pour le titre, mais n’a pas pu s’immiscer dans la lutte pour la victoire à Austin. «Il nous a manqué de la vitesse sur ce circuit», a déclaré Marciello, la tête légèrement baissée. «Au moins, nous avons tout de même récolté quelques points.» La victoire à Austin est revenue à la Ferrari n° 50 (Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen).

Felix Hirsiger est en passe de remporter le championnat ADAC GT Masters. L'ancien vainqueur de la Porsche Sports Cup Suisse a décroché sa quatrième victoire de la saison lors du cinquième week-end de course. Lors de la deuxième manche disputée au Salzburgring (AUT), Hirsiger a réussi à repousser les attaques de l'Allemand Colin Bönighausen au cours des onze derniers tours. À une course de la fin de la saison (Hockenheimring, les 10 et 11 octobre), le pilote de 28 ans originaire de Schwyz occupe la 2e place avec son coéquipier Finn Zulauf. L'écart avec la tête du classement est de cinq points.

La pilote de Formule 4 Chiara Bättig a également connu un très bon week-end. Originaire de Zurich, elle a décroché, lors de la huitième manche du championnat britannique à Croft (GBR), les 4e, 18e et 4e places après s’être classée 2e lors des qualifications. Au classement général, la triple championne suisse de karting occupe désormais la 12e place. Le Belge Dries van Langendonck conserve la tête du classement.

Levi Arn, de l’écurie Jenzer Motorsport, s’est lui aussi vaillamment battu lors de la cinquième manche du Championnat italien de Formule 4 et a terminé 13e en finale au sein d’un peloton très relevé. Pour une fois, cette finale ne comptait qu’un seul pilote suisse. Florentin Hattemer (Trident Racing) ne s’était pas qualifié pour la finale.

Côté karting: lors de la quatrième manche de la Champions of the Future Academy à Valence (ESP), le Vaudois Zoltan Coigny s'est classé troisième en finale dans la catégorie OK-N Junior. Juste derrière lui, Jamie Ehrat a franchi la ligne d'arrivée en quatrième position. Chez les seniors, Elias Lehmann a été le meilleur Suisse en terminant cinquième. Avec encore une course à disputer, Coigny a toutes ses chances de devenir champion. Il n’est qu’à deux points du leader. La finale de la COTFA aura lieu du 13 au 15 novembre à Franciacorta (ITA).

Chiara Baettig Croft 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Chiara Bättig était deux fois 4ème lors de la course de F4 à Croft © Red Bull

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07.09.2026 Belle performance de Surroca au Rallye du Mont-Blanc
Yohann Surroca Mont Blanc 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Belle performance au Rallye du Mont-Blanc: Yohann Surroca disputait seulement son deuxième rallye majeur au volant d'une voiture Rally2 © Cornevaux

Le Rallye du Mont-Blanc – Morzine ne comptait pas cette année pour le Championnat suisse des rallyes. Quelques Suisses ont néanmoins brillé lors de cette épreuve disputée en France, près de la frontière – spécialement Yohan Surroca.

Yohan Surroca s’est déjà fait remarquer à plusieurs reprises, que ce soit dans le cadre du Championnat suisse des rallyes ou lors d’épreuves en France. Lors du Rallye Mont Blanc – Morzine qui s’est déroulé le week-end dernier, le Valaisan de 24 ans a une nouvelle fois réalisé une belle performance. D'autant plus si l'on considère que Surroca n'en était qu'à sa deuxième participation au volant d'une voiture Rally2. Sur les douze spéciales, le pilote Hyundai en a terminé dix dans le top 10. Et ce, face à une concurrence française de taille. Avant la dernière spéciale, Surroca occupait la huitième place au classement général. Il aurait d'ailleurs pu la conserver haut la main s'il n'avait pas subi une crevaison dans les derniers kilomètres. «Ça s’était déjà annoncé lors de l’avant-dernière spéciale», a déclaré Surroca. «Le pneu perdait de l’air – et nous avons dû le changer lors de la dernière spéciale.» Surroca a tout de même terminé le rallye avec son copilote belge Loïc Dumont à une douzième place finale plus que respectable – devant Thibault Maret/Louis Louka dans leur Citroën C3 Rally2.

Pour Surroca, la saison se poursuivra fin octobre. Il participera alors pour la deuxième fois, après 2025, au Rallye du Valais au volant d’une Hyundai i20 N. S’il y réalise une performance tout aussi solide, il aura de bonnes chances de monter pour la première fois sur le podium du classement général.

La victoire au «Mont Blanc» de cette année, qui (malheureusement du point de vue de Surroca) ne comptait pas pour le Championnat suisse des rallyes, est revenue au Français Yoann Bonato au volant de la Lancia Ypsilon Rally2. Parmi les autres Suisses ayant franchi la ligne d’arrivée, on compte Gwen Lagrue/Romain Blondeau-Toiny (15e), Stefano Mella/Nicolo Lazzarini (26e), Mireille Vidueira/Alexandra Fontana (27e, deuxième meilleure femme), Aurélien Devanthéry/Stéphane Fellay (31e, quatrième dans la catégorie RC4), Mathieu Zurkinden/Gaëtan Aubry (52e) ainsi que Michaël Esteves/Osmaël Berdayes (72e).

Nous adressons nos vœux de prompt rétablissement à Yann Héritier et Léa Magnin, d'Anzère. Le duo a eu un accident au volant de sa Renault Clio Rally5 et a subi des blessures à la colonne vertébrale.

Mireille Vidueira Mont Blanc 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
2ème femme la plus rapide: la Valaisanne Mireille Vidueira © Cornevaux

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07.09.2026 Dixième victoire pour Thomas Amweg à l'Arosa ClassicCar
Amweg Faustini ACC 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Thomas Amweg a célébré sa dixième victoire au classement général à Arosa en compagnie du champion suisse de course de côte Robin Faustini © Zache

La 22e édition de l'Arosa ClassicCar, qui s'est déroulée le week-end dernier, a été, selon l'organisateur, «un véritable succès». Sous un temps estival magnifique, Thomas Amweg a remporté sa dixième victoire au classement général.

La 22e édition de l’Arosa ClassicCar s’est déroulée ce week-end dans les Grisons. Selon l’organisateur, l’édition de cette année a été «un franc succès» grâce à une météo magnifique. Thomas Amweg a remporté (pour la dixième fois!) le «Grand Prix d’Arosa» au volant de la voiture construite par son père, l’Amweg F2 AW76, avec un meilleur temps de 4:10,46 min (= 104,92 km/h). Ce père de famille de 41 ans a ainsi été environ deux secondes plus rapide que l’année dernière. À l’époque également, Amweg pilotait l’AW76. Amweg a manqué le record du circuit établi en 2019 (au volant de la Martini-BMW Mk50 F2) de un peu plus de quatre secondes.

Aperçu de tous les vainqueurs:
Arosa Classic Trophy: Rolf Senti, Fiat Abarth Rally, 5:48,30 min
Arosa Sport Trophy: Heinz Vogt, Sylva Fisher Fury, 5:42,59 min
Competition Formula: Thomas Amweg, Amweg F2 AW76, 4:10,46 min
Competition: Markus Jörg, Lotus 23B, 4:29,75 min
Pilote féminine la plus rapide: Bea Gabathuler, Mini Cooper S 1275, 5:25,52 min

Lancia Stratos Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Un véritable bijou: la Lancia Stratos de Dario Pergolini © Eichenberger

Cette année encore, le plateau de départ offrait un voyage impressionnant à travers près d’un siècle d’histoire du sport automobile. Parmi les véhicules phares figuraient la Sauber C3, la Lancia Stratos de Dario Pergolini ainsi que la Ferrari 512 M de Walter Lais. La La France Type 12 de Ruedi Schawalder a particulièrement attiré les regards. Construite en 1917, cette voiture était la plus ancienne de l’Arosa ClassicCar de cette année et offrait un contraste saisissant avec les voitures de course des générations suivantes. La popularité de l’ACC ne se mesure toutefois pas uniquement à l’aune des participants (il existe d’ores et déjà une liste d’attente pour 2027). Les spectateurs étaient également au rendez-vous. Au cours des quatre jours de l’événement, selon les estimations, jusqu’à 25’000 visiteurs ont suivi les festivités à Arosa, au départ à Langwies et le long du circuit de 7,3 kilomètres. Les tours en «taxi de course» proposés par Porsche ont également affiché complet.

Outre l’histoire de l’automobile, l’avenir du sport automobile historique a également bénéficié d’une vitrine de choix. En collaboration avec HIF Global et Porsche Suisse, les quelque 180 pilotes ont pu faire le plein gratuitement de leurs voitures de course avec des carburants synthétiques (eFuels). Une station-service mobile eFuel installée dans le paddock a permis de les utiliser directement sur place.

Pour plus d’informations sur l’ACC, rendez-vous sur www.arosaclassiccar.ch

Sauber C3 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
L'histoire de la course automobile suisse à Arosa: la Sauber C3 © Eichenberger

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02.09.2026 C'est parti pour l'Arosa ClassicCar!
CT0 A9724 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
À partir de jeudi, Arosa se transformera en un véritable paradis du sport automobile © Eichenberger

Dès jeudi soir, l'action sera de retour à Arosa. Environ 180 voitures de course et de sport historiques, issues de près d'un siècle d'histoire du sport automobile, s'affronteront sur l'un des circuits de course de montagne les plus spectaculaires de Suisse à l'occasion de la 22e édition de l'Arosa ClassicCar.

Lorsque, jeudi soir, les véhicules historiques défileront dans les rues d’Arosa lors du traditionnel corso, ce sera le coup d’envoi d’un week-end qui fera entrer l’histoire du sport automobile au cœur de ce village de montagne des Grisons. Du vendredi au dimanche, des séances d’essais et des courses sont au programme sur le parcours de 7,3 kilomètres reliant Langwies à Arosa. Les deux paddocks situés à Ochsenbühl et à Obersee sont en accès libre et permettent aux visiteurs de découvrir les voitures et les pilotes de très près.

Parmi les pépites de cette année figure la rare Shelby Cobra Daytona Coupé de 1965 d’Urs Furter (n° 114). Serge Endress prendra le départ au volant d’une Nissan Skyline GT-R Groupe A de 1990 (n° 502), tandis qu’Albert Dobler fait son retour sur le circuit de montagne d’Arosa après une longue pause avec sa BMW M3 E30 DTM Jägermeister (n° 302).

Erich Schellinger apporte quant à lui une pièce unique de l’histoire du sport automobile suisse : sa Sauber C3 de 1973 était la dernière des trois C3 construites chez Sauber à Hinwil. Après avoir fait escale en Suisse, en Allemagne et au Canada, la voiture de course est revenue en Suisse en 2021 et sera pilotée pour la première fois par Schellinger sous le numéro 116 lors de l’Arosa ClassicCar 2026.

CT0 A9567 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
C'est rare que les fans puissent s'approcher autant des voitures © Eichenberger

Cette année, les véhicules les plus anciens du peloton bénéficieront d’une place de choix. Pour la première fois, les véhicules d’avant-guerre seront regroupés dans un peloton distinct. Quelle que soit leur catégorie d’inscription, ils prendront le départ ensemble, à la fin du troisième peloton. Ces témoins historiques des premières décennies du sport automobile bénéficieront ainsi d’une visibilité encore plus grande. Parmi eux figure notamment la Bugatti 37/35B de Daniel Sonderegger, datant de 1927. L’Arosa ClassicCar accueille des véhicules dont l’histoire remonte aux débuts du sport automobile.

Outre les voitures de course historiques, l’Arosa ClassicCar 2026 se tourne également vers l’avenir de la mobilité. En collaboration avec HIF Global et Porsche Suisse, le thème des carburants synthétiques, appelés «eFuels», sera abordé lors du week-end de course. Ensemble, ils proposeront aux participantes et participants de faire le plein gratuitement de leurs voitures de course avec des eFuels. L’Arosa ClassicCar jette ainsi délibérément un pont entre l’histoire de l’automobile et les nouvelles technologies. En effet, les carburants synthétiques peuvent offrir une perspective intéressante, en particulier pour le parc de véhicules historiques. Les véhicules existants équipés d’un moteur à combustion interne peuvent ainsi continuer à être utilisés, tandis que le bilan carbone pourra être considérablement amélioré à l’avenir.

Vous trouverez plus d'informations sur l'ACC en cliquant sur ce lien.

CT0 A0002 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
L'une des nombreuses Porsche présentes à l'Arosa ClassicCar © Eichenberger

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01.09.2026 Rapport du week-end 25/2026
Fabio Scherer Nuerburgring 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Le meilleur Suisse au Nürburgring: Fabio Scherer © HRT

Comme (presque) toujours, nous revenons cette fois encore sur le week-end de course international. Cette fois-ci, l’accent est mis sur le GT World Challenge au Nürburgring.

La quatrième manche de l’Endurance Cup du GT World Challenge s’est déroulée ce week-end au Nürburgring. Malheureusement, aucune victoire suisse n’a pu être célébrée cette fois-ci. Ricardo Feller, aux côtés de ses coéquipiers de Lionspeed Bastian Buus et Thomas Preining, n’a terminé qu’à la 15e place. La faute à un arrêt au stand malchanceux. L'équipe victorieuse des 24 Heures de Spa a tenté un «undercut» contre l'Aston Martin en tête, mais à peine la Porsche était-elle sortie de la voie des stands qu'un «Full Course Yellow» a été déclenché, permettant à tous les autres pilotes de s'arrêter sous drapeau jaune. Fabio Scherer a ainsi été le meilleur Suisse. Le pilote de Ford Mustang originaire d’Engelberg a terminé sixième, égalant ainsi son meilleur résultat de la saison à ce jour. Raffaele Marciello (BMW) et Patric Niederhauser (Lamborghini) ont terminé respectivement 17e et 19e. Feller reste le meilleur Suisse au classement général (à une course de la fin), en cinquième position.

Il y a tout de même eu une victoire suisse au Nürburgring. Dans le Super Trofeo Lamborghini, qui se déroulait en programme annexe, Kevin Gilardoni et son coéquipier Simone Iaquinta sont montés sur la plus haute marche du podium lors des deux courses. Pour le sextuple vainqueur du Rallye du Tessin, il s’agissait déjà de sa troisième victoire de la saison après son triomphe lors de la course d’ouverture au Castellet.

Côté karting: lors de la WSK Final Cup à Franciacorta (ITA), une autre place sur le podium a également été décrochée. Iven Ammann, de l'équipe Innovate Competition, s'est adjugé la troisième place lors de la finale de la catégorie OK-N. La WSK Final Cup se déroule en trois manches. Outre Franciacorta, Lonato et Viterbo figurent également au programme.

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01.09.2026 Premier «zéro» pour Reto Meisel au Championnat d'Europe
Meisel neben Mitsubishi vor Unfall in Slowenien Peter Wyss Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Meisel et sa Mitsubishi avant l'accident en Slovénie © Wyss

Il n’y a pas eu que la course de côte d’Oberhallau ce week-end. Plusieurs courses de côte figuraient également au programme au niveau international – avec, bien sûr, une participation suisse (principalement romande).

Au lieu d’Oberhallau, plusieurs Suisses, tous originaires de Suisse romande, ont pris part le week-end dernier à la traditionnelle course de côte Turckheim-Trois Épis en Alsace. Par manque de temps, seules deux manches ont pu être disputées lors de l’avant-dernière épreuve du Championnat de France de course de côte, mais c’est le meilleur temps qui a été pris en compte pour le classement.

Au sein du peloton des 46 voitures de course, Victor Darbellay, au volant d’une Nova Proto Hartley, s’est classé quatrième au général, tandis que Joël Volluz, sixième au volant d’une Norma M20 V8 Mader, s’est une nouvelle fois illustré comme à son habitude. Darbellay n’avait toutefois pas de chance face au champion de France et vainqueur du jour, Marc Pernot, au volant de sa Nova Proto NP01 Hartley ultramoderne: bien que leurs deux modèles portent la même désignation, la voiture de Pernot est, de par sa conception même, un véhicule totalement différent. Volluz a quant à lui remporté la catégorie 3B distincte, réservée aux voitures de sport équipées de moteurs V8 atmosphériques de trois litres. Lionel Ryter a connu un coup de malchance: il a eu un accident avec sa Tatuus-Renault lors de la deuxième manche, mais s’en est sorti sans blessures. Ryter n’aurait pas pu faire mieux ni pire qu’une troisième place dans sa catégorie. Jimmy Froidevaux a remporté en solo la catégorie 2A des voitures de sport au volant de sa Norma M20 F.

Six pilotes romands ont pris le départ du Championnat luxembourgeois de course de côte, qui comptait 27 voitures au départ. Le classement a été remporté par l'Allemand d'origine slovène Patrik Zajelsnik au volant d'une Nova Proto NP01 Emap Turbo (le même modèle que celui de Faustini). Derrière deux autres voitures de sport pilotées par des Luxembourgeois, Hervé Villoz, au volant d’une Dallara F302 – la seule monoplace du peloton –, s’est classé quatrième au classement général. Malgré un premier temps plus rapide, Sébastien Coquoz, au volant de son Opel Kadett, n’a étonnamment décroché que la deuxième place dans la catégorie E1 (jusqu’à deux litres), terminant sixième au classement général, l’Autrichien Tobias Santer, au volant d’une VW Golf 16V, ayant réalisé un temps de plus de trois minutes lors de son deuxième essai, soit 143 millièmes de seconde plus rapide. Sébastien Joray, au volant de sa BMW M3 E36, a en revanche battu ses deux concurrents dans la catégorie 24, tout comme Yves Bracelli, au volant de sa Peugeot 206, qui a devancé une Luxembourgeoise nettement plus lente.

Pour une fois, Reto Meisel ne nous annonce pas de succès au Championnat d’Europe des courses de côte. Lors de l’avant-dernière manche à Ilirska Bistrica, en Slovénie, l’Argovien a eu un accident, comme en Pologne, avec sa Mitsubishi Lancer Evo V récemment acquise. Après avoir raté son point de freinage, Meisel a violemment percuté les glissières de sécurité lors de la deuxième manche d’essais. L’équipe a certes tenté, avec l’aide de Polonais, de réparer la voiture pendant la nuit, mais cette tentative a dû être abandonnée en raison des dégâts trop importants subis par le châssis. Avec son premier zéro aux Championnats d’Europe de course de côte 2026, Meisel a certes perdu la tête du classement dans la catégorie 1 des voitures de tourisme, mais il conserve encore une chance théorique de remporter le titre. Dans le groupe 1 et au classement «Performance» (classement général toutes catégories confondues), le Suisse est en revanche déjà assuré de la victoire au classement général.

La victoire du jour en Slovénie est revenue au Français Sébastien Petit, devant son jeune frère Kevin, qui a ainsi remporté le classement du championnat d’Europe, comme à Les Rangiers. Seb Petit Racing s’occupe également de la préparation technique de la voiture championne de Suisse de Robin Faustini, ce qui a permis à l’équipe de célébrer deux grandes victoires le même week-end.

Texte: Peter Wyss

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31.08.2026 Course de côte Oberhallau: jamais deux sans trois
Faustini Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Oberhallau est un terrain propice pour l'ancien et le nouveau champion © Eichenberger

Robin Faustini a décroché son troisième titre consécutif de champion de Suisse lors de la course de côte d'Oberhallau. Dans la catégorie des voitures de tourisme, le titre n'a pas encore été attribué et sera décerné le 20 septembre lors de la finale du Championnat suisse de course de côte aux Paccots.

Jamais deux sans trois! Rarement un proverbe n’aura été aussi pertinent. Hier, dimanche 30 août, la course de côte d’Oberhallau a été décisive pour le titre de champion de Suisse. Non seulement celui-ci a été remporté pour la troisième fois consécutive par Robin Faustini au volant de sa Nova-Emap NP01, mais c’était aussi la troisième fois que le jeune Argovien s’assurait son titre avant l’heure à Oberhallau. «Oberhallau semble être un terrain propice pour moi», a déclaré Faustini avec un sourire, lui qui y avait remporté sa première victoire en course de côte en 2021. Depuis, plusieurs autres se sont ajoutées à son palmarès – 20 pour être précis. Autrement dit: depuis fin 2023, seuls deux pilotes ont réussi à battre Faustini lors d’une manche du Championnat suisse de course de côte: Victor Darbellay, récemment aux Rangiers (après un forfait technique de Faustini), et Joël Volluz en 2024 à La Roche. Cette course coïncidait toutefois avec la course de côte de Hemberg. De ce point de vue, Faustini, qui prenait alors le départ dans le Toggenburg, n’avait aucune chance de remporter cette victoire.

Faustini n'a pas rencontré de grande résistance à Oberhallau. Michel Zemp, deuxième au classement du championnat, a dû déclarer «forfait» pour cette journée de course après que le boîtier d'admission d'air de sa Norma-Helftec s'est fissuré lors de la troisième séance d'essais. «Je suis parti et, au bout de 200 mètres, il y a eu un violent fracas», a déclaré Zemp. Marcel Steiner a malheureusement dû lui aussi plier bagage plus tôt que prévu. Lors de la première manche, il est certes parvenu jusqu’à la «Brotlaube», mais il a dû y immobiliser sa Nova-Helftec en raison d’un problème au niveau du vilebrequin. Faustini s’est ainsi assuré la victoire du jour grâce à deux meilleurs temps incontestés et un temps total de 2:18,114 min. Derrière lui, l’Allemand Benjamin Noll (2:26,462 min) et Simon Hugentobler, le père de Robin, au volant de son Osella PA30 (2:30,038 min), ont pris respectivement les 2e et 3e places.

Hugentobler Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Simon Hugentobler a complété le triomphe familial © Eichenberger

À la 4e place du classement général, on retrouvait déjà la monoplace la plus rapide, pilotée par l’Allemand Bastian Voss (Formule Master). Voss ne s’est toutefois imposé que de justesse. Roland Bossy, cinquième, a fait preuve d’une grande rapidité au volant de sa Tatuus Formule 3 et a manqué le titre de «Best of the Rest» de trois centièmes de seconde seulement. Derrière lui – devant Jean-Jacques Maître au volant de la Nova NP01 «Artcar» –, Bossy disposait d’une avance de deux secondes. La troisième place chez les Formule pures a été remportée par Ursanne Salomon. Le Jurassien s’est imposé grâce à une belle prestation et avec environ une seconde d’avance sur l’ancien champion de course automobile Christian Balmer en Formule Master.

Devant Salomon, Roger Schnellmann a remporté la victoire chez les voitures de tourisme au volant de sa Mitsubishi Evo VIII. Le pilote de Schwyz a signé le meilleur temps chez les voitures de tourisme lors de la première manche avec un chrono de 1:17,571 min, s’assurant ainsi haut la main 25 points. Pour une fois, aucun nouveau record de piste n’a été établi. Chez les voitures de tourisme, il manquait un peu moins de trois secondes au record de Ronnie Bratschi datant de 2019. Chez les voitures de course, Faustini a été un peu moins de 1,2 seconde plus lent qu’Eric Berguerand lors de son tour record de 2022.

Le deuxième pilote de voiture de tourisme le plus rapide du Klettgau était l'Autrichien Thomas Strasser au volant de sa VW Corrado ultra-large. À seulement deux places derrière, Ludovic Monnier s'est classé 3e (et 2e au classement purement suisse) avec sa VW Golf et un temps total de 2:41,732 min. Hermann Bollhalder a ainsi terminé troisième au volant de son Opel Speedster, devançant les deux Porsche de Christoph Zwahlen et Jean-Paul Chiquita.

Schnellmann Kaufmann Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Schnellmann a été le pilote de voiture de tourisme le plus rapide © Kaufmann

Le changement de leader annoncé au classement général des voitures de tourisme n'a pas eu lieu. «Speedmaster», qui a changé de voiture pour Oberhallau afin de piloter une Lancia Delta S4 de Bruno Ianniello, n’a pas connu son meilleur week-end de course. Lors de la deuxième séance d’essais libres samedi, la Lancia s’est soudainement arrêtée lors d’une rétrogradation. «Nous avions un problème au niveau de l’arbre à cames», a expliqué «Speedmaster». Ce n’est que grâce à une nuit de travail d’Ianniello que la S4 rouge a pu reprendre la piste dimanche. Mais après avoir signé un temps de 1:23,0 min lors de la première manche et occupé provisoirement la tête de la catégorie Interswiss jusqu’à 3 litres, le Bernois a chuté à la 3e place de son groupe lors de la deuxième manche après avoir fait un tête-à-queue avant le «virage Tarzan». Le suspense reste donc entier dans la catégorie des voitures de tourisme jusqu’à la finale aux Paccots, le 20 septembre. Outre «Speedmaster», Stephan Burri (qui s’est imposé dans la catégorie IS jusqu’à 2 litres face à Manuel Santonastaso, mais est resté troisième derrière Dominic von Rotz, qui a roulé à toute allure, dans l’IS), Ludovic Monnier et le pilote TCR Sergio Kuhn, qui a marqué le maximum de points dans sa catégorie à Oberhallau, sont en lice pour succéder au champion 2025 Danny Krieg.

La lutte pour la victoire dans la Coupe de la Montagne reste également ouverte. Burri et Monnier sont toujours en tête avec le maximum de points, même après la manche d’Oberhallau. Si l’égalité de points persiste après Les Paccots, le titre reviendrait à Monnier, car celui-ci affiche de meilleurs résultats en SCRATCH.

Le Championnat suisse junior, quant à lui, est désormais décidé. Il a été remporté par Alessandro Grispino au volant d’une Renault Clio. Le champion suisse de slalom a de nouveau décroché le maximum de points lors de cette huitième course et s’est ainsi assuré le titre devant Salomon et Steven Chiquita (BMW E30). Après la deuxième manche, le soulagement se lisait clairement sur le visage de Grispino. «J’étais quand même assez nerveux», a avoué le jeune pilote de Schwyz. «J’avais tout vérifié deux fois avant cette course. Je suis bien sûr particulièrement heureux que cela ait porté ses fruits et que j’aie pu remporter, après le titre de slalom, celui des juniors.»

Il convient également de mentionner tout particulièrement la performance de Marc Roth. Âgé de 62 ans, il a disputé sa dernière saison en 2007. L'année dernière, il s'était rendu au Gurnigel et à Oberhallau au volant de sa Toyota Corolla. Hier, il a remporté la victoire dans sa catégorie, l'Interswiss jusqu'à 1,6 litre, dans le canton de Schaffhouse. Roth a ainsi réalisé un temps de deux secondes plus rapide que l'année dernière. «Je voulais voir si je pouvais passer sous la barre des 30», a déclaré Roth. Avec un temps de 1:28,7 min, il y est parvenu haut la main.

Kuhn Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Sergio Kuhn a une nouvelle fois été le pilote TCR le plus rapide © Eichenberger

Le bilan positif d’Oberhallau, qui a attiré environ 15’000 spectateurs, a été quelque peu terni dimanche, car la troisième manche a dû être annulée pour tous les pilotes. «En raison des nombreuses interruptions dimanche matin, nous n’avons pas pu respecter le planning et, par conséquent, l’autorisation officielle d’utilisation du circuit», a expliqué Sascha Schlatter, président du comité d’organisation.

Vous trouverez la liste complète des vainqueurs de chaque catégorie CH à Oberhallau:
Alessandro Grispino (Renault Clio, A/ISA/R2/R3), Claudio Grispino (Renault Mégane RS, N/ISN), Roland Graf (Toyota GR Yaris, SuperSérie Comp. jusqu’à 3000 cm³), Pierre Mürner (Porsche GT3 992, SuperSérie Comp. plus de 3000 cm³), Markus Brander (March 742, Cat. H voitures de course jusqu’à 1600 cm³), Armin Buschor (BMW 320, Cat. H voitures de tourisme jusqu’à 2000 cm³), Jean-Louis Fleury (Opel Ascona B, véhicules classiques de plus de 2000 cm³), Sergio Kuhn (Peugeot 308, TCR), Jürg Brunner (Renault Clio, RCC 2), Thomas Zürcher (Renault Clio, RCC 3), Andreas Helm  (VW Polo, E1 jusqu’à 1400 cm³), Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu’à 1600 cm³), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2000 cm³), Jonas Magnin (Honda Civic, E1 jusqu’à 2500 cm³), Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu’à 3000 cm³), Reto Steiner (Ford Escort, E1 jusqu’à 3500 cm³), Roger Schnellmann (Mitsubishi Evo VIII, E1 jusqu’à 4000 cm³), Corsin Rietiker (BMW E36 GTR, E1 plus de 4000 cm³), Sabrina Fankhauser (Toyota Yaris, IS jusqu’à 1400 cm³), Marc Roth (Toyota Corolla, IS jusqu’à 1600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu’à 2000 cm³), Ferdi Waldvogel (BMW M3 E30, IS jusqu’à 2500 cm³), Marco Marte (BMW M3, E1 jusqu’à 3000 cm³), Dominic von Rotz (Audi A4 Quattro, IS jusqu’à 3500 cm³), Jean-Paul Chiquita (Porsche GT3 Cup, IS plus de 3500 cm³), Christian Müller (Formule BMW, E2-SS jusqu'à 1600 cm³), Ursanne Salomon (Dallara F3, E2-SS jusqu'à 2000 cm³), Roland Bossy (Tatuus F3-T318, E2-SS jusqu’à 3000 cm³), Antonino Scolari (Nova NP03, E2-SC jusqu’à 1600 cm³), Jean-Jacques Maître (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 2000 cm³), Robin Faustini (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 3000 cm³).

Et voici la suite du calendrier:
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots

Grispino Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Le nouveau champion junior 2026: Alessandro Grispino © Eichenberger

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27.08.2026 Thomas Schmid remporte le titre de la Renault Twingo Cup
Thomas Schmid Podium 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Thomas Schmid, à droite, lors de la finale au Slovakiaring © Dudás

Qu'il s'agisse de courses de côte, de rallye, d'autocross, de simracing ou de circuit – Thomas Schmid est rapide sur tous les types de surfaces. Ce Suisse orientale âgé de 31 ans vient de remporter d'emblée le titre de la Renault Twingo Cup.

Thomas Schmid a déjà touché beaucoup de choses au cours de sa carrière dans le sport automobile. Et il est en réalité rapide au volant de n’importe quel bolide. Qu’il s’agisse de rallye, d’autocross, de course de côte, de simracing ou de circuit: ce Saint-Gallois de 31 ans fait bonne figure partout. En 2018, il a remporté en Suisse les Championnats juniors de course de côte et de rallye. Il lui manquait toutefois les moyens nécessaires pour aller plus loin. Pour cette saison, le sextuple champion suisse de simracing s’est tourné vers le circuit. Plus précisément, vers la Renault Twingo Cup. Et c’est cette dernière qu’il a remportée le week-end dernier. Sur le Slovakiaring, une deuxième et une quatrième place ont suffi à Schmid pour décrocher le titre. Avec un total de 133 points, il a devancé l’Italien Giacomo Pegazzano (à 26 points de Schmid) et le Tchèque Oliver Steiner (32 points) respectivement classés 2e et 3e.

Schmid s'était déjà fait remarquer lors de l'ouverture de la saison en Croatie avec deux troisièmes places. À l'issue du premier week-end de course, il occupait la 2e place au classement général. Au Salzburgring (AUT), les choses ne se sont toutefois pas déroulées comme prévu pour Schmid. Seul dixième en qualifications et septième en course, il a ainsi perdu une place au classement. La deuxième course sur le circuit rapide du Salzburgring a dû être annulée en raison d’un orage.

La troisième course, à Most (CZE), s’est déroulée exactement comme Schmid le souhaitait. Il a décroché la pole position et remporté les deux manches. Il a ainsi pris la tête du classement général, qu’il n’a plus lâchée lors de la finale en Slovaquie. «Ça n’a pas été facile», a déclaré Schmid. «Les courses avec ces Twingo d’environ 80 ch ont toujours été marquées par beaucoup de tactique et de duels dans le sillage. Dans ces conditions, une course peut très vite basculer d’un côté ou de l’autre. Heureusement, ça a bien tourné pour moi.»

L’avenir de Schmid reste encore incertain. Le vainqueur de la Twingo Cup se voit offrir une demi-saison en Formule 4 CEZ. «On verra bien ce que cela donnera. Je suis actuellement en pourparlers avec l’organisateur», explique Schmid.

Pour les deux autres Suisses, Dylan Stebler et Noah Bognanni, la saison s’est terminée aux 10e et 16e places.

Thomas Schmid 2026 renault Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
La tactique et le sillage sont au cœur des courses de la Renault Twingo Cup. Sur la photo: Thomas Schmid en tête © Dudás

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26.08.2026 Aperçu Oberhallau: balle de match pour Faustini
Faustini Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Faustini a-t-il toutes les raisons de sourire ce dimanche? Probablement oui! © Eichenberger

Ce week-end, Oberhallau accueille l'avant-dernière manche du Championnat suisse de course de côte de cette année. Comme l'année dernière, Robin Faustini pourrait remporter le titre avant la fin de la saison.

Ce week-end, Oberhallau (canton de Schaffhouse) accueille la sixième manche du Championnat suisse de course de côte. La course suivante, prévue au Gurnigel, ayant été annulée en raison de la sécheresse, celle du Klettgau devient l’avant-dernière manche du Championnat de course de côte de cette année. Et comme le leader du classement général, Robin Faustini, a dominé toutes les courses jusqu’à présent (à l’exception de celle des Rangiers), il est très, très probable que le titre soit déjà décerné ce week-end.

Théoriquement, il manque encore cinq points à ce pilote argovien de 28 ans d'ici la fin de la saison pour pouvoir se proclamer champion suisse de course de côte pour la troisième fois consécutive. Et il n'aura besoin de ces cinq points que si Michel Zemp remportait les deux dernières courses à Oberhallau et aux Paccots (20 septembre) en établissant un nouveau record. Deux victoires suffiraient au Lucernois au volant de sa Norma-Helftec M20 FC uniquement si Faustini, avec sa Nova-Emap, repartait deux fois les mains vides. Mais en réalité, tous ces calculs ne servent à rien. Faustini a le ball de match à Oberhallau. Zemp disputera la deuxième place du classement final face à Marcel Steiner, au volant de sa Nova-Helftec remise en état.

«Les problèmes de perte de puissance devraient être résolus», déclare Faustini avant la course d’Oberhallau, qu’il a déjà remportée à trois reprises: en 2021 (sans statut de championnat de Suisse), en 2024 et en 2025. Quant à savoir si Faustini parviendra dimanche à établir un nouveau record du parcours, c’est une autre histoire. L’année dernière, il avait manqué de près de deux dixièmes de seconde le record établi par Eric Berguerand en 2022. Il est tout à fait possible que Faustini, qui a déjà signé un nouveau temps record à La Roche et à Reitnau, établisse également un nouveau record du parcours à Oberhallau.

Zemp Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Michel Zemp occupe actuellement la deuxième place au classement général © Eichenberger

Dans la catégorie des voitures de tourisme, un changement de leader pourrait bien se produire en tête du classement. Stephan Burri, toujours en tête au volant de sa VW Scirocco, pourrait être détrôné à Oberhallau par «Speedmaster». Le chef d’équipe de MB Motorsport participe cette fois-ci à l’Interswiss dans la catégorie jusqu’à 3 litres avec une Lancia Delta S4. Pour «Speedmaster», il s’agit déjà du deuxième changement de voiture. Il avait débuté la saison avec la Ford Escort Cosworth acquise auprès de Romeo Nüssli. À Les Rangiers, il a récemment piloté (également dans la catégorie Interswiss) une Porsche 997 GT3 R. Si «Speedmaster» remporte l’Interswiss à Oberhallau, il totalisera 120 points. Et ce, malgré un résultat à biffer (Anzère). Il se rendrait ainsi en tête du classement à la dernière manche aux Paccots. Mais la lutte pour le top 3 du classement des voitures de tourisme est loin d’être terminée. Outre «Speedmaster» et Burri, Ludovic Monnier dans sa VW Golf Turbo et Sergio Kuhn dans sa Peugeot TCR sont également en bonne position. Ce dernier pourra marquer le maximum de points à Oberhallau grâce à un plateau TCR bien fourni (neuf voitures).

En ce qui concerne la victoire au classement général des voitures de tourisme, Roger Schnellmann, au volant de sa Mitsubishi Evo VIII, vise bien sûr la première place. Si la voiture tient le coup, la concurrence aura sans doute du mal à l’empêcher de remporter la victoire du jour dans la catégorie voitures de tourisme. Schnellmann parviendra-t-il également à établir un nouveau record dans cette catégorie? «En 2022, j’ai réalisé un temps de 1:16,11 min. Bratschi avait été chronométré à 1:14,56 min en 2019», explique le pilote du canton Schwyz. «Mais au vu des expériences de cette saison, je ne vais pas chercher à tout prix à battre le record à Oberhallau. De plus, le temps réalisé par Bratschi à l’époque est déjà un sacré exploit. Il faut d’abord s’en approcher.»

Les pilotes de voitures de tourisme rapides ne manquent pas à Oberhallau. Avec Christoph Zwahlen, Hermann Bollhalder, Reto Steiner, Remo Fischer (qui peut pour la première fois s’appuyer sur ses performances de l’année dernière), Jean-Paul Chiquita ou Arnaud Donzé, pour n’en citer que quelques-uns, plusieurs pilotes seront au départ pour le plus grand plaisir des fans, qui, espérons-le, seront nombreux. Danny Krieg ne sera malheureusement pas au départ avec sa nouvelle Audi RS3 LMS. «Ça n'a pas pu se faire à temps», explique le champion des voitures de tourisme de l’année dernière. «Mais en 2027, je serai définitivement de la partie – et ce, dès le début de la saison, lors de plusieurs slaloms.»

C'est également à Oberhallau que se jouera le Championnat junior 2026. Alessandro Grispino (Renault Clio) occupe actuellement la tête du classement, devant les deux pilotes BMW Steven Chiquita et Hugo Mascaro. Ursanne Salomon occupe la 4e place. Il est le seul à pouvoir encore empêcher Grispino de remporter le titre.

Speedmaster Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
«Speedmaster»: bientôt en tête du classement des voitures de tourisme? © Eichenberger

À propos du parcours: La piste d'Oberhallau mesure exactement trois kilomètres. Le dénivelé entre le départ (à la sortie du village d'Oberhallau) et l'arrivée (aux Vordere Berghöfe) est de 157 mètres. La pente moyenne est de 5,2 %. Le passage le plus raide présente une pente de 6,5 %. Le record absolu du parcours est toujours détenu par Eric Berguerand, établi en 2022 en 1:07,56 min (= 159,86 km/h). La course d’Oberhallau compte parmi les courses de côte les plus traditionnelles de Suisse. La première édition a eu lieu en 1923. Depuis sa réintroduction en 1966, Oberhallau fait partie intégrante du calendrier du championnat suisse de course de côte. La KW Berg-Cup est également de retour cette année.

Les essais à Oberhallau débuteront le samedi 29 août à partir de 7 h 30. Une pause déjeuner est prévue entre 12 h 00 et 12 h 30. Les essais reprendront ensuite de 12 h 30 à 17 h 30.  Au total, trois manches d'essais sont prévues. La compétition débutera dimanche avec trois manches, également à partir de 7 h 30 (jusqu'à environ 18 h). Les deux meilleurs temps seront additionnés à la fin. La pause déjeuner aura lieu entre 12 h 10 et 12 h 50. Le billet coûte 20 francs le samedi (15 francs en prévente) et 30 francs le dimanche (25 francs en prévente). Un billet week-end est disponible au prix de 40 francs (35 francs en prévente). L’entrée est gratuite pour les enfants jusqu’à 15 ans. Le parking est également gratuit.

Pour en savoir plus sur la course de côte d’Oberhallau, rendez-vous sur https://bergrennen-oberhallau.ch/

Calendrier du Championnat suisse de course de côte 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, Saint-Ursanne – Les Rangiers
29 et 30 août, Oberhallau*
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots

*comptent pour le Championnat suisse junior

Oberhallau Ambiance Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Maintenant que le Gurnigel n'a pas lieu, les fans devraient en fait affluer en masse à la course de côte d'Oberhallau © Eichenberger

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21.08.2026 Décision de la Commission médicale : la sécurité dans le sport automobile est la priorité absolue

Dans le cadre d’une nouvelle évaluation médicale, la Commission médicale d’Auto Sport Suisse a décidé de retirer, avec effet immédiat, la licence REGionale d’un pilote en activité originaire du canton du Jura. Parallèlement, une demande du pilote concerné visant à passer à une licence NATionale a été rejetée.

Cette décision radicale repose sur les directives médicales strictes d’Auto Sport Suisse et sur les prescriptions internationales de la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile). Lors de l’examen de l’aptitude à la conduite, une indication neurologique (épilepsie) a été constatée, ce qui exclut impérativement le maintien ou la délivrance d’une licence.

Nous sommes conscients qu’un tel retrait représente un revers sportif majeur pour le pilote concerné. Dans le sport automobile, la sécurité est toutefois la priorité absolue. Ces directives visent à protéger le pilote lui-même ainsi que la sécurité de tous les autres titulaires de licence, des commissaires de piste et des spectateurs présents sur les courses.

Le pilote peut demander une réévaluation de la situation par la Commission médicale d’Auto Sport Suisse au moyen d’expertises neurologiques complémentaires.

Auto Sport Suisse vous prie de respecter la vie privée du pilote concerné. Pour des raisons de protection des données et des droits de la personnalité, aucun autre détail concernant les antécédents médicaux ou l’identité du pilote ne sera rendu public dans le cas présent.

Nous vous remercions de votre compréhension.

Commission Sportive Nationale (CSN) / 

Commission médicale

Auto Sport Suisse

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20.08.2026 Ruedi Fuhrer: à 70 ans, parmi les plus rapides
Ruedi Fuhrer 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
À 70 ans, Fuhrer figure toujours parmi les plus rapides © Eichenberger

Qui ne le connaît pas? La Honda CRX jaune et noire attire tous les regards lors du Championnat suisse de course de côte. Et l’homme au volant est vraiment rapide. Aux Rangiers, Ruedi Fuhrer (70 ans) est peut-être récemment allé un tout petit peu trop vite…

«Chapeau» à celui qui, à 70 ans, affiche encore un tel rythme. Ruedi Fuhrer figure régulièrement parmi les pilotes les plus rapides de la catégorie E1 (jusqu’à 2 litres) au volant de sa Honda CRX jaune et noire. Il est déjà monté deux fois sur le podium dans sa catégorie cette année: à Hemberg, il a terminé troisième derrière Ludovic Monnier et Kurt Tschirky, et à La Roche, deuxième derrière Monnier. Aux Rangiers, le pilote originaire de Brienz visait une nouvelle place sur le podium. Après la première manche, il signait le deuxième meilleur temps en 2:10,6 min. Seul Monnier, grâce à la puissance de son turbo, était nettement plus rapide. Fuhrer devançait Fabien Houlmann de 1,2 seconde. Et nous le savons tous: Houlmann ne se contente pas de tracer une ligne extrêmement précise, il compte tout simplement parmi les pilotes de course de côte les plus rapides de Suisse.

Lors de la deuxième manche, Fuhrer a malheureusement dû abandonner après la station-service, c'est-à-dire à la sortie du village. Dans le virage en compression, la Honda de plus de 300 ch a «dérapé», a heurté les glissières de sécurité sur la droite, puis a continué à tourner sur elle-même le long de celles-ci. «L'accident était bizarre», explique Fuhrer. «L'essieu arrière s'est soulevé dans les airs dans le virage en compression.» Le bilan des dégâts reste relativement limité: «Le châssis est intact, le bras de suspension avant est cassé et le soubassement ainsi que les passages de roues devront bien sûr être remplacés.» Fuhrer doit malheureusement déclarer «forfait» pour Oberhallau. «Cela ne suffit pas. Gurnigel aurait pu convenir – mais cette course n’a pas lieu. Peut-être que j’irai encore aux Paccots. Même si cette course tombe exactement pendant mes vacances…»

Ruedi Fuhrer Hemberg 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Ruedi Fuhrer à Hemberg: 3e place pour ce début de saison © Eichenberger

Fuhrer lui-même a immédiatement reçu le feu vert après un bref examen médical sur place, même s’il précise: «Je sens quand même un peu mes côtes…» Mais c’est surtout la course manquée qui a fait mal à cet indestructible Bernois. «Le temps aurait été vraiment bon», estime-t-il. «La première manche était déjà super, mais pas tout à fait propre.» Fuhrer aurait bien aimé franchir la barre des 2:10 min. «Je n’ai pas besoin de regarder plus loin. Monnier est dans une catégorie à part. Avec ses temps, je ne l’ai même plus dans mon radar…»

Fuhrer avait déjà participé à des courses auparavant. Lorsqu’il s’est mis à son compte, la course automobile est passée au second plan par manque de temps. En 2006, il a fait son retour lors de courses REGionales, puis a passé plusieurs années à préparer sa Honda CRX. En 2014, il a eu un accident à Oberhallau, avant «le virage de Tarzan». «La voiture était une perte totale», se souvient Fuhrer. Mais il est revenu. Depuis 2016, Fuhrer est de nouveau à fond. Et en tant que mécanicien automobile de formation, propriétaire de son propre garage à Brienz, il a amélioré sa «petite japonaise». Fuhrer déclare en riant: «Maintenant que la voiture est au top, c’est le pilote qui a pris de l’âge…»

Ce «mécanicien automobile à la retraite», comme il est officiellement désigné sur le site Internet, ne pense toutefois pas encore à arrêter. Si cela n’avait tenu qu’à son épouse Vreni, il aurait dû s’arrêter il y a déjà deux ans. «Mais tant que j’y prends du plaisir et que je peux encore monter sur le podium, je continue.»

Ruedi Fuhrer Anzere 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Fuhrer: «Tant que je peux monter sur le podium, je continuerai!» © Eichenberger

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19.08.2026 Levée partielle des suspensions de licence du pilote Karel Staut

Les licences de karting et d'e-sport du pilote Karel Staut ont été réactivées avec effet immédiat. En revanche, la suspension mondiale de sa licence de sport automobile reste inchangée et maintenue jusqu'au 31 décembre 2026.

À la suite des audiences de la Commission de discipline (CD) d'Auto Sport Suisse du 8 octobre 2025 et du Tribunal National D'appel (TAN) du 19 novembre 2025, plusieurs sanctions avaient été prononcées à l'encontre du pilote Karel Staut. Le conducteur, alors âgé de 14 ans, avait participé de manière illicite à des courses sur circuit de sport automobile sans détenir la licence requise et valide.

La CD avait alors prononcé une suspension de sa licence de sport automobile jusqu'au 31 décembre 2026. En raison d'amendes et de frais de procédure restés impayés pour un montant total de 12'121.50 CHF, la Commission Sportive Nationale (CSN) avait par la suite également suspendu ses licences de karting et d'e-sport.

Les montants dus ayant été intégralement soldés en date du 5 août 2026, Auto Sport Suisse lève avec effet immédiat les suspensions prononcées dans les secteurs du karting et de l'e-sport.

La suspension mondiale de la licence de sport automobile n'est pas affectée par cette levée partielle et reste pleinement en vigueur jusqu'à son échéance réglementaire, fixée au 31 décembre 2026.

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18.08.2026 Rapport du week-end 24/2026
Sebastien Buemi Adiue Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Sébastien Buemi a fait ses adieux à la Formule E © Formula E

Une victoire suisse au DTM au Nürburgring et un adieu en Formule E. Du point de vue suisse, le week-end dernier a de nouveau été riche en émotions.

La saison 2025/2026 de Formule E s’est achevée le week-end dernier à Londres avec un double meeting. Du point de vue suisse, seul Edoardo Mortara avait encore des chances de remporter le titre avant la finale. Mais celles-ci n’étaient que théoriques pour le Genevois et se sont envolées après sa 7e place lors de la première course. Mortara s’en est mieux sorti lors de la deuxième manche. Le pilote Mahindra y a non seulement longtemps dicté le rythme, mais il a également assuré une fin de saison réconfortante en décrochant la 3e place, son premier podium depuis février. À égalité de points avec le Britannique Oliver Rowland, Mortara a terminé sa troisième année au sein de l’écurie indienne à la 5e place. Les deux autres Suisses ont eux aussi terminé la saison 25/26 dans le top 10. À Londres, Nico Müller n’a certes pas marqué de points avec ses 11e et 12e places, mais il a été d’une grande aide pour son coéquipier Pascal Wehrlein dans sa conquête du titre et a terminé la saison à la 9e place du classement général. Sébastien Buemi a une nouvelle fois démontré toute sa classe lors de ses deux dernières courses et s’est assuré la 10e place au classement final grâce à ses 4e et 5e places. Avant la course de Londres, Buemi avait annoncé qu’il se retirait de la Formule E en tant que pilote. Le Vaudois restera au sein de son équipe, Envision Racing, en tant que conseiller. Les victoires à Londres sont revenues à l'ancien pilote Sauber Pascal Wehrlein et au Britannique Taylor Barnard, qui, à 22 ans, est devenu le plus jeune vainqueur d'une course de Formule E.

Cairoli Emil Frey Racing Nring 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Matteo Cairoli a remporté sa 3ème victoire de la saison avec EFR © DTM

Ce week-end, c'est l'écurie Emil Frey Racing qui a offert une victoire suisse en DTM grâce à Matteo Cairoli. Parti en pole position lors de la première manche, celui-ci s’est détaché du peloton et a remporté haut la main sa troisième victoire de la saison avec près de dix secondes d’avance. Lors de la deuxième course, dimanche, le rapide Italien a dû se contenter de la 13e place, juste derrière son coéquipier Thierry Vermeulen, qui avait été «éliminé» dans le dernier tour de la première manche. Pour le pilote Manthey-Porsche Ricardo Feller, le week-end au Nürburgring s’est soldé par une 9e et une 11e place. Au classement général, Feller occupe la 12e place. Emil Frey Racing est quatrième au classement par équipes. C’est l’Allemand Marco Wittmann qui s’est imposé lors de la deuxième course. Son compatriote Maro Engel est en tête du championnat.

Encore un petit ajout concernant la période des vacances: lors des courses à Most (CZE) au début du mois, Thomas Schmid a remporté ses deux premières victoires en Renault Twingo Cup. Grâce à ces succès, ce pilote polyvalent originaire de Suisse orientale occupe la tête du classement avec neuf points d’avance avant la finale qui se déroulera ce week-end au Slovakia Ring. «Je vais tout mettre en œuvre pour ramener le titre en Suisse», déclare Schmid. Dylan Stebler, ancien pilote de karting, s'est classé 8e et 14e.

Thomas Schmid Most 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Thomas Schmid (centre) a remporté les deux courses à Most © Archives Schmid

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17.08.2026 Course de côte des Rangiers: première victoire de jour pour Victor Darbellay!
Volluz Darbellay Zemp Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Un podium un peu différent: Volluz, Darbellay et Zemp © màd

La course de côte des Rangiers a été marquée par une première. Victor Darbellay a décroché sa première victoire de jour lors de sa dixième course du Championnat suisse de course de côte en tant que pilote de prototype. La victoire dans le Championnat d'Europe, disputé en parallèle, est revenue au Français Kevin Petit.

D'une certaine manière, cela s'annonçait. Mais que cela se produise justement lors de la course de côte Saint-Ursanne – Les Rangiers, c'était tout de même une surprise. La première victoire de jour de Victor Darbellay dans le cadre du Championnat suisse de course de côte est désormais réalité. Lors de la 81e édition de cette course classique du Jura, le Valaisan de 31 ans n'a été battu que par un seul pilote: Kevin Petit. Ce dernier courait toutefois pour des points au Championnat d’Europe et non pour le Championnat suisse. Et il n’était d’ailleurs pas tant plus rapide que Darbellay. Au cumul des deux manches, le Français, au volant de sa Nova NP01 de 3 litres, devançait Darbellay de 1,166 seconde. Ce dernier, après La Roche et Anzère, a établi un nouveau record dans la catégorie des 2 litres, cette fois dans le Jura.

Darbellay a vraiment fait des étincelles dans le Jura – et s’est bien sûr réjoui à l’arrivée, aux côtés de son équipe, de sa première victoire dans la catégorie SCRATCH: «Je suis très satisfait», a déclaré le garagiste de Martigny. «Remporter la plus belle course d’Europe dans le cadre du Championnat suisse, c’est tout simplement fantastique. D’autant plus au volant d’un prototype de 2 litres. J’ai réalisé en 1:42,820 min le septième meilleur temps jamais enregistré. C’est tout simplement exceptionnel. Un grand merci à mon équipe et à tous ceux qui y ont contribué.»

L’humeur était tout autre chez Robin Faustini. En raison de l’annulation de la course de côte du Gurnigel, le pilote argovien s’est retrouvé, sans s’y attendre, face à sa première occasion décisive lors de la course des Rangiers. Mais après 19 victoires d’affilée (une série incroyable!), c’est justement là où Faustini aurait tant aimé établir un nouveau record du parcours que la 20e victoire n’a pas voulu se concrétiser. Lors de la première manche, le moteur turbo Emap situé à l’arrière de la Nova NP01 de Faustini a soudainement cessé de fonctionner à mi-parcours. Ce qui, à première vue, ressemblait à une panne moteur s’est avéré être un défaut au niveau du radiateur. «C’est pour cela que de l’eau giclait de partout», explique Faustini. «Et c'est pourquoi le système électronique a également été endommagé.» L'équipe a certes réussi à remettre la voiture en état et Faustini a pu réaliser un temps de 1:45,0 min lors de la deuxième manche, ce qui lui a tout de même permis de décrocher la 10e place au classement général et la 4e place au classement du Championnat suisse. La fête du titre a toutefois dû être reportée à la prochaine course à Oberhallau, le 30 août.

Darbellay Cornevaux Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Victor Darbellay en route vers sa première victoire de jour © Cornevaux

La 2e place du SCRATCH est revenue à Joël Volluz au volant de sa Norma-Judd M20 FC. Ce pilote chevronné a ainsi assuré un doublé valaisan et s’est rattrapé aux Rangiers après les nombreuses déconvenues de l’année dernière. À l’époque, une panne moteur avait en effet mis prématurément fin à sa saison. «Oui, je suis vraiment satisfait de ma deuxième place et surtout du temps réalisé. Les Rangiers n’est jamais facile, et je sais exactement où se situent mes faiblesses sur ce parcours; chaque année, je m’améliore de plus en plus. Je suis ravi que Victor ait remporté cette course – il le mérite, il a signé un temps incroyable.»

À deux secondes de Darbellay et à un peu moins d’une seconde de Volluz, Michel Zemp, un autre pilote au volant d’une petite voiture de sport turbo 1170 cm3, a décroché la troisième place au classement du Championnat suisse. Zemp s’est également montré satisfait de sa performance, même s’il a bien sûr cherché à comprendre où il avait perdu du temps par rapport à Darbellay. «Jusqu’aux ‹Grippons›, nous étions au coude à coude», a déclaré Zemp. «Après, il a été un peu plus rapide. Mais sur un parcours de plus de cinq kilomètres, cela représente deux dixièmes de seconde par kilomètre.» Grâce à ce troisième podium en cinq courses, Zemp a pris la deuxième place au classement général. Il est désormais le seul à pouvoir (théoriquement) empêcher Faustini de remporter un troisième titre consécutif. Les écarts avec Darbellay et Marcel Steiner, qui n’était pas au départ aux Rangiers, sont trop importants. De plus, Darbellay ne prendra pas le départ des deux courses restantes.

Dans le Jura, le pilote de Formule le plus rapide a été le vétéran Roland Bossy au volant de sa Tatuus Formule 3. Le héros local a réussi à tenir en échec les deux Français Nicolas Dumond et Ludovic Cholley, qui pilotaient des Tatuus T-318 identiques. Son «protégé», Ursanne Salomon, a manqué l’occasion de battre Bossy. Lors de la première course, le Jurassien a commis une erreur de pilotage à l'approche du «Petit Susten», ce qui lui a coûté beaucoup de temps. Lors de la deuxième manche, il a été presque aussi rapide que Bossy.

Meisel Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Reto Meisel a remporté le classement du Championnat d'Europe des voitures de tourisme © Eichenberger

Dans la catégorie des voitures de tourisme, la victoire au classement général est revenue, comme prévu, à Reto Meisel, leader du Championnat d'Europe, au volant de sa Mercedes SLK340. Après avoir rencontré des problèmes techniques lors des essais, le pilote argovien a d'abord signé un temps de 1:56,5, puis un temps de 1:54,7 min. Il a donc remporté à juste titre les 25 points du Championnat d'Europe, même si ce résultat n'a été possible que grâce à l'aide de Nicolas Werver, seul au volant de sa Porsche GT3 R. Pour son compatriote Roger Schnellmann, qui ne s’était inscrit à Les Rangiers que pour le Championnat d’Europe, la course s’est terminée à la dixième place. Pour le pilote de Schwyz, c’était une satisfaction de figurer enfin à nouveau au classement après trois courses consécutives marquées par des pannes.

Ludovic Monnier a également récolté 25 points. Âgé de 34 ans et originaire de Monthey, il a été le pilote de voiture de tourisme le mieux classé au classement suisse, derrière le Français Werver, qui ne marque pas de points au Championnat suisse. Au volant de sa VW Golf Turbo, Monnier a réalisé deux fois un temps de 2:05 min. Au cumul des deux manches, il a ainsi devancé de 2,6 secondes Christoph Zwahlen dans sa Porsche 911, qui a lui aussi réalisé un temps sensationnel de 2 min 05 s, et 5,8 secondes plus rapide que «Speedmaster», qui, au volant de la spectaculaire Porsche 997 GT3 R d’Andy Feigenwinter, champion des voitures de tourisme décédé en 2023, a été le pilote Interswiss le plus rapide. À propos d’Interswiss: Le dénouement a été particulièrement palpitant dans la catégorie IS jusqu'à 2 litres. À l'issue de la première manche, Stephan Burri (VW Scirocco), (pour l'instant) leader du classement général des voitures de tourisme, n'avait que cinq centièmes de seconde d'avance sur Manuel Santonastaso (BMW 320). Lors de la deuxième manche, Burri a remporté le duel, tandis que «Santi» s’est classé deuxième. Arnaud Donzé n’a quant à lui marqué aucun point. Le vainqueur de l’IS Trophy 2025 n’a disputé qu’une seule manche chronométrée. Lors de la première manche, il a dû déclarer forfait au départ, faute de freins. Parmi les pilotes de voitures de tourisme qui ont franchi la barre des 2:10 min aux Rangiers figuraient également Jean-Paul Chiquita (Porsche 911 GT3) et Hermann Bollhalder (Opel Speedster). Sébastien Coquoz aurait certainement pu lui aussi passer sous cette barre. Mais ce pilote rapide au volant d’une Opel Kadett de la catégorie E1 à 2 litres a dû se contenter d’être spectateur dimanche après avoir connu une défaillance technique lors des essais.

Aucun changement de classement n’est à signaler dans la Coupe de la Montagne pour les places 1 à 4. Ludovic Monnier, Stephan Burri, Hans-Peter Eller et Werner Rohr ont tous décroché haut la main une «vingtième place».

Monnier Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Ludovic Monnier a réalisé deux fois un temps de 2:05 min © Eichenberger

Vous trouverez ci-dessous la liste de tous les vainqueurs de catégorie à Les Rangiers:

Sylvain Chariatte (Honda Integra Type R, SuperSérie jusqu’à 3000 cm³), Patric Kuster (Toyota GR Yaris, SuperSérie Comp. jusqu’à 3000 cm³), Amir Selimovic (Porsche 911 GT3 RS, SuperSérie Comp. plus de 3000 cm³), Markus Brander (March 742, Catégorie H jusqu’à 1600 cm³), Arnaud Biaggi (Opel Kadett C GT/E, Catégorie H jusqu’à 2000 cm³), Angelo Grasso (ITA, Osella PA10, Catégorie H jusqu’à 3000 cm³), Robin Terrier (Opel Astra, Catégorie H Classic jusqu’à 2000 cm³), Jean-Louis Fleury (Opel Ascona B, catégorie H Classic jusqu’à 3000 cm³), Ruedi Stoop (Chevrolet Corvette, catégorie H Classic plus de 3000 cm³), Frédéric Fleury (Martini Mk52, catégorie H Classic Monoplace), Alphonse Kilchenmann (Suzuki Swift, ISA jusqu’à 1600 cm³), Alain Terrier (Skoda Fabia, R2), Michaël Burri (Toyota Yaris GR, R5), Evann Mallet (FRA, Hyundai Elantra, TCR), Mario Schöpfer (VW Polo, E1 jusqu’à 1 400 cm³), Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu’à 1600 cm³), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2000 cm³), Hugo Mascaro (BMW E30, E1 jusqu’à 2500 cm³), Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu’à 3000 cm³), Bruno Ianniello (Lancia Delta S4, E1 jusqu’à 3500 cm³), Nicolas Werver (FRA, Porsche 997 GT3 R, E1 jusqu’à 4000 cm³), Manuel Gadeschi (ITA ; Subaru Impreza STI, E1 plus de 4000 cm³), Sabrina Fankhauser (Toyota Yaris, IS jusqu'à 1400 cm³), Werner Rohr (Toyota Corolla AE86, IS jusqu'à 1600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu'à 2000 cm³), Roman Marty (Opel Kadett C GT/E, IS jusqu'à 2500 cm³), Dominic von Rotz (Audi A4 Quattro, IS jusqu’à 3500 cm³), «Speedmaster» (Porsche 997 GT3 R, IS plus de 3500 cm³), Yohan Bardin (FRA, Norma M20 FC, CN jusqu’à 3000 cm³), Laurent Brossard (TracKing RC01B, E2 Silhouette), Samuel Métroz (Formule Arcobaleno, E2-SS jusqu’à 1150 cm³), Patrick Cholley (FRA, Dallara F311, E2-SS jusqu’à 2000 cm³), Roland Bossy (Tatuus F3-T318, E2-SS jusqu’à 3000 cm³), Michaël Rollat (Spire GT3, E2-SC jusqu’à 1600 cm³), Victor Darbellay (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 2000 cm³), Joël Volluz (Norma M20 FC, E2-SC jusqu’à 3000 cm³).

Et voici la suite du programme:
29 et 30 août, Oberhallau*
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots

* compte pour le Championnat suisse junior

Speedmaster Cornevaux Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
«Speedmaster» sur la Porsche 997 GT3 R ex-Feigenwinter © Cornevaux

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13.08.2026 La course de côte du Gurnigel est annulée!
Gurnigel 2024 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
La course de côte du Gurnigel n'aura pas lieu en 2026 © Eichenberger

Le Championnat suisse de course de côte 2026 ne comptera que sept épreuves. L'organisateur a annoncé ce matin, dans un communiqué de presse, l'annulation de la course de côte du Gurnigel (12 et 13 septembre)!

Alors que nous nous réjouissons tous de la course de côte des Rangiers prévue le week-end prochain, une nouvelle moins réjouissante est parvenue ce matin: la course de côte du Gurnigel des 12 et 13 septembre n'aura pas lieu! Dans un communiqué de presse, l’organisateur a justifié cette annulation comme suit:

«En raison de la sécheresse extrêmement exceptionnelle que nous connaissons actuellement, du manque d’eau et du risque d’incendie très élevé qui en découle, nous avons décidé, en concertation avec la commune et la police, et c’est le cœur lourd, d’annuler la course de côte du Gurnigel 2026. Cette décision n’a pas été facile à prendre. La sécurité de tous les visiteurs et des personnes impliquées, ainsi que la protection des terres, de la forêt et de la nature, sont toutefois notre priorité absolue. Dans les conditions actuelles, nous ne pouvons malheureusement pas garantir la sécurité nécessaire. Nous regrettons vivement cette annulation et vous remercions de votre compréhension face à cette décision prise de manière responsable.»

À ce jour, le Championnat suisse de course de côte ne comptera donc que sept manches. Quatre d’entre elles ont déjà eu lieu. Après Les Rangiers, il restera encore les épreuves d’Oberhallau (29 et 30 août) et des Paccots (19 et 20 septembre).

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13.08.2026 Aperçu Les Rangiers: un nouveau record du parcours pour le 100e anniversaire?
Faustini Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Faustini tente de battre le record du parcours établi par Merli © Eichenberger

C'est le grand classique du calendrier des courses en Suisse: ce week-end aura lieu pour la 81e fois la course de côte Saint-Ursanne – Les Rangiers, qui compte pour le Championnat d'Europe. L'événement lui-même a déjà fêté cette année son 100e anniversaire.

Ce centenaire a déjà été célébré dans le Jura lors du week-end de la Pentecôte. De nombreux pilotes et fans s’étaient alors rendus au Mémorial organisé sur le parcours d’origine, de Develier à Les Rangiers. Ce week-end, c’est la «véritable» course qui est au programme. Il s’agit de la 81e édition au total; onze d’entre elles se sont déroulées sur le parcours d’origine, avant que le départ ne soit déplacé à Saint-Ursanne en 1955. Depuis 1957, cette course classique fait partie du Championnat d’Europe.

La 81e édition s'annonce en tout cas passionnante. Le vainqueur de l'année dernière, Robin Faustini, a signé en 2025, au volant de sa Nova-Emap NP01, un temps de 1:40,589 min, que seul un pilote – lui-même – est en mesure de battre. «L’année dernière, il me manquait 1,3 seconde pour battre le record absolu de Merli», explique le leader du Championnat suisse de course de côte. «Et il faudra que tout se passe à la perfection pour battre ce temps de référence de 2022. Nous allons essayer avec un autre réglage. Mais je ne garantis rien. Et il est également possible que nous devions à nouveau tout changer samedi soir.» Les problèmes rencontrés par Faustini à Anzère au niveau du système d’admission ont d’ailleurs été résolus au banc d’essai. «J’espère que nous retrouverons notre pleine puissance.» Le principal challenger de Faustini pour le meilleur temps viendra probablement du Championnat d’Europe. Le Français Kevin Petit (qui roule lui aussi sur une Nova Proto) s’est illustré l’année dernière avec un excellent temps de 1:42 min. En plus il faudra toutefois garder un œil sur le rapide Français Maxime Dojat au volant de la Nova NP01. Il fait ses débuts à Les Rangiers dans le championnat suisse.

Steiner Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Marcel Steiner a annulé sa participation à la dernière minute © Eichenberger

Avec un temps de 1:43,225 min, Marcel Steiner avait lui aussi réalisé une belle performance l'année dernière. Malheureusement, le pilote de la Nova-Proto, propulsée par Helftec-Power, s'est retiré à la dernière minute de la course de côte des Rangiers hier mercredi. «En raison des problèmes techniques rencontrés lors de la course de côte d’Osnabrück le week-end dernier, je ne suis malheureusement pas en mesure de prendre le départ à Saint-Ursanne. Malgré tous nos efforts, nous ne parviendrons pas à remettre la voiture en état de marche à temps, compte tenu du peu de temps dont nous disposons. Cette décision n’est pas facile à prendre, car j’attendais cette course avec beaucoup d’impatience.»

Les autres espoirs suisses reposent donc désormais sur Joël Volluz (au volant d’une Norma-Judd) et les deux pilotes de la catégorie 2 litres, Victor Darbellay (Nova-Hartley/Emap) et Michel Zemp (Norma-Helftec). Ce dernier s’était déjà fait remarquer l’année dernière avec son prototype moins puissant. Son meilleur temps à Les Rangiers, 1:45,480 min, n’avait vraiment rien d’un mauvais résultat…

Et puis il y a aussi les rapides «Européens» Petr Trnka, de République tchèque, et Joseba Iraola Lanzagorta, d’Espagne, au départ. Eux aussi pilotent une Nova Proto – et eux aussi savent comment aller le plus vite possible d’un point A à un point B aux Rangiers.

Meisel Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Reto Meisel espère trouver suffisamment d'adversaires en Jura © Eichenberger

Restons au Championnat d'Europe, mais passons aux voitures à toit. Pour tous les fans de Reto Meisel, Les Rangiers est un rendez-vous incontournable. Non seulement parce que l’Argovien est en tête du classement général du Championnat d’Europe avec sa Mercedes SLK 340, mais aussi parce qu’il s’agit de la seule apparition de Meisel en Suisse. Sa capacité à défendre sa place de leader du Championnat d’Europe dans le Jura dépendra des résultats du Croate Matija Jurišić. Au volant d’une Peugeot TCR, ce dernier n’est qu’à quatre points de Meisel au classement général, à trois courses de la fin de la saison. Et ce dernier pourrait bien manquer d’adversaires à Les Rangiers. Certes, Roger Schnellmann s’est inscrit avec sa Mitsubishi Evo VIII. Mais la participation de Ronnie Bratschi (qui court sous licence tchèque) n’est pas garantie après la panne de turbocompresseur qu’il a subie lors de la manche du Championnat d’Europe en Pologne.

Il y a un an, Christoph Zwahlen était le pilote de voiture de tourisme le plus rapide du Championnat suisse au volant de sa Porsche 911 GT3. Ce pilote originaire de Suisse orientale avait signé un meilleur temps de 2:07,640 min et, au cumul des deux manches, il avait devancé de deux secondes Danny Krieg, qui allait remporter le titre de champion des voitures de tourisme. Ce dernier a d'ailleurs vendu entre-temps sa VW Golf Rally à Ludovic Monnier. Et ce dernier est en passe de battre les temps de Krieg. À Reitnau, il a été un peu plus d’une seconde plus rapide que l’ancien propriétaire sur le cumul des deux manches; à Anzère, l’écart était de deux secondes. Ce week-end, il faudra également garder un œil sur Sébastien Coquoz (Opel Kadett) et «Speedmaster» dans le monde des voitures de tourisme. Ce dernier s’est inscrit pour Les Rangiers dans la catégorie IS de plus de 3,5 litres avec une Porsche 911 GT3. Coquoz et «Speedmaster» ont tous deux réalisé un temps inférieur au-dessous de 2:10 min en 2025. Ruedi Fuhrer a lui aussi cette barre en ligne de mire. Le pilote de Honda CRX avait réalisé un excellent temps de 2:10,704 min l’année dernière.

Coquoz Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Quelqu'un qui sait mettre les gaz: Sébastien Coquoz © Eichenberger

À propos du parcours: avec ses 5,180 kilomètres, le parcours reliant Saint-Ursanne aux Rangiers est le plus long du calendrier suisse. Les pilotes doivent franchir un dénivelé de 350 mètres, ce qui correspond à une pente moyenne de 6,8 %. Le record absolu du parcours est détenu par le Sud-Tyrolien Christian Merli, établi en 2022 en 1:39,201 min (= 187,983 km/h). Le meilleur temps jamais réalisé en catégorie voitures de tourisme a été signé par Ronnie Bratschi l’année dernière en 1:53,522 min. Le record de la catégorie E1 est détenu par Reto Meisel avec un temps de 1:55,030 min, établi en 2022. Simone Faggioli est le pilote le plus titré de la course de côte Saint-Ursanne – Les Rangiers avec neuf victoires au classement général, devant Fredy Amweg (7), Marcel Tarres (6), Lionel Régal (5) et Jo Siffert (4). Parmi les pilotes suisses actuellement au départ, Roland Bossy et Marcel Steiner sont les plus titrés avec deux victoires chacun.

Le coup d’envoi sera donné à Saint-Ursanne le samedi 15 août à partir de 7 h avec les premières séances d’essais. Au total, trois séances d’essais sont prévues; la dernière débutera à 15 h 30. Dimanche, deux manches (à partir de 7 h) sont au programme. Les temps des deux manches seront additionnés à la fin. Le billet coûte 20 francs le samedi et 25 francs le dimanche. Un billet week-end est disponible au prix de 30 francs. L’entrée est gratuite pour les moins de 16 ans. Sur présentation de leur carte de membre, les membres du TCS bénéficient d’un billet week-end à 10 francs.

Pour en savoir plus sur la course de côte de Saint-Ursanne à Les Rangiers, rendez-vous sur https://rangiers.ch

Calendrier du Championnat suisse de course de côte 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, Saint-Ursanne – Les Rangiers
29 et 30 août, Oberhallau*
12 et 13 septembre, Gurnigel
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots

*comptent pour le Championnat suisse junior

Fuhrer Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
À 70 ans, il met vraiment les gaz: Ruedi Fuhrer © Eichenberger

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12.08.2026 Hommage à Xavier Vermeille
Xavier Vermeille Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Xavier Vermeille, 1961–2026 © CFM Challenge

Il était encore sur la ligne de départ de la course de côte Ayent-Anzère. Et il était également inscrit avec sa Norma M20F dans la catégorie CN pour la classique des Rangiers prévue le week-end prochain. Hier, mardi 11 août, Xavier Vermeille, pilote de voitures de sport originaire de Saignelégier (JU), est décédé de manière inattendue à l'âge de 65 ans.

Vermeille, qui a officié pendant de nombreuses années en tant que commentateur lors des épreuves du Championnat de France des courses de côte, participait au gré de ses envies à des courses en France et en Suisse, comme l'indique le site Internet du CFM Challenge, qu'il avait remporté en catégorie Open CN/3 au volant de ses Norma-BMW en 2023 et 2024.

Sa carrière dans le sport automobile, où le plaisir a toujours été au premier plan, a débuté avec une Alpine A110 en slalom. Ce dessinateur en bâtiment de formation a fait ses premières armes en course de côte au volant d’une Renault 5 Turbo. C’est avec cette voiture qu’il a disputé pour la première fois, en 2000, la légendaire course de côte des Rangiers en tant que pilote de l’Écurie des Ordons. Peu après, il est passé à la Formule 3, avant de trouver sa «vocation» chez les voitures de sport – d’abord avec une Ligier JS49, puis avec la Norma M20F, qu’il a pilotée une dernière fois le dernier week-end de juillet à Anzère.

Auto Sport Suisse adresse ses sincères condoléances à la famille et aux amis proches de Xavier Vermeille.

Xavier Vermeille Anzere 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Xavier Vermeille lors de sa dernière course à Anzère en 2026 © Eichenberger

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10.08.2026 Courses de côte internationales: des Suisses sur le podium
Marcel Steiner Osnabrueck 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Marcel Steiner a terminé 4ème au classement général à Osnabrück © Lp Rallye13

Avant la classique de Les Rangiers prévue ce week-end, quelques Suisses ont pris part aux courses de côte d’Osnabrück (ALL) et du Mont-Dore (FRA).

Seuls quatre Suisses – nettement moins que ces dernières années – ont pris part le week-end dernier à la 58e édition de la course de côte internationale ADAC d’Osnabrück, l’épreuve la plus septentrionale du Championnat allemand de course de côte. En tant qu’habitué et ancien vainqueur au classement général, Marcel Steiner, au volant de sa Nova Proto Helftec-Honda-Turbo, figurait parmi les favoris, mais a finalement dû se contenter de la quatrième place. Il a tout de même pu monter sur le podium général, composé des cinq pilotes les plus rapides de la journée. Le Français Sébastien Petit s’est imposé comme vainqueur du jour, grâce à la somme de ses deux meilleurs temps obtenus lors des trois manches disputées sur le circuit de deux kilomètres, devant l’Allemand-Slovène Patrik Zajelsnik (tous deux sur Nova Proto Emap Turbo) et l’Allemand Alexander Hin (Osella PA30).

Les nombreux groupes de la catégorie voitures de tourisme étaient moins bien représentés que d’habitude. Là encore, les trois Suisses au départ ont démontré leur talent de pilote en se classant respectivement 19e, 29e et 30e au classement général. «Speedmaster» a décroché, au volant de sa Ford Escort Cosworth, la deuxième place au classement général de toutes les voitures fermées, derrière le Tchèque Dan Michl sur Lotus Elise Hartley, et a remporté le groupe Classique (classement par catégories de cylindrée). Sergio Kuhn (Peugeot 308 TCR), troisième pilote de voiture de tourisme le plus rapide, a également remporté son groupe (Pf4), comme il l’avait déjà fait lors de plusieurs manches du championnat suisse cette année, tout comme Manuel Santonastaso, qui le suivait de près en quatrième position au volant de sa BMW 320 WTCC (Pf3).

Deux autres succès sont à signaler lors de la manche du Championnat de France de course de côte au Mont-Dore, qui faisait autrefois partie du championnat d’Europe de course de côte. Lionel Ryter s’est classé deuxième de sa catégorie au volant de sa Tatuus-Renault, derrière une Tatuus-Honda Masters, et a ainsi décroché la 19e place au classement général. Il n’a toutefois disputé que deux des trois manches organisées. Le vainqueur du jour est Marc Pernot, au volant de la nouvelle Nova Proto NP01 Hartley Turbo, dans la catégorie des voitures de sport jusqu’à deux litres, qui s’est ainsi assuré prématurément son troisième titre consécutif de champion de France de la montagne. Dans le Championnat de France de la Montagne VHC, Guillaume Mathez, au volant d’une Peugeot 309 GTI 16V du groupe A, s’est une nouvelle fois imposé dans son groupe AJ2, composé de cinq véhicules, et s’est ainsi classé cinquième pilote de voiture de tourisme VHC le plus rapide.

Texte : Peter Wyss

Speedmaster Osnabrueck 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
«Speedmaster» a terminé deuxième au classement des pilotes de voitures de tourisme © Lp Rallye13

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06.08.2026 L'exposition Siffert/Müller a été agrandie
Siffert Mueller Ausstellung 01 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Jusqu'au 31 octobre: l'exposition consacrée à Jo Siffert et Herbert Müller

Cette année marque le 90e anniversaire de la naissance de Jo Siffert, le 55e anniversaire de sa mort et le 45e anniversaire de la mort tragique du non moins célèbre Herbert Müller («Stumpen Herbie»). Une exposition à Morat (jusqu’au 31 octobre) est consacrée à ces deux grandes figures du sport automobile suisse.

En Suisse, il existe quelques musées qui font battre plus fort le cœur des passionnés de sport automobile. On pense notamment à l’«autobau Erlebniswelt» à Romanshorn (TG), à l’exposition sur la F1 à l’Hôtel Meilenstein à Langenthal (BE) ou au Musée des Transports de Lucerne. De temps à autre, des expositions temporaires méritent également le détour. L’une d’entre elles est ouverte jusqu’au 31 octobre. Elle est consacrée à deux grandes figures du sport automobile suisse: Jo Siffert et Herbert Müller. Siffert, qui aurait fêté ses 90 ans en juillet, a trouvé la mort dans un accident à Brands Hatch il y a 55 ans; Müller (qui aurait eu 86 ans cette année) est décédé il y a 45 ans au Nürburgring.

L’exposition offre une fabuleuse rétrospective sur ces deux figures emblématiques de la course automobile suisse. Et, comme promis, elle s’enrichit régulièrement de nouvelles pièces. Cinq nouveaux véhicules, autrefois pilotés par Siffert et/ou Müller, sont arrivés récemment. Il s’agit notamment d’une Cobra Shelby 427 de 1964, d’une Porsche Carrera 904 GTS de 1964, d’une Abarth 1000 Sport de 1966, d’une Sauber C5 et d’une Ferrari 512 M Sunoco de 1971.

L'exposition, qui se tient à la Halle Murtenbox, Au Tombex 40, 3280 Morat, est ouverte au public tous les week-ends jusqu'au 31 octobre 2026, le vendredi de 14 h à 19 h et le samedi de 14 h à 17 h. Sur demande, les groupes d'intérêt, associations et cercles d'amis peuvent réserver une visite exclusive à l'adresse suivante: reservations@jo-siffert.ch

Siffert Mueller Ausstellung 02 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
À découvrir: la Ferrari 512 M Sunoco de 1971 et la Sauber C5

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05.08.2026 Le vainqueur du Mans devenu brasseur
Marcel Faessler was macht Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Fässler aujourd'hui et lors de sa 1ère victoire au Mans en 2011 © Sportec/Audi

Comme lors des derniers numéros, nous publions ici quelques articles tirés du magazine trimestriel de l'ASS. Voici donc: Que-fait donc Marcel Fässler?

Marcel Fässler a fêté ses 50 ans le 27 mai. Le pilote schwyzois est toujours resté impliqué dans le sport automobile. Après avoir pris sa retraite sportive, en 2021, il a endossé, parallèlement à son activité d’instructeur de conduite au TCS, le poste de Head of Racing chez Sportec AG, à Höri (ZH). À ce titre, le triple vainqueur des 24 Heures du Mans a assumé diverses fonctions, notamment la direction du département sport automobile de la Porsche Sports Cup Suisse, la promotion de la relève et le coaching des pilotes. «J’ai quitté la partie administrative fin 2025», précise Fässler, «mais je m’occupe toujours du coaching au sein de la PSCS et de la Sportec Academy.» 

Le jeune quinquagénaire était tombé dans la marmite il y a plus de quatre décennies, c’était inscrit dans ses gènes. Son père Fridolin, jadis double champion IKSM, avait transmis sa passion pour le pilotage au petit Marcel avant ses 10 ans. Après des années de karting (de 1985 à 1993), Fässler fut le seul non-Français à décrocher un volant de Formule Campus à l’École Winfield. Il s’était classé 3e en 1995. À 19 ans – peu avant son examen final de décorateur d’intérieur –, le pilote d’Einsiedeln avait déjà un pied en sport automobile professionnel. Ayant su convaincre également en Formule Renault, il a décroché un contrat de deux ans en Formule 3 française. Là aussi, il a brillé et atterri finalement en F3 allemande, où il se classait brillamment 2e en 1999, avec quatre victoires pour le team Bemani. Les succès de Fässler n’ont pas échappé à Norbert Haug, alors directeur sportif de Mercedes. En 2000, il lui ouvrait les portes du DTM. Marcel y remportait sa première victoire en 2001, à Oschersleben. Et en 2003, il terminait 3e du classement général.

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Marcel Fässler (au centre) s'est imposé à trois reprises au Mans © Audi

En 2004, Marcel Fässler rejoignait Opel, où sa carrière sportive marqua le pas: «Elle a bien failli prendre fin», confesse-t-il. Il s'est alors battu pour revenir au premier plan grâce à une première participation au Mans (2006) et à une victoire aux 24 Heures de Spa (2007), au volant d'une Corvette. Le reste appartient à l’histoire. Avec Audi, Fässler a gagné trois fois dans la Sarthe, en 2011, 2012 et 2014. Il a également remporté le CM d’endurance en 2012, les 12 Heures de Sebring en 2013 et les 24 Heures de Daytona en catégorie GT, à nouveau avec une Corvette.

Depuis des années, Marcel Fässler vit à Gross, près du lac de Sihl, avec son épouse Isabel et quatre filles qui prennent peu à peu leur envol. Il cultive les valeurs traditionnelles, «probablement parce que mes parents m’ont bien éduqué.» Outre Le Mans, il estime que sa plus grande réussite est d’avoir pu évoluer en sport automobile professionnel pendant plus de 20 ans. Quand son emploi du temps le lui permet et qu’il n’a pas mal au dos, il enfourche son vélo de course, fait de la moto ou du ski de fond. Ou alors il s’occupe de sa bière artisanale, dont le nom en dit long: Flat out, pleins gaz.

Marcel Faessler F3 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
En 1999, Fässler a terminé 2ème du championnat allemand de F3 © Froidevaux

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03.08.2026 Rapport du week-end 23/2026
Feller Ricardo Magny Cours 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Ricardo Feller a remporté sa deuxième course sprint à Magny-Cours © GTWC

Du point de vue suisse, le dernier week-end de juillet a été quelque peu «en demi-teinte». Il en a été tout autrement pour les pilotes suisses évoluant à l’international lors du premier week-end d’août, ce qui s’explique peut-être par la fête nationale…

Il lui manque encore 2,5 points. Mais Ricardo Feller est en bonne voie pour prendre la tête du classement général du GT World Challenge dans la catégorie Sprint. Lors du troisième des cinq week-ends de course à Magny-Cours (FRA), le pilote originaire d’Argovie a décroché sa deuxième victoire de la saison. Pour ce pilote Porsche de 26 ans, il s’agit au total de son troisième podium dans ce championnat. Avec son coéquipier danois Bastian Buus, il occupe désormais la 2e place. Un arrêt au stand parfaitement chronométré et exécuté par l’équipe de Feller, Lionspeed GP, a été déterminant pour cette troisième victoire de la saison. Patric Niederhauser a complété le succès suisse dimanche en décrochant la 3e place. Pour le Bernois, il s’agit du meilleur résultat en Sprint Cup après un début de saison difficile.

Au Nürburgring (Allemagne) également, un Suisse au volant d’une Porsche 911 GT3 est monté sur le podium. Si Alex Fontana a manqué de peu le podium général en terminant quatrième de la Ruhr-Pokal, qui fait partie du championnat NLS, il a toutefois facilement décroché la deuxième place au classement ProAm. Christoph Lenz a lui aussi pu célébrer une victoire de catégorie au volant d’une Audi R8 LMS GT3. Tout comme Manuel Metzger au volant d’une Porsche 911 GT3 Cup et Ranko Mijatovic au volant d’une BMW M2 de Hofor Racing.

Louis Deletraz IMSA 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Enfin sur le podium de l'IMSA: Louis Delétraz © Wayne Taylor Racing

Il a dû attendre longtemps. C'est finalement à la septième tentative que cela a fonctionné. Louis Delétraz, pilote d'usine Cadillac, a décroché son premier podium dans le championnat IMSA, où la concurrence est très rude. Le Genevois a terminé troisième lors de la course de 6 heures à Elkhart Lake, aux côtés de son coéquipier américain Jordan Taylor. Grâce à la victoire de la voiture jumelle pilotée par Filipe Albuquerque et Ricky Taylor, cette course à Wisconsin a été la plus fructueuse pour Cadillac ces deux dernières années. À deux courses de la fin, Delétraz occupe la 9e place au classement général. «Un grand merci à Cadillac, un grand merci à Wayne Taylor Racing», a déclaré Delétraz après la course. «Bien sûr, c’est un peu décevant. Nous avons fait une course tellement bonne et solide. Je m’excuse pour mon erreur pendant la phase de drapeau jaune. J’ai été le premier à arriver sur le lieu de l’accident et j’ai simplement effectué une manœuvre d’évitement pour ne pas percuter la voiture de sécurité qui se trouvait au milieu de la piste. Je suppose que c’est pour cela que j’ai reçu cette pénalité.»

Dans la catégorie GTD également, les Suisses ont eu de quoi se réjouir. Le champion en titre, Philip Ellis, a décroché sa troisième victoire de la saison. Le duo en tête du classement général n’ayant terminé qu’à la 11e place, le pilote de Zoug a considérablement amélioré ses chances de conserver son titre.

En FIA Formule 4 CEZ, toutes les victoires de la course disputée à Most (CZE) sont revenues à l’écurie suisse Jenzer Motorsport. La première manche a été remportée par le Tchèque Max Karhan. Les autres victoires, ainsi que celle de la finale, sont revenues à l’Allemand Elia Weiss. Le meilleur pilote de l’écurie Maffi Racing a été le Danois David Walther, qui a terminé troisième. Le meilleur pilote suisse a été Georgiy Zasov (également chez Jenzer). Le champion suisse de karting de l’année dernière dans la catégorie OK Senior a terminé dixième en finale.

Jenzer Motorsport Podium Most 2026 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Le podium de la finale à Most: deux fois Jenzer, une fois Maffi © F4 CEZ

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31.07.2026 Hommage à Heinrich «Heiri» Keller
Heinrich Keller Rennfahrertreffen 2023 Foto Hugentobler quer Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Heinrich Keller, 1930–2026 © Hugentobler

Mercredi 22 juillet Heinrich «Heiri» Keller, ancien pilote de course et mécène dont la grande passion était le sport automobile, est décédé à l’âge de 95 ans. Cet entrepreneur prospère de Gümlingen, actif dans le secteur du bâtiment, a non seulement soutenu des pilotes locaux talentueux tels que Peter Arm, Ruedi Frei ou Benjamin Studer, mais il a également permis à Ruedi Eggenberger, entre autres, de créer sa propre entreprise. De nombreux autres pilotes ont également bénéficié du soutien de Keller. C’est notamment le cas d’Herbert Müller. Keller a notamment aidé «Stumpen-Herbie» à acquérir sa De Tomaso Pantera.

Originaire de Suisse orientale, Keller a lui-même participé à des courses dans les années 1970. Il avait un penchant pour les voitures de grosse cylindrée. Ainsi, après avoir piloté une Camaro du Groupe 1, Keller a également pris le volant de l’ancienne Pantera de Müller, puis, à plusieurs reprises, d’une Ferrari 512M issue de l’écurie de Müller, tant au championnat suisse qu’à l’étranger. C'est en 1975 qu'il a remporté son plus grand triomphe en s'imposant lors de la course de 4 heures de Jarama (ESP) aux côtés de Paul Keller (sans lien de parenté) au volant d'une BMW 3.0 CSL.

Son entourage proche a décrit Keller comme un battant. Sa volonté de s’investir, son esprit d’entreprise, son sens du sport et son caractère sociable l’ont particulièrement marqué. Auto Sport Suisse présente ses sincères condoléances à la famille de «Heiri» Keller. Conformément à ses dernières volontés, il n’y aura ni cérémonie funéraire ni service d’adieu.

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