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22.01.2024 Jani seulement spectateur lors des qualifications des 24h de Daytona
Louis Deletraz Daytona 2024 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Louis Delétraz, cinquième, a été le meilleur Suisse lors des qualifications © Archives Delétraz

Le week-end prochain, Daytona accueillera la 62e édition de la légendaire course de 24 heures. Le meilleur Suisse lors des qualifications a été Louis Delétraz. Neel Jani était seulement spectateur après un crash.

La 62e édition des 24 heures de Daytona est placée sous le signe de la classe GTP. Dix prototypes, dont quatre Porsche, deux BMW, deux Cadillac ainsi que deux Acura, se disputeront la victoire le week-end prochain. Avec Louis Delétraz et Neel Jani, deux Suisses peuvent également espérer remporter la victoire finale. Delétraz, qui a remporté l'ASS Award, conduit une Acura de Wayne Taylor Racing by Andretti. Le coéquipier de Delétraz est, entre autres, l'ancien champion du monde de Formule 1 Jenson Button. L'année dernière, le Genevois avait manqué de peu la victoire finale en terminant deuxième. Samedi, après des qualifications passionnantes, il partira de la cinquième place sur la grille de départ. Delétraz n'a été que 0,444 plus lent que le poleman Pipo Derani sur Cadillac lors de son tour le plus rapide.

Il en va autrement pour Neel Jani. Le Seelandais devra prendre le départ de la course depuis la dernière ligne de départ. Jani est sorti de la piste lors du warm-up et a endommagé sa Proton-Porsche 963. Il a certes pu regagner les stands par ses propres moyens. Mais en raison des réparations coûteuses, Jani et ses coéquipiers ont dû regarder les essais chronométrés.

Rahel Frey est également au départ. La Soleuroise conduit une Lamborghini Huracán GT3 pour Iron Dames et abordera la course en 41e position. Frey et ses coéquipières Sarah Bovy et Michelle Gatting se sont classées 13e dans la catégorie GTD (25 voitures) lors des qualifications. Frey devance Philip Ellis, qui a dû se contenter de la 18e place de la catégorie lors des qualifications sur une Mercedes AMG GT3 de Winward Racing et qui partira de la 26e ligne de départ.

La course débutera samedi à 13h40 heure locale (19h40 CET). Motorvision TV retransmettra la course en direct et en intégralité. Pour plus d'informations et le livetiming, cliquez sur ce lien.

Neel Jani Daytona 2024 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Neel Jani partira de l'arrière après un accident © Porsche

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19.01.2024 Un Suisse termine deuxième au Dakar
Jerome de Sadeeler Dakar 2024 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Michael Metge et Jérôme de Sadeleer se réjouissent de leur deuxième place © Archives de Sadeleer

Jérôme de Sadeleer a réalisé une sensationnelle deuxième place dans sa catégorie lors du Rallye Dakar. A l'arrivée, il ne lui a manqué que 1:55 min sur le vainqueur français.

Le Lausannois d'origine Jérôme de Sadeleer a terminé le Rallye Dakar à une sensationnelle deuxième place dans la catégorie des buggys. Le Romand domicilié à Gstaad a remporté l'avant-dernière étape et a franchi la ligne d'arrivée après plus de 56 ½ heures de course chronométrée, à seulement 1 min 55 sec du vainqueur français, Xavier de Soultrait, qui roule pour l'équipe de Sébastien Loeb.

De Sadeeler avait même pris la tête de la classe SSV après la cinquième étape, mais il l'a de nouveau perdue à cause d'un arbre de transmission défectueux. Avec son copilote Michael Metge, de Sadeleer est ensuite remonté de la cinquième à la deuxième place. A mi-parcours, il a déclaré à nos collègues de sport-auto.ch que tout était encore possible et qu'il aimerait encore gagner une étape. Il a réussi à le faire l'avant-dernier jour.

La victoire au classement général est revenue pour la quatrième fois à Carlos Sainz sr. L’espagnol a ainsi offert à Audi son premier triomphe au Dakar – et cela sans victoire d'étape! La deuxième place est revenue au Belge Guillaume de Mevius (Overdrive-Toyota). Sébastien Loeb (Prodrive) a pris la troisième place.

Pour le duo Rebellion Alexandre Pesci et son copilote Stephan Kühni, le Dakar s'est terminé à la 63e place, tandis que Cédric Goumaz s'est classé 74e pour sa première participation.

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18.01.2024 24h de Dubaï avec de nombreux Suisses
Feller Ricardo 2023 Kyalami 01 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Ricardo Feller veut monter sur le podium des 24h de Dubaï © Audi

La semaine prochaine aura lieu la 19e édition des 24h de Dubaï. De nombreux Suisses seront de la partie, notamment Ricardo Feller et Daniel Allemann, qui prendra le départ pour la dernière fois.

Les Suisses ont eu deux raisons de se réjouir lors des 24 heures de Dubaï: en 2014, lorsque l'écurie argovienne Stadler Motorsport, avec les pilotes Rolf Ineichen, Mark Ineichen, Marcel Matter et Adrian Amstutz, a remporté la course. Et en 2017, lorsque l'équipe allemande Herberth Motorsport, avec le Suisse Daniel Allemann, a remporté la victoire au classement général. Depuis, la Suisse n'a remporté «que» des victoires de classe, Allemann étant passé tout près d'une deuxième victoire au classement général l'année dernière et ayant pu être fêté comme vainqueur de la classe ProAM.

Nous verrons le dernier week-end de janvier si la 19e édition de cette année verra une nouvelle victoire suisse au classement général. Avec le pilote d'usine Audi Ricardo Feller, la Suisse a en tout cas un fer chaud dans le feu. Le troisième au classement général du DTM 2023 conduit une Audi R8 LMS d'Attempto Racing (#99) et espère bien sûr monter sur le podium. Allemann sera lui aussi de nouveau de la partie – mais pour la dernière fois. Le Soleurois de 65 ans fera en effet ses adieux à Dubaï. Au volant de la Porsche 911 GT3 R de la génération 992 portant le n°91, il alternera avec les chefs d'équipe Alfred et Robert Renauer ainsi que Ralf Bohn, qui ont déjà roulé aux côtés d'Allemann lors de la victoire finale en 2017, dans la catégorie ProAM.

Parmi les autres pilotes suisses à Dubaï, on trouve (par numéro de course):

  • Gero Bauknecht sur une Porsche 718 Cayman du Team SRS (#227), classe TCX
  • Fabian Danz sur une Porsche 911 GT3 Cup (#909), cl. 992
  • Patrick Grütter sur une Porsche 911 GT3 Cup du Team SRS (#927), cl. 992 AM
  • Christian Traber et Yves Scemama sur une 911 GT3 Cup du Team Fach Auto Tech (#961), cl. 992 AM

La deuxième Porsche 911 GT3 Cup de l'équipe schwytzoise de Sattel (#962) est pilotée par un quatuor néerlandais et concourt dans la classe 992.

La première séance d'essais aura lieu le mardi 23 janvier. Le vendredi après-midi, les qualifications sont au programme. Le départ de la course sera donné le samedi 27 janvier à 13 heures, heure locale. Plus d'informations et le livetiming sont disponibles sur ce lien.

Daniel Allemann 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Daniel Allemann (tout à gauche, photo de 2023) fait sa dernière course

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18.01.2024 Rencontre des organisateurs de manifestations sportives automobiles

La rencontre annuelle des organisateurs d'événements sportifs automobiles a été programmée et les organisateurs ont reçu les invitations correspondantes par e-mail.

Les rencontres informelles d'échange avec les organisateurs auront lieu comme suit :

Suisse alémanique : Mercredi 28 février 2024, 19h15, Hôtel Egerkingen (Egerkingen)

Suisse romande : Jeudi 29 février 2024, 19h15, Restoroute Gruyère (autoroute A1)

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17.01.2024 Champions Week, partie 9: Jérémy Michellod
Jeremy Michellod Meister Portraet Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Jérémy Michellod/Grégory Maître: Champion suisse des rallyes junior 2023

Champions Week au lieu de Champions League! Semaine après semaine, nous vous présentons un champion suisse après l'autre. Cette semaine, c'est au tour de Jérémy Michellod, Champion Suisse Rallye Junior 2023.

Jérémy Michellod a, presque jour pour jour, trois ans de moins que son frère Jonathan. Jérémy est né le 29 avril 1997, Jonathan le 28 avril 1994. Les deux ne se ressemblent pas seulement extérieurement. Au téléphone, ils ont une voix si identique qu'il est presque impossible de les distinguer. Et depuis 2023, ils ont encore un point commun: ils ont remporté le championnat suisse des rallyes chez les juniors: Jonathan en 2019 (avec Stéphane Fellay), Jérémy en 2023 (avec Grégory Maître).

Alors que Jonathan a débuté directement au volant en 2014, Jérémy a commencé sa carrière en rallye en 2017 en tant que copilote. Le plus jeune des deux Michellod était co-pilote de Guillaume Girolamo – d'abord sur une Citroën DS3, puis sur une Peugeot 208. Les deux se connaissaient grâce à leurs pères, également pilotes de rallye. De plus, Jérémy habite depuis deux ans à Nendaz (VS), le village natal de Girolamo. Le fait que ce dernier soit paralysé à partir de la poitrine depuis son grave accident au Rallye du Chablais n'est pas passé inaperçu pour Jérémy. «On se fait beaucoup de soucis après un tel accident. Et c'est triste ce qui s'est passé. D'un autre côté, j'admire Guillaume pour la manière dont il gère son destin. Il a une mentalité incroyablement fort.»

En 2021, Jérémy est lui-même devenu pilote. Il a fait ses débuts lors d'un rallye en France. Il a pris son deuxième départ au Rallye du Valais. Il s'y est d'emblée classé douzième au classement suisse. Un résultat qu'il aurait aimé obtenir en 2023 lors de sa deuxième participation (en tant que pilote) à domicile. Mais cette fois, la technique lui a joué des tours. Michellod a certes terminé la RIV le deuxième jour grâce à la règle du super rallye, mais un problème de boîte de vitesses dans la deuxième spéciale l'a relégué loin derrière.

Le RIV n'a pas eu d'impact sur le championnat. Michellod avait déjà le titre junior en poche avant son rallye à domicile. Le fait qu'il n'ait eu que deux équipes adverses au cours de la saison ne diminue en rien sa performance. «Mon frère avait plus d'adversaires lorsqu'il a été sacré champion en 2019», explique Jérémy. «Mais ce n'est pas pour cela que notre titre de 2023 a moins de valeur. Même avec moins de concurrents, il faut amener la voiture à l'arrivée et marquer des points. C'est ce que nous avons très bien réussi à faire sur l'ensemble de l'année.»

Cette saison, Michellod, le cadet, participera à nouveau au championnat suisse. Mais plus chez les juniors. «Je suis trop vieux pour ça! Néanmoins, nous serons de nouveau au départ avec notre Citroën C2.» Le Critérium Jurassien, le Rallye du Chablais, le Rallye Mt-Blanc-Morzine (à la place du «Ticino») et le Rallye du Valais sont à l'agenda de Michellod. «En outre, je participerai également à la course de côte d'Anzère avec la Citroën, comme ce sera le cas en 2023», explique Michellod, qui a également beaucoup de CV sur le plan professionnel. En hiver, il prépare les pistes de ski avec un ratrac, en été, il est chauffeur de camion sur les chantiers.

Bien que les deux Michellod aient déjà quelques années d'expérience en rallye, ils n'ont encore jamais pris le départ d'un rallye ensemble. A la question de savoir s'il ne serait pas temps qu'ils partagent une voiture, Jérémy répond: «Pourquoi pas? Si l'amusement était au premier plan, ce serait certainement une expérience.» Le plus jeune des deux Michellod ne veut pas répondre définitivement à la question de savoir qui conduirait et qui naviguerait. En tant que frère cadet, il a toutefois une proposition raisonnable: «Nous pourrions nous partager le travail: je conduirai la moitié du temps, tandis que Jonathan me fera naviguer. Ensuite, nous échangerons nos places.» Voyons ce que l'avenir nous réserve. Du point de vue du règlement, rien ne s'opposerait à une telle solution.

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17.01.2024 Le formulaire d'inscription Coupe des Dames est en ligne

Dans le message d'actualité du 04 janvier 2024, nous vous avons informé de l'introduction de la Coupe des Dames sur toutes les disciplines automobiles pour la saison 2024.

Toutes les pilotes/navigatrices avec une licence suisse 2024 valable ont reçu le formulaire d'inscription par e-mail. Les pilotes/navigatrices qui n'ont pas encore pris leur licence trouveront le formulaire d'inscription ici.

Nous espérons que vous serez nombreux à participer et nous nous tenons à votre disposition pour répondre à vos questions ou à vos doutes.

Pour la saison 2024, nous vous souhaitons beaucoup de succès et une conduite sans accident.

Délai d'inscription : 01 mars 2024

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15.01.2024 Le vainqueur de l'IS Trophy Burri pour une fois sans voix
IS Trophy 2023 Gruppenbild Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
La photo de groupe des pilotes du Trophée IS 2023 © Eichenberger

L'Interswiss Trophy a clôturé sa saison 2023 ce week-end lors de sa soirée de clôture annuelle. Le vainqueur de l'IS-Trophy, Stephan Burri, désormais quadruple champion, a reçu un cadeau très spécial.

Ce week-end, les pilotes de l'Interswiss Trophy se sont retrouvés à Oberhallau pour leur soirée annuelle de clôture. Une centaine d'invités se sont retrouvés dans le gymnase. L'équipe de montagne d'Oberhallau était responsable de la restauration. Le champion suisse de voitures de tourisme Bruno Sawatzki a animé la soirée. La partie française a été assurée par Stephan Burri. Beni Brunner ayant dû se désister pour cause de maladie, le champion IS a spontanément pris le relais. Burri a prouvé qu'il pouvait non seulement conduire une voiture à toute vitesse, mais aussi faire bonne figure en tant que «bilingue». Ce n'est que plus tard qu'il a perdu sa langue. Mais nous y reviendrons.

La rétrospective de la saison écoulée, avec la remise des prix aux 50 pilotes classés, a été interrompue à la 39e place pour une minute de silence à la mémoire de Christoph Mattmüller, décédé en décembre. Mattmüller a remporté le IS Trophy en 1990 et a terminé deuxième pour la dernière fois en 2018.

En 2023, la victoire de l'IS Trophy est revenue pour la quatrième fois à Burri. Le Bernois, qui gére un garage à Affeltrangen, en Thurgovie, a remporté le trophée IS pour la première fois en 2016. Depuis 2019 (il n'y a pas eu de classement en 2020 et 2021), il est invaincu. Trois titres consécutifs – personne n'avait réussi cela avant lui. Son bilan est impressionnant. Dans 13 des 14 courses, Burri a fait pencher la balance en sa faveur dans l'IS-2000. Dans six des huit manches (évaluées), il a établi un nouveau record de classe. Avec 166 points, le pilote du VW-Scirocco a donc presque atteint le maximum de points. Il ne lui a manqué que deux points. «Il sera difficile de faire mieux que ce résultat», estime Burri. «C'est surtout en slalom que les écarts sont très faibles. Mais je vais à nouveau attaquer à fond en 2024.» De plus, il y a encore un deuxième objectif: Burri n'aurait que trop aimé voir son collègue de l'équipe VW, Jannis Jeremias, terminer deuxième. Mathématiquement, c'est ce qu'il avait en tête. Mais comme le règlement IS (à la différence du règlement ASS de la Coupe de Montagne) tient compte des pilotes éliminés, Stephan Schöpfer s'est assuré la deuxième place devant Jeremias avec un point d'avance.

Sawatzki Burri IS 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Bruno Sawatzki et Stephan Burri ont animé la soirée © Eichenberger

Les autres classements (jusqu'à la 10e place): Bruno Sawatzki 4e, Rudi Oberhofer 5e, Ferdi Waldvogel 6e, Stephan Moser 7e, Christophe Oulevay 8e, Armin Banz 9e et le héros local Jürg Ochsner 10e. Ce dernier a ensuite été fêté à minuit. Le pilote d'Opel Cadet fait désormais partie de ceux qui ont franchi le mur des 50 ans...

Rudi Oberhofer a également donné des nouvelles. Le natif du Vorarlberg, titulaire d'une licence CH, qui a obtenu son meilleur résultat à ce jour dans le cadre de l'IS Trophy avec une 5e place, va prendre du recul en 2024 et reprendre le rôle de moniteur d'auto-école. «Nous avons acheté une Suzuki Swift Cup pour notre fille Selina», raconte Oberhofer. «Pour lui apprendre à conduire, je suis en train d'installer un deuxième siège.»

Une autre dame a également fait parler d'elle dans le cadre du Trophée IS. Tamara Schöpfer, fille du deuxième du classement Stephan Schöpfer et seule dame du peloton avec Sabrina Fankhauser (20e), a prouvé qu'elle avait d'autres talents. Le portrait du vainqueur dessiné à la main par et pour Stephan Burri était de sa main et a fait en sorte que le vainqueur du Trophée IS de cette année, malgré son aisance linguistique, soit finalement resté assez muet pendant un moment.

Schoepfer Burri Jeremias 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Les trois premiers: Stephan Schöpfer (à gauche, P2), Stephan Burri (au centre, vainqueur du Trophée IS) et Jannis Jeremias (à droite, P3) © Eichenberger

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15.01.2024 Buemi deuxième lors du coup d'envoi de la Formule E
Sebastien Buemi Mexiko 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Sébastien Buemi a terminé deuxième lors du coup d'envoi au Mexique © Bagnall/Formula E

Le coup d'envoi de la Formule E à Mexico City devant 40'000 spectateurs s'est déroulé de manière très différente du point de vue suisse: Sébastien Buemi a donné un signal fort en se classant deuxième. Seul l'ex-pilote Sauber Pascal Wehrlein a été plus rapide.

Alors que d'autres séries de course hibernent encore, la Formule E a effectué sa première course ce week-end à Mexico. Le meilleur Suisse a été – comme souvent – Sébastien Buemi. Le Vaudois n'a dû s'incliner que devant un seul homme lors des qualifications et de la course: l'ex-pilote Sauber Pascal Wehrlein (Porsche). Malgré ce bon résultat, Buemi n'était pas entièrement satisfait. C'est la quatrième fois qu'il monte sur le podium au Mexique. Cette fois encore, il n'a pas réussi à monter sur la plus haute marche du podium. «La qualification a presque tout décidé, j'ai pris un départ propre et j'ai pu défendre ma position dans le premier virage, mais il n'était pas possible de faire mieux devant», a déclaré le pilote d'Envision.

Buemi a eu une lueur d'espoir. Une enquête contre Wehrlein (et le champion en titre Jake Dennis) pour une «infraction technique» a toutefois été classée sans suite après la course à une heure tardive.

Le douzième des essais, Nico Müller, a dû se contenter de la 17e place après un contact avec Antonio Félix da Costa, dont la voiture était défectueuse. Le fait que da Costa ait été pénalisé a posteriori n'a pas servi à Müller. Le Bernois avait fait preuve d'un bon rythme lors des essais libres et des qualifications et qu'il était clairement le plus rapide des quatre pilotes équipés d'un moteur Mahindra. Plus rapide aussi qu'Edoardo Mortara, qui a terminé 13e dans l'équipe d'usine et n'a donc pas obtenu de points (comme Müller).

La prochaine course, un double heading en Arabie Saoudite, aura lieu dans un peu moins de deux semaines.

Nico Mueller Mexiko 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Nico Müller a terminé 17e après un accrochage © Bagnall/Formula E

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11.01.2024 Un Suisse en tête du Dakar
Jerome de Sadeleer Dakar 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Jérôme de Sadeleer est en tête du Dakar avec son buggy

Les annonces de succès suisses sur le Rallye Dakar sont rares: C'est pourquoi nous ne voulons pas vous priver du fait que Jérôme de Sadeleer, un Suisse, est en tête de la catégorie des buggys du désert après cinq des douze étapes!

Le Rallye Dakar dure encore plus d'une semaine. Beaucoup de choses peuvent donc encore se passer. Nous sommes d'autant plus heureux que Jérôme de Sadeleer, un Suisse, est en tête. Le Gstaadois de 35 ans est en tête du classement dans la catégorie des buggys du désert (SSV) sur un Can-Am-Maverick, avec un peu plus de cinq minutes d'avance après cinq des douze étapes. Au classement général, de Sadeleer occupe la 49e place. Le copilote de de Sadeleer est par ailleurs l'ex-motard Michaël Metge, le neveu de René Metge, récemment décédé, qui a remporté trois fois le Dakar.

A propos de copilote: Edourd Boulanger, qui navigue avec une licence suisse, occupe la 6e place du classement général aux côtés du recordman du Dakar Stéphane Peterhansel (Audi). Le duo Al-Rajhi/Gottschalk sur Toyota est en tête.

Les autres Suisses occupent les rangs 85e (Cédric Goumaz) et 102e (Alexandre Pesci).

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11.01.2024 Qu'est-il advenu du «facteur de performance»?
Performance Factor Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Pour les voitures de course, même la FIA a reporté l'introduction du «facteur de performance» à 2025 © Eichenberger

En Allemagne, le «facteur de performance» est appliqué depuis 2023. En Autriche, il est appliqué depuis 2022. En Suisse, on continue à y renoncer – tout comme en France et en Italie.

Il y a cinq ans, nous avions pour la première fois évoqué en détail le «Performance Factor» (en abrégé PF) (voir lien). Après une longue phase de test en 2018/2019, ce projet a été appliqué par l'autorité suprême du sport automobile, la FIA, à partir de 2020 au FIA European Hill Climb Championship, à la FIA International Hill Climb Cup et au FIA Hill Climb Masters pour les véhicules de la catégorie 1 (véhicules fermés).

Pour la Suisse, la règle était alors la suivante: si les expériences faites au niveau international sont concluantes, la commission technique d'Auto Sport Suisse examinera à partir de quand le PF pourra également être introduit en Suisse. Près de cinq ans plus tard, on peut faire le constat suivant:

  1. La «simplification» souhaitée n'est pas vraiment perceptible grâce au PF.
  2. Les expériences/retours d'information d'autres pays ne sont pas très positifs.
  3. Le PF est toujours soumis à des évolutions/modifications régulières et les formules de calcul continuent de changer.
  4. La FIA a introduit des restrictions concernant les calculs numériques du PF (nombre limité de calculs possibles, désormais liés à des coûts).
  5. Pour les voitures de course, même la FIA a reporté l'introduction à 2025 (à la demande des pilotes).
  6. Dans les pays voisins importants en matière de courses de côte, comme la France et l'Italie, qui organisent de nombreuses courses de côte et dont les championnats sont réputés au niveau international, le PF n'est pas non plus appliqué jusqu'à présent.

Il en résulte que le PF n'est pas à l'ordre du jour pour la Suisse en 2024. Le comité technique et la commission sportive nationale continueront à s'entretenir régulièrement d'une future introduction.

Paul Gutjahr, en tant qu'ancien président de la FIA Hill Climb Commission, a une opinion claire sur le facteur de performance, même sept ans après les premières discussions: «Le PF n'a de loin pas apporté ce que l'on avait espéré au début. La répartition basée sur la cylindrée des véhicules me semble toujours être l'application la plus compréhensible et la plus pratique pour la répartition des classes. De mon point de vue, le projet PF devrait être enterré par la FIA.»

De plus amples informations sur ce sujet sont disponibles sur ce lien. https://performancefactor.fia.com/home

Selon la FIA, il existe en Europe 15 pays/championnats dans lesquels le PF est partiellement ou totalement utilisé. Parmi eux, l'Allemagne (depuis 2023) et l'Autriche (depuis 2022). Parmi les autres pays figurant sur cette liste, on trouve notamment: Slovénie, Pologne, Slovaquie, Croatie, République tchèque, Luxembourg et Espagne.

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10.01.2024 Les trois espoirs suisses en Formule E
Mueller di Grassi 2024 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Nico Müller a un nouveau coéquipier en personne de Lucas di Grassi © Bagnall/Formula E

Samedi prochain, le 13 janvier, la Formule E commencera sa nouvelle saison à Mexico. Trois Suisses seront de la partie, comme l'année dernière.

Celui qui aurait parié il y a dix ans que la Formule E n'aurait pas d'avenir l'aurait probablement perdu. Cela fait maintenant dix ans que la série électrique est sur les routes. La neuvième saison débutera samedi prochain, le 13 janvier, à Mexico, à 2200 mètres d'altitude.

Comme l'année dernière, trois Suisses seront au départ. Du point de vue germanophone, l'attention se porte naturellement sur Nico Müller (31 ans). Le Bernois dispute sa deuxième saison chez ABT Cupra, la quatrième au total, sachant qu'il a été remplacé en 2021 chez Dragon/Penske par le Suédois Joel Eriksson après sept courses. La saison dernière, Müller a réussi à sauver une saison plutôt faible en obtenant trois résultats dans le top 10 lors des quatre dernières courses. Le nouveau coéquipier de Müller est le vétéran Lucas di Grassi. L'objectif des deux est clair: marquer régulièrement des points et s'éloigner de la dernière place au classement par équipe.

Il en va de même pour Sébastien Buemi (35 ans). L'ancien pilote de F1 est désormais sous contrat avec le client Jaguar Envision Racing, qui a remporté le classement par équipe l'année dernière. Pour Buemi, c'était le premier changement en Formule E l'année dernière. Depuis le début de la série électrique en 2014, le Vaudois courait chez Renault, respectivement chez Nissan e.dams. Buemi y a été sous-estimé ces dernières années. Même après son passage chez Envision, Buemi n'a pas remporté de victoire. Sa dernière victoire en Formule E remonte au 13 juillet 2019 à New York.

Le troisième Suisse du groupe est Edoardo Mortara. Comme Buemi, il a lui aussi changé d'équipe. Après six ans chez Venturi, respectivement Maserati, le Genevois mise cette année sur l'équipe Mahindra. Le coéquipier de Mortara est l'ancien pilote de Formule 1 et champion de Formule E de 2021 Nyck de Vries. Reste à savoir si Mortara, qui fêtera samedi son 37e anniversaire, aura de meilleures cartes en main chez Mahindra. Lors des essais de 2023, l'équipe se trouvait en queue de peloton. L'année précédente, les Indiens avaient terminé à l'avant-dernière place du classement par équipe.

La saison débute samedi soir (notre heure) à 21 heures. Comme ran racing (Pro7) ne retransmet plus les courses, les fans de Formule E doivent se rabattre sur DF1. La retransmission depuis le Mexique y débute à 20h30.

Mortara Edoardo Test 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Edoardo Mortara roule désormais pour Mahindra © Galloway/Formula E

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10.01.2024 Danny Buntschu: «Mon objectif s'appelle Le Mans!»
Buntschu Danny 01 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Danny Buntschu a remporté trois titres nationaux en karting © Archives Buntschu

Le Fribourgeois Danny Buntschu a un objectif clair en tête: il veut un jour participer aux 24 heures du Mans. En 2024, il devrait pour cela prendre son envol dans les Ultimate Cup Series.

En karting, Danny Buntschu a déjà prouvé de quoi il est capable. Le Fribourgeois a remporté trois titres nationaux. En 2018, il a été champion suisse du X30 Challenge Switzerland, en 2019, il a remporté le titre chez les seniors X30 dans le VEGA Trofeo et en 2022, il a été champion (également dans le VEGA Trofeo) chez les karts à boîtes de vitesses.

Après ces trois titres et onze années de karting, Buntschu s'est lancé dans le sport automobile en 2023. Le jeune homme de 20 ans originaire de Düdingen a disputé le Trophée Tourisme Endurance (TTE) en France sur une Formule Renault 2.0 pour l'équipe Lamo Racing Car. «Comme la Formule Renault est une voiture renommée et très compétitive, c'était la meilleure option pour évoluer en tant que pilote», explique Buntschu. Avec succès! Lors de la première course à Valle de Vienne, le rookie est monté sur la plus haute marche du podium – et ce sous une pluie battante. Lors des courses suivantes, Buntschu s'est régulièrement classé dans le top 3, avant de remporter une nouvelle victoire au Mans en fin de saison et de s'assurer la deuxième place au championnat.

Buntschu Danny Formel Renault 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Buntschu 2023 en Formule Renault 2.0... © Archives Buntschu

En fin de saison, il a participé avec son équipe à la finale de l'Ultimate Cup Series au Castellet. Mais cette fois-ci, ce n'était pas chez les voitures de formule, mais dans la catégorie «Endurance-Prototype» à bord d'une Nova NP02. «Bien que je n'aie jamais conduit cette voiture auparavant et que mon équipe n'ait pas non plus d'expérience, le week-end s'est très bien passé», explique Buntschu. Si bien qu'il participera cette année à l'intégralité du championnat UCS avec Lamo Racing.

Buntschu ne regrette pas d’avoir quitté le sport de formule. «C'était une bonne école avec la Formule Renault 2.0», dit l'ancien champion suisse de karting. «Mais une carrière chez les monopostes n'a jamais été mon objectif. Les coûts sont trop élevés pour cela. De plus, la Formule Renault a été arrêtée fin 2023 dans le cadre du TTE.» L'objectif de Buntschu est différent: il veut aller au Mans. «Mon rêve sur le chemin d'un pilote de course professionnel est de pouvoir un jour disputer les 24 heures du Mans.» On verra bientôt s'il se rapproche de cet objectif en 2024. Les 16 et 17 mars, la saison de l'Ultimate Cup Series débutera au Castellt – sur un circuit que Buntschu connaît donc déjà.

Vous trouverez plus d'informations sur les Ultimate Cup Series en cliquant sur ce lien.

Buntschu Danny 02 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
...et lors de la finale de la saison avec la Nova NP02 © Archives Buntschu

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08.01.2024 Burri s'impose à la Ronde du Jura
Burri Michael Jura 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Michaël Burri a gagné dans le Jura avec une licence suisse © Cornevaux

Michaël Burri, fils du quadruple champion suisse des rallyes Olivier Burri, a remporté ce week-end (cette fois avec une licence CH) la 54e édition de la Ronde du Jura.

En 2020, Michaël Burri a réalisé un rêve d'enfant en montant sa Citroën Saxo Kit Car. Comme cette voiture n'est pas autorisée en Suisse, il a couru les quatre dernières années avec une licence de course française. Pour la nouvelle saison, Burri a de nouveau pris une licence suisse. Et c'est avec cette dernière qu'il a remporté la 54e édition de la Ronde Régionale du Jura, une course qui compte pour la Coupe de France.

Burri et son copilote Gaëtan Aubry ont dominé le rallye dès le début au volant de leur Skoda Fabia R5 Rally2 et se sont assurés le meilleur temps dans les trois spéciales malgré des conditions défavorables. A l'arrivée, Burri/Aubry ont devancé de 22 secondes leur collègue français de la marque, Cédric Rabasse. Outre Burri, quelques autres Suisses étaient également engagés: la Valaisanne Marine Maye a pris la 11e place en tant que copilote de Maxime Lafon, tandis que le duo jurassien Bonvallat/Vuillaume a franchi la ligne d'arrivée à la 38e place (sur plus de 100 participants) au volant de leur Seat Ibiza GTI 16V.

Bonvallat Vuillaume Jura 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Les Jurassiens Bonvallat/Vuillaume ont également bravé les conditions © Cornevaux

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05.01.2024 Champions Week, partie 7: Martin Oliver Bürki
Martin Oliver Buerki Meister 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Martin Oliver Bürki: Champion suisse des slaloms 2023

Champions Week au lieu de Champions League! Semaine après semaine, nous vous présentons un champion suisse après l'autre. Cette semaine, c'est au tour de Martin Oliver Bürki, champion suisse des slaloms en 2023.

Depuis 2014, le Champion Suisse des slaloms s'appelle Martin Bürki. Et cela n'a pas changé en 2023. La petite différence, mais de taille: le MB qui a gagné cette fois-ci n'a rien à voir avec le MB qui a déjà remporté le titre neuf fois au total. Les deux ne sont ni parents ni alliés, bien qu'ils habitent dans un rayon de 20 kilomètres. L'un à Sigriswil, sur la rive droite du lac de Thoune, l'autre à Amsoldingen, sur la rive gauche du lac.

Ce dernier est connu dans le milieu sous le nom de MOB, Martin Oliver Bürki. Les deux Bürki se sont retrouvés à égalité en termes de points et de nombre d'adversaires battus jusqu'à l'avant-dernière manche. Lors de la finale explosive à Chamblon fin juin, Martin Oliver Bürki avait cette fois plus de concurrence dans sa catégorie. «J'ai copié et j'ai appris», dit MOB avec un clin d'œil.

Pour MOB, qui occupait parallèlement la troisième place du Championnat Suisse des voitures de tourisme en montagne, la saison ne s'est pas déroulée aussi bien que ne le laisse supposer le classement final. Lors de l'ouverture de la saison à Bière, des retards dans le déroulement des courses ont entraîné des incohérences entre les essais et les courses. Et comme MOB a touché un pylône lors de la première manche de course, il a dû se rendre à la deuxième. A Ambri, le pilote BMW a eu des soucis d'une autre nature. Lors des deux jours de course, il n'avait que quatre adversaires. Un de moins – et MOB n'aurait récolté que la moitié des points au Tessin. A Bure, l'expédition «gagner le titre» ne tenait à nouveau qu'à un fil. Après une fuite d'huile et un incendie dans le compartiment moteur de sa BMW M-Power E33, Bürki n'a pu prendre le départ que grâce à l'aide de ses collègues pilotes de course. «Comme j'avais complètement foiré la première course, j'ai dû à nouveau prendre beaucoup de risques lors de la deuxième», estime MOB. Lors de la finale à Chamblon, le Bernois de l'Oberland n'était que le deuxième meilleur temps de sa catégorie lors de la première course. Mais il s'est amélioré lors de la deuxième manche, n'a pas fait de faute et a empêché son homonyme Martin Bürki de remporter son dixième titre en slalom grâce à un nouveau meilleur temps de classe.

Six mois après le sacre, la question de la défense du titre se pose. MOB y a répondu lui-même en grande partie par un post chez Facebook le 28 décembre 2023. La BMW E33 qu'il a construite lui-même est à vendre. «Avant même le décès de mon beau-père Christoph Mattmüller, je me suis posé la question de savoir si je voulais continuer ou non avec cette voiture», explique Martin Oliver Bürki. «Beaucoup de choses tournent autour de la question de savoir si et comment je peux me motiver avec la même voiture. En outre, la famille et la reprise de l'entreprise sont naturellement au premier plan en ce moment. C'est pourquoi je dis ceci: si je ne trouve pas d'acheteur, je déciderai spontanément si je participerai à des courses en 2024 et à quelles courses. Si la voiture trouve un acheteur, il y aura un autre projet auquel je pourrai me consacrer. Mais je ne veux encore rien révéler à ce sujet.»

MOB n'a plus rien à prouver à personne. Le titre qu'il a remporté en 2023 a révélé qu'il sait gérer la pression. Et il est bien connu que sur la scène suisse du slalom et de la montagne, il fait partie des pilotes de voitures de tourisme les plus rapides. «Le titre de Champion de Suisse de slalom peut sembler de peu d'importance pour les personnes extérieures. Comparé à d'autres championnats de course, il l'est sans aucun doute. Mais pour moi, il signifie beaucoup. C'était une grande étape dans ma carrière.»

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04.01.2024 Auto Sport Suisse introduit une Coupe des Dames
Lena Buehler Action 02 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Lors de la Coupe des Dames, les pilotes de circuit comme Léna Bühler...

Auto Sport Suisse compte 5 % de femmes dans le sport automobile et le karting. Afin d'en tenir compte et de l'augmenter autant que possible à l'avenir, la fédération introduira en 2024 une coupe féminine automobile inter-compétition.

En matière de politique sportive, le Conseil fédéral, l'Office fédéral du sport et Swiss Olympic exigent une augmentation des quotas de femmes dans les différentes fédérations sportives. Auto Sport Suisse compte tout juste 5 % de femmes dans le sport automobile et le karting. Du côté politique, on souhaite 40 % de femmes parmi les dirigeants. Un chiffre qu'Auto Sport Suisse ne pourra pas atteindre dans un avenir proche.

Il est toutefois possible de faire de petits pas pour créer des incitations, au moins du côté sportif. En karting, les pilotes féminines sont regroupées depuis quatre ans dans un classement féminin (et non dans un championnat) et sont en outre récompensées lors de la fête des champions. Auto Sport Suisse a donc décidé, après les expériences réussies en karting, de décerner une coupe féminine inter-compétition pour la course automobile (moderne). Nous renforçons ainsi d'une part la bonne volonté vis-à-vis des exigences du sport et de la politique sportive et répondons d'autre part aux besoins «modernes» du public.

Sabrina Fankhauser Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
...mais aussi des pilotes NAT comme Sabrina Fankhauser...

Le projet réunit tous les types de courses de vitesse (donc par exemple aussi les dragsters) et chaque titulaire d'une licence suisse devrait avoir la possibilité d'y participer. Afin de tenir compte du grand nombre de copilotes féminines dans le rallye suisse, les copilotes féminines sont également prises en compte dans l'attribution des points. Les participantes doivent s'inscrire à la Coupe des Dames avant le début de la saison (1er mars 2024) et présenter leurs résultats au secrétariat pour évaluation dans les deux semaines suivant chaque course à laquelle elles ont participé.

Le formulaire d'inscription correspondant sera publié ce mois-ci et mis à la disposition de tous les licenciés. Les trois premiers seront récompensés à la fin de l'année.

Sarah Lattion Lisiane Zbinden Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
...ainsi que des copilotes comme Sarah Lattion (2ème de la gauche) ou Lisiane Zbinden (2ème de la droite) peuvent participer © F1 Academy/Eichenberger

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27.12.2023 Les Suisses au Rallye Dakar
Boulanger Edourd Audi Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Edouard Boulanger, licencié en Suisse, navigue avec Stéphane Peterhansel, 14 fois vainqueur du Dakar, dans l'une des trois Audi © Audi

Le Rallye Dakar est l'un des rallyes les plus difficiles au monde. Cette fois-ci, trois pilotes suisses sont de la partie. Et un navigateur suisse qui sait comment gagner la bataille du désert.

Le Rallye Dakar compte incontestablement parmi les plus grandes aventures du sport automobile. En 2024, la 45e édition aura déjà lieu. Pour la cinquième fois, c'est l'Arabie saoudite qui accueillera l'événement. Le «Dakar» trouve son origine en Afrique. De 1979 à 2007, le rallye du désert s'est déroulé sur le «parcours original» de Paris à Dakar (plus tard, entre autres, de Lisbonne à Dakar). En 2008, le plus grand événement off-road au monde a dû être annulé à court terme en raison d'alertes terroristes. De 2009 à 2019, le «Dakar» s'est déroulé en Amérique du Sud.

L'édition de cette année est également très exigeante. 7900 kilomètres sont au programme. 4800 d'entre eux seront évalués. Une étape marathon de 48 heures sur 600 kilomètres constitue un défi particulier. Le départ sera donné le 5 janvier. La dernière étape se déroulera deux semaines plus tard, le 19 janvier, avec une arrivée à Yanbu, au bord de la mer Rouge.

Trois pilotes suisses seront également au départ. Tout d'abord Alexandre Pesci de St-Sulpice (VD). Le propriétaire de la marque de montres Rebellion est le Suisse le plus expérimenté dans le désert saoudien. Il a terminé 43e en 2020 et 53e en 2022. Pesci prendra le départ avec son copilote Stephan Kühni sur un Toyota Hilux #251 dans la classe T1.

Jérôme de Sadeleer est lui aussi de retour. Originaire de Gstaad, il a fait ses débuts en 2022, mais a dû faire une pause en 2023 en raison d'un accident de course. Dans la catégorie des buggys du désert biplaces et maniables (SSV), de Sadeleer conduit une Can-Am Maverick XRS Turbo portant le numéro 420.

Le troisième participant vient également de Suisse romande et fête sa première : Cédric Goumaz, 40 ans, de Choulex. Cet agriculteur du canton de Genève conduit un buggy MD Optimus, le #266, dans la classe T1.

Il suffit de jeter un coup d'œil à la liste de départ pour se rendre compte que le Dakar continue de jouir d'une importance particulière. Tout ce qui compte est présent en Arabie Saoudite: Nasser Al-Attiyah, Sébastien Loeb, Carlos Sainz sr., Stéphane Peterhansel, etc. Ce dernier sera d'ailleurs à nouveau navigué par Edouard Boulanger. Ce copilote d'origine française, domicilié aux Paccots, partira avec une licence suisse et a remporté le Dakar 2021 aux côtés de Peterhansel.

Pesci Kuhni Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Alexandre Pesci/Stephan Kühni prennent le départ sur un Toyota Hilux © Rebellion

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20.12.2023 Secrétariat: Heures d'ouverture jours fériés
Weihnachten Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse

Le secrétariat d’Auto Sport Suisse sera fermé dans la période entre Noël et Nouvel An. Vous pourrez nous joindre avant et après les jours de fête comme suit :

Vendredi, 22.12.2023, ouvert jusqu’à 15.00 heures
Lundi, 25.12.2023 jusqu’au mardi, 02.01.2024 fermé
Mercredi, 03.01.2024 ouvert dès 09.00 heures

Ensuite, nous nous tiendrons à nouveau à votre disposition aux heures d’ouverture des bureaux habituelles.

Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes et une bonne et heureuse nouvelle année 2024 !

Auto Sport Suisse

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18.12.2023 Remise des prix 2023: A tout seigneur, tout honneur
Diner des Champions 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
La fête des champions 2023 a eu lieu traditionnellement à l'Hôtel Bellevue © myrally.ch

Les champions automobiles suisses et les vainqueurs de coupes ont été distingués vendredi soir dans le cadre du «Dîner des champions» d'Auto Sport Suisse. Parallèlement, l'Auto Sport Suisse Award a été attribuée (à Louis Delétraz) et le gagnant du projet Young Drivers 2023 (Kilian Boss) a été dévoilé.

Être fêté et faire la fête – c'est ainsi que l'on pourrait définir le traditionnel «Dîner des champions». Environ 140 invités ont participé à la cérémonie des champions organisée cette année par l'association Auto Sport Suisse à l'hôtel Bellevue à Berne. Les champions et les vainqueurs de coupes des championnats automobiles de cette année ont été répartis en neuf catégories. Werner Augsburger, ancien «chef de mission» chez Swiss Olympic, a assuré la modération (comme l'année précédente). À côté des vidéos enregistrées par Bernhard Braegger, le responsable des «Amis du sport automobile suisse», le duo «Inmotion», composé d'Ivo Studer et de Jan Schmutz, s’est chargé du divertissement. Les doubles champions du monde et triples champions d'Europe de yo-yo se produisent sur scène depuis 20 ans et apportent la preuve que jouer au yo-yo représente bien plus que de simples montées et descentes...

Les deux premiers pilotes à monter sur scène vendredi soir ont été Stephan Burri et Thomas Zürcher. Burri, pilote de VW-Scirocco, a obtenu un prix pour sa victoire supérieure au classement général de la Coupe de la Montagne, où les prix étaient offerts par le fabricant de pneus Yokohama. Le vainqueur de la Renault Classic Cup, Zürcher, s'est classé troisième dans cette discipline. Le deuxième, Sébastien Coquoz (Opel Kadett), n'a malheureusement pas été présent. À peine Burri avait-il retrouvé son siège qu'il devait à nouveau monter sur scène. Cette fois-ci dans le cadre du Championnat suisse des slaloms. Le Bernois d'origine, qui exploite un garage en Thurgovie, s'est classé deuxième – derrière le champion de cette année Martin Oliver Bürki sur sa BMW de fabrication maison. Le pilote de Formule 3 Philip Egli a quant à lui reçu le trophée pour sa troisième place dans le Championnat suisse des slaloms de cette année.

Burri Buerki Egli 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Les Top 3 du CS des slaloms: Stephan Burri (2e), Martin Oliver Bürki (1er) et Philip Egli (3e), de g. à dr. © Eichenberger

La plupart des distinctions ont été décernées dans le cadre du Championnat suisse des rallyes. La Coupe Suisse des Rallyes Historiques (VHC) a été attribuée cette année à Pascal Perroud et Quentin Marchand. Le duo BMW s'est imposé avec succès avec quatre victoires contre le couple Eddy et Marion Tapparel (Porsche 911). La troisième place a été décrochée par les vainqueurs valaisans Florian Gonon/Michel Horgnies (Ford Escort). Dans la compétition de régularité, la Coupe Suisse des Rallyes Historiques de Régularité, Laurent et Florence Pernet, également un duo BMW, se sont vu remettre le prix de la première place. La deuxième place est revenue à Yann Dupertuis/Yanis Durussel (VW Golf). L'équipage MG René Winz/Johann Rieben a terminé troisième.

Dans la Coupe Suisse des Rallyes, la finale en Valais a tourné à l'avantage de Claude Aebi et de son fils Justin Vuffray (Renault Clio). La deuxième place a été remportée par le vétéran et pilote polyvalent Alphonse Kilchenmann (avec son copilote Benedikt Kargl) sur une Suzuki Swift. La troisième place de cette catégorie est allée à Olivier Ramel et à son copilote français Florian Barrachin (Renault Clio). Dans le Championnat suisse des Rallyes Junior, Jérémy Michellod/Grégory Maître (Citroën C2) se sont brillamment imposés. Quentin et Gabriel Claire (Peugeot 106) ainsi que Damien Lovey/Fabien Gabioud (Peugeot 208) ont décroché les places d'honneur.

Hirschi Althaus 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Le podium du rallye (sans le deuxième du classement général Jonathan Michellod): Jonathan Hirschi avec sa copilote Sarah Lattion (1er) ainsi que Sacha Althaus (tout à droite) avec sa copilote Lisiane Zbinden (3e) © Eichenberger

Le plus grand pot d'étain du Championnat suisse des rallyes a encore été attribué en 2023 au Neuchâtelois – à Jonathan Hirschi et à sa compagne Sarah Lattion. Hirschi a participé cette année à cinq des six rallyes (dont deux avec son copilote Michaël Volluz) et les a tous remportés – sur trois voitures différentes et au profit de trois équipes différentes. Comme l'an dernier, Jonathan Michellod/Sébastien Fellay ont terminé deuxième derrière Hirschi/Lattion. Malheureusement, ils n'ont pas pu recevoir personnellement le prix de la deuxième place. C'est leur frère Jérémy Michellod, qui a reçu le trophée junior, qui leur remettra les coupes (au sein de la famille). La troisième place a été remportée par un autre équipage Skoda-Fabia, celui de Sacha Althaus/Lisiane Zbinden.

Le même trio qu'en 2022 et 2019 est parvenu à monter sur le podium du Championnat suisse de la montagne, bien que dans un ordre différent. Cette fois-ci, c'est le pilote de LobArt Marcel Steiner qui a reçu le trophée de la première place chez les voitures de course des mains du président de la CSN Andreas Michel. Le Bernois en était déjà à son sixième titre sur la montagne. La deuxième place est allée au pilote de Formule 3000 Eric Berguerand, qui figurait encore au sommet lors des deux dernières cérémonies de remise des titres de champion. Robin Faustini (Osella FA30) a terminé troisième (pour la troisième fois consécutive). Dans la catégorie des voitures de tourisme, Bruno Sawatzki a triomphé pour la première fois. Le pilote Porsche, qui était encore 3e en 2022, s'est imposé avec succès face à Roger Schnellmann (Mitsubishi Evo8) et au champion de slalom Martin Oliver Bürki (BMW E33) au cours de la saison passée.

Berguerand Steiner Faustini 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Les Top 3 des champions de la montagne (voitures de course): Eric Berguerand (2e), Marcel Steiner (1er) et Robin Faustini (3e), de g. à d. © Eichenberger

En plus des nombreux trophées décernés aux champions suisses et aux vainqueurs de coupes, d'autres distinctions ont été décernées. Le pilote LMP2 Louis Delétraz a été honoré par l'Auto Sport Suisse Award 2023 pour ses performances sportives en 2023. Le Genevois a remporté cette année l'Endurance Trophy dans le cadre du WEC (championnat du monde d'endurance), autrement dit le titre de champion du monde LMP2. Il a également terminé deuxième des courses prestigieuses de 24h de Daytona. Et aussi deuxième de sa catégorie aux 24 heures du Mans – derrière Fabio Scherer, qui était également présent au «Dîner des champions» et qui s'est généreusement porté «volontaire» pour le show «Inmotion»…

Le «Young Driver» de l'année a également été récompensé dans le cadre de la cérémonie officielle des champions. Après une pause de huit ans, ce titre a été décerné en 2023 au pilote de karting bernois Kilian Boss. Ce dernier ne s'est pas seulement réjoui d'avoir remporté le projet Young Drivers 2023 et le prix de 30’000 francs qui y est lié, le jeune Boss de 17 ans est presque demeuré sans voix d'avoir rencontré personnellement une grande personnalité du sport automobile comme Peter Sauber. «Je n'aurais jamais imaginé pouvoir serrer la main de Monsieur Sauber ici. Je suis bouleversé et je ne réalise pas encore vraiment que j'ai gagné le projet Young Drivers 2023.» Kai Perner s'est quant à lui réjoui de la deuxième place. Timéo Ruppen est arrivé troisième. En plus de la coupe, les trois premiers ont reçu chacun un bon d'achat de la marque de montres Edox.

Tous les trois premiers des championnats suisses ont également été gratifiés d'un cadeau supplémentaire. Chaque champion ou championne suisse a reçu un abonnement annuel à Update Fitness. Auto Sport Suisse profite de cette occasion pour remercier chaleureusement tous les sponsors des prix en nature.

Schnellmann Sawatzki Buerki 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Les Top 3 des champions de montagne (voitures de tourisme): Roger Schnellmann (2e), Bruno Sawatzki (1er) et Martin Oliver Bürki (3e), de g. à d. © Eichenberger

Le top 3 de toutes les catégories:

Coupe suisse de la montagne
1. Stephan Burri, IS/VW Scirocco
2. Sébastien Coquoz, E1/Opel Kadett
3. Thomas Zürcher, RCC/Renault Clio

Championnat suisse des slaloms
1. Martin Oliver Bürki, E1/BMW E33
2. Stephan Burri, IS/VW Scirocco
3. Philip Egli, E2-SS/ Dallara F393

Coupe Suisse des Rallyes Historiques VHC
1. Pascal Perroud/Quentin Marchand, J2/BMW M3
2. Eddy Tapparel/Marion Tapparel, I/Porsche 911 SC
3. Florian Gonon/Michel Horgnies, H1/Ford Escort

Coupe Suisse des Rallyes Historiques Régularité VHRS
1. Laurent Pernet/Florence Pernet, BMW 325ix
2. Yann Dupertuis/Yanis Durussel, VW Golf GTI
3. René Winz/Johann Rieben, MG B GT

Coupe suisse des Rallyes
1. Claude Aebi/Justin Vuffray, ISN/Renault Clio
2. Alphonse Kilchenmann/Benedikt Kargl, ISA/Suzuki Swift
3. Olivier Ramel/Florian Barrachin (F), ISN/Renault Clio

Championnat Suisse des Rallyes Junior
1. Jérémy Michellod/Grégory Maître, R2/Citroën C2
2. Quentin Claire/Gabriel Claire, ISA/Peugeot 106
3. Damien Lovey/Fabien Gabioud, R2/Peugeot 208

Championnat Suisse des Rallyes
1. Jonathan Hirschi/Michaël Volluz, Rally2/Skoda Fabia
2. Jonathan Michellod/Stéphane Fellay, Rally2/Skoda Fabia
3. Sacha Althaus/Lisiane Zbinden, Rally2/Skoda Fabia

Championnat suisse de la montagne des voitures de tourisme
1. Bruno Sawatzki, IS/Porsche 911 Cup
2. Roger Schnellmann, E1/Mitsubishi Lancer
3. Martin Oliver Bürki, E1/BMW E33

Championnat suisse de la montagne des voitures de course
1. Marcel Steiner, E2-SC/LobArt LA01
2. Eric Berguerand, E2-SS/Lola FA99
3. Robin Faustini, E2-SS/Osella FA30

Vous trouverez d'autres images sur:
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Sauber Deletraz 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Peter Sauber avec le gagnant de l'Award Louis Delétraz © Eichenberger

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16.12.2023 L’ Award 2023 d’Auto Sport Suisse est attribué à Louis Delétraz
Louis Deletraz Bern 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Louis Delétraz: Lauréat du Prix ASS 2023 © Eichenberger

Louis Delétraz remporte le prestigieux Award d’Auto Sport Suisse pour ses performances en course automobile en 2023. Ce prix a été remis au pilote genevois âgé de 26 ans à l’occasion du «Dîner des Champions», la cérémonie officielle des champions.

L'Association Auto Sport Suisse (ASS) et sa Commission Nationale du Sport (CNS) rendent chaque année hommage aux personnes particulièrement méritantes dans le domaine du sport automobile suisse en décernant l'Auto Sport Suisse Award. En 2023, ce prix sera attribué au pilote genevois Louis Delétraz. Ce jeune homme de 26 ans a remporté cette saison, après deux titres en European Le Mans Series (2021 et 2022), l'Endurance Trophy dans le cadre du Championnat du monde d'endurance, c'est-à-dire le titre non officiel de Champion du monde LMP2. De plus, Delétraz s'est classé deuxième dans la catégorie des prototypes lors de la prestigieuse course des 24 heures de Daytona.

«Cette consécration représente beaucoup pour moi», a déclaré Delétraz lors de la remise des prix à Berne. «Ce prix est le plus important qui existe dans le sport automobile suisse. Le fait de figurer dans une liste avec des pilotes aussi célèbres et performants que Sébastien Buemi, Marcel Fässler ou Fabio Leimer est un immense honneur pour moi. Je profite de l'occasion pour remercier chaleureusement tous les gens qui ont contribué à rendre ce titre possible et qui me soutiennent depuis de nombreuses années.»

Delétraz a remporté trois courses sur sept avec ses coéquipiers Robert Kubica et Rui Andrade. Hormis la course d'ouverture à Sebring, où Delétraz & son équipe ont terminé quatrième, le trio WRT est monté sur le podium de toutes les courses. Aux légendaires 24 Heures du Mans, Delétraz a terminé deuxième de sa catégorie derrière le vainqueur Fabio Scherer.

La carrière de Delétraz a commencé en 2008 – comment pourrait-il en être autrement – en karting. Déjà lors de sa deuxième année, il a remporté le titre chez les Super Mini dans le VEGA Trofeo. En 2011, il a remporté la catégorie junior (également chez VEGA). En 2012, Delétraz, qui avait alors 15 ans, s'est lancé dans la course automobile. Louis a fait sa première saison en Formule BMW Talent Cup. De 2013 à 2015, il a connu le succès en Formule Renault 2.0. En 2015, il s'est assuré le titre de la Northern European Cup. Dans l'Eurocup, encore mieux représenté, il a terminé deuxième au classement général. La même année, le Genevois est passé à la Formule Renault 3.5. En 2016, il a manqué de justesse le titre. Avec deux victoires et neuf podiums au total, ce Romand, qui courait alors pour la Renault Academy, comptait parmi les candidats les plus prometteurs dans le sport automobile réservé aux jeunes. Fin 2016, il a fait ses débuts – à 19 ans – en Formule 2, mais sa carrière n'y a jamais vraiment décollé. Il est resté sans victoire en 92 courses. Une huitième place au classement général a été son meilleur résultat. Rétrospectivement, il confie: «À aucun moment, je n'étais dans la bonne équipe.»

Bien que les résultats ne correspondissent pas à ce que Louis avait espéré, HaasF1 l'a engagé comme pilote d'essai. De 2018 à 2020, il a passé trois ans dans l'équipe de Gene Haas. Mais il n'a pas réussi à devenir pilote titulaire. Pas même lorsque l'équipe a eu besoin d'un remplaçant pour Romain Grosjean, après son accident de feu à Bahreïn en 2020. À la place de Delétraz, c'est Pietro Fittipaldi qui a pris place dans le cockpit lors des deux dernières courses de la saison. «Les finances n'ont pas été le seul facteur déterminant», explique Delétraz. «La politique a probablement aussi joué un rôle important. En plus, je n'avais pas gagné de courses en Formule 2, ce qui n'a sans doute pas aidé non plus.» Le fait de ne pas avoir été sélectionné par HaasF1 a entraîné la carrière en Formule 1 du jeune pilote, qui a aujourd'hui 26 ans, dans une impasse. Passer une cinquième année en Formule 2 eût été un pur gaspillage d'argent. Delétraz a dû se mettre à la recherche d'un nouveau domaine d'activité – et a opté pour les voitures de sport. En 2021, il a tout de suite remporté le titre LMP2 de l'European Le Mans Series aux côtés de Robert Kubica et Ye Yifei, avec trois victoires en six courses. Delétraz déplore encore aujourd'hui le triomphe manqué aux légendaires 24 Heures du Mans. Au stand, il a vu son coéquipier Yifei immobilisé au dernier tour à cause d'un court-circuit.

Même sans avoir remporté la victoire dans la catégorie au Mans, Delétraz a continué en 2022 exactement là où il s'était arrêté en 2021: sur la plus haute marche du podium de l'ELMS. Cette fois-ci, il a remporté le titre en compagnie de Ferdinand Habsburg. En parallèle, Delétraz a participé au Championnat LMP2 aux États-Unis (IMSA) et a permis à son compagnon d'écurie John Farano et à son équipe de remporter le titre. Comme nous l'avons déjà mentionné, Delétraz a participé cette année au Championnat du monde LMP2 dans le cadre du WEC. Le fait qu'il l'ait également remporté d'emblée, avec trois victoires en sept courses, et qu'il ait terminé deuxième au classement général des 24 heures de Daytona, montre bien que cet ancien pilote VEGA est particulièrement performant.

Aperçu des gagnants de l’Award
2007 Sébastien Buemi et Ulrich Giezendanner
2008 A1 Team Switzerland
2009 Fabio Leimer
2010 Peter Sauber
2011 Marcel Fässler
2012 (pas attribué)
2013 Fabio Leimer
2014 Sébastien Buemi
2015 Stefano Comini
2016 Neel Jani
2017 Paul Gutjahr und Daniel Fausel
2018 Mario Illien
2019 Sébastien Buemi
2020 Fredy Lienhard
2021 (pas attribué)
2022 (pas attribué)
2023 Louis Delétraz

Louis Deletraz Bahrain 2023 02 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Champion du monde LMP2: Louis Delétraz lors de la finale du WEC à Bahreïn

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15.12.2023 Samir Ben roulera en 2024 dans la Michelin Le Mans Cup
Samir Ben 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Samir Ben passe à la Michelin Le Mans Cup en 2024...

Le pilote de course de 20 ans de Worb (BE), Samir Ben, fait le saut dans la «Michelin Le Mans Cup» et sera au départ avec le pilote de bronze Pieder Decurtins et son équipe suisse Haegeli T2 Racing.

Un entraînement rigoureux, une recherche inlassable de sponsors, et une année d'apprentissage impressionnante en 2023 dans une voiture de course LMP3 ouvrent au jeune Bernois Samir Ben les portes de la Michelin Le Mans Cup. Deux courses couronnées de succès dans le cadre des Ultimate Cup Series ainsi que deux courses impressionnantes en Michelin Le Mans Cup, avec la célèbre équipe GRAFF de Paris, ont permis à Samir de convaincre ses sponsors de pouvoir prendre le départ dans le peloton de pilotes très fourni de la MLMC. Ben effectuera sa première saison dans l'équipe Haegeli T2 Racing de Pieder Decurtins et Carlo Haegeli.

«Pouvoir courir dans une équipe suisse, au MLMC, avec un pilote suisse en bronze, donc avoir une équipe purement suisse, m'a tout de suite séduit», explique Samir Ben. «Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir et sommes très confiants de pouvoir être parmi les premiers et représenterons ainsi avec fierté la croix suisse dans toute l'Europe.»

Samir Ben a fait du karting avec succès pendant dix ans au sein de l'équipe Swiss Hutless. Il a été couronné deux fois meilleur jeune pilote de Suisse. Il a ensuite couru en Formule 4 italienne avec l'équipe Jenzer Motorsport, où il a obtenu douze points de championnat la première année, ce qu'aucun pilote suisse n'avait fait auparavant dans le championnat italien de F4. L'année suivante, il a participé au championnat ADAC avec sa F4. En 2022, il a dû faire une pause pour des raisons budgétaires, avant de pouvoir fêter divers succès en LMP3 cette année, comme nous l'avons mentionné au début.

T2 Haegeli Racing Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
...et y conduit une Duqueine-LMP3 de T2 Haegeli Racing © MLMC

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14.12.2023 Champions Week, partie 5: Marcel Steiner
Marcel Steiner Meister 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Marcel Steiner: Champion suisse de la montagne 2023 chez les voitures de course

Champions Week au lieu de Champions League! Semaine après semaine, nous vous présentons un champion suisse après l'autre. Cette semaine, c'est au tour de Marcel Steiner, Champion suisse de la montagne 2023 chez les voitures de course.

En 2018, Marcel Steiner a été Champion suisse de la montagne pour la dernière fois. En 2019, il a dû laisser le champ libre à Eric Berguerand. En 2020 et 2021, le vainqueur mal-aimé s'appelait «Corona». En 2022, ce fut à nouveau le tour de Berguerand. Le fait que cela se soit enfin reproduit en 2023 a réjoui l'homme de 48 ans. La période de vaches maigres est terminée. Le projet «moteur turbo» a – un peu plus longtemps que prévu – tout de même apporté le succès escompté.

Avec son sixième triomphe lors de la course à domicile au Gurnigel, Steiner a décroché son sixième titre de champion suisse. Steiner a saisi sa première balle de match sur sa montagne natale. Lors de la première manche, il a établi un nouveau record de piste. Et lors de la deuxième, il a également été plus rapide que «Bergus». Comme ce dernier a ensuite renoncé à la troisième manche en raison de problèmes de moteur, Steiner a été déclaré champion avant la fin. Ce qui semble simple était en fait une tâche herculéenne. «Eric m'a vraiment mis au défi. Et moi aussi, je l'espère», dit Steiner. «Une fois, il était plus rapide, une autre fois, c'était moi. Pour moi et mon équipe, ce titre est une satisfaction. Il nous a fallu beaucoup de temps pour arriver là où nous sommes aujourd'hui avec la LobArt-Honda/Helftec.»

Au début de la saison, Steiner n'avait pas de plan précis pour savoir où lui et son équipe se situaient. C'est du moins ce qu'il avait déclaré avant la première course du championnat suisse. La décision de miser sur un carburant de synthèse a ajouté une inconnue supplémentaire. «Nous n'avions aucune expérience avec le carburant synthétique. Ce n'est qu'après quelques courses que nous avons pu savoir si c'était un inconvénient ou non.» Comme il s'est avéré, ce n'en était pas un. Steiner a pulvérisé le record du parcours dès la première course à Hemberg. «Je n'étais pas du tout conscient de la raison pour laquelle les gens applaudissaient. Oui, je n'avais pas de mauvais pressentiment. Mais que ce soit un nouveau record de parcours, je ne m'y attendais pas.»

Avec la victoire à Hemberg en poche, le CS s'est rendu à La Roche. Là, on a eu le sentiment que ce début réussi aurait pu être un vol d'un jour. Car Berguerand a répliqué – et distancé son concurrent de longue date. Steiner a perdu près de trois secondes dans l'addition des deux manches les plus rapides. Et il était également à la traîne à Massongex et à Anzère. Avant la pause estivale, il a déclaré à l'ASS: «Si Eric continue comme ça, je n'aurai pas de sixième titre cette année non plus. Il faut qu'il finisse deuxième ou mieux encore troisième.»

Mais Berguerand n'a pas fait la faveur de terminer troisième d'une course au routinier d'Oberdiessbach. Il n'en avait pas besoin non plus. Comme Berguerand a renoncé à la course des Rangiers (comme d’habitude), Steiner était à nouveau en tête avant Oberhallau. Et il ne l'a plus lâchée. Selon ses propres dires, Berguerand a dormi pendant la première course dans la région de Schaffhouse. Et comme la deuxième était complètement mouillée, cela ne lui a servi à rien de distancer Steiner de 3,5 secondes. Lors de la troisième manche, Steiner a remis les pendules à l'heure: 0,6 seconde d'avance – la tête du championnat a été confortée, mission accomplie.

Ensuite, il s'est rendu au Gurnigel. Le reste appartient à l'histoire. Car même sans nouveau record de parcours devant sa propre porte, Steiner aurait été sacré champion. Même Steiner n'a pas pu expliquer exactement ce qui a fait pencher la balance. Le travail acharné, la discipline et un soupçon de chance en ont certainement fait partie. Et sur l'année, Steiner a été plus constant. Avant Hemberg, il a couru à Rechberg, en Autriche. Par rapport à Berguerand, dont la saison n'a commencé qu'à Hemberg, il avait déjà atteint sa température de croisière lorsque les choses ont commencé dans le Toggenburg. Il en va de même pour la «pause estivale». Alors que Berguerand a fait une pause d'Anzère à Oberhallau, Steiner est resté «dans le flow» d'abord à Osnabrück, puis aux Rangiers, où il a non seulement acquis de l'expérience, mais aussi beaucoup de confiance en lui avec deux victoires.

En termes de titres, le score entre Steiner et Berguerand est désormais de 6:7 (du point de vue de Steiner). Va-t-il égaliser en 2024? «Il est encore un peu tôt pour donner une réponse à cette question», répond Steiner avec un clin d'œil. «Mais la saison 2023 a montré que c'est possible.»

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13.12.2023 Hommage à Christoph Mattmüller
Christioph Mattmueller Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Christoph Mattmüller, 1959–2023

Le même jour qu'Andy Feigenwinter, le jeudi 7 décembre, l'ancien champion bernois Interswiss Christoph Mattmüller est décédé à l'âge de 64 ans. Selon son épouse Verena, Christoph avait reçu le diagnostic de «cancer» en avril dernier. «C'était typique pour lui», explique Verena Mattmüller, «il ne voulait le dire à personne.»

«Chrigu» était mécanicien automobile par passion. En 1985, il a fondé son entreprise à Ittigen (BE). En 1998, il a pu acquérir les locaux d'une menuiserie désaffectée à Bolligen et les a transformés en un atelier moderne. Mais le garage Mattmüller n'est pas seulement un garage normal pour toutes les marques de voitures, il s'est spécialisé dans le tuning de moteurs pour les moteurs de compétition et les youngtimers. Il va donc de soi que le propriétaire Christoph a lui-même participé à des courses à partir de 1987 (il a commencé en Formule Ford).

Mattmüller a fêté l'un de ses plus grands succès dès le début de sa carrière – en remportant l'Interswiss Trophy en 1990 sur une VW Scirocco de 190 ch. Grâce à sa constance (une seule défaillance pour des raisons techniques), il a remporté le titre lors de sa première saison complète avec des moyens modestes. Dans l'annuaire «Rennsport Schweiz» de 1990, il se laissait citer comme suit: «La saison m'a peut-être coûté 15'000 francs avec toutes les pièces de rechange et les frais. Comme pneus, j'ai utilisé des slicks d'occasion que le représentant de Yokohama Tschuck m'a vendus par des pilotes de side-cars.»

En 2018, Mattmüller est monté une nouvelle fois sur le podium du IS Trophy. Cette fois, il a terminé deuxième – à seulement quatre points de Rolf Burri, mais juste devant Frédéric Neff. De manière générale, 2018 a été une année fructueuse pour le préparateur de Bolligen. Dans la Coupe de la montagne, il s'est assuré la troisième place finale avec quatre victoires et trois deuxièmes places. Sa dernière victoire de classe, il l'a obtenue lors de la course de côte d'Ayent à Anzère 2023. Il voulait également prendre le départ à La Roche, mais il était en retard et n'a pas pu participer à la course en raison du nombre limité de places de départ. Il a disputé sa dernière course de côte aux Rangiers. Après avoir clairement réalisé le meilleur temps de sa catégorie lors de la première manche, Mattmüller a dû abandonner son Scirocco 1,6 litre lors de la deuxième course en raison d'une panne de moteur.

Son gendre, le champion de slalom Martin Oliver Bürki, qui travaille dans le garage de son beau-père et qui reprend dès à présent l'entreprise dans l'esprit de Christoph, résume bien la situation: «Aux Rangiers, le cœur du Scirocco a cessé de battre. Maintenant, malheureusement, le sien aussi s'est arrêté.»

Christoph Mattmüller laisse derrière lui son épouse Verena et sa fille Tina. Auto Sport Suisse présente ses sincères condoléances à la famille ainsi qu'aux parents et amis de Mattmüller. Selon le souhait du défunt, les obsèques auront lieu dans l'intimité familiale.

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12.12.2023 Championnat suisse des rallyes junior: voici les nouveautés pour 2024
Jeremy Michellod Chablais 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Le titre junior 2023 a été remporté par Jérémy Michellod/Grégory Maître © Eichenberger

Depuis 2012, un championnat junior est organisé dans le cadre du Championnat suisse des rallyes. Pour la saison 2024, il subira quelques adaptations. Nous les avons résumées pour vous.

La semaine dernière, nous vous avons déjà informé en détail sur le nouveau Championnat junior de montagne/slalom pour 2024 (voir lien). Le Championnat suisse des rallyes junior connaîtra également quelques adaptations pour la saison à venir.

L'organisation et la promotion du Championnat suisse des rallyes junior étaient jusqu'à présent entre les mains de BZ Consult GmbH de Brice Zuffrey. A partir de 2024, cet encadrement sur place disparaîtra. Tous les pilotes en possession d'une licence NAT ou INT d'Auto Sport Suisse et qui se sont inscrits au moyen du formulaire d'inscription officiel seront automatiquement pris en compte pour le Championnat suisse des rallyes junior. La condition est que les participants ne doivent pas être âgés de plus de 25 ans (année au cours de laquelle ils atteignent l'âge de 25 ans). Les pilotes disposant d'une priorité nationale et/ou internationale dans la discipline Rallye ne sont pas admis au Championnat suisse des rallyes junior.

Seuls les véhicules des classes RC3 à RC8, ainsi que les véhicules des classes RC9 et RC10 jusqu'à 2000 cm3 sont admis au Championnat suisse des rallyes junior, ces derniers exclusivement avec deux roues motrices.

Le classement final du championnat est établi sur la base du total de points le plus élevé (toutes classes confondues). Pour être pris en compte dans le classement final, un pilote doit avoir participé à au moins trois manifestations comptant pour le championnat. Le nombre de résultats pris en compte est le total moins deux (seuls les quatre meilleurs résultats sont donc pris en compte).

Dans le cadre de la promotion de la relève, la licence de l'ASS est offerte au vainqueur pour l'année suivante. Les trois premiers du Championnat suisse des rallyes junior sont officiellement récompensés à la fin de l'année lors du «Dîner des champions».

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11.12.2023 Hommage à Andy Feigenwinter
Andy Feigenwinter Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Andy Feigenwinter, 1967–2023

De manière totalement inattendue, Andy Feigenwinter est décédé le soir du 7 décembre d'une crise cardiaque. Le champion suisse de voitures de tourisme 2019 avait 56 ans. Avec son fils Raphi, troisième du Championnat de Suisse des voitures de tourisme 2019, Andy Feigenwinter dirigeait à Reinach (BL) une entreprise de plomberie florissante qui employait environ 35 personnes.

Feigenwinter a attrapé le bacille de la course dès les années 70. Son oncle René Eugster, ancien pilote de la Renault 5 Cup, tenait un magasin de karting à Schaffhouse. Le petit Andy a été attiré comme par magie par cette activité. Feigenwinter s'est lancé dans le sport automobile en 1987, lors d'un raid Ferrari à Modène. Attiré par le mythe Ferrari, il a acheté une 308. Elle fut bientôt suivie d'une 355 Challenge. Puis de la «Ferrari zébrée», comme Feigenwinter l'appelait. Une voiture qui comptait parmi ses anciens propriétaires l'ancien pilote de GP Arturo Merzario. «J'adorais ces Ferrari. Mais plus elles devenaient modernes, plus le nombre de pièces en fibre de carbone augmentait. Et cela coûtait cher», a raconté Feigenwinter un jour.

Pour assouvir ses ambitions en matière de sport automobile, il a conduit une Lotus Exige en 2009 et est devenu champion de British Sportscar. L'année suivante, il est passé aux prototypes et a remporté deux fois de suite le Sports Car Challenge avec Pedrazza Motorsport. En 2012 et 2013, il a remporté deux fois le titre de la Crosslé Cup, un championnat avec des voitures de la fin des années soixante.

Andy est venu à la course suisse par l'intermédiaire de son fils Raphi. Celui-ci s'était inscrit en 2017 au Championnat junior de montagne. Et cela a aussi allumé la flamme chez Feigenwinter sr. Avec une Lotus Exige, il a couru en 2018 dans la catégorie SuperSerie. S'il avait eu partout les concurrents nécessaires pour obtenir tous les points, Feigenwinter aurait été champion dès 2018. Il s'est donc classé troisième. En 2019, plus rien ne s'opposait au titre chez les voitures de tourisme. A l'exception de la course d'Anzère, il a pulvérisé tous les records avec la Lotus Exige verte.

Après le titre de champion suisse, Feigenwinter s'est à nouveau concentré sur les courses sur circuit. Avec sa Porsche 997 GT2 RSR, il a notamment participé à l'Endurance Racing Legends, une série de courses organisée par le promoteur français Peter Auto. Lorsqu'il parlait de ces courses et des voitures qu'il aimait tant, ses yeux brillaient.

Andy Feigenwinter laisse derrière lui son épouse Claudine et son fils Raphi. Le fait d'être monté avec lui sur la troisième marche du podium du Championnat de Suisse des voitures de tourisme en 2019 a rendu Feigenwinter sr. presque plus fier que son propre titre. Auto Sport Suisse présente ses sincères condoléances à la famille, aux proches et aux amis du défunt. La date des obsèques publiques n'a pas encore été fixée. L'enterrement aura lieu dans l'intimité familiale.

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11.12.2023 Recherche d'une équipe féminine pour le «Rally Jameel»
Rally Jameel Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Le Rallye Jameel se déroule avec de telles voitures © Rally Jameel

L'Arabie saoudite met les bouchées doubles en matière de sport automobile. Une équipe suisse composée de deux femmes peut également s'inscrire au «Rally Jameel». Le gîte et le couvert sont pris en charge par l'organisateur. La voiture est également mise à disposition par l'organisateur.

La 3e édition du «Rally Jameel» aura lieu du 4 au 8 mars 2024 en Arabie saoudite. Celui-ci mènera en cinq jours de Ha-il (à l'intérieur du pays) à Djeddah (au bord de la mer Rouge). Le rallye se déroule avec des véhicules 4x4 du commerce et est ouvert UNIQUEMENT aux femmes. Contrairement au «Dakar», le «Rally Jameel» ne vise pas la vitesse, mais la capacité à parcourir un itinéraire donné (à l'aide d'outils de navigation). Le programme prévoit entre 300 et 500 kilomètres par jour. L'équipe victorieuse sera déterminée par un système de points.

Auto Sport Suisse a reçu une invitation de l'association automobile d'Arabie saoudite pour une telle équipe de deux. L'invitation comprend:

  • deux vols en classe économique
  • une chambre double dans un hôtel ainsi qu'une tente «meublée» lors des bivouacs
  • le transfert de l'aéroport à l'hôtel
  • la demi-pension pour les participantes pendant toute la durée du rallye
  • un véhicule 4x4 mis à disposition par l'organisateur

Les personnes intéressées peuvent s'inscrire auprès de et (eichenberger@motorsport.ch). La date limite d'inscription est toutefois proche : le vendredi 15.12. IMPORTANT: une licence INT est nécessaire!

Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.rallyjameel.com

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07.12.2023 Nouveau championnat junior de montagne et de slalom
Jannis Jeremias Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Jannis Jeremias sur sa VW Polo 1,6 litre serait l'un de ceux qui pourraient s'inscrire au nouveau Championnat suisse junior © Eichenberger

Le Championnat suisse de montagne et de slalom sera revalorisé en 2024. Désormais, les juniors de moins de 25 ans pourront participer à un championnat combiné. Les courses seront autorisées avec des voitures de tourisme jusqu'à 2,5 litres et des voitures de course jusqu'à 2 litres.

Entre 2017 et 2019, il y avait également un championnat pour les juniors dans le cadre du Championnat suisse de la montagne. La compétition se déroulait alors avec des Toyota GT86 RS uniformes. Le projet avait été lancé et soutenu par Auto Sport Suisse et mis en œuvre par l'Eventcenter Seelisberg. Les trois champions suisses juniors sortis de ce championnat étaient les suivants: Rolf Reding (2017), Thomas Schmid (2018) et Rico Thomann (2019). Le projet a été de nouveau mis au concours en 2020. Mais faute de participants, pour des raisons financières et à cause de la pandémie, on avait abandonné le projet.

En 2024, une nouvelle tentative est donc prévue. Il s'agira cette fois d'un championnat junior combiné, comportant quatre courses de côte et quatre slaloms, qui sera réalisé avec les propres véhicules des participants. La CSN a fixé les dates correspondantes lors de sa dernière séance. Le Championnat junior 2024 regroupera les courses de côte de Hemberg, Anzère, Oberhallau et Gurnigel ainsi que les slaloms de Frauenfeld, Bure, Chamblon et Romont (voir le calendrier).

Tous les pilotes possédant une licence NAT ou INT d'ASS et inscrits au moyen du formulaire d'inscription officiel seront admis au Championnat junior. Les participants ne doivent pas être âgés de plus de 25 ans (année au cours de laquelle ils atteignent l'âge de 25 ans). Les courses seront ouvertes aux voitures de tourisme jusqu'à 2,5 litres et aux voitures de course jusqu'à 2 litres. Il y aura un classement comportant deux résultats à biffer: l'un lors d'un slalom, l'autre lors d'une course de côte. Le champion ou la championne sera celui ou celle qui obtiendra le plus de points dans toutes les disciplines.

Les participants au Championnat junior de montagne/slalom seront signalés par des autocollants spécifiques apposés sur leur voiture. Pour les inscriptions au Championnat junior, nous vous informerons à partir de janvier 2024. Vous trouverez également de plus amples informations dans les communications de la CSN dans le magazine de l'ASS qui parviendra ce vendredi à tous les licenciés.

Le Champion Suisse junior 2024 obtiendra gratuitement sa licence de course pour la saison 2025. Il se qualifiera par ailleurs pour les FIA Motorsport Games, qui auront lieu du 23 au 27 octobre 2024 à Valence (E), dans la catégorie slalom auto. De plus, il (ou elle) sera invité(e) au «Dîner des Champions» à Berne, tout comme le Champion Suisse Rallye Junior.

Junior Meisterschaft 2019 Toyota Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Entre 2017 et 2019, il y a déjà eu un championnat junior. Mais uniquement en montagne et avec des véhicules identiques © Eichenberger

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05.12.2023 Nicolas Leutwiler récompensé comme pilote privé le plus performant
Nicolas Leutwiler 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Le pilote amateur Niki Leutwiler: vainqueur de la Porsche Cup 2023 © Porsche

Le pilote amateur suisse Nicolas «Niki» Leutwiler a remporté la Porsche Cup 2023 et a été récompensé pour cela le week-end dernier au siège de l'entreprise à Weissach. Auto Sport Suisse félicite l'homme de 63 ans pour ce titre.

Samedi dernier, dans le cadre de la «Night of Champions» organisée sur le site de développement de Weissach, Porsche n'a pas seulement présenté son vaste programme pour l'année à venir, le constructeur de voitures de sport a également récompensé les champions Porsche de 2023. L'un d'entre eux vient de Suisse: Nicolas Leutwiler. Cet homme de 63 ans a remporté la Porsche Cup 2023 au cours de la saison écoulée. Le pilote amateur de Feusisberg a récolté un total de 17'312 points dans le classement des meilleurs pilotes amateurs au volant de véhicules Porsche appartenant à des clients. Niki Leutwiler a ainsi relégué l'Allemand Robert Renauer (13'758 points) et le vainqueur de l'année précédente Ralf Bohn (12'633 points) aux deuxième et troisième places.

Le vainqueur de la Porsche Cup 2023 a fêté de nombreux succès au cours de la saison écoulée, notamment au volant de la 911 GT3 R en Asian Le Mans Series et en GT World Challenge, ainsi qu'au volant de la Porsche 718 Cayman GT4 RS Clubsport en GT4 European Series. En guise de prix, Leutwiler recevra une voiture de route Porsche de son choix d'une valeur maximale de 150’000 euros. Cette distinction riche en tradition est basée sur une idée de Ferry Porsche et est décernée chaque année depuis 1970 à des pilotes amateurs couronnés de succès.

Au total, ce n'est que la quatrième fois que le prix est attribué à la Suisse. Les précédents lauréats suisses étaient:
1996, Bruno Eichmann
1995, Lilian Bryner/Enzo Calderari
1975, Claude Haldi

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05.12.2023 La course de côte sur le Sattelegg prend forme
Sattelegg Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Une course de côte aura lieu dans le Wägital dans un avenir proche

Des plans pour une course de côte sur le Sattelegg dans le canton de Schwyz existaient déjà à l'époque pré-Corona. Aujourd'hui, le projet a pris son envol – comme le prouve un article de journal paru dans le March-Anzeiger du 29 novembre 2023.

Huit courses de montagne ont été disputées cette année dans le cadre du championnat suisse de la montagne. Avec la course de côte de Reitnau, qui devrait faire son retour l'année prochaine après une pause de cinq ans sous la direction de l'Équipe Bernoise, il y aura neuf manifestations en 2024. Et dans un avenir proche, il pourrait même y avoir dix courses.

Si l'on s'en tient au plan de l'association de soutien de la course de montagne de la Sattelegg, il devrait y avoir «au plus tôt en 2026, éventuellement en 2027, une course de côte de sport automobile de Vorderthal à la Sattelegg» dans la vallée du Wägital dans le canton de Schwyz. C'est du moins ce qui est écrit dans un article du «March Anzeiger» du 29 novembre. Et c'est également le plan des initiateurs, dont font notamment partie la politicienne PRD Sibylle Ochsner, présidente de l'association de soutien, ainsi qu'Erwin Steiner, initiateur de la course de côte.

Selon les initiateurs, le parcours mesure 5,3 kilomètres. Le départ est prévu au début de la Satteleggstrasse, l'arrivée se trouve un peu en dessous du restaurant Sattelegg. Le paddock devrait être installé dans le village de Vorderthal. Selon l'article, cela présente le grand avantage que les associations locales pourront également profiter de l'événement. Un service de navettes sera mis en place pour les spectateurs – d'une part du côté du Wägital, d'autre part de Willerzell (au bord du Sihlsee).

Dans une prochaine étape, selon les initiateurs, la première assemblée générale devrait avoir lieu au printemps 2024. «J'espère que nous pourrons y accueillir un maximum de partisans, d'amis et de fans», déclare Sibylle Ochsner envers le «March Anzeiger».

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04.12.2023 La série de victoires de Delétraz se poursuit
Deletraz Louis Sepang 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Là, le soleil brillait encore: Delétraz lors des 4h en Malaisie © ALMS

Louis Delétraz continue à gagner dans l'Asian Le Mans Series. Le Genevois a remporté la course d'ouverture à Sepang (MAL) et a défendu sa position de leader au classement général en se classant deuxième lors de la deuxième course.

La série de victoires de Louis Delétraz en LMP2 se poursuit. Le Genevois de 26 ans a remporté la course d'ouverture de l'Asian Le Mans Series ce week-end à Sepang/Malaisie. Avec ses coéquipiers Al Harty Ahmad et l'ex-pilote de F1 Nikita Mazepin, Delétraz était en tête après un peu plus de trois heures de course (sur quatre) lorsque la course a dû être interrompue en raison d'un front de mauvais temps.

Lors de la deuxième course, qui s'est déroulée le lendemain, l'Oreca-Gibson #99 s'est également bien comportée. Certes, cela n'a pas suffi pour réitérer la victoire de la veille. Mais avec la deuxième place, Delétraz & Co. ont défendu de manière souveraine la tête du championnat. Les autres courses de l'ALMS n'auront lieu qu'en 2024: le 4 février à Dubaï et le 10, respectivement le 11 février à Abu Dhabi (à nouveau deux courses en un week-end).

«Ce titre manque encore dans ma collection», déclare Delétraz, qui a remporté l'European Le Mans Series en 2021 et 2022 et s'est adjugé cette saison l'Endurance Trophy dans le cadre du championnat du monde d'endurance, soit le titre officieux de champion du monde LMP2.

Deletraz Louis Sepang 2023 Podium Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Louis Delétraz (quatrième à partir de la gauche) sur le podium © ALMS

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01.12.2023 Champions Week, partie 3: Bruno Sawatzki
Sawatzki Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Bruno Sawatzki: Champion suisse de la montagne 2023 chez les voitures de tourisme

Champions Week au lieu de Champions League! Semaine après semaine, nous vous présentons un champion suisse après l'autre. Cette semaine, c'est au tour de Bruno Sawatzki, champion suisse de la montagne dans la catégorie des voitures de tourisme 2023.

Bruno Sawatzki (53 ans) a eu le sang chaud l'année dernière. Troisième du championnat suisse des voitures de tourisme derrière le vainqueur Reto Meisel et le deuxième Roger Schnellmann, le Rhénan a compris qu'il pouvait faire encore mieux. Et il l’a fait encore mieux. Sans Meisel, qui a renoncé à défendre son titre cette année, Sawatzki a été considéré dès le début comme l'un des prétendants au titre. A fortiori après s'être imposé lors des deux premières courses à Hemberg et à La Roche face à Frédéric Neff, champion suisse des voitures de tourisme en 2018 ainsi qu'en 2019, dans sa catégorie, les voitures spéciales Interswiss de plus de 3500 cm3. Dans les deux cas, l'issue a été serrée. A Hemberg, Sawatzki n'a renversé la vapeur que lors de la troisième manche, avec une mini-avance de 0,21 seconde au cumul des deux meilleures manches. A La Roche, le fondateur de l'entreprise de construction mécanique Sawatec à Sax (SG) a devancé Neff de trois dixièmes de seconde à la fin de la journée.

Il n'y a pas eu d'autres duels entre les deux pilotes Porsche suisses les plus rapides en montagne par la suite. La voiture de Neff a été reclassée dans la catégorie E1 en raison d'une homologation manquante. A partir de ce moment, il était clair que Sawatzki pouvait réussir – à condition de participer à toutes les courses. Et c'est ce qu'il a fait. Même à Massongex et aux Rangiers, où il n'avait jamais couru auparavant. «Bien sûr, le fait que Frédéric ne puisse plus concourir dans ma catégorie a joué en ma faveur», explique Sawatzki. «Mais j'avais encore ses temps sur le radar par la suite. Et j'étais toujours plus rapide. J'aurais donc toujours pu le battre même ainsi. Et j'en suis fier.»

Comme Schnellmann a renoncé à Massongex («J'y ai déjà cassé trois différentiels»), la troisième manche du championnat dans la vallée du Rhône était en quelque sorte indicative. Même si Sawatzki dit clairement: «Ce percours n'est pas vraiment fait pour ma Porsche. Je me suis préparé à la course à l'aide de Google. Sur place, j'ai eu peur. C'était beaucoup plus raide que ce à quoi je m'attendais. Et les bosses étaient encore pires.» Sawatzki s'est également préparée méticuleusement pour Les Rangiers. «J'y suis allé spécialement une fois quand il pleuvait. Ensuite, j'ai mémorisé le parcours à l'aide de vidéos et je l'ai parcouru le vendredi, ce que je fais toujours. Oui, elle est rapide. C'est presque une autoroute. Mais parfaite pour la Porsche. Et je pense que j'y ai encore une marge de progression d'environ trois à quatre secondes.»

Grâce à d'autres victoires à Anzère et Oberhallau, Sawatzki a eu sa première balle de match au Gurnigel. Il l'a concrétisée. Mais pas du premier coup. Lors de la deuxième course, Sawatzki a touché une glissière de sécurité avec sa Porsche 991.1 Cup peu avant l'arrivée. «Le problème, c'est que j'ai fait 1'59''71 en première manche et que j'ai raté le record de la piste de cinq centièmes de seconde. Je pensais pouvoir établir un nouveau record lors de la deuxième manche et j'ai fait une erreur.»

Sawatzki a eu de la chance. La conduite d'huile à l'arrière est restée intacte. «Si elle avait été cassée, j'aurais dû regarder la troisième manche, car nous n'avions pas de pièces de rechange pour cela.» Le mentor de Sawatzki, Christoph Zwahlen, a réparé le pot d'échappement endommagé directement à l'arrivée. A propos de Zwahlen: Le champion de slalom de 2010 et 2012 a également joué un rôle important dans le succès de Sawatzki. «En 2016, j'ai acheté ma première Porsche, la 996, chez lui», raconte Bruno. «Depuis, nous travaillons en étroite collaboration et c'est d'ailleurs lui qui me prépare les voitures. Cette année, il m'a été d'une grande aide, surtout à partir d'Anzère. Il sait comment gagner un titre. Ce savoir m'a beaucoup aidé.»

En 2024, Sawatzki veut défendre son titre. «C'est faisable», estime-t-il. «Et je me lance volontiers dans cette tâche. Il y a encore l'un ou l'autre record à améliorer.» Une chose est sûre: «Un saut aussi important que celui que j'ai fait cette année ne se reproduira pas l'année prochaine.»

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29.11.2023 Succès suisses lors des Ultimate Cup Series
Gnos Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Axel Gnos a remporté la catégorie LMP3 © www.pro-photos-sport.com

La finale de la saison des Ultimate Cup Series au Castellet était fermement entre les mains des Suisses. De nombreux pilotes suisses se sont assurés des victoires en course et même des titres dans le sud de la France.

La finale de la saison des Ultimate Cup Series 2023 s'est déroulée ce week-end au Castellet. Pour certains Suisses, il y avait – comme par le passé – des raisons de faire la fête. Christophe Hurni, par exemple, a déjà remporté cette saison deux victoires en Formule Renault dans le cadre du championnat Trophée Tourisme Endurance et deux podiums en Formule 3. Ce week-end, Christophe Hurni a terminé sa saison avec trois victoires dans le cadre des Ultimate Cup Series dans la catégorie U. «Je suis très satisfait de ce résultat», déclare le Neuchâtelois. «Le retour en Formule 3 après ma dernière saison en Formule Renault n'a pas été facile. Mais je voulais vraiment revenir au top.» Pour Gaspard Le Gallais, la saison s'est terminée avec les 2e, 2e et 13e places, ce qui lui a valu la 2e place au classement final derrière le nouveau champion Paul Trojani.

L'Endurance Prototype Challenge, c'est-à-dire la catégorie LMP3, a également connu un triomphe suisse. Axel Gnos, nouveau venu dans l'équipe Virage, a d'emblée connu le succès et a largement contribué, en tant que pilote de queue, à la victoire de l'écurie espagnole au classement par équipe.

Le Gallais 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Gaspard Le Gallais (à droite) a terminé deuxième derrière Paul Trojani (à gauche) © Archives Le Gallais

Dans la catégorie NP02, un championnat de prototypes avec des véhicules de 400 ch du constructeur Nova Proto, ce sont les deux Vaudois David Droux et Louis Sanjuan (avec le Français Eric Troulliet) qui ont ramené le plus grand trophée pour l'équipe Graff Racing. Le titre a été remporté par le Genevois Nicolas Maulini, qui a terminé quatrième au classement général (deuxième en NP02) pour le Team Racing Spirit of Leman. La troisième place de cette catégorie est revenue au duo Dimab Karen Gaillard et Grégory de Sybourg, qui s'est assuré la deuxième place au classement général grâce à ce résultat. «Je pense que nous pouvons être fiers de notre course au Castellet après notre 14e place au départ», a déclaré Gaillard. «Cette deuxième place au classement général montre que Grégory et moi avons bien évolué au cours de la saison.»

Et comme si cela ne suffisait pas, il y a également eu une victoire suisse dans les prototypes CN – avec Mike Fenzl, Ivan Ruggiero et Philippe Schlegel du Team T2 Racing.

Gregory de Syburg Karen Gaillard Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Grégory de Sybourg et Karen Gaillard © www.pro-photos-sport.com

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28.11.2023 Sauter vainqueur au Japon
Sauter Michael Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Michael Sauter a remporté sa première course de Formule 3 au Japon

Pendant deux ans, Michael Sauter a couru en Formule 4. Ce week-end, il a remporté sa première course de Formule 3 au Japon.

Ce n'est pas tous les jours qu'un Suisse gagne une course de Formule 3 au Japon. Michael Sauter (19 ans) de Gempen y est parvenu. Le Soleurois a remporté la finale de la saison de Formula 3 Regional à Sugo. Pour sa première course de F3, Sauter est parti de la pole position, a dû se classer deuxième après le départ, mais a repris la tête et a remporté haut la main la course, à laquelle Enzo Trulli, le fils de l'ex-pilote de Formule 1 Jarno Trulli, entre autres, a pris le départ aussi.

Sauter s'est classé troisième de la Formule 4 CEZ la saison dernière – derrière son compatriote Ethan Ischer, qui a remporté le championnat, et le Néerlandais Reno Francot. Sauter est monté neuf fois sur le podium au total. Lors de la dernière course en Hongrie, le champion VEGA 2014 et 2016 a remporté sa première victoire lors de la deuxième course.

Chez Sauter, la passion pour la course est une affaire de famille. L'arrière-grand-père Kurt Sauter était déjà pilote de course. Sous la marque «Sauter Spezial», il a même construit ses propres voitures de course dans la région de Bâle. La première voiture de course Sauter a vu le jour en 1948 et était une voiture de sport entièrement adaptée à la route, équipée d'un moteur Fiat 1100. Mais Sauter construisait également des voitures pour la Formule Junior (F3 à l'époque). L'une d'entre elles a été confiée à Heini Walter en 1960, puis à Kurt Buess, et c'est surtout Walter qui a remporté quelques victoires, comme par exemple lors de la course d'aérodrome de Dübendorf en 1960. La dernière voiture de course Sauter, une Formule V, a été construite en 1966.

Pour en savoir plus sur l'histoire des voitures de course Sauter, nous recommandons le lien suivant.

Michael Sauter Japan 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Michael Sauter (à gauche) lors de la présentation de l'équipe à Sugo

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27.11.2023 Marciello chez BMW, Hausmann chez Aston Martin
Raffaele Marciello BMW Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Raffaele Marciello roulera pour BMW la saison prochaine © BMW

L'avenir de deux Suisses, respectivement Suissesses, s'est éclairci la semaine dernière. Raffaele Marciello passe de Mercedes AMG à BMW, Tina Hausmann roule pour Aston Martin dans la F1 Academy.

Il y a un peu plus d'une semaine, Raffaele Marciello (28 ans) a remporté sa dernière victoire avec Mercedes AMG à Macao. Ce fut un triomphe émotionnel. Aussi parce que «Lello» a été le premier pilote à défendre avec succès son titre à la Coupe du monde FIA GT officielle – même si ce n'est qu'avec quatre ans de retard, car la course n'a pas pu être organisée de 2020 à 2022 en raison du Covid. L'avenir du Tessinois est désormais clair: Marciello passe chez BMW pour la saison prochaine.

«Je suis très heureux d'être pilote d'usine BMW à partir de la saison prochaine», déclare Marciello. «C'est un grand pas dans ma carrière. Je suis pilote de course depuis de nombreuses années et je suis très fier de pouvoir prendre le départ pour BMW Motorsport à l'avenir.» Le lieu d'engagement de Marciello n'est pas encore déterminé à 100 pour cent. Mais l'ancien pilote d'essai de Ferrari F1 sera très probablement intégré au programme LMDh de BMW.

Tina Hausmann a également franchi un grand pas dans sa carrière. La jeune Zurichoise de 17 ans va prendre le départ pour Aston Martin dans la F1 Academy, un championnat exclusivement féminin dans le cadre de la Formule 1. L'ancienne pilote de karting de Küsnacht a pu se faire une première impression ce week-end lors du GP de F1 d'Abu Dhabi, en tant qu'invitée de l'écurie d'Aston Martin.

Pour Hausmann, qui a récemment acquis de l'expérience en Formule 4 italienne, la saison commencera début mars 2024 en Arabie Saoudite. A partir de cette date, chaque écurie de Formule 1 devra soutenir une pilote dans la série féminine. Hausmann effectuera sa première saison en F1 Academy pour Prema.

Tina Hausmann Aston Martin Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Tina Hausmann sera au départ pour Aston Martin en 2024 © Aston Martin

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24.11.2023 « Marché des oignons » - fermeture du bureau dans l’après-midi: 27.11.2023
Zibelemaerit Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse

Le lundi 27 novembre 2023 aura lieu à Berne le traditionnel "Marché des oignons".

Le bureau d'Auto Sport Suisse sera donc ouvert le lundi 27.11.2023 de 09h00 à 12h00 et sera fermé l'après-midi.

A partir du mardi 28.11.2023, nous serons à nouveau à votre disposition aux heures d'ouverture habituelles.

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21.11.2023 Dix secondes plus vite

Dans l'article d'hier sur Marcel Steiner, il était question d'une comparaison entre les prises de vue embarquées lors de la course de côte Ayent-Anzère 2016 et 2023. Nous vous remettons volontiers la vidéo correspondante. Un grand merci à Marcel Steiner pour la mise à disposition de cette vidéo!

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20.11.2023 Marcel Steiner se laisse fêter
Marcel Steiner Meilenstein 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Marcel Steiner (à droite) et son équipe à l'hôtel Meilenstein © myrally.ch

Samedi, Marcel Steiner a fêté son titre de champion suisse de montagne à l'hôtel Meilenstein de Langenthal avec des amis et des compagnons de route.

Cinq ans se sont écoulés depuis son dernier titre de champion suisse. La dernière fois que Marcel Steiner était au sommet, c'était en 2018. D'accord, pendant deux ans (2020 et 2021), il n'y a pas eu de championnat à cause de Covid. Malgré tout, cela a été une longue période de disette. Et lorsque Steiner a effectué son premier run cette année à Hemberg, en début de saison, il ne savait pas où il se situait. Mais il a répondu à cette question dans la foulée. Lors de la première course dans le Toggenburg, il a d'emblée établi un nouveau record de parcours en 51,7 secondes. Sur le moment, Marcel n'en avait pas du tout conscience. «Lorsque j'ai traversé le village après avoir franchi la ligne d'arrivée, les gens m'ont acclamé», a raconté Steiner lors de sa célébration à l'hôtel Meilenstein à Langenthal. «Je n'étais pas du tout conscient de la raison pour laquelle les gens applaudissaient. Oui, je n'avais pas de mauvais sentiment. Mais que ce soit un nouveau record de parcours, je ne m'y attendais pas.»

Le fait que Steiner ait établi ce record et finalement remporté la victoire du jour haut la main avec Synfuel a rendu le triomphe du Bernois encore un peu plus doux. Trois autres victoires de jour devaient suivre au cours de la saison. Et un autre record de parcours – lors de la course à domicile au Gurnigel. C'est là que la décision a été prise en faveur de Marcel. Ce sixième titre, le premier avec la Honda turbo qui a été adaptée aux besoins de Steiner chez Helftec à Hildisrieden, est particulièrement précieux pour Steiner. Mais le respect que Steiner témoigne à son adversaire Eric Berguerand est également précieux. Ce que les deux ont accompli ces dernières années, plus précisément depuis 2010, et la manière dont ils se poussent à réaliser sans cesse de nouvelles performances, est remarquable.

Pour illustrer à quel point Steiner & Co. sont devenus plus rapides ces dernières années, Marcel a montré une vidéo samedi soir. On peut y voir une comparaison directe en perspective embarquée entre la course de montagne d'Anzère 2016 et celle de 2023. La différence est frappante. En 2016, Steiner a réalisé 1:34,8 min avec le LobArt. Cette année, son meilleur temps était de 1:24,7 min. Même le champion de voitures de tourisme Bruno Sawatzki, également invité, a été étonné.

Steiner ne pense pas encore à arrêter. «Bien sûr, je suis conscient qu'à 48 ans, je suis à l'automne de ma carrière. Mais tant que j'aurai du plaisir, je ferai tout pour continuer.»

Marcel Steiner Lob Art Meilenstein 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Steiner a dû attendre cinq ans pour obtenir un nouveau titre avec la LobArt © myrally.ch

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19.11.2023 Double victoire suisse à Macao
Mortara Marciello Macau 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Marciello (1er) et Mortara (2e) sur le podium © Macau Grand Prix

Le 70e Grand Prix de Macao s'est terminé par un sensationnel doublé suisse dans la course GT3: Raffaele Marciello a remporté la course devant Edoardo Mortara.

Dès les qualifications, Raffaele Marciello (Mercedes) et Edoardo Mortara (Audi) ont fait la fierté de la Suisse en se classant premier et deuxième. Marciello a même établi un nouveau record de piste. Lors de la course de qualification du samedi, les deux spécialistes suisses de la GT3 se sont classés premier (Marciello) et troisième (Mortara). Lors de la course du dimanche, Marciello et Mortara ne se sont pas non plus laissés freiner. Marciello a remporté une victoire souveraine en partant de l'arrivée. Et Mortara a réalisé le doublé suisse à Macao après que Maro Engel, alors deuxième, ait eu un problème technique au restart et ait dû abandonner la course.

«Je suis très heureux d'avoir gagné», a déclaré Marciello. «Macao est toujours une course très spéciale. Et il peut toujours se passer quelque chose de mal. J'ai pris un bon départ, mais j'ai ensuite été un peu mis sous pression par Maro. Au restart, j'ai eu de la chance que Maro ait eu un problème. Du coup, il y avait un gros écart avec le reste du peloton.»

Marciello Macau 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Marciello: le mamba jaune a encore mordu © Macau Grand Prix

Pour Marciello, c'était la dernière course en tant que pilote d'usine Mercedes-AMG après sept ans. «Lelo» n'aurait pas pu rêver d'un plus bel adieu. «J'avais plus ou moins l'équipe avec laquelle j'avais déjà travaillé ici en 2019. Cela a de nouveau très bien fonctionné. Mais c'était aussi très émouvant. Déjà avant le départ, quand on se rend vraiment compte que c'est la dernière course ensemble. C'est très spécial. Mais nous avons presque tout gagné ensemble au cours de ces sept années. C'était encore une fois une fin très spéciale.»

«Maro a eu un problème au restart et a ralenti», explique Mortara. «Je n'ai pas pu le dépasser avant la ligne, c'est pourquoi un gros écart s'est ouvert avec Raffaele. Ce n'était pas facile de retenir toute la meute derrière moi jusqu'au premier virage. Mais d'une certaine manière, ça a marché.»

Un top résultat suisse aurait également été possible dans la course de Formule 3. L'Autrichien Charlie Wurz, fils de l'ex-pilote de Formule 1 Alexander Wurz, occupait la 6e place pour Jenzer Motorsport lorsqu'il a dû abandonner la course. Wurz jr. a été impliqué dans une collision à un peu plus de la moitié de la course (accident de Paul Aron). Non seulement l'aileron avant a été cassé, mais la boîte de vitesses a également été touchée.

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Monsieur Macao, Edo Mortara, a réalisé le doublé suisse © Macau Grand Prix

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17.11.2023 La nouvelle saison approche – Formulaires de licence 2024
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Ces derniers jours, les formulaires de renouvellement 2024 ont été envoyés aux pilotes qui étaient en possession d'une licence annuelle (REG/NAT/INT) en 2023. Les formulaires de demande pour une première licence peuvent être commandés dès maintenant par e-mail ou par téléphone auprès du secrétariat : info@motorsport.ch ou 031 979 11 11.

Les formulaires de licence pour les concurrents collectifs, la licence annuelle LOC, la licence d'entraînement, la licence SIM-Racing, la licence REG-Gast ou la licence IT-D1 ainsi que pour les commissaires sont disponibles ici pour téléchargement à partir du 1er décembre 2023: Licences

Ceux qui doivent encore demander une licence pour la saison 2023 ou qui souhaitent adapter leur degré de licence actuel pour la saison en cours ont la possibilité de le faire jusqu'au 30.11.2023.

Nous restons bien entendu à votre disposition pour toute question concernant les licences 2024.

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16.11.2023 Les Suisses à Macao
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Mortara/Marciello en 2018 à Macao – alors coéquipiers © Archives Mortara

En ce moment, tout le monde parle du prochain Grand Prix de Formule 1 de Las Vegas. Mais il y a une autre course ce week-end, dans un autre paradis du jeu, qui assurera à coup sûr le spectacle et dans laquelle deux Suisses ont de bonnes chances de gagner.

Alors qu'à Las Vegas, on tente par tous les moyens de construire un circuit qui, on l'espère, promettra un peu de suspense, à l'autre bout du monde, on n'a pas à s'inquiéter du manque de spectacle. La 70e édition du Grand Prix de Macao, qui aura lieu ce week-end, est garantie de faire sensation. Ceux qui ont déjà visité Macao savent que l'action est toujours au rendez-vous sur ce circuit. Que ce soit en Formule 3, en voitures de tourisme GT3 ou en motos. D'ailleurs, au passage, deux Suisses, Oliver Lupberger et Lukas Maurer, le frère de Marcel Maurer, y sont également au départ (tous deux sur Kawasaki).

Chez les voitures de tourisme GT3, ce sont Raffaele Marciello et Edoardo Mortara qui portent haut les couleurs suisses. Comme d'habitude, Marciello (avec Mercedes) et Mortara (avec Audi) prendront le départ. Mortara a déjà remporté deux fois la classique dans l'ancienne colonie portugaise, qui fait partie depuis 1999 d'une zone administrative dite spéciale de la Chine, en Formule 3 (2009 et 2010) et trois fois en voiture de tourisme (2011-2013). Marciello attend toujours son premier grand triomphe au paradis des joueurs.

En Formule 3, une équipe suisse, Jenzer Motorsport, est également au départ. Lors de la première séance d'essais libres qui vient de se terminer, Charlie Wurz a été le meilleur des trois pilotes de Jenzer en se classant 17e.

Pour plus d'informations (y compris sur les horaires), cliquez sur ce lien.

Outre Mortara, deux autres Suisses ont déjà gagné à Macao: Alain Menu en 2007, 2008 et 2021 en WTCC. Stefano Comini en 2015 et 2016 en TCR.

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La grille de Macao 2023 avec Mortara et Marciello © Macau Grand Prix

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15.11.2023 Champions Week, partie 1: Jonathan Hirschi
Hirschi Lattion Champions 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Jonathan Hirschi/Sarah Lattion: Champions suisses des rallyes 2023

Champions Week au lieu de Champions League! Semaine après semaine, nous vous présentons un champion suisse après l'autre. Nous commençons par Jonathan Hirschi, champion suisse des rallyes 2023.

Au départ de cinq rallyes – sur la plus haute marche du podium lors de cinq rallyes! Jonathan Hirschi a dominé le Championnat suisse des rallyes 2023. Et pourtant, ce n'est que lors du dernier rallye, le Rallye du Valais, qu'il a défendu son titre de l'année précédente. La raison en était la règle du résultat biffé. Hirschi avait été absent au Rallye du Bourgogne. Il avait ainsi été relégué derrière Jonathan Michellod au championnat. Mais au final, l'affaire était claire: en remportant le RIV, Hirschi et sa copilote/partenaire Sarah Lattion s’est assuré son deuxième titre de Champion suisse des rallyes après 2022, avec 196 points contre 166 pour Michellod/Fellay.

La victoire au «Valais» était presque plus importante que le titre pour cet homme de 37 ans originaire de Saint-Imier dans le Jura bernois. Hirschi avait certes déjà remporté ce prestigieux rallye, en 2014, «mais à l'époque, en tant que meilleur Suisse au classement général, je n'étais que quatrième. Ce n'est pas la même chose», a déclaré le nouveau, mais aussi ancien, champion.

La performance de Hirschi cette saison est particulière parce qu'il a remporté ses cinq victoires sur trois voitures différentes et pour trois équipes différentes. En début de saison, il a dû se contenter d'une Citroën C3 de Sainteloc, car sa VW-Polo de l'année précédente avait été complètement brûlée au Rallye de Monte-Carlo. Il a également remporté le «Chablais» avec cette voiture avant de passer à une Hyundai i20 de 2C Compétition pour le Rallye Mont-Blanc Morzine. Au Tessin et en Valais, il a ensuite pris le volant d'une Skoda Fabia Rally2 evo de H-Sport.

Le style touche-à-tout de Hirschi n'est pas le fruit du hasard. Même si rien ne l’y prédisposait au départ. «Je n'étais pas spécialement bon en karting. Mais au début de ma carrière, nous avons bien sûr tout misé sur les monoplaces.» Hirschi a réussi à se hisser jusqu'à la Formule 3 allemande en 2007, avant d’abandonner les monoplaces. «Le saut en Formule 3.5 était trop important pour nous», explique-t-il avec le recul. «Je suis passé au Renault Mégane Trophy, où j'ai terminé 2e du classement général en 2009.»

Le parcours de Jonathan Hirschi s'est ensuite poursuivi via le championnat du monde FIA GT et la Porsche Carrera Cup française, avant une première participation aux 24 Heures du Mans en 2010. Deux mois plus tôt, Hirschi avait déjà disputé son premier rallye, le Critérium jurassien, sur une Renault Clio. Et comme si cela ne suffisait pas, il a croisé le fer avec succès contre Alain Prost et consorts au Trophée Andros. Le pilote polyvalent était né.

«Comme je n'avais pas les moyens d'atteindre le plus haut sommet», explique Hirschi, «je me suis fixé un autre objectif, celui de devenir un pilote aussi complet que possible. J'admire les pilotes polyvalents comme Romain Dumas ou Stéphane Sarrazin. Bien sûr, ils ont gagné des championnats et des courses à un autre niveau. Mais s’inspirer d’eux et gagner dans différentes disciplines est une satisfaction.»

Il n'a pas encore décidé s'il visera le hat-trick en 2024 en championnat du monde des rallyes. Seuls six pilotes ont remporté trois titres de Champion de Suisse des Rallyes ou plus avant lui: Grégoire Hotz (8), Christian Jacquillard (5), Eric Ferreux, Olivier Burri (4 chacun), Sébastien Carron et Jean-Pierre Balmer, récemment décédé (3 chacun). «Je ne sais pas encore ce que je vais faire», dit Hirschi, «peut-être que je vais faire quelques rallyes en France – et en plus l'une ou l'autre classique en Suisse. L'essentiel, c'est que je prenne du plaisir.» Il n'a pas ressenti de pression pour remporter à nouveau le titre cette année. Et sans pression, il était encore meilleur en 2023 que l'année précédente. S'il est à nouveau au départ en 2024, la concurrence devra s'habiller très, très chaudement...

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15.11.2023 Suspension de la licence levée
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La suspension de la licence accordée par lettre du 17 octobre 2023 à Martin Bürki, lic. n° 2034, est levée avec effet immédiat.

Suite à la procédure devant la Cour nationale d'appel (CNA), Martin Bürki devait s'acquitter d'une dette résiduelle de CHF 4'500.00 (amende, frais de la commission disciplinaire). Il s'est acquitté de cette demande au 15 novembre 2023 et, par conséquent, la suspension de la licence n° 2034, NATional comme INTernational, prononcée à son encontre est levée avec effet immédiat.

Martin Bürki est dès à présent à nouveau autorisé à prendre le départ de toutes les manifestations sous licence.

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06.11.2023 Buemi et Delétraz remportent le titre WEC
Sebastien Buemi Bahrain 2023 vierter Titel Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Buemi (au centre) se réjouit de son quatrième titre WEC © Toyota

Sébastien Buemi l'a fait! L'ancien pilote de Formule 1 est devenu champion du monde pour la quatrième fois avec Toyota. Louis Delétraz ne s'est pas non plus laissé priver du titre en LMP2. De plus, Rahel Frey a remporté une victoire sensationnelle en GTE.

L'ancien conseiller fédéral Adolf Ogi aurait résumé la situation avec son slogan standard «La joie règne!» Ce que les Suisses et les Suissesses ont réalisé lors de la finale du championnat du monde d'endurance à Bahreïn mérite le respect. Le quatrième titre de champion du monde de Sébastien Buemi n'a jamais été en danger. Buemi s'est élancé de la pole position, a remporté le départ et a passé le volant de la Toyota #8 en tête. Ses deux coéquipiers Brendon Hartley et Ryo Hirakawa se sont chargés du reste. Après huit heures et 249 tours, le Vaudois a été sacré champion du monde 2023.

«C'est un grand sentiment de gagner à nouveau le championnat du monde et je suis vraiment reconnaissant envers l'équipe. Je pense que nous l'avons mérité cette année. Bien sûr, c'était difficile de ne pas gagner Le Mans, mais nous avons prouvé notre force en remportant le championnat devant une concurrence aussi forte. C'est toujours spécial de gagner, mais ce titre a été remporté avec constance. Même si nous n'avons pas toujours été la voiture la plus rapide, nous avons marqué des points partout, même dans les courses les plus difficiles.»

Louis Deletraz Bahrain 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Louis Delétraz (à gauche): Champion WEC en LMP2 © WRT

Buemi n'était toutefois pas le seul Suisse à pouvoir jubiler à Bahreïn. Son collègue romand Louis Delétraz a lui aussi fait sauter les bouchons en LMP2. Comme Buemi, Delétraz a fêté une nouvelle victoire de classe et s'est ainsi assuré le trophée Endurance. C'était la dernière course régulière de la catégorie LMP2 dans le cadre du championnat du monde d'endurance. A l'avenir, cette catégorie ne sera plus au départ qu'au Mans dans le cadre du WEC.

Et ce n'est pas fini pour les Suisses! Certes, Rahel Frey n'a pas pu remporter le titre en LMGTE (il était déjà attribué avant la finale), mais l'ère LMGTE s'est terminée sur une première: les «Iron Dames» avec Frey, Michelle Gatting et Sarah Bovy ont fêté leur toute première victoire en WEC lors de la dernière course. La Porsche Iron-Lynx #85 s'est imposée face à l'Aston Martin #777 au terme d'un duel passionnant. Au classement général, Frey a ainsi défendu avec succès sa deuxième place finale.

Pour les autres Suisses, la finale de la saison WEC s'est terminée comme suit: Nico Müller a terminé huitième pour son retour avec Peugeot, Neel Jani a pris la dixième place sur la Porsche Proton. Fabio Scherer, vainqueur de la classe à Le Mans, a terminé la saison avec une sixième place, ce qui lui a permis d'obtenir la deuxième place au classement général (derrière Delétraz). Thomas Flohr a manqué de peu le podium à Bahreïn au volant de la Ferrari d'AF Corse. Il a toutefois réussi à monter sur le podium du championnat en se classant troisième.

Rahel Frey Bahrain 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Une victoire en fin de saison pour Rahel Frey (au centre) © Iron Dames

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03.11.2023 Licence de Martin Bürki suspendue
Martin Buerki Chamblon 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
La licence de Martin Bürki est suspendue jusqu'à nouvel ordre © Eichenberger

Mise à jour du cas «Bürki»: comme un solde de dette est toujours en suspens, la licence (établie au nom de Martin Bürki) est immédiatement suspendue au niveau NATional et INTernational et déclarée non valable jusqu'à nouvel ordre.

Par décision juridiquement valable du Tribunal d'Appel Nationale (TAN) du 29 août 2023, une amende d'un montant de CHF 5'000.00 a été infligée au pilote Martin Bürki, Sigriswil/BE. En outre, des frais de procédure CD d'un montant de CHF 1'000.00 ont été fixés. Après prise en compte du remboursement partiel de CHF 1'500.00, il reste une dette de CHF 4'500.00 (hors TVA).

Cette dette résiduelle a été facturée au moyen d'une facture correspondante avec un délai de paiement de 10 jours. Conformément à la loi internationale sur le sport (ISG) en vigueur, respectivement au règlement sportif national (RSN), l'article suivant s'applique au paiement des amendes:

Article 12.8 – paiement des amendes

12.8.1 Les amendes doivent être payées dans les 48 heures suivant la notification de la décision par tout moyen de paiement, y compris par voie électronique.

Bien qu'Auto Sport Suisse ait généreusement accordé un délai de 10 jours lors de la facturation dans ce cas, aucun paiement n'a été reçu au moment de la publication de ce message. En conséquence et en application de l'article suivant:

12.8.2 Tout retard dans le paiement des amendes peut entraîner une suspension au moins jusqu'à la date de paiement de l'amende.

la licence n° 2034 INT-C, délivrée à Martin Bürki, Sigriswil/BE, est immédiatement suspendue au niveau NATional et INTernational et annulée jusqu'à nouvel ordre. De même, aucun duplicata ou autorisation de départ/libération par nation ne sera délivré et la délivrance d'une autre/nouvelle licence sera également refusée jusqu'au règlement de la facture impayée.

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02.11.2023 Deux Suisses en lice pour le titre
Sebastien Buemi Toyota 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Sébastien Buemi vise un quatrième titre mondial © Toyota

Ce week-end, les décisions du championnat du monde d'endurance seront prises lors de la course de 8 heures à Bahreïn. Avec Sébastien Buemi et Louis Delétraz, deux Suisses sont en lice pour le titre.

Sébastien Buemi a déjà été sacré champion du monde d'endurance à trois reprises: en 2014, 2018 et 2022. Ce week-end, le pilote officiel Toyota pourrait remporter son quatrième titre mondial lors de la finale à Bahreïn. Et pour cela, le Suisse romand n'a même pas besoin de gagner la course. Si la voiture sœur de Conway/Kobayashi/Lopez remporte la course, une place sur le podium suffira à Buemi/Hartley/Hirakawa pour assurer le titre. Si Conway/Kobayashi/Lopez remporte la pole position le vendredi et la victoire en course le lendemain, Buemi/Hartley/Hirakawa devront terminer deuxièmes de la course pour s'assurer le titre de champion du monde.

Il est possible que Toyota, qui a déjà le titre des constructeurs en poche, perde encore le championnat des pilotes au profit de Ferrari. Toutefois, il faudrait que les Japonais, basés à Cologne, soient misérables en cas de victoire de Ferrari, ce qui est difficilement envisageable au vu de la domination et de la fiabilité des années précédentes.

Avec Louis Delétraz, un deuxième romand a des chances de remporter le titre. Mais à la différence de Buemi, le Genevois n'obtiendrait pas le titre de champion du monde. En effet, en LMP2 (comme en GTE), seul un trophée d'endurance est décerné. Néanmoins, remporter ce championnat serait une grande satisfaction pour Delétraz. Et après avoir remporté deux championnats ELMS (2021 et 2022), c'est la suite logique. Avant la dernière course, Delétraz/Kubica/Andrade ont 33 points d'avance sur l'équipe Interpol avec Fabio Scherer. Avec un maximum de 38 points à attribuer (plus un point de bonus pour la pole position), il sera très difficile pour le pilote d’Engelberg de combler ce retard.

La classe GTE est déjà décidée. Mais là aussi, deux Suisses ou Suissesses peuvent espérer une place sur le podium: Rahel Frey est deuxième au classement général avant la finale, Thomas Flohr est troisième. Seuls six points les séparent.

Nico Müller fait son retour. Le pilote d'usine Peugeot est de retour dans le cockpit après sa blessure à la clavicule.

La course débutera samedi à 14 heures, heure locale (12 heures chez nous). Selon motorsport-total, il est possible de suivre la course sur Eurosport. Toutefois, le programme n'est pas diffusé en clair. La course complète sera diffusée sur la chaîne payante Eurosport 2, également disponible pour les clients de DAZN. Comme toujours, sport.de propose un livestream en intégralité. Nitro, la filiale de RTL, retransmettra la phase finale en direct. En Autriche, ORF Sport+ diffuse au total 4h20 de direct, réparties entre la phase de départ et la phase finale.

Louis De Letraz WEC 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Il a bien ri: Delétraz avec ses coéquipiers Andrade et Kubica © WRT

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01.11.2023 PSCS: nouveau champion avec un week-end final impeccable
Johannes Kapfinger Misano 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Le nouveau champion de la Porsche Sports Cup vient d'Allemagne © Porsche

Johannes Kapfinger n'a rien laissé passer lors de la finale de la saison de la Porsche Sports Cup Suisse à Misano (I). Le pilote de promotion Porsche est ainsi le nouveau champion de sa catégorie et hérite de son prédécesseur Jasin Ferati.

Johannes Kapfinger a fêté son titre en GT3 Cup sur mesure: au volant de la Porsche 911 GT3 Cup de 510 ch, le pilote de Passau s'est assuré la pole position, a remporté les deux manches et a réalisé à chaque fois le meilleur tour en course. Au total, il a marqué 59 points au championnat, le maximum possible. Pour sa première saison, le jeune talent de 20 ans a ainsi dépassé toutes les attentes.

Lors de la première course, Kapfinger n'a dû céder sa place à l'Italien William Mezzetti que pendant le tour de départ. Alexander Schwarzer a vu le drapeau à damier en troisième position. Le double vainqueur du Mugello a toutefois écopé de dix secondes de pénalité, ce qui l'a relégué à la cinquième place derrière Marc Arn et Peter Hegglin. La sixième place est revenue à Gregor Burkard.

Lors de la deuxième course, le poursuivant direct de Kapfinger s'appelait également William Mezetti, mais il lui manquait 7,4 secondes sur l'Allemand à l'arrivée. Derrière l'Italien, Hegglin a pris la troisième place au terme des 14 tours de course, suivi par Burkard. Schwarzer a de nouveau terminé cinquième. L'ancien diplômé du Porsche Track Experience a décroché le titre de vice-champion de la GT3 Cup à Misano.

Dans le groupe Open GT, le frère jumeau de Kapfinger, Michael, a fait de même en décrochant la pole position et en remportant deux courses. Avec Michael Joos, ils ont également remporté la course d'endurance de nuit de deux heures sur le circuit de 4,226 kilomètres au bord de l'Adriatique. Les meilleurs Suisses ont été Burkard/Fässler, 6e, et les meilleurs pilotes de Cayman, Patrick Hofmann et Alex Fontana, ont franchi le drapeau à damier à la 19e place du classement général avec le modèle RS. Remo Stebler et Yannick Mettler se sont classés juste derrière avec la 718 Cayman GT4 Clubsport MR. Ekaterina Lüscher était également au départ. Elle aussi roulait pour l'équipe AMAG First Rennsport. Dans le groupe GT4 pour les véhicules avec package MR, Patrick Schetty s'est proclamé nouveau champion en remportant la victoire de classe lors de la deuxième course. Dans la Porsche Drivers Competition Suisse, Nicolas Garski a pu défendre son titre.

Marc Arn und Peter Hegglin Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Heureux de la troisième place: Marc Arn (à g.) et Peter Hegglin © Porsche

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31.10.2023 Hommage à Jean-Pierre Balmer
Jean Pierre Balmer quer Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Jean-Piere Balmer, 1952–2023

Dans l'histoire du championnat suisse des rallyes, six pilotes ont remporté le titre trois fois ou plus. L'un d'entre eux était Jean-Pierre Balmer. La veille du Rallye du Valais de cette année, ce Vaudois d'origine est décédé à l'âge de 71 ans des suites d'une courte maladie.

Balmer a fait ses débuts au Rallye des Neiges en 1977 sur une Alpine A110. En 1979, il est passé à la Porsche 911, avec laquelle il a remporté son premier titre de champion de Suisse l'année suivante. Certes, Balmer n'a pas remporté de victoire cette saison-là, mais la constance a fini par faire pencher la balance. Bien que Balmer ait été à égalité de points avec André Savary, le titre est revenu au serrurier de La-Chaux-de-Fonds, alors âgé de 28 ans.

En 1981, Balmer est passé de Porsche à Opel. Toujours sans victoire, il se classa troisième à la fin de la saison. En 1982, Balmer est devenu la star de la scène suisse des rallyes. Avec cinq victoires, il s'est assuré son deuxième titre. Jusqu'en 1984 (deuxième au classement général), Balmer a continué à rouler avec l'Opel Ascona respectivment Manta 400. A partir de 1985, il a piloté une Lancia 037 pour l'équipe Lancia de l'importateur. Il lui a toutefois manqué la chaleur du nid nécessaire, si bien qu'en 1986, il s'est lancé seul dans la course avec le sponsor «Jean-Jacques Benson» et le préparateur italien Volta. Et avec succès! Avec quatre victoires, il s'est imposé face à Freddy Oguey et Marcel Gall et a fêté son troisième titre en CS.

Avec 14 victoires au total dans le championnat suisse, Jean-Pierre Balmer a marqué l'histoire du rallye suisse des années 80. Un triomphe au prestigieux Rallye du Valais, qui s'appelait encore Rallye du Vin lors de ses premières participations, lui a malheureusement échappé.

Auto Sport Suisse présente ses plus sincères condoléances à sa famille, en particulier à son épouse Quezia et à ses deux enfants Aurélie et Alexandre, ainsi qu'à ses proches. Les obsèques ont eu lieu lundi au cimetière de La-Chaux-de-Fonds.

Jean Pierre Balmer Lancia 1986 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Balmer en route vers son troisième titre en CS en 1986 © Kaufmann

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30.10.2023 Rallye du Valais: Hirschi vainqueur en défendant son titre
Hirschi Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Nouveau et ancien champion: Hirschi était également imbattable en Valais © Eichenberger

Jonathan Hirschi/Sarah Lattion ont fait carton plein lors de la finale de la saison en Valais. Le duo s'est une nouvelle fois imposé et s'est ainsi assuré de décrocher le titre de champion de Suisse des rallyes 2023 de manière infaillible.

Une quatrième place si Jonathan Michellod l'avait emporté aurait suffi à son homonyme Jonathan Hirschi pour défendre avec succès son titre lors de la 63e édition du Rallye International du Valais. Cependant, cela n'a pas été le cas. Hirschi et sa copilote Sarah Lattion se sont montrés maîtres du jeu dès le premier jour. Pendant une courte période, il a certes cédé la tête du classement général à son concurrent pour le titre, Michellod, dans l'ES3 et l'ES4. Cependant, à partir de la cinquième épreuve, il a été impossible de freiner Hirschi. Le deuxième jour, lorsque Michellod a perdu d'un coup plus de 50 secondes sur Hirschi dans la première épreuve «Les Cols 1» entre Le Guercet et Sembrancher, parce qu'un pneu s'est dégonflé, la goutte d'eau a fait déborder le vase. Au final, Hirschi a remporté neuf des quatorze spéciales, devançant Mike Coppens/Christophe Roux de 51,2 secondes et Michaël Burri/Gaëtan Aubry (tous sur Skoda Fabia Rally2 evo) de 1:12,1 minutes. Ce dernier étant titulaire d'une licence de course française, Michellod a été classé troisième du championnat suisse. Cela n'a pas été une consolation pour le Valaisan de 29 ans, qui s'était pourtant beaucoup investi. «Si je suis déçu? Oui et non», répond Michellod. «Nous avons fait une bonne saison et avons beaucoup progressé. A la fin, il nous a manqué un peu d'expérience. De plus, je dois dire que Hirschi est vraiment un pilote extraordinairement rapide. Il a roulé fort, très régulièrement et n'a presque pas fait d'erreurs.»

Pour le vainqueur Hirschi, ce deuxième triomphe en Championnat suisse de Rallye du Valais, après celui de 2014, représentait au total sa cinquième victoire de la saison. Cela signifie que Hirschi a obtenu la totalité des points à chaque rallye qu'il a disputé en 2023 dans le cadre du Championnat suisse et qu'il a remporté le championnat haut la main avec 196 points contre 166 pour Michellod. «Bien entendu, je me réjouis de ce titre», déclare Hirschi, «la saison a été exceptionnelle. Cinq rallyes – cinq victoires: impossible de faire mieux. Je suis également heureux de cette victoire au RIV. En effet, c'est un rallye très spécial. Je l'ai certes déjà gagné en 2014. Mais à l'époque, j'étais quatrième au classement général en tant que meilleur Suisse. Ce n'est pas la même chose.» Mais comment Hirschi a-t-il fait pour gérer la pression? Il devait finalement franchir la ligne d'arrivée et marquer quelques points pour défendre son titre. «C'est vrai. J'ai déjà éprouvé de la pression, car on m'avait donné le statut de favori avant le rallye. Toutefois, je me suis demandé ce qui était le plus important: gagner le RIV ou être à nouveau champion. Je me suis décidé pour le premier. Que les deux aient fonctionné me fait d'autant plus plaisir.»

Jonathan und Jeremy Micehllod Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Jonathan et Jérémy: au final, un seul titre pour la famille Michellod © Eichenberger

Coppens, qui a terminé deuxième, a vu une saison en demi-teinte se terminer par un moment fort. Le Valaisan aurait certes aimé remporter sa troisième victoire valaisanne consécutive, mais cette fois, il n'a rien pu faire contre Hirschi. Dans la lutte pour la troisième place du championnat, Sacha Althaus et sa copilote Lisiane Zbinden se sont clairement imposés face à Sergio Pinto (13e au général). Le Jurassien de 27 ans a certes dû se contenter de la sixième place au général lors de la Valais – derrière son collègue de marque Nicolas Lathion/Marine May, mais si quelqu'un lui avait demandé avant la saison s'il serait satisfait de la troisième place, Althaus aurait immédiatement signé.

Le top 10 du «Valais» a été bouclé par Ismaël Vuistiner/Florine Kummer, qui ont fait très forte impression pour leurs débuts sur la Renault Clio Rally3, devant David Erard/Sarah Junod (8e sur VW Polo), Thibault Maret/Kévin Bronner (9e sur Skoda Fabia) et le deuxième pilote français de Clio Rally3, Thomas Battaglia.

Chez les juniors, Jérémy Michellod avait déjà été désigné nouveau champion depuis longtemps. Pourtant, le frère cadet de Jonathan aurait bien aimé fêter un nouveau triomphe lors de son rallye à domicile. Toutefois, un problème de boîte de vitesses a tôt fait de ruiner ses espoirs. Comme Damien Lovey a lui aussi été contraint de réduire la voilure dans l'avant-dernière spéciale, Quentin Claire/Gabriel Claire (Peugeot 106) ont remporté la victoire chez les «petits».

Aebi Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Claude Aebi: après deux places d'honneur, vainqueur de la Coupe des Rallyes © Eichenberger

La victoire en Coupe des Rallyes est allée à Laurent Bérard et à sa copilote Audrey Zwahlen. Le pilote de la Honda-Civic s'est livré à un duel passionnant avec Philippe Broussoux et a pris la tête dans la onzième épreuve. La troisième place de la Coupe des Rallyes a été remportée par Steve Gaspardi (qui roule sur une Clio, comme Broussoux). Le titre est allé à un autre: Claude Aebi (avec son fils Justin Vuffray comme copilote) n'a certes terminé que sixième, mais il a tenu en échec ses poursuivants Kilchenmann, Rossi et Ramel. «C'est mon premier titre», déclare Aebi. «J'étais troisième en 2021, deuxième en 2022 et maintenant premier. Cela montre que je n'ai cessé de progresser et que nous avons encore amélioré nos performances cette année.»

Dans la Michelin Alps Open, Vuistiner s’est impose contre Battaglia et Pinto. Les champions de 2023 sont: Pinto (Open) et Alexandre Bastard. Le meilleur Suisse derrière le Français a été Jérémy Michellod.

Dans la classe historique, le VHC, les fans attendaient avec impatience un duel entre Pascal Perroud (sur BMW M3), déjà sacré champion, et Florian Gonon (Ford Escort RS1600). Cependant, ce duel a été rapidement remporté. Sur le sol glissant de la première épreuve du matin, Perroud a abîmé sa roue avant droite. Même s'il a pu franchir la ligne d'arrivée en clopinant comme le plus rapide, il a été forcé d’assister à la deuxième épreuve en spectateur. «Heureusement, j'avais déjà le titre en poche», dit Perroud. «Pourtant, j'aurais bien aimé gagner ce rallye en fin de saison. Cependant, c'était comme si j'étais sur du verglas. Dans le dernier virage de la première spéciale, j'ai tout simplement foncé tout droit.» Gonon s'est donc imposé haut la main devant Eddy Bérard (BMW M3) et Laurent Metral (Ford Sierra RS Cosworth).

En VHRS, une épreuve de régularité, c'est Laurent Pernet sur BMW 325 ix qui s'est imposé. Le Neuchâtelois était déjà assuré avant le «Valais» d'être le premier champion de cette catégorie qui a été créée en 2023.

Perroud Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
La BMW de Perroud a dû être réparée après la première spéciale © Eichenberger

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27.10.2023 Que fait donc Levin Amweg?
Levin Amweg Heute Kopie Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Levin Amweg au milieu de sa plantation de cannabis © Archives Amweg

Comme lors des dernières éditions, nous publions ici l'un ou l'autre article du magazine trimestriel de l'ASS. Partie 2: Que fait donc Levin Amweg?

Le cannabis et l’automobile ne font pas bon ménage. Sauf pour Levin Amweg, qui, à 29 ans, n'est pas seulement un ex-pilote, mais aussi (avec son frère Severin) le cofondateur de Cannerald, une entreprise qui se consacre à la recherche et à la production de cannabis à usage médical depuis 2017. «Notre mission est de rendre le cannabis de haute qualité et les produits dérivés acceptables en Suisse, dans les contrées germanophones et dans toute l'Europe», explique-t-il.

Aussi curieux que cela puisse paraître, ce citoyen de Bremgarten, près de Berne, est venu au cannabis par le biais de la course automobile. L'élément déclencheur a été un grave accident dans l'Audi TT Cup 2015, au cours duquel il s'est fracturé deux vertèbres. «Comme les antidouleurs étaient sans effet, mon frère m'a conseillé de prendre de l'huile de CBD. Cela m'a aidé. Ainsi a commencé notre histoire avec le cannabis.»

Et le succès a été au rendez-vous! L’ex-pilote siège aujourd'hui au conseil d'administration d'Emerald Group AG, la société-mère à laquelle appartiennent, outre Cannerald, sept autres entreprises, notamment une société de sécurité comprenant douze succursales en Allemagne et en Suisse. «J'ai quasiment suivi ma formation en sport automobile», explique Levin Amweg. «J'y ai appris que tu ne dois jamais abandonner et qu’il faut toujours se relever après une défaite. C'est ce que je vis aujourd'hui aussi dans mon travail.»

Levin Amweg a commencé sa carrière sportive en 2004, en karting. En 2007, il devenait champion suisse chez les Minis. En 2010, il remportait la catégorie Sport 125 cm3. Lors des championnats du monde de la ROK Cup 2009, il pointait en tête jusqu'au dernier tour, avant d’être relégué à la 3e place suite à une phase de safety car. En 2011, il passait à la Formule BMW Junior en tant que rookie et y remportait d'emblée sa première course. À la fin de l'année, il était classé 4e. Il remportait le classement général de la série en 2012 et rejoingnait l'année suivante Jenzer Motorsport en Formule Renault 2.0 Eurocup. En 2014, il court en championnat d'Europe du Nord pour ART et monte sur la plus haute marche du podium à Silverstone, lors de la première des trois courses. D'autres podiums suivront.

Mais la carrière en monoplace d’Amweg s'enlise. Son frère Severin raccroche son casque en 2013 et Levin s’essouffle lui aussi. «J'ai réalisé que je me battais avec des armes émoussées. Pour des raisons de budget, j'ai donc décidé de passer aux voitures de tourisme.» En 2015, il participe à l'Audi TT Cup. Sa carrière prend fin à Spielberg, après un crash massif. Sous une pluie battante, il percute sans pouvoir freiner trois concurrents bloqués au milieu de la piste.

Levin Amweg n'a aucun regret. «J'ai passé de bons moments en automobile. Mais avec le recul, je suis content d'avoir eu cet accident. Il m’a ouvert une voie nouvelle que je n'aurais probablement jamais empruntée autrement.»

Levin Amweg Formel Renault Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Levin Amweg en 2014 en Formule Renault 2.0 © Archives Amweg

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25.10.2023 Aperçu Rallye du Valais: démonstration de force en Valais
Hirschi Kaufmann Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Une 4ème place suffit à Hirschi pour remporter un nouveau titre © Kaufmann

La finale très attendue du Championnat suisse des rallyes aura lieu ce week-end. En effet, deux équipes peuvent encore devenir championnes: Jonathan Michellod/Stéphane Fellay et Jonathan Hirschi/Sarah Lattion.

Dans le Championnat suisse de la montagne, du slalom et du karting, les champions 2023 sont déjà désignés. En fin de semaine, il en sera de même pour le Championnat suisse des rallyes. Le titre se jouera entre Jonathan Michellod/Stéphane Fellay et Jonathan Hirschi/Sarah Lattion lors de la finale de la saison en Valais. La situation de départ avant la 63e édition du Rallye International du Valais se présente comme suit: Hirschi est en retard de 154 points contre 161 et devra marquer des points s'il veut défendre son titre. Si Michellod devait gagner, une quatrième place suffirait à Hirschi en Valais en raison de la règle des résultats biffés. En effet, Michellod obtiendrait 178 points et Hirschi 179.

Difficile de déterminer à qui revient l'avantage. Hirschi sait qu'il ne peut pas se permettre de faire un score nul. Quant à Michellod, même en cas de victoire, il est tributaire de son soutien. Une chose est sûre: si on considère la saison écoulée, le score est de 4 à 1 pour Hirschi en termes de victoires. Ou dit autrement: chaque fois que Hirschi a pris le départ, il a gagné.

Gagner est également le maître mot pour Mike Coppens (avec son copilote Christophe Roux). Le champion suisse 2021 n'est que 6e au classement général et a abandonné au Rallye du Chablais suite à une crevaison avec un système de freinage défectueux. Au Rallye de Bourgogne, une erreur de pilotage a provoqué un accident. Coppens était en tête dans les deux cas au moment de l'abandon. Comme il a récemment renoncé au Rally del Ticino, Coppens n'a plus aucune chance de se classer dans les trois premiers. Cette situation lui permettra de rester libre et lui offrira la possibilité de remporter une troisième victoire consécutive à domicile. En 2021 et 2022, il avait gagné de justesse contre Michaël Burri lors du RIV. Le Jurassien, qui roule cette année aussi sous licence française et ne touche donc pas de points pour le Championnat suisse, est au volant d'une Skoda Fabia, comme Hirschi, Michellod et Coppens.

Jonathan Michellod Eichenberger Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Jonathan Michellod peut devenir champion pour la première fois © Eichenberger

La lutte pour la troisième place au Championnat entre Sacha Althaus (également Skoda Fabia) et Sergio Pinto (Alpine A110 RGT) sera sans aucun doute également passionnante. Althaus a 19 points d'avance sur Pinto. Les deux pilotes se verront encore retirer un résultat, sous réserve qu'ils franchissent la ligne d'arrivée. Quant à Thibault Maret, il n'a plus aucune chance de se hisser dans le top 3. Le jeune Valaisan, que nous avons récemment présenté dans le magazine d'Auto Sport Suisse, ne pourra dans l'idéal que terminer quatrième. Mais il a déjà prouvé en 2023 lors du Rallye du Chablais (4e) et du Rallye de Bourgogne (3e) qu'il a les moyens d'embêter les pilotes expérimentés.

Parmi les 67 pilotes au volant de voitures modernes, il faudra également surveiller Yoan Loeffler (Citroën C3 Rally2), David Erard (VW Polo) et Cédric Althaus (Porsche 991 Cup), qui affrontera Pinto en RGT, lors du RIV. Le tout nouveau champion junior Jérémy Michellod sera également au départ. Le frère cadet de Jonathan Michellod avait déjà fait la différence lors du Rally del Ticino.

En revanche, la Coupe Suisse des Rallyes demeure ouverte. Quatre pilotes sont encore en lice pour le titre. Claude Aebi (Renault Clio) est en tête avec 74 points devant Alphonse Kilchenmann (Suzuki Swift, 71 points), Laurent Rossi (Peugeot 206 XS, 64) et Olivier Ramel (Renault Clio, 57).

Dans le Trophée Michelin Alps Open, les dés sont également déjà jetés. Le champion Sergio Pinto mettra tout de même tout en œuvre pour s'imposer dans son rallye à domicile face aux deux pilotes de Renault-Clio 3, Thomas Battaglia (F) et Ismaël Vuistiner. Le leader du Trophée Michelin Alps 2WD, le Français Alexandre Bastard, sera absent. Jérémy Michellod et Olivier Ramel pourront encore lui disputer le titre, en fonction de l'issue du rallye.

Pinto Cornevaux Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Sergio Pinto sur son Alpine A110 RGT © Cornevaux

En VHC, la catégorie historique, le titre a déjà été attribué. Avec 173 points, le pilote BMW Pascal Perroud se trouve inexorablement en tête avant la finale en Valais. Le deuxième, Eddy Tapparel (Porsche 911), est lui aussi pratiquement arrivé au bout. Son avance sur le troisième, Florian Gonon (Ford Escort), est de 45 points. C'est le nombre maximum de points que Gonon, champion de Suisse des rallyes 2009, pourra obtenir lors de son rallye à domicile. Au total, 19 voitures historiques seront au départ. A cela s'ajoute une douzaine de véhicules en VHRS, où la régularité est de mise. Là aussi, le titre a déjà été attribué: Laurent Pernet (BMW 325 ix) est en tête du classement avec un maximum de points.

Après une année de transition aux Bains des Saillon, le Rallye du Valais sera de retour ce week-end (26-28 octobre) au centre d'exposition CERM de Martigny. On y trouvera le parc d'assistance, accessible gratuitement au public, ainsi que le «Rallye Village» avec ses nombreux stands et attractions. Tout commencera jeudi avec le shakedown, à quelques kilomètres du centre du rallye. Vendredi, huit épreuves spéciales seront au programme dans la région de Sion et samedi, six autour de Martigny. Les participants devront parcourir au total 181,55 kilomètres de spéciales.

Vous trouverez de plus amples informations sur la sixième manche du Championnat suisse des rallyes sous ce lien.

Dates du Championnat suisse des rallyes 2023
31 mars – 1er avril, Critérium Jurassien
1–3 juin, Rallye du Chablais
8–9 juillet, Rallye de Bourgogne – Côte Chalonnaise (F)
31 août – 2 septembre, Rallye Mont-Blanc Morzine (F)
29–30 septembre, Rally del Ticino
26–28 octobre, Rallye International du Valais

Perroud Cornevaux Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Pascal Perroud est déjà désigné vainqueur de la VHC © Cornevaux

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23.10.2023 Rapport du week-end 30/2023
Feller Ricardo Hockenheim 2023 Interview Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Ricardo Feller n'a pas pu renverser la vapeur à Hockenheim © Audi

Ce week-end, Ricardo Feller n'a eu pas de chance face au nouveau champion Thomas Preining lors de la finale du DTM à Hockenheim. Mais Feller peut être fier de sa troisième place au classement général. Sa campagne DTM 2024 se poursuit également – avec ABT et Red Bull.

Ça n'a pas marché. Les chances de titre de Ricardo Feller en DTM se sont envolées dès la première course de la finale d'Hockenheim. Thomas Preining, le leader du classement général, était trop fort. L'Autrichien a non seulement remporté les deux courses finales au volant de la Porsche Manthey, mais il a également signé la pole position dans les deux manches, s'assurant ainsi son premier titre DTM de manière souveraine devant Mirko Bortolotti.

Pour Feller, qui s'est classé 4e et 9e lors des deux dernières courses, c'est une saison réussie en DTM qui s'est achevée avec une troisième place. L'Argovien a été le seul pilote, avec le nouveau champion Preining, à entrer dans les points à chaque course. Feller sera également au départ du DTM en 2024 pour l'équipe ABT Sportsline. Le vendredi précédant la finale, les «abbés» ont présenté leurs deux nouvelles Audi aux couleurs de Red Bull pour la saison à venir.

Valente Alain Hockenheim 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Alain Valente a remporté sa première course de l'ADAC GT Masters © ADAC

Une victoire suisse a tout de même eu lieu à Hockenheim. Alain Valente s'est assuré sa première victoire dans l'ADAC GT Masters aux côtés de Ralf Aron lors de la dernière course de la saison. Lors de la première course, le Bernois avait terminé deuxième. Grâce à ces deux résultats de premier plan, le pilote Mercedes a encore réussi à se hisser à la deuxième place du classement général. Le titre est revenu au duo Seppänen/Owega.

Léna Bühler a également pu se réjouir de sa deuxième place au classement général. La Vaudoise termine sa première saison en Formula 1 Academy, une série de courses de F4 pour femmes, en tant que vice-championne. Lors de la finale de la saison sur le circuit souvent des Amériques à Austin, Bühler a pris les 3e, 2e et 4e places. La pilote de la Sauber Academy s'est assurée deux victoires et un total de 13 podiums au cours de la saison.

Une autre Suissesse a également fait la fête sur le podium ce week-end. Après avoir remporté le Ladies Trophy en Formule 4 italienne, Tina Hausmann s'est adjugé le même titre en Euro 4.

Jasin Ferati a également fêté une fin de saison sur mesure en Porsche Carrera Cup: le jeune pilote de 20 ans originaire de Winterthour s'est hissé à la 10e place lors de la dernière course sur le circuit d'Hockenheim et a décroché deux nouvelles places de podium chez les Rookies.

Des pilotes et des équipes suisses étaient également au départ de la finale de l'ELMS à Portimão. Mais avec des résultats différents. Louis Delétraz (finalement 3e) a manqué le titre en ProAM, tout comme Alexandre Coigny avec Cool Racing (2e). Neel Jani n'a pas non plus fait mieux que les 5e et 10e places lors de la finale. «La deuxième partie de la saison ne nous a pas été favorable», explique Jani. «Nous avons été en tête pendant la majeure partie de la saison, mais vers la fin, les dieux de la course n'étaient pas de notre côté.» Le titre LMP3 de l'équipe suisse Cool Racing était déjà dans la poche.

Albert Tamm a également remporté un autre succès d'estime international. Le champion suisse de karting chez les Super Minis s'est classé troisième lors de la 51e édition du Trofeo delle Industrie à Lonato (I). Cette année, Tamm était déjà monté sur le podium du Trofeo Margutti (deuxième) et de la WSK de Sarno (premier).

Buehler Lena Austin 2023 Motorsport Suisse | Auto Sport Suisse
Léna Bühler a terminé deuxième au classement général de la F1 Academy © F1 Acadmey

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