Mercredi 22 juillet Heinrich «Heiri» Keller, ancien pilote de course et mécène dont la grande passion était le sport automobile, est décédé à l’âge de 95 ans. Cet entrepreneur prospère de Gümlingen, actif dans le secteur du bâtiment, a non seulement soutenu des pilotes locaux talentueux tels que Peter Arm, Ruedi Frei ou Benjamin Studer, mais il a également permis à Ruedi Eggenberger, entre autres, de créer sa propre entreprise. De nombreux autres pilotes ont également bénéficié du soutien de Keller. C’est notamment le cas d’Herbert Müller. Keller a notamment aidé «Stumpen-Herbie» à acquérir sa De Tomaso Pantera.
Originaire de Suisse orientale, Keller a lui-même participé à des courses dans les années 1970. Il avait un penchant pour les voitures de grosse cylindrée. Ainsi, après avoir piloté une Camaro du Groupe 1, Keller a également pris le volant de l’ancienne Pantera de Müller, puis, à plusieurs reprises, d’une Ferrari 512M issue de l’écurie de Müller, tant au championnat suisse qu’à l’étranger. C'est en 1975 qu'il a remporté son plus grand triomphe en s'imposant lors de la course de 4 heures de Jarama (ESP) aux côtés de Paul Keller (sans lien de parenté) au volant d'une BMW 3.0 CSL.
Son entourage proche a décrit Keller comme un battant. Sa volonté de s’investir, son esprit d’entreprise, son sens du sport et son caractère sociable l’ont particulièrement marqué. Auto Sport Suisse présente ses sincères condoléances à la famille de «Heiri» Keller. Conformément à ses dernières volontés, il n’y aura ni cérémonie funéraire ni service d’adieu.
À Anzère, ce n'était pas seulement la mi-parcours du Championnat suisse de course de côte, mais aussi de la Coupe suisse de montagne a disputé quatre des huit courses prévues. Ludovic Monnier et Stephan Burri sont en tête, sans avoir perdu le moindre point.
La Coupe suisse de montage pour les véhicules de petite cylindrée s’avère cette année encore très équilibrée. La course de côte d’Anzère a marqué la mi-parcours. Quatre des huit manches sont déjà terminées – deux pilotes affichent encore un sans-faute: Ludovic Monnier (VW Golf) et Stephan Burri (VW Scirocco). Monnier occupe pour la première fois la tête du classement de la coupe. Burri connaît déjà cette sensation. En 2023, le Bernois, qui s’est installé en Thurgovie il y a environ sept ans en raison de son métier de garagiste, avait remporté la coupe des voitures de tourisme jusqu’à 2 litres. Les deux pilotes totalisent 80 points.
Monnier (au volant de la Golf Turbo de Danny Krieg, vainqueur de la Coupe de montagne de l’année dernière) domine, comme prévu, ses adversaires dans la catégorie E1 jusqu’à 2000 cm³. À Hemberg, il a largement devancé Kurt Tschirky (Opel Kadett) avec plus de six secondes d’avance. À La Roche également, le natif du canton de Vaud a terminé avec 5,6 secondes d’avance sur l’Opel du rapide Sébastien Coquoz. À Reitnau, le premier poursuivant de Monnier était Ruedi Fuhrer au volant d’une Honda CRX (+6,2 sec). À Anzère, c’est à nouveau Coquoz qui a mis le plus de pression, se rapprochant à 4,3 secondes de Monnier, mais sans turbo, il ne peut battre Monnier que si celui-ci commet une erreur ou rencontre un problème technique. Cela est arrivé qu'une seule fois jusqu'à présent. Heureusement pour lui, c'était lors d'une course de côte en France qui ne comptait pas pour le championnat. «Là-bas, la fixation au châssis s'est cassée», explique Ludovic.
Dans la catégorie Interswiss jusqu'à 2 litres, Burri doit surveiller plusieurs adversaires à la fois. Mais avant tout Arnaud Donzé au volant de sa VW Golf. Le Jurassien est généralement toujours dans le sillage de Burri. À Hemberg, l’avance de Burri était de 1,6 seconde, à La Roche de 1,4 et à Reitnau de seulement 0,9 seconde. Ce n’est qu’à Anzère que Burri a pu respirer un peu, avec 6,1 secondes d’avance sur ses poursuivants.
Mais Monnier dispose d’un autre atout dans son jeu. Si les deux pilotes VW restent en tête sans avoir perdu de points après huit courses, ce sont les classements au SCRATCH qui détermineront l’attribution du titre. Et dans cette catégorie, Monnier a légèrement l’avantage.
Comparaison Monnier vs Burri au SCRATCH:
Hemberg: Monnier 12e, Burri 21e.
La Roche: Monnier 16e, Burri 23e.
Reitnau: Monnier 9e, Burri 14e.
Anzère: Monnier 15e, Burri 19e.
À mi-parcours, Hans-Peter Eller occupe la 3e place du classement intermédiaire au volant de son Opel Kadett C vert vif de la catégorie E1 jusqu’à 1,6 litre. Andreas Helm est quatrième dans sa VW Polo. «Helmi» est également invaincu jusqu’à présent dans la catégorie IS jusqu’à 1,4 litre. Il n’a toutefois obtenu que la moitié des points lors de la dernière épreuve à Anzère, car trop peu de concurrents avaient pris le départ dans son groupe. La 5e place revient pour l’instant à Werner Rohr avec sa Toyota Corolla (IS jusqu’à 1,6 litre). Rohr a perdu des points à La Roche (derrière Martin Howald et Christophe Oulevay). À Reitnau également, Howald s'est montré plus rapide. À la 6e place, on retrouve ex æquo Arnaud Donzé et Thomas Zürcher au volant d'une Renault Clio. Ce dernier figurait lui aussi parmi les leaders jusqu'à Anzère. L'accident survenu en Valais lui a coûté la première place qu'il occupait jusque-là. Les autres pilotes du top 10: 8e Stefan Schöpfer (Audi 50), 9e Beat Rohr (Renault Clio), 10e Beat Oertig (Peugeot 106).
Les champions précédents de la Coupe suisse de montagne
2014 Martin Bürki, VW Polo
2015 Martin Bürki, VW Polo
2016 Danny Krieg, Audi A4
2017 Giuliano Piccinato, Honda Integra Type R
2018 Martin Bürki, VW Polo
2019 Philip Krebs, Renault Clio
2020 (pas de championnat en raison du Covid)
2021 (pas de championnat en raison du Covid)
2022 Martin Bürki, VW Polo
2023 Stephan Burri, VW Scirocco
2024 Jean-François Chariatte, Fiat X1/9
2025 Danny Krieg, VW Golf Rally
Il reste encore une course à disputer dans le cadre du Championnat suisse junior: le 30 août à Oberhallau. L'issue de la compétition n'est pas encore tranchée. Mais il n'y a plus qu'un seul pilote capable d'empêcher Alessandro Grispino de remporter le titre.
Lors de la finale du Championnat suisse junior à Oberhallau (29 et 30 août), Alessandro Grispino ne peut en réalité être battu que par lui-même. Grispino, qui a remporté de manière surprenante mais très souveraine le titre de champion suisse de slalom en 2025, a tous les atouts en main. Il est le seul à avoir totalisé le maximum de points après sept des huit courses comptant pour le championnat junior. S’il marque également des points lors de la course de côte à Oberhallau, le titre lui est assuré. Seul un zéro de Grispino lors de la dernière course pourrait relancer le suspense.
Dans un tel cas, ce ne seraient toutefois pas ses poursuivants directs, Steven Chiquita, qui compte actuellement dix points de retard sur Grispino, ni Hugo Mascaro (tous deux sur BMW), qui accuse un retard de 20 points sur le pilote de Renault Clio, qui pourraient encore empêcher Grispino de remporter le titre. Seul le pilote de Formule 3 Ursanne Salomon pourrait encore rattraper Grispino. Salomon, actuellement quatrième au classement général, atteindrait également les 150 points s’il remportait la victoire dans son groupe et que Grispino ne marquait aucun point. Étant donné que, dans chaque discipline (slalom et course de côte), les juniors ont un résultat à biffer, les deux auraient à ce moment-là les mêmes résultats écartés. Dans un tel cas, ce seraient alors (argument suivant) les adversaires battus qui compteraient dans le classement général (SCRATCH). Et c’est là que Salomon devancerait Grispino.
Compte tenu de la régularité de Grispino, il est très improbable que ce cas de figure se présente à Oberhallau. Le pilote de 25 ans, originaire de Steinen dans le canton de Schwyz, a déjà prouvé l’année dernière (et cette saison également) lors du Championnat suisse des slaloms qu’il ne se laisse pas déstabiliser facilement. De plus, sa Renault Clio R3 ne l’a jusqu’à présent très, très rarement laissé tomber. Et lorsque cela s’est produit, ce mécatronicien de formation a su résoudre le problème avec brio.
Pour Salomon, il ne s’agit donc probablement «que» de la 2e place. Il peut toutefois la décrocher par ses propres moyens en remportant la course chez les monoplaces et en atteignant 150 points. En effet, Chiquita totalisera au mieux (après déduction des deux résultats à retirer) 145 points, et Mascaro 135. L’un des deux pilotes BMW – et c’est ce qui rend la course passionnante à Oberhallau, car les deux s’affrontent directement – pourrait donc encore être écarté du podium général.
À propos du Championnat suisse junior: depuis deux ans, Auto Sport Suisse organise un championnat junior dans le cadre des championnats suisses des slaloms et de course de côte. Sa particularité: les pilotes peuvent y participer avec leurs propres voitures (voitures de tourisme jusqu’à 2,5 litres / voitures de course jusqu’à 2 litres). Le classement est établi sur la base de quatre slaloms et de quatre courses de côte. Tous les pilotes titulaires d’une licence NAT ou INT délivrée par l’ASS peuvent y participer. Les participants ne doivent pas avoir plus de 25 ans (année au cours de laquelle ils atteignent l’âge de 25 ans). Le classement est établi en tenant compte de deux résultats à biffer: un lors d’un slalom, l’autre lors d’une course de côte. Le champion ou la championne est celui ou celle qui totalise le plus de points toutes disciplines confondues. En 2024, Jannis Jeremias (VW Polo) a remporté le titre, tandis qu’en 2025, c’est Lionel Ryter (Formule Renault) qui a remporté le championnat. Tous deux ont obtenu leur licence de course gratuitement l’année suivante.
Sur la scène internationale, les succès des pilotes suisses ont été un peu moins nombreux que d'habitude ce week-end.
Le Championnat du monde de Formule E 2025/2026 se dirige vers sa grande finale à Londres (GBR) les 15 et 16 août. Le Genevois Edoardo Mortara fait partie de ceux qui ont encore toutes leurs chances de remporter le titre, même si sa situation s’est détériorée le week-end dernier lors du double meeting à Tokyo (JAP). Après une 5e place lors de la première course, Mortara s’est élancé dimanche sur piste mouillée depuis la pole position pour la quatrième fois cette saison (un record!). Malgré quelques tours en tête, le pilote Mahindra n’a pas réussi à convertir cette bonne position de départ en points précieux. Il a d’abord été dépassé en raison d’une pression de pneus non optimale, puis s’est retrouvé pris dans une collision en chaîne en fin de course, ne marquant ainsi aucun point. «J’ai pris le départ avec le réglage pluie, et ce n’était pas la bonne décision», a déclaré Mortara. «C’est décevant de repartir les mains vides lors d’une telle journée, qui commence par la pole position.» Au classement général, «Edo» occupe la 5e place, à 30 points du leader Jake Dennis. Nico Müller a terminé les courses au Japon aux 18e et 7e places. Sébastien Buemi s’est classé respectivement 14e et 15e. Les victoires à Tokyo sont revenues à Dan Ticktum (GBR) et au coéquipier de Mortara, Nyck de Vries (NED).
Ce week-end, lors de la manche du DTM à Oschersleben (Allemagne), les pilotes suisses ont eux aussi fait preuve d'une performance plutôt modeste. Ricardo Feller (Porsche) a terminé respectivement 10e et 8e et a perdu quelques places au classement général (il occupe désormais la 14e place). Les deux pilotes d’Emil Frey, Thierry Vermeulen (9e/15e) et Mateo Cairoli (11e/10e), n’ont quant à eux jamais vraiment trouvé leur rythme. Les vainqueurs d’Oschersleben sont Thomas Preining (AUT) et Mirko Bortolotti (ITA).
Les pilotes suisses de Formule 4 ont marqué des points en Italie. Lors de la quatrième manche du championnat italien au Mugello, Florentin Hattemer (Trident) a terminé 6e de la première course, dixième lors de la deuxième manche et 19e en finale. Levi Arn (Jenzer Motorsport) s’est classé 22e, 9e et 14e. Andreas Lo Bue (Maffi Racing) a manqué la finale après s’être classé 23e et 25e. Le meilleur pilote Jenzer a été Bader Al-Sulaiti. Le jeune Qatari a terminé deuxième de la troisième manche préliminaire et septième en finale. L'Allemand Elia Weiss (également sous contrat chez Jenzer) s'est élancé deux fois en pole position, mais n'a pas su tirer parti de cette bonne position de départ et a abandonné lors des deux courses.
Chiara Bättig, pilote junior Red Bull, était également en action ce week-end en Formule 4 britannique. Lors de la sixième manche à Thruxton (GBR), elle a terminé 13e, 8e et 9e.
Au total, Roland Salomon a remporté 15 titres de champion au volant de voitures de course. Onze d’entre eux, toutefois, l’ont été dans sa jeunesse, alors qu’il pilotait avec passion des «Speed Model Cars». Salomon a été sacré trois fois champion d’Europe dans sa catégorie et deux fois champion du monde. Ce n’est qu’en 1963 que cet entrepreneur bernois est passé aux quatre grandes roues, en commençant par une Citroën 2CV classée en course automobile en raison de son allègement extrême. Puis vinrent une Ford Anglia «tuné» et, peu après, sa première voiture de course. Dès la Formule 3 (avec 1000 cm³), Salomon s’imposait déjà comme un adversaire redoutable pour bon nombre de professionnels. Aux côtés de Clay Regazzoni et de Jürg Dubler, il remporta en 1968 la Coupe d’Europe des nations disputée à Hockenheim pour la Suisse.
C'est à la fin des années 1960 et au début des années 1970 que Salomon a remporté ses plus grands succès au championnat suisse. En 1969, il a décroché son premier titre de champion suisse dans la catégorie des voitures de course avec la Tecno F3. En 1970, Salomon remporta, au volant de la Tecno F2 1600, la Coupe des montagnes suisses, précurseur de l'actuel championnat de course de côte. Son passage en Formule 2 ne porta toutefois ses fruits qu'en 1973, avec un deuxième titre de champion de Suisse, cette fois au volant d'une nouvelle March-BMW 732 et les cheveux déjà grisonnants. L'année suivante, il a réussi à défendre son titre avec la même voiture dans le championnat qui comprenait alors des courses sur circuit et des courses de côte; il a également obtenu quelques résultats honorables dans le très disputé championnat d'Europe de Formule 2, après quoi Salomon a pris une année sabbatique loin de la compétition.
En 1976, le président de longue date du légendaire SAR (Schweizer Autorennsportclub) fit son retour sur les circuits sous le pseudonyme de «Ruby», au volant d’une Modus Formula Atlantic. Au volant de la voiture conçue par le Suisse Jo Marquard, Salomon a réalisé des temps prodigieux, si bien que l’identité de «Ruby» a rapidement été dévoilée. Le légendaire magazine de sport automobile «powerslide» estimait à l’époque qu’il n’avait sans doute jamais aussi bien piloté que cette année-là, alors qu’il avait déjà 41 ans. Bien que Salomon se soit en réalité retiré après son quatrième titre de champion de Suisse, il se laissa convaincre en 1978 de participer à la nouvelle Coupe suisse Renault 5 – un intermède qui marqua la fin peu glorieuse de sa carrière par ailleurs couronnée de succès et lui fit prendre conscience que ce genre de voitures de route ne lui convenait vraiment pas comme véhicules de course.
Côté sport, Salomon s'est tourné vers la Cresta Run de Saint-Moritz, où il a dévalé la piste de skeleton à toute allure jusqu'à l'âge de 80 ans. Ce qu'il appréciait particulièrement, c'était la convivialité au bord de la piste, notamment au Dracula Club. Ce senior plein d’entrain continuait d’apprécier la convivialité, mais de manière plus modérée et plus calme. C’est ainsi qu’en février 2025, à l’occasion de son 90e anniversaire, ce bon vivant a fêté, entouré de sa famille et de nombreux amis dans une cave gastronomique bernoise, l’arrivée réussie à la dernière décennie de sa vie riche en rebondissements et souvent pleine d’aventures. Samedi dernier, il a fait une chute dans la salle de bains de sa maison de retraite à Frauenkappelen et s’est gravement blessé; il a succombé à ses blessures peu après. Roland Salomon laisse derrière lui son épouse Denise, qu’il connaissait depuis très longtemps et qu’il avait épousée en 2017, sa belle-fille Alannah et sa fille Eliane, issue d’un premier mariage.
Texte: Peter Wyss
Après la première manche disputée sur piste mouillée, la course de côte Ayent-Anzère laissait présager une surprise. Mais grâce à deux manches impeccables sur piste sèche, Robin Faustini a remis les choses en ordre. Hermann Bollhalder s'est imposé haut la main dans la catégorie des voitures de tourisme.
Certains pilotes n’auraient pas vu d’inconvénient à ce qu’il pleuve également l’après-midi hier. En tête de file, le héros local Victor Darbellay au volant de sa Nova-Proto 2 litres. Le Valaisan, qui fêtera ses 31 ans la semaine prochaine, avait littéralement «trempé» la concurrence lors de la première manche de la course de côte Ayent-Anzère avec un temps de 1:38,691 min. Même le double champion suisse de course de côte Robin Faustini a dû s’avouer clairement vaincu, avec 2,6 secondes de retard sur Darbellay. Mais Darbellay n’était pas le seul à arborer un large sourire après la première manche. Son compatriote valaisan Lionel Ryter s’est lui aussi surpassé sous la pluie (et dans le brouillard): au volant de sa «petite» Formule Renault, il a signé le cinquième meilleur temps et a même devancé un pilote du calibre de Marcel Steiner au volant de la Nova NP01.
Au final, la 48e édition de la course de côte reliant Ayent à Anzère n’a toutefois pas vu triompher un pilote valaisan. Vers 14 heures, à la grande joie des spectateurs, le temps s’est éclairci, garantissant des conditions sèches pour le reste de la course. La voie était ainsi libre en tête pour Faustini, vainqueur en série. Mais celui-ci devait se battre sur plusieurs fronts. Premièrement, après le résultat de la première manche, il ne pouvait se permettre aucune erreur. Deuxièmement, il avait dans son sillage un pilote très rapide, Joël Volluz, de retour au volant de sa Norma M20FC. Et troisièmement, le jeune Argovien a connu des problèmes avec son moteur Emap lors des manches 2 et 3. «Je m’inquiétais pour le moteur», explique Faustini. «À partir d’une certaine température, je ne disposais plus de la pleine puissance et, pour gagner, j’ai dû rouler absolument à la limite.» Avec des temps de 1:23,9 et 1:23,4 min, Faustini a décroché sa 19e victoire générale d’affilée. Volluz n’a pas pu lui tenir tête lors de la dernière manche avec un temps de 1:24,9 min, mais s’est tout de même montré satisfait de sa deuxième place. «Ces derniers jours ont été très difficiles. J’ai récupéré le moteur in extremis. Lors de la troisième manche, j’ai malheureusement commis deux petites erreurs. Mais je suis très heureux de cette deuxième place.» Et Darbellay? Le vainqueur de la première manche n’a rien pu faire face aux voitures de 3 litres, plus puissantes, malgré un nouveau record de la catégorie des 2 litres, mais il a une fois de plus prouvé sa classe en décrochant la troisième place. En additionnant ses deux meilleurs temps, Darbellay n’était qu’à six dixièmes de seconde de Volluz.
Même s’il n’était pas encore satisfait, Steiner, quatrième, a lui aussi réussi à progresser lors des manches 2 et 3. Il lui manquait certes 2,6 secondes pour monter sur le podium. Mais après avoir secoué la tête sous la pluie, Steiner a retrouvé un peu de bonne humeur l’après-midi. «Sur piste mouillée, je n’ai pas été assez agressif. Mais je ne voulais surtout pas abîmer la voiture. Le fait que nous ayons pu disputer trois manches malgré la pluie et les retards m’a sauvé. Les manches 2 et 3 se sont plutôt bien passées, mais il me manque encore de la confiance.» La 5e place au classement SCRATCH est revenue à Michel Zemp. Le Lucernois s’est montré satisfait de ses temps: «J’ai été plus rapide que l’année dernière. Mais l’écart avec Victor était un peu trop important.»
Pour Ryter, sa course à domicile s’est terminée à la 6e place. Le jeune Valaisan s’est ainsi une nouvelle fois imposé comme le pilote de Formule le plus rapide. Lors de la deuxième manche, il a amélioré de près d’une seconde le record de catégorie établi par Joël Burgermeister en 2022, en signant un temps de 1:31,2 min. Les autres places du top 10 ont également été remportées par des pilotes de voitures de sport ou de Formule. 7e place: Ursanne Salomon (Formule 3), 8e place: Jean-Jacques Maitre (Nova NP01), 9e place: Roland Bossy (Formule 3), 10e place: Fabrice Jolidon (Osella PA20S). Le résultat de Samuel Métroz est une fois de plus remarquable. Au volant de la petite Formule Arcobaleno de 998 cm³, ce Valaisan a lui aussi établi un nouveau record de catégorie. L'ancien record était détenu par nul autre que Victor Darbellay…
Dans la catégorie des voitures de tourisme, après des courses mouvementées à Anzère, la question se pose: par où commencer? Roger Schnellmann était en réalité le favori pour la victoire du jour en Valais. Mais sa Mitsubishi Evo 8 lui a causé des soucis pour la troisième fois (après La Roche et Reitnau). Dès samedi soir, le pilote de Schwyz a dû installer un arbre de transmission de fortune. Mais celle-ci n’a pas résisté aux contraintes: dès la première manche, la journée était à nouveau terminée pour Schnellmann. Le leader du classement général, Bruno Sawatzki, a lui aussi quitté Anzère sans marquer le moindre point. Le pilote de la vallée du Rhin a dévié de la trajectoire dans la section de montée rapide au niveau du «Bus-Stop» et a dû abandonner sa Porsche, fortement endommagée. Le champion des voitures de tourisme de 2023 et 2024 perd ainsi la tête du championnat. «C’était ma faute», a déclaré Sawatzki sans détour. «J’allais un tout petit peu trop vite à cet endroit sur la chaussée mouillée.»
Comme annoncé dans l’avant-première, c’est Hermann Bollhalder qui a pris le relais. Le pilote originaire de Wattwil s’est surpassé à Anzère (comme en 2025) et a été le seul pilote à rouler deux fois sous la barre des 1:40 min avec un toit au-dessus de la tête. Le pilote de l’Opel Speedster a ainsi décroché sa première victoire nationale du jour en catégorie voitures de tourisme. En prime, il a établi un nouveau record de catégorie en 1:38,944 min – chapeau! Remo Fischer a terminé deuxième de la catégorie E1. Son Escort-Gabat, véritable bolide, s’est classée 13e au classement général (SCRATCH), deux places derrière Bollhalder. Fischer a manqué la barre des 1:40 min de justesse, à un dixième de seconde près. Ludovic Monnier s’est lui aussi illustré au volant de sa VW Golf. À l’instar de Bollhalder, il a établi un nouveau record de catégorie et s’est adjugé la victoire dans la catégorie E1 jusqu’à 2 litres devant Sébastien Coquoz (Opel Kadett) et Fabien Houlmann (Peugeot 205).
Stephan Burri est le nouveau leader du championnat des voitures de tourisme: au volant de sa VW Scirocco, il a remporté la catégorie Interswiss avec une avance confortable sur Arnaud Donzé (VW Golf). Là encore, le classement était tout autre après la première manche disputée sous la pluie. Sur piste mouillée, c’est Dominic von Rotz qui s’était montré le plus rapide au volant de son Audi A4 à quatre roues motrices. Mais sur piste sèche, Burri a renversé la situation en sa faveur. Il a manqué son propre record de catégorie de huit dixièmes de seconde, avec un temps de 1:42,895 min. Grâce à une nouvelle victoire de groupe en TCR, le rapide Sergio Kuhn, au volant de sa Peugeot 308, a lui aussi maintenu ses ambitions de titre. Seuls trois points séparent le pilote de 32 ans, originaire de Pfäffikon (ZH), de Burri.
Dans la Coupe suisse de montagne (pour les voitures de tourisme jusqu’à 2 litres) également, Anzère a réduit le nombre de prétendants de quatre à deux. Monnier et Burri restent en tête, toujours sans avoir perdu de points. Hans-Peter Eller (Opel Kadett) occupe désormais la troisième place. Andreas Helm, au volant de sa VW Polo, a chuté à la 4e place. Il s’est certes imposé une nouvelle fois dans la catégorie IS jusqu’à 1,4 litre, mais n’ayant affronté que trois adversaires, il n’a obtenu que la moitié des points. Thomas Zürcher a quant à lui connu zéro points. Après la première manche, le neuf fois vainqueur de la Renault Classic Cup était encore en tête. Mais lors de la deuxième manche, il a lui aussi été victime d’un accident, ce qui l’a fait chuter à la 6e place de la Coupe de montagne. C’est Beat Rohr qui s’est adjugé la victoire en RCC.
Chez les juniors, Alessandro Grispino occupe la tête du classement après avoir remporté une nouvelle victoire dans sa catégorie. Il est suivi, aux 2e et 3e places, par les pilotes BMW Steven Chiquita et Hugo Mascaro.
Vous trouverez la liste complète des vainqueurs de chaque catégorie à Anzère dans le tableau ci-dessous: Patric Kuster (Toyota GR Yaris, Super Série Comp. jusqu'à 3 000 cm³), Pierre Mürner (Porsche GT3, Super Série Comp. jusqu'à 3 500 cm³), Frédéric Fleury (Martini MK52, Catégorie H Monoplace), Valentin Nicolet (Citroën Saxo VTS, Catégorie H jusqu'à 1 600 cm³), Luca Moinat (Opel Kadett, Gr. H jusqu’à 2 000 cm³), Alain Pfefferlé (Porsche 911 RSR, Gr. H jusqu’à 3 000 cm³), Joël Pitteloud (Opel Astra, Gr. H Classic jusqu’à 2 000 cm³), Vincent Gabbud (Honda Integra, N/ISN/R1), Jonathan Droz (Peugeot 208, A/ISA/R2/R3 jusqu’à 1 600 cm³), Alessandro Grispino (Renault Clio, A/ISA/R2/R3 jusqu’à 2 000 cm³), Xavier Craviolini (Renault Clio, RC3), Sergio Kuhn (Peugeot 308, TCR), Hanspeter Thöni (Peugeot 106, PSA Gr. N), Ramon Hänggi (Citroën Saxo VTS, PSA Gr. A), Jürg Brunner (Renault Clio 2, RCC), Beat Rohr (Renault Clio 3, RCC), Vincent Regard (Suzuki Swift GTI, E1 jusqu’à 1 400 cm³), Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu’à 1 600 cm³), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2 000 cm³), Jonas Magnin (Honda Civic, E1 jusqu’à 2 500 cm³), Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu’à 3 000 cm³), Julien Lonfat (Mitsubishi Colt Evo, E1 jusqu’à 3 500 cm³), Remo Fischer (Ford Escort Cosworth, E1 plus de 3 500 cm³), Andreas Helm (VW Polo, IS jusqu’à 1 400 cm³), Werner Rohr (Toyota Corolla AE86, IS jusqu’à 1 600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu’à 2 000 cm³), Ferdi Waldvogel (BMW M3 E30, IS jusqu’à 2 500 cm³), Dominic von Rotz (Audi A4 Quattro, IS jusqu’à 3 500 cm³), Xavier Vermeille (Norma M20F, CN jusqu’à 2 000 cm³), Vincent Caro (TracKing RC01B, E2 Silhouette), Samuel Métroz (Formule Arcobaleno, E2-SS jusqu'à 1 600 cm³), Lionel Ryter (Formule Renault, E2-SS jusqu'à 2 000 cm³), Roland Bossy (Tatuus F3-T318, E2-SS jusqu’à 3 000 cm³), Michaël Rollat (Spire GT3, E2-SC jusqu’à 1 000 cm³), Victor Darbellay (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 2 000 cm³), Robin Faustini (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 3 000 cm³).
Dans la catégorie REGionale, c’est d’un cheveu que le meilleur temps absolu de la journée a été décroché à Anzère. Il revient à Mattia Stacci sur une BMW M3 E30. Au cumul des deux manches, il a devancé Patrick Jakober, au volant d’une VW Golf, de quatre millièmes de seconde. Le troisième meilleur temps a été réalisé par Michael Meneghel, également au volant d’une VW Golf.
Et voici la suite du calendrier:
14-16 août, St-Ursanne – Les Rangiers
29-30 août, Oberhallau*
12-13 septembre, Gurnigel
19-20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
* comptent pour le championnat suisse junior
Le «Petit Susten» ouvre ses portes au public pour la 81ème Course de Côte Internationale St-Ursanne - Les Rangiers.
Bonne nouvelle à Saint-Ursanne: la zone réservée aux spectateurs «Petit Susten», très appréciée, sera à nouveau ouverte cette année à l'occasion de la 81e édition de la course de côte reliant Saint-Ursanne aux Rangiers (15 et 16 août).
Merci à tous de respecter les consignes des organisateurs: suivre exclusivement le balisage pour se rendre à l’emplacement – rester dans l’espace banalisé – pas de feu – pas de cigarette – pas de creusage – pas d’élagage – pas de détritus laissé sur le terrain.
Il n’y a pas de buvette sur le terrain. Ravitaillement possible à la cantine des pilotes aux Malettes avant de descendre et / ou à la cantine d’arrivée, en tout temps.
L'ASA St-Ursanne – Les Rangiers remercie le propriétaire de la parcelle et invite le public à venir nombreux vivre cette édition depuis un point de vue exceptionnel.
La Porsche Sports Cup Suisse est entrée dans la deuxième moitié de la saison sur le Red Bull Ring avec des courses palpitantes. En GT3 Cup, le pilote local Felix Neuhofer a pu savourer ses deux victoires au volant de sa 911 GT3 Cup.
Jack Sherwood, leader du championnat, a connu un week-end difficile sur les 4,318 kilomètres du Red Bull Ring: le Britannique n'a clairement pas fait le poids face à Felix Neuhofer en Styrie. Au volant de la Porsche 911 GT3 Cup l'Autrichien a engrangé le maximum de points grâce à deux pole positions, deux meilleurs tours en course et deux victoires. Lors de la première manche, Sherwood a franchi la ligne d'arrivée en deuxième position, mais a écopé de dix secondes de pénalité pour avoir trop souvent dépassé les limites de la piste. Cette sanction l'a relégué au troisième rang. Il a dû prendre le départ de la deuxième course depuis la cinquième place au lieu de la deuxième, car il avait besoin de nouveaux pneus. Le pilote de 20 ans est certes remonté jusqu'à la troisième place, mais il a de nouveau été pénalisé pour avoir dépassé les limites de la piste. Il a finalement été classé quatrième. Sherwood a néanmoins conservé la tête du championnat GT3 Cup, tandis que Neuhofer est passé devant Gregor Burkard pour s'emparer de la deuxième place.
Burkard n'a pas engrangé le moindre point lors de la première manche: la course du Suisse s'est terminée au septième tour à la suite d'une collision. Lors de son deuxième départ de la journée, il est passé de la quatrième à la deuxième position, place qu'il a conservée jusqu'à l'arrivée. La troisième place est revenue à Peter Hegglin, bien que le pilote de Seegräben ait été rétrogradé à la dixième position sur la grille de départ de la deuxième manche en raison de son contact avec Burkard. La cinquième place est revenue à Simon Mathys, devant Jan Klingelnberg et Andreas Marti. Christian Caramuscia avait pris le départ de la deuxième manche depuis la troisième position, mais il est retombé en queue de peloton au quatrième tour. Dans la première course, l'Italien avait pourtant terminé deuxième.
Deux départs depuis la pole position, deux meilleurs tours en course et deux victoires incontestées: Kevin Lattion rentre de Styrie en Suisse avec le maximum de points dans la catégorie GT4 Clubsport, comme lors de l'ouverture de la saison à Portimão. David Dias a terminé juste derrière lui à chaque fois. Contrairement à Lattion, il a participé à tous les week-ends disputés jusqu'à présent en Porsche Sprint Challenge Suisse avec sa Porsche 718 Cayman GT4 RS Clubsport de 500 ch, ce qui lui permet de conserver la tête du classement. Dans la catégorie Open GT, Dragos Buriu, parti en pole position, a remporté la victoire au classement général lors de la première manche. Patrick Dinkeldein s'est imposé lors de la deuxième manche.
Ce week-end, la course de côte Ayent-Anzère, un grand classique, est au programme. Malheureusement, Eric Berguerand, qui s'était inscrit, ne sera pas présent. Le héros local doit une nouvelle fois reporter son retour.
La grande question avant la 48e édition de la course de côte d’Ayent à Anzère était la suivante: Eric Berguerand (47 ans) fera-t-il son retour ou devra-t-il le reporter une nouvelle fois? La réponse est la suivante: la course se déroulera malheureusement sans Eric. «Le moteur marche, ce n’est pas le problème. Mais je n’ai pas pu effectuer le test prévu en France. Et sans ce test, cela n’a aucun sens. Je n’ai plus piloté depuis le Gurnigel 2023. Cela aurait été trop risqué. Anzère n’est pas un parcours que l’on peut prendre à la légère.» À la question de savoir si les fans verront Berguerand en action cette année encore, le septuple champion suisse de course de côte répond: «Je pense plutôt à l’année prochaine!»
Robin Faustini fait partie de ceux qui regrettent le forfait de Berguerand. Le leader du classement général comprend toutefois parfaitement sa décision: «Sans essais, c'est trop dangereux. La décision de ne pas courir est raisonnable.» Le Argovien de 28 ans et sa Nova-Empa NP01 forment désormais un duo pratiquement imbattable au Championnat suisse de course de côte. Faustini a remporté les 18 dernières courses (toutes saisons confondues). Lors de la manche d’ouverture à Hemberg, il comptait 1,34 seconde d’avance sur Marcel Steiner au cumul de ses deux meilleures manches. À La Roche, son avance sur Victor Darbellay était de 4,285 secondes. Et à Reitnau, son avance était de 1,605 seconde sur Michel Zemp. Pourquoi sa série s’arrêterait-elle donc justement à Anzère? Là où, l’année dernière, il avait battu de 1,624 seconde le record de parcours détenu par Berguerand depuis 2022, et où personne n’avait pu lui faire la moindre concurrence.
Thomas Amweg, qui fait une pause cette année, était l'année dernière celui qui s'était le plus rapproché de Faustini, avec un retard de 2,9 secondes (en additionnant les deux meilleures manches). Joël Volluz, qui fait son retour à Anzère au volant de sa Norma M20 FC, a déjà concédé 3,2 secondes. Et Faustini a déjà creusé un écart de plus de quatre secondes sur Steiner, quatrième. Sans parler des pilotes de deux litres, Darbellay et Zemp. Ils n’avaient aucune chance lors de la dernière édition à Anzère, mais devraient cette année se rapprocher nettement de la concurrence des trois litres. «C’est ce à quoi je m’attends», déclare Faustini. «Michel et Victor ont montré lors des dernières courses qu’il est possible de se battre aux avant-postes même avec un moteur de 2 litres. Cela devrait en principe être possible à Anzère aussi.»
La situation de départ chez les voitures de tourisme est plus claire sur le papier. En l’absence de «Speedmaster», qui participera ce week-end à la course de côte d’Hauenstein en Allemagne, Roger Schnellmann, au volant de sa Mitsubishi Evo 8 équipée d’un moteur Helftec, est le grand favori pour la victoire du jour chez les voitures de tourisme. À condition que son «monstre de montagne» ne le laisse pas tomber, comme ce fut le cas récemment à Reitnau et à La Roche. Car dans ce cas, les cartes seraient redistribuées et un autre pilote disposant d’un toit au-dessus de la tête aurait sa chance. L’un d’entre eux pourrait être Bruno Sawatzki. Le pilote Porsche originaire de la vallée du Rhin est en tête du classement des voitures de tourisme après trois courses sur huit et a réalisé un temps de 1:40 min lors de sa dernière participation en 2023 (il n’y a pas eu de course à Anzère en 2024). Hermann Bollhalder et son Opel Speedster font également partie des prétendants à une place d'honneur. Le pilote originaire de Wattwil était, l'année dernière, le deuxième pilote de voiture de tourisme le plus rapide derrière Simon Wüthrich, toujours absent: lui aussi avait signé un temps en 1:40 min.
Et puis il y a Ludovic Monnier. Ce Vaudois d’origine, qui vit à Monthey (VS), prend de plus en plus ses marques au volant de la VW Golf Rally qu’il a reprise à Danny Krieg. L’année dernière, Krieg avait signé un record personnel de 1:41,2 min. Monnier aimerait bien battre ce temps. S’il y parvient, il sera lui aussi un sérieux prétendant à une place de choix. Reste à voir s’il parviendra à se hisser tout en tête. Beaucoup dépendra de la fiabilité de la Mitsubishi de Schnellmann.
La situation est également passionnante dans la Coupe suisse de la montagne. Là aussi, Monnier est en tête – mais à égalité de points avec Stephan Burri (VW Scirocco), Andreas Helm (VW Polo) et Thomas Zürcher (Renault Clio). Chez les juniors également, rien n’est encore joué. À l’avant-dernière manche (après Anzère, seule Oberhallau compte encore pour le championnat junior), Alessandro Grispino (Renault Clio) devance de cinq, respectivement 20 points, les deux pilotes de BMW E30, Steven Chiquita et Hugo Mascaro. Le meilleur pilote de Formule est actuellement Anthony Gurba, talonné de près par Ursanne Salomon, qui, à Anzère (en dehors du championnat junior), souhaite défier non seulement le héros local Lionel Ryter en Formule Renault, mais aussi son mentor Roland Bossy en Formule 3 Tatuus.
À propos du parcours: le parcours reliant Ayent à Anzère mesure 3,5 kilomètres et est donc aussi long que celui reliant La Roche à La Berra. Seuls les parcours du Gurnigel et des Rangiers, figurant dans le calendrier actuel, sont plus longs. Au total, il faut franchir 319 mètres de dénivelé, avec une pente moyenne de 9,1 %. Le record à Anzère date de l’année dernière et a été établi par Robin Faustini en 1:22,61 min (= 152,524 km/h) au volant de sa Nova-Emap NP01. Le meilleur temps jamais réalisé en voiture de tourisme revient à Reto Meisel, qui a bouclé le parcours en 1:34,86 min au volant de sa Mercedes SLK 340.
Le coup d’envoi à Anzère sera donné le samedi 25 juillet à partir de 7 h 15 avec les premières séances d’essais. Au total, trois séances d’essais sont au programme; la dernière débutera à 17 h. Dimanche également, trois manches (à partir de 7 h 15) sont prévues. Les deux meilleurs temps seront additionnés à l’issue de la course.
Pour en savoir plus sur la course de côte d’Anzère, qui fait également partie du championnat suisse junior, rendez-vous sur https://www.ayent-anzere.ch/
Calendrier du Championnat suisse de course de côte 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, St-Ursanne – Les Rangiers
29 et 30 août, Oberhallau*
12 et 13 septembre, Gurnigel
19 et 20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
Remarque: les courses marquées d'un astérisque comptent pour le championnat suisse junior.
En 2026, le Championnat suisse des rallyes ne comptera que quatre épreuves. Le rallye Bourgogne Côte Chalonnaise, qui a été annulé, ne sera pas remplacé.
Suite à l'annulation du Rallye Bourgogne Côte Chalonnaise (initialement prévu les 10-11 juillet 2026, voir lien), le Comité Rallye s'est rapidement activé pour trouver une manche de remplacement. Plusieurs options ont été examinées, mais elles ont toutes dû être écartées pour des raisons de dates, distances et/ou type de rallye.
Le Comité propose à la Commission Sportive Nationale (CSN) d'approuver le calendrier suivant pour le Championnat Suisse des Rallyes, le Coupe Suisse des Rallyes, le Coupe Suisse des Rallyes Historiques VHC, sans résultat à biffer:
27 et 28 mars, Critérium jurassien
28-30 mai, Rallye du Chablais
18 et 19 septembre, Rallye du Tessin (sans VHRS)
29-31 octobre, Rallye du Valais
S'agissant de la Coupe Suisse des Rallyes Historiques de Régularité Sportive (VHRS), plusieurs options sont actuellement examinées et le Comité soumettra une proposition à la CSN en temps voulu.
Lors de la septième manche du Championnat d'Europe des courses de côte en Pologne, Reto Meisel a réussi à défendre sa place de leader au classement général, même si sa longue série de victoires a pris fin. Afin de préserver ses chances, il a emprunté une Mitsubishi Evo.
Le parcours de Limanowa, long de 5493 mètres, est réputé pour son revêtement glissant. C’est pourquoi Reto Meisel a troqué sa Mercedes SLK 340 habituelle contre une Mitsubishi Lancer Evo empruntée à une écurie polonaise, dotée d’une transmission intégrale et d’une puissance d’environ 1000 PS turbo sous le capot. Il va sans dire que même un pilote expérimenté et rapide comme Meisel a eu besoin d’un certain temps pour s’habituer à ce monstre ailé. De plus, la piste était humide les deux jours de course et n’a été vraiment sèche qu’au cours de la deuxième manche. Avec le deuxième meilleur temps de toutes les voitures de tourisme, l’Argovien s’est ainsi hissé à la troisième place du classement général, derrière deux Polonais, et à la deuxième place du groupe 1.
«C'était vraiment tout autre chose», a admis Meisel. «Après 21 ans passés avec des moteurs V8 et une propulsion arrière, cette transition a été tout sauf facile. C'était génial, surtout le départ avec le Launch Control. Je ne pense pas que j'aurais pu décrocher la deuxième place avec la SLK dans ces conditions. Cette expérience en valait la peine, et je vois déjà mille choses qu'on pourrait encore améliorer sur ce monstre.» Pour la course à domicile dans le Jura, Meisel reprendra sa voiture artisanale qui a fait ses preuves; ensuite, il verra bien. Dans le Groupe 1, la catégorie reine de la Catégorie 1, Meisel mène le classement intermédiaire avec une avance pratiquement insurmontable; le Suisse est également nettement en tête du classement de performance selon la formule SCRATCH. Ce n’est que dans le classement général du Championnat d’Europe, toutes catégories confondues, que le Croate Matija Jurisic s’est rapproché de lui à quatre points, après avoir remporté sa quatrième victoire de la saison au volant d’une Peugeot 308 TCR.
C'est l'Espagnol Joseba Iraola Lanzacorta qui a remporté la victoire au classement général, devant le Tchèque Petr Trnka et le Français Kevin Petit (tous sur Nova Proto NP01 Emap Turbo). L'Allemand Alexander Hin (Nova Proto NP01 Mader-Cosworth V8), qui occupait initialement la tête de manière surprenante, a abandonné lors de la deuxième manche après avoir heurté les glissières de sécurité. Son chef d'équipe et leader du championnat d'Europe, Christian Merli, n'a pas pris part à la course pour des raisons personnelles.
Une autre bonne nouvelle pour la Suisse nous parvient également de France. Lors de l’épreuve du championnat de France de course de côte à Dunières, Guillaume Mathez a remporté une nouvelle victoire dans la catégorie VHC. Au volant de sa Peugeot 309 GTI, il a largement devancé quatre concurrents de la catégorie A et s’est classé sixième parmi tous les pilotes de voitures de tourisme VHC.
Texte: Peter Wyss
Les podiums et les victoires des pilotes suisses en GT3 sont monnaie courante. Ce week-end, Ricardo Feller à Misano et Alex Fontana au Castellet ont de nouveau connu le succès.
Ricardo Feller reste dans la course pour le titre du GT World Challenge 2026. Lors du deuxième week-end de sprints à Misano (ITA), ce natif d’Argovie, qui vit désormais au bord du lac de Constance, a décroché un nouveau podium en terminant deuxième de la première course. Lors de la deuxième manche, le pilote Porsche s’est classé 20e aux côtés de son coéquipier danois Bastian Buus. Au classement général du championnat, Feller occupe la 3e place. Les nouveaux leaders sont Kelvin van der Linde et Charles Weerts, qui ont remporté les deux courses à Misano. Pour Patric Niederhauser (Lamborghini), les courses en Italie se sont soldées par une 11e et une 26e place. Le duo Ben Green/Thierry Vermeulen a terminé 4e et 5e, ce qui en fait le meilleur duo d’Emil Frey. Felix Hirsiger (Ferrari) a pris les 8e et 6e places dans la Silver Cup.
Alex Fontana avait lui aussi de quoi se réjouir. Le Tessinois a déjà décroché sa troisième victoire de la saison lors de la cinquième manche du GT Open au Castellet (FRA). Fontana est également monté sur la troisième marche du podium lors de la deuxième course. Avec une course de moins au compteur, le pilote Porsche de l’écurie ZRS Motorsport occupe la troisième place au classement provisoire. L'écart avec la tête du classement est de 22 points: les chances de Fontana de remporter le titre restent donc intacts. Le duo Mercedes composé de Yannick Mettler et Dexter Müller est quant à lui monté une nouvelle fois sur le podium, cette fois à la troisième place de la deuxième course du classement ProAM. Dans cette même catégorie, Alexander Fach jr. a terminé 4e et 6e lors de cette course dans le sud de la France.
Le championnat Euro-4, qui comprend trois week-ends de course, a disputé ce week-end sa deuxième manche au Castellet. Les deux Suisses Florentin Hattemer (Trident) et Georgiy Zasov (Prema) étaient également de la partie. Hattemer a terminé 18e, 10e et 15e, décrochant ainsi ses premiers points. Zasov est resté sur les deux points qu’il avait obtenus lors de la première course à Vallelunga et a dû se contenter des 24e, 26e et 22e places.
Ce pourrait bien être le retour de l'année! Si tout se passe comme prévu, Éric Berguerand (47 ans) sera enfin de retour sur la ligne de départ les 25 et 26 juillet lors de la course de côte reliant Ayent à Anzère, au volant de sa Lola FA99 noire.
Comme annoncé, Éric Berguerand fait son retour. C’est lors de sa course à domicile, d’Ayent à Anzère, que ce Valaisan de 47 ans compte faire son retour dans le championnat suisse des courses de côte le dernier week-end de juillet. Après 1049 jours d’absence, la Lola FA99 noire fait donc son retour – pour le plus grand bonheur des fans. Berguerand a déjà tenté à plusieurs reprises de remettre les gaz en côte. Mais son moteur Cosworth l’a laissé tomber. «Je l’ai montée, puis démontée, amenée chez le préparateur… toujours la même histoire. Lors de la dernière tentative, elle a enfin fonctionné.» Pour l’instant, la participation de Berguerand n’est pas encore gravée dans le marbre à 100 %. «Je vais faire un dernier essai au début de la semaine prochaine», explique Berguerand. «On verra alors si je serai bel et bien au départ à Anzère ou non.»
La dernière participation de Berguerand au Championnat suisse de course de côte remonte à la course du Gurnigel en 2023. À l’époque, le V8, qui venait tout juste d’être révisé, l’avait laissé tomber après les deux premières manches. «Le moteur avait déjà émis des bruits étranges pendant les essais», raconte Berguerand. Une analyse plus approfondie a révélé un problème au niveau des pistons. «Je perdais de l’huile et je n’avais presque plus de puissance.»
Après avoir félicité Marcel Steiner pour son sixième titre de champion de course de côte, Berguerand avait alors fait ses valises. Depuis, la «Black Mamba» n’a plus jamais pris la piste. Les 25 et 26 juillet, cette Formule 3000 gonflée à bloc avec de nombreuses pièces de Formule 1 sera enfin de retour sur la ligne de départ. «Je suis là pour m'amuser», souligne Berguerand, sept fois champion suisse de course de côte. «Quand je vois les temps réalisés par la concurrence avec leurs moteurs turbo, je ne veux pas me mettre la pression.»
Il est évident que Berguerand n’a plus rien à prouver à personne. Néanmoins (et à condition que le roll-out se déroule bien), nous sommes sans doute tous impatients de découvrir les temps que ce pilote chevronné sera capable de réaliser. En 2023, lors de sa dernière course à Anzère, il avait signé un temps de 1:24,876 min. L’année dernière, Robin Faustini avait établi un nouveau record du parcours en 1:22,616 min au volant de sa Nova Proto lors de cette manifestation valaisanne traditionnelle. Celle-ci se réjouit d’ores et déjà du retour de cette figure de proue. Mais attention: rien n’est encore joué.
Vous en saurez plus sur la course de côte d’Ayent à Anzère la semaine prochaine sur motorsport.ch.
Victor Darbellay a une nouvelle fois démontré toute sa classe lors de la course de côte de La Broque (FRA). Seul le héros local Kevin Petit a été plus rapide que le Valaisan.
Quelques pilotes suisses ont profité de la courte pause estivale avant la prochaine manche du championnat suisse, les 25 et 26 juillet à Anzère, pour participer à la course de côte de La Broque, située à l'ouest, entre Colmar et Strasbourg, en Alsace, près de la frontière. Cette course, comptant pour le Championnat de France de la Montagne (2e division), a été dominée par le héros local Kevin Petit au volant de sa Nova Proto NP01 Emap Turbo, avec laquelle il participe par ailleurs au Championnat d’Europe de course de côte.
Le deuxième pilote le plus rapide sur ces deux journées de course, où le meilleur temps sur trois manches était pris en compte, a été Victor Darbellay au volant de sa Nova Proto NP01 équipée d’un moteur turbo Hartley. Avec des meilleurs temps légèrement inférieurs à une minute, le Valaisan n’a concédé que 1,34 seconde à Petit lors de sa meilleure manche samedi, et 1,69 seconde dimanche. La troisième place au classement général est revenue à Samy Guth, qui prend souvent le départ de la manche suisse du championnat d’Europe à Saint-Ursanne, au volant de sa Nova Proto NP01 Mugen V8. Le Jurassien Roland Bossy, au volant de sa Tatuus F318 T, n’a pris le départ que samedi et s’est classé dixième au classement général parmi 74 participants, en tant que deuxième de sa catégorie.
Dans le Trophée des Nations (17 pilotes), disputé séparément, Hervé Villoz a décroché la quatrième place au volant de sa Dallara F302, derrière trois voitures de sport; Alain Mathey, dixième au volant de son Opel Kadett, a été le quatrième plus rapide du groupe E1.
Texte: Peter Wyss
Un week-end, trois vainqueurs. Du point de vue suisse, le week-end dernier a été un véritable succès. Pour Raffaele Marciello, la participation à la course du WEC à São Paulo a été particulièrement fructueuse. Lors de sa 20e course pour BMW, ce natif de Zurich a remporté sa première victoire!
Raffaele Marciello court avec BMW dans le Championnat du monde d’endurance depuis 2024. Ses meilleurs résultats jusqu’à présent étaient des deuxièmes places à Fuji (2024) et à Spa-Francorchamps (2026). C’est finalement lors de sa 20e tentative que le Tessinois a décroché sa première victoire. Lors de la course de 6 heures de São Paulo (BRA), l’ancien pilote d’essai de Formule 1 a remporté sa première course du WEC aux côtés de Kevin Magnussen et Dries Vanthoor au volant de la BMW M Hybrid V8 n° 15. «C’est incroyable», déclare Marciello. «Il y a trois ans, nous sommes partis de zéro, et cette année, tout se passe très bien pour nous avec la voiture n° 15, pour la n° 20, qui est en tête à mi-parcours du championnat du monde, et pour BMW M Motorsport. Nous pouvons donc être très satisfaits.»
Sébastien Buemi s'est montré moins satisfait. Le Vaudois, qui court pour Toyota Gazoo Racing, a terminé 17e lors de la quatrième des huit courses. «Ce n'est clairement pas le résultat que nous espérions», a déclaré Buemi. «Nous savions déjà après les qualifications que cela n’allait pas être facile, mais nous espérions marquer un nombre respectable de points, et tout se passait plutôt bien au début. Mais un accrochage a en fait mis fin à notre course. Après cela, nous n’avons plus rien pu faire.» Au classement du championnat, Buemi a chuté à la 5e place à mi-parcours. Marciello se trouve six points derrière, en 6e position.
Philip Ellis figurait lui aussi parmi les meilleurs le week-end dernier. Le Zougois a remporté à Mosport (CDN) sa deuxième course de l’année. Aux côtés de son coéquipier américain Russell Ward, le pilote Mercedes Ellis s’est assuré la victoire dans la catégorie GTD. Au classement du championnat, l’ancien pilote du DTM occupe la quatrième place après six courses sur dix.
Grâce à sa troisième victoire de la saison, Felix Hirsiger a repris la tête de l’ADAC GT Masters. L’ancien vainqueur de la Porsche Sports Cup Suisse s’est imposé au Nürburgring (GER) lors de la première course, partant en pole position aux côtés de son coéquipier, l’allemand Finn Zulauf. Lors de la deuxième course, le duo Lamborghini n’a pas vraiment trouvé son rythme et a terminé à la 9e place.
Chiara Bättig a elle aussi repris la compétition ce week-end dans son championnat habituel. Lors de la cinquième manche du championnat britannique de Formule 4 à Zandvoort (NED), elle a dû se contenter des 16e, 15e et 14e places. À mi-parcours, la triple championne suisse de karting occupe la 13e place avec 41 points. C'est le Belge Dries van Langendonck qui mène le classement avec 179 points.
Côté karting: là aussi, il y a eu une bonne nouvelle pour la Suisse. Lors de la troisième manche de la Champions of the Future Academy à Viterbo (ITA), dans la catégorie OK-N, Zoltan Coigny est monté sur le podium lors des deux finales – une fois en deuxième position, une fois en troisième. Chez les seniors, Elias Lehmann a manqué de peu le podium en terminant cinquième.
Pour la troisième fois après 2024 et 2025, une Coupe féminine est organisée cette année. À mi-parcours, Jessica Roth est en tête devant Tamara Schöpfer et la gagnante de l'année dernière, Franziska Maissen.
La Fédération suisse de sport automobile (Auto Sport Suisse) a de nouveau organisé cette année une Coupe féminine. Celle-ci s’adresse aux pilotes et copilotes (titulaires d’une licence de course suisse) qui participent à des compétitions automobiles nationales ou internationales. La saison n’est pas encore terminée, mais une tendance se dessine déjà à mi-parcours: plus une femme court, plus elle se classe en tête du classement. La leader, Jessica Roth, originaire de Bigentahl dans le canton de Berne, a déjà disputé huit courses en 2026. La pilote d’une Toyota GT86 n’a dû renoncer jusqu’à présent qu’au slalom de Bure et à la course de côte de Hemberg; elle mène donc haut la main la Coupe féminine avec 162 points. Si Jessica Roth, âgée de 27 ans, continue à marquer des points à ce rythme lors des courses de côte restantes, la deuxième de l’année dernière a de bonnes chances de remporter la Coupe féminine 2026 pour la première fois.
Tamara Schöpfer occupe actuellement la 2e place. La Lucernoise de 27 ans a disputé une course de moins que Roth et totalise à ce jour 126 points. Lors des éditions précédentes de la Coupe féminine, Schöpfer est montée deux fois sur le podium général en terminant troisième. La gagnante de l'année dernière, Franziska Maissen, est elle aussi en passe de monter sur le podium avec 72 points à mi-parcours. Toutefois, son avance sur la quatrième, Zeljka Wintsch, n’est que de quatre points. Maissen n’a participé cette année qu’à quatre courses. Parmi les slaloms suisses, elle n’a disputé que la finale à Chamblon. Mais comme elle devrait, dans des circonstances normales, prendre le départ des autres courses de côte, Maissen a elle aussi toutes ses chances de remonter sur le podium du classement général en 2026.
Derrière Wintsch (68 points), Stéphanie Le Coultre (58 points) occupe la 5e place. À la 6e place se trouve Sabrina Fankhauser (39 points), qui n’est toutefois entrée en lice qu’avec le début de la saison de course de côte et qui, de ce fait, va très certainement encore remonter au classement. Meilleure copilote, Marion Tapparel occupe la 7e place à mi-parcours, avec également 39 points.
Pour rappel: les résultats obtenus lors de manifestations régionales ou internationales (INT) doivent être communiqués avant le 1er novembre de l'année en cours (avec une copie des classements officiels), faute de quoi les points correspondants ne pourront pas être crédités. Les résultats des championnats suisses (slalom, course de côte, rallye) sont automatiquement pris en compte. La Coupe des dames est calculée sur la base des résultats obtenus entre le 1er janvier et le 1er novembre 2026. Les résultats (ou courses) soumis après cette date ne seront pas pris en compte.
En matière de sport automobile historique, le Jurassien Maxime Guenat figure toujours parmi les meilleurs. Ce fut encore le cas lors de l’édition du Le Mans Classic Legend organisée par Peter Auto le week-end dernier.
La neuvième édition du Le Mans Classic Legend s’est déroulée le week-end dernier sur le Circuit des 24 Heures. L’événement a attiré près de 160’000 spectateurs et spectatrices – une foule incroyable de fans. Mais le spectacle était au rendez-vous. L’ancien concepteur vedette de Brabham et McLaren, Gordon Murray, était notamment présent. Bon nombre de ses voitures (de la Brabham de Piquet à la McLaren de Senna) ont participé au programme parallèle.
Comme à chaque édition du Le Mans Classic Legend, de nombreux Suisses étaient à nouveau au départ cette fois-ci. Et certains ont remporté de beaux succès. Dans la catégorie 6, par exemple, c’est Maxime Guenat qui a remporté le classement général au volant de sa Lola T286 de 1976. Guenat a remporté deux des trois courses et n’a été battu lors de la deuxième manche que par l’ancien pilote de Formule 1 Jan Magnussen. Yves Scemama, quant à lui, a également figuré parmi les premiers avec sa TOJ SC304 et son coéquipier Richard Mille, et a pu se réjouir de la 4e place. Scemama devançait ainsi de deux places Jürg Aeberhard, qui a terminé sixième au volant de sa Porsche 911 Carrera RSR de 1975. Dominique Guenat, le père de Maxime, s’est classé huitième avec une Porsche 935 de 1977.
Dans la catégorie 10 également, Michel Frey comptait parmi les prétendants aux premières places. Avec deux deuxièmes places et une quatrième place, le pilote argovien a finalement décroché la 2e place au classement général de la catégorie des véhicules 2006-2015 au volant de sa Lola B07/18.
Le Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise (FRA) aurait dû avoir lieu ce week-end. Mais la 35e édition, qui comptait également pour le Championnat suisse des rallyes, a dû être annulée pour des raisons de sécurité.
C’est à contrecœur que l’organisateur du Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise a annoncé que la 35e édition, prévue ce week-end, n’aurait pas lieu. Dans un communiqué, l’organisateur a déclaré:
«À compter d’aujourd’hui, 6 juillet 2026, à midi, le département de Saône-et-Loire est placé en alerte jaune canicule ainsi qu’au niveau d’alerte maximal pour les feux de forêt et de nature. Étant donné qu’une vingtaine de feux se sont déjà déclarés ce week-end dans notre département de la Saône-et-Loire et que la situation va encore s’aggraver en raison de la vague de chaleur de cette semaine, le sous-préfet de Chalon-sur-Saône a pris un arrêté nous interdisant d’organiser l’événement dans les conditions actuelles. Nous regrettons l’annulation de notre manifestation. (…) Mais tout incendie ou accident pourrait avoir des conséquences dévastatrices et graves pour tous.»
Par ailleurs, l’organisateur a fait savoir: «Compte tenu du calendrier très chargé de notre ligue régionale de sport automobile, un report n’est pas envisageable.»
Le Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise fait partie du Championnat suisse des rallyes depuis 2023. Cette année, 17 équipes suisses auraient pris le départ dans la catégorie moderne et cinq dans la catégorie historique.
Roland Bossy, Sébastien Coquoz, Fabien Houlmann, Michaël Ducommun, Manuel Santonastaso: de nombreux pilotes suisses de course de côte ont pris le départ, le week-end dernier, en France, lors de la course de côte Vuillafans–Echevannes.
Une vingtaine de Suisses, pour la plupart originaires de Suisse romande, ont pris le départ de la 62e édition de la course de côte Vuillafans–Echevannes, dans le département français du Doubs, près de notre frontière. Le meilleur résultat a été obtenu par Roland Bossy, qui s’est classé 13e au classement général et a ainsi remporté de justesse sa catégorie devant deux autres Tatuus F3 T-318. Jean-Jacques Maître s’est également imposé au volant de sa Nova NP01 TFT dans sa catégorie de voitures de sport jusqu’à deux litres.
Comme c’est souvent le cas lors des courses de côte proches de la frontière, les organisateurs ont mis en place un classement distinct, baptisé «Master of Hillclimbing», pour le groupe E1, non homologué en France. Derrière le Belge Stéphane Emond, qui court souvent en Suisse, au volant d’une Audi R8 GT3, Sébastien Coquoz, dans son Opel Kadett 16V, a décroché la deuxième place, juste devant Fabien Houlmann dans sa Peugeot 205, Patrick Vallat dans sa VW Golf et Manuel Santonastaso sur BMW WTCC (sixième), tous engagés dans la catégorie des voitures jusqu’à deux litres. Michaël Ducommun s’est imposé dans la catégorie de cylindrée supérieure au volant d’une Peugeot 308 Racing Cup, devant les deux BMW E30 de Florent Mariaux et Hugo Mascaro, tandis qu’Yves Bracelli a remporté la victoire en solitaire dans la catégorie des 1600 cm³ au volant d’une Peugeot 206 GTI.
Pour Ludovic Monnier, la course s'est malheureusement terminée prématurément. Après avoir réalisé de bons temps lors des essais, il a dû abandonner sa VW Golf Rally dès la première manche. «La fixation du trapèze sur le berceau est cassée», a expliqué Monnier. «Rien de grave, ça aurait pu être pire. Mais aux trois quarts du parcours, j'ai senti que la direction manquait de précision. Tout sera réparé d'ici la course de côte d'Anzère.»
Dans le championnat VHC, Guillaume Mathez, au volant de sa Peugeot 309 GTI, a remporté une nouvelle victoire dans sa catégorie en se classant troisième parmi les pilotes de voitures de tourisme. Sylvain Chariatte s'est classé deuxième dans le groupe Classic avec sa VW Golf 1, tandis que Valentin Nicolet a remporté sa catégorie en solo au volant de sa Citroën Saxo VTS. Dans tous les groupes, les deux meilleurs temps enregistrés lors des trois manches ont été pris en compte pour le classement.
Fabien Bourgeon, au volant de sa Revolt 3P0, s'est imposé comme vainqueur du jour, pour la première fois cette saison, devant Marc Pernot, jusqu'alors dominant, au volant de sa Nova NP01 Hartley Turbo.
Texte : Peter Wyss
Ce week-end encore, les pilotes suisses engagés sur la scène internationale ont eu de quoi se réjouir, que ce soit lors de l’ELMS à Imola, du GT Open au Hungaroring ou de la F1 Academy à Silverstone.
Lors de l’European Le Mans Series à Imola (ITA), Grégoire Saucy a donné aux Suisses de quoi se réjouir. Le Jurassien, sous les couleurs de United Autosports, est monté une nouvelle fois sur le podium lors de la troisième course – cette fois-ci en deuxième position – et a ainsi réussi à défendre sa place de leader au classement général (à mi-parcours du championnat). «Nous avons tout tenté pour remporter cette course également», déclare Saucy. «Mais cela n’a pas tout à fait suffi. Avec trois podiums en trois courses, nous pouvons toutefois être très satisfaits en tant qu’équipe. J’espère que cela va continuer ainsi!» La 3e place à Imola est revenue au Liechtensteinois Matthias Kaiser. En LMP3, l’équipe suisse CLX s’est adjugé la victoire de catégorie et s’est ainsi hissée à la 3e place du championnat.
Alex Fontana a signé un triomphe suisse dans l’International GT Open. Le Tessinois a décroché au Hungaroring (HUN) sa deuxième victoire de la saison (après Portimão) et occupe désormais une excellente quatrième place au classement général. Yannick Mettler et Dexter Müller ont eux aussi connu un week-end couronné de succès. Le duo Mercedes est monté deux fois sur le podium lors de la quatrième manche. Lors de la première manche, Mettler/Müller ont terminé 3e en ProAM; lors de la deuxième course, le duo, qui avait autrefois remporté la première médaille pour la Suisse aux FIA Motorsport Games, s'est classé 2e. «C'était exactement ce dont nous avions besoin après deux week-ends difficiles», a déclaré Mettler. «Au classement général, le duo occupe la 6e place. Alexander Fach reste en tête (du classement ProAM), même s’il n’est pour une fois pas monté sur le podium en Hongrie.
Pas de podium non plus pour les représentants suisses lors du DTM au Norisring (GER). Ricardo Feller a terminé les deux courses à la 12e place. L’équipe Emil Frey Racing a marqué des points grâce à Thierry Vermeulen, qui a décroché respectivement une cinquième et une sixième place dans les deux courses. Le week-end a été difficile pour Matteo Cairoli: après une 11e place samedi, l’Italien a abandonné prématurément dimanche à la suite d’un accident et a reculé à la quatrième place au classement des pilotes.
Chiara Bättig a également décroché une place sur le podium lors de sa première participation à la F1 Academy. La triple championne suisse de karting a pris le départ de la course à Silverstone (GBR) grâce à une «wild card» et s’est immédiatement assurée la pole position pour ses débuts. Derrière Alisha Palmowski, la pilote Red Bull Junior a terminé sa première course dans cette série exclusivement féminine à la 2e place.
La Formule E était également de retour ce week-end. Lors du double meeting de Shanghai, Sébastien Buemi a été le meilleur Suisse en décrochant la cinquième place. Nico Müller a lui aussi récolté des points en terminant respectivement 10e et 7e. Seul Edoardo Mortara n'a pas marqué de points cette fois-ci. Au classement général du championnat, les trois Suisses Mortara, Müller et Buemi occupent respectivement les 6e, 7e et 8e places. Les victoires en Chine sont revenues à Pascal Wehrlein et Lucas di Grassi.
Zoltan Coigny n’a malheureusement pas marqué de points non plus lors de la deuxième manche du FIA Academy Trophy à Sarno (ITA). Le vainqueur de la manche d’ouverture à Genk (BEL) n’avait pas assez de vitesse ce week-end et a dû abandonner après les deux tiers de la finale à la suite d'une collision dont il n'était pas responsable – ce qui l’a laissé bredouille et a porté un coup dur à ses chances de remporter le championnat. Après cette défaite à Sarno, Coigny doit désormais rattraper un retard de 67 points à Viterbo (ITA) s’il veut encore décrocher le titre dans la catégorie Academy Junior. Pour l’instant, le jeune Vaudois occupe toujours la 3e place.
La Porsche Sports Cup Suisse a fait étape à Imola ce week-end. Le meilleur Suisse a été Gregor Burkard, qui est monté deux fois sur le podium. Les victoires sont revenues au Britannique Jack Sherwood.
Pour Jack Sherwood, à Imola, tout a marché comme sur des roulettes. À commencer par les qualifications: le jeune pilote de 20 ans y a accompli le premier et le deuxième temps au tour. Voilà qui lui a permis de prendre le départ des deux courses en pole position. Le Britannique a profité de cet avantage pour ajouter à son palmarès une quatrième et une cinquième victoire, un meilleur temps au tour et un maximum de points. Seul petit bémol: dans l'avant-dernier tour de la première course, Sherwood a dû céder brièvement sa première place à l'Autrichien Felix Neuhofer. Mais sur la ligne d'arrivée, le jeune talent de Lancashire avait repris les rênes de la course.
Ayant réussi, peu avant la fin, à rester sur les talons de Sherwood après une intervention de la voiture de sécurité, Neuhofer a donc terminé deuxième de cette première course de GT3 Cup. Mais ce sont surtout ses poursuivants que l'Autrichien, domicilié à Gröbenzell en Allemagne, a été contraint d'affronter: à l'arrivée, il avait juste 0,5 seconde d'avance sur le troisième, Gregor Burkard, lequel n'a devancé Ilario Introna que de 0,119 seconde, tandis que Christian Caramuscia décrochait la cinquième place à peine une seconde derrière lui.
La seconde course, quant à elle, a été marquée par la lutte pour la deuxième place. Tandis que Sherwood s'imposait avec neuf secondes d'avance, le Suisse Burkard s'est adjugé la deuxième place, bien que, tout comme Neuhofer, il ait été rétrogradé de trois places sur la grille de départ. Pourquoi? Parce que tous deux avaient dû changer de pneus à l'issue de la première course. Mais dès le départ, ils ont su tirer parti de leurs pneus neufs: Neuhofer s'est hissé à la deuxième place tandis que Burkard, à la fin du premier tour, s'était déjà emparé de la troisième. Au neuvième tour et donc à mi-course, les deux pilotes ont échangé leurs places, mais sur les derniers mètres, Neuhofer est parvenu à reprendre le dessus. Avant d'écoper cependant d'une pénalité de cinq secondes. Burkard a ainsi empoché la deuxième place tandis que la troisième est revenue à Caramuscia, devant Neuhofer.
Dans la catégorie GT4 Clubsport, Ivan Rostovskiy s'est imposé dans les deux manches. En Open GT, le Roumain Dragos Buriu a remporté les deux victoires de manche (comme lors des courses précédentes). Dans la catégorie «Classic», Emanuele Kamata s'est imposé lors de la première course. Il a relégué à la deuxième place une véritable légende du sport automobile suisse: Enzo Calderari. Âgé aujourd'hui de 74 ans, ce dernier avait remporté les 24 Heures de Spa-Francorchamps en 2004. Lors de la deuxième course, Cornelius Dornier a pris le dessus sur Maximilian von der Leyen et Matteo Kamata.
Ricardo Feller a remporté une nouvelle grande victoire ce week-end. L’Argovien a remporté (après être parti depuis les stands!) la prestigieuse course des 24 Heures de Spa-Francorchamps.
Il y a des histoires que seul le sport automobile peut offrir. Le jeudi précédant les 24 Heures de Spa-Francorchamps, rares étaient ceux qui auraient misé sur un triomphe de l’équipe Lionspeed GP de Ricardo Feller. Au lieu de se battre pour une bonne place sur la grille de départ, la Porsche de Feller a dû subir un changement de moteur. Cela signifiait que la Porsche 911 GT3 R n° 80 devait prendre le départ depuis les stands, c’est-à-dire tout à l’arrière du peloton. De mauvais présages pour Feller: en effet, jamais une équipe n’avait remporté cette classique d’endurance, ni même une course du GT World Challenge Europe, en partant d’une position aussi défavorable.
Mais Feller et ses deux coéquipiers, l’ancien champion du DTM Thomas Preining et Bastian Buus, ont réussi à remonter le peloton depuis l’arrière. Au total, la Porsche turquoise et blanche a gagné 65 places. La course s’est décidée cinq heures et demie avant la fin. Grâce à un arrêt au stand parfaitement synchronisé, Feller et ses coéquipiers se sont soudainement retrouvés en tête et ont ensuite su gérer leur avance avec maestria jusqu'à l'arrivée.
«Je suis très soulagé et incroyablement fier de toute l’équipe», a déclaré Feller après sa première victoire à Spa. «Notre équipe mérite cette victoire. Le départ depuis la voie des stands a bien sûr été un coup dur. Mais nous avons continué à croire en nos chances. C’est précisément ce qui fait la force d’une équipe. Dans notre sport, il y a plus de défaites que de victoires; c’est pourquoi nous allons célébrer ce succès comme il se doit.»
Alex Fontana est lui aussi monté sur le podium à Spa. Le Tessinois, qui a couru également pour Lionspeed GP au volant d’une Porsche, a terminé troisième de la Bronze Cup. L’ancien vainqueur de Spa, Raffaele Marciello (BMW), a quant à lui terminé la course à la 9e place. Patric Niederhauser (Lamborghini) s’est classé 19e. Fabio Scherer (Ford Mustang) a abandonné.
Au volant de sa Mercedes SLK340, Reto Meisel a également remporté la victoire lors de la manche du Championnat d'Europe disputée à Ascoli (ITA). Le pilote argovien conserve la tête du classement général.
Lors de la sixième manche du Championnat d'Europe des courses de côte à Ascoli Piceno, Reto Meisel a remporté, au volant de sa Mercedes SLK340, sa quatrième victoire au classement général des voitures de tourisme de la saison en cours et son cinquième triomphe dans le groupe 1. Après que la BRC 110 Turbo de Xavier Villa, le plus rapide des essais, et la Mitsubishi du Croate Domagoj Pereković ont pris feu lors de leurs premières manches et ont été éliminées de manière spectaculaire, Meisel a dû disputer deux reprises de course sous une chaleur torride.
Après l’abandon de l’Espagnol, pourtant favori, Meisel a tenu à distance son seul adversaire restant dans le groupe, Lucio Peruggini sur une Ferrari 296 GT, en signant deux fois le meilleur temps de la manche. Au classement général du Championnat d’Europe, Meisel est désormais en tête avec 140 points, devant le Croate Matija Jurišić sur Peugeot 308 TCR (129), de l’Autrichien Kevin Raith sur Porsche 992 GT3 Cup (120) et du Tchèque Marek Rybnićek sur Škoda Fabia RS (115), qui ont tous remporté leur classement de groupe en Italie et sont en tête des classements respectifs de leurs catégories. Au classement de la performance pure, où les points sont attribués selon le scratch, Meisel est largement en tête, tout comme dans le groupe 1.
C'est le multiple champion italien Simone Faggioli, au volant d'une Nova Proto NP01 V8, qui a remporté la victoire du jour lors de cette course de côte organisée depuis 1962 sur le parcours de 5031 km reliant Colle San Marco à San Giacomo. Son compatriote Christian Merli, troisième au classement général dans la catégorie NP01 avec un moteur V8 Cosworth de Mader, a remporté pour la cinquième fois cette saison le classement du Championnat d'Europe, avec seulement 43 millièmes d'avance sur l'Espagnol Joseba Iraola Lanzacorta, également en NP01, équipé d'un moteur turbo Emap.
Texte: Peter Wyss
Robin Faustini enchaîne les victoires au Championnat suisse de course de côte. À Reitnau, lors de la troisième manche, il a décroché son 18e triomphe consécutif toutes saisons confondues! Dans la catégorie des voitures de tourisme, «Speedmaster» s'est imposé haut la main au volant de sa Ford Escort Cosworth.
On commence peu à peu à être à court de superlatifs. Robin Faustini a une nouvelle fois fait la différence lors de la troisième manche du Championnat suisse de course de côte de cette année. Le héros local originaire de Suhr (AG) a amélioré, lors de la première manche, son record du parcours établi l’année dernière de 0,289 seconde, le portant à 46,911 secondes. Et pourtant, la course du double champion de course de côte n’était même pas parfaite. «J’ai heurté le vibreur gauche dès les premiers mètres», a déclaré Faustini. La Nova NP01 Emap a alors fait un sacré «bond». «Mais j’ai continué à accélérer en espérant simplement que rien ne se soit cassé.»
Lors de la deuxième manche, Faustini n’a pas réussi à battre son meilleur temps. Mais les 47,241 sec ne sont pas non plus à dédaigner. En additionnant les deux manches, le leader du classement général a réalisé un temps de 1:34,152 min. Il a ainsi été près de quatre dixièmes de seconde plus rapide que l’année dernière – et ce, malgré des températures estivales très élevées. «Dès la première manche, j’ai compris que je ne pourrais pas améliorer mon temps lors de la deuxième», a déclaré Faustini, qui a remporté sa 18e victoire d’affilée toutes saisons confondues. «Je suis néanmoins satisfait de ma deuxième manche. Une victoire à domicile à Reitnau, ma troisième d’affilée, c’est toujours quelque chose de très spécial.»
Comme à La Roche, c’est l’un des pilotes de la catégorie 2 litres qui s’est le plus rapproché du temps de Faustini. Mais cette fois-ci, ce n’était pas Victor Darbellay. Ce dernier a dû plier bagage après la deuxième séance d’essais. Dans le petit virage à droite après le départ, le Valaisan a heurté deux gros pavés qui s’étaient détachés des bordures de piste, car de nombreuses voitures étaient déjà passées dessus. «Ces deux pavés ont détruit mon radiateur», a déclaré Darbellay, agacé. Michel Zemp s’en est mieux sorti. Le Lucernois, dont l’équipe Tomac Racing avait annoncé avant Reitnau une collaboration avec Darbellay, a signé lors de la première manche un nouveau meilleur temps en catégorie 2 litres avec 47,533 sec, soit deux dixièmes de seconde de mieux. Lors de la deuxième manche, il n’a pas non plus réussi à améliorer son temps (48,2 sec), mais s’est assuré haut la main la deuxième place derrière Faustini. Au classement général, Zemp occupe toujours la 3e place après trois courses sur huit, à seulement trois points de Marcel Steiner.
Ce dernier n’a pas réussi, lors des deux manches, à égaler son temps de qualification de 49,13 sec et a dû se contenter de la troisième place au classement général dans le canton d’Argovie. «Lors de la course de côte à La Roche, je manquais de traction», a déclaré Steiner. «Je n’arrivais pas à sortir des virages là-bas. Ici, à Reitnau, c’était similaire. Mais ce n’est pas le seul problème. Je perds déjà un temps précieux dès le départ face à Robin, qui démarre avec un embrayage classique.» En fin de compte, selon ses propres dires, il manque à Steiner cette confiance en sa voiture qui s’avère décisive au final. Mais abandonner n’est pas une option pour ce pilote d’Oberdiessbach (BE) qui roule à fond. «Nous continuons à y travailler», promet Steiner à ses fans. «Mais j’ai un besoin urgent de parcourir plus de kilomètres.»
Dans l’inévitable no man’s land – entre les prototypes et le reste du peloton –, Lionel Ryter s’est une nouvelle fois classé 4e au classement général (SCRATCH) au volant de sa Formule Renault 2.0. Il manquait quatre secondes au pilote spectaculaire valaisan pour rattraper Faustini & Co., tandis qu’il comptait six secondes d’avance sur le 5e à Reitnau. Ce 5e rang a été décroché, comme déjà à La Roche, par le pilote de voiture de tourisme le plus rapide, «Speedmaster». Ce que le chef d’équipe de MB Motorsport parvient à tirer de l’ancienne Ford Escort Cosworth de Romeo Nüssli force le respect. Avec un temps de 54,809 sec, «Speedmaster» n’était que 0,9 seconde plus lent que le record établi par Roger Schnellmann en 2024, lors de la première course à Reitnau après une pause de cinq ans. En parlant de Schnellmann: le pilote Mitsubishi s'était, comme à son habitude, montré prudent lors des essais et avait ensuite, comme à La Roche, décidé de renoncer très tôt. «Lors de la deuxième séance d'essais, la boîte de vitesses de ma voiture a rétrogradé de deux rapports de manière autonome, sans que nous puissions en trouver la cause. Le moteur n'a certes pas subi de dommages, mais par mesure de précaution, nous avons décidé de ne pas prendre le départ des manches de course.»
Avec un temps total de 1:52,9 min, Ludovic Monnier, au volant de sa VW Golf Rally, s’est classé neuvième au général et a été le deuxième pilote le plus rapide parmi ceux disposant d’un toit au-dessus de la tête. Le pilote rapide originaire de Monthey (VS) a été plus rapide de 0,7 seconde que l’ancien propriétaire de la voiture, Danny Krieg, lors de la course de Reitnau en 2025. «J’ai déjà procédé à quelques réglages», explique Monnier. «Surtout au niveau de l’électronique. Pour moi, 2026 est une année d’apprentissage et d’essais. Je suis bien sûr ravi que les choses s’améliorent de course en course.»
Derrière Monnier, Christoph Zwahlen s'est classé 10e au classement général avec sa Porsche 911. Juste derrière lui, son coéquipier Bruno Sawatzki a décroché pour la troisième fois consécutive le maximum de points au championnat. Il a en outre remporté deux points supplémentaires pour avoir établi un nouveau record Interswiss, qui s’établit désormais à 56,205 sec. Après trois courses, le pilote originaire de la vallée du Rhin mène haut la main le championnat des voitures de tourisme. À l’instar de l’ancien champion du monde de Formule 1 Alain Prost, Sawatzki est lui aussi un pilote calculateur. «En vue du championnat, je dois avant tout gérer mon avance lors des prochaines courses, piloter proprement et garder un œil sur le rapide Stephan Burri. Mais si j’ai le sentiment de pouvoir attaquer et de battre un nouveau record, je le ferai – comme ce week-end à Reitnau.»
En parlant de records: Sergio Kuhn dans sa Peugeot 308 TCR (Div. VII), Pierre Mürner au volant d’une Porsche 992 GT3 (SuperSérie, Div. I) et Thomas Ruesch au volant d’une Honda Civic (Groupe A) ont également établi de nouveaux records à Reitnau.
Vous trouverez ci-dessous la liste complète des vainqueurs par catégorie à Reitnau: Thomas Ruesch (Honda Civic Type R, A/ISA/R2/R3), Emeric Betticher (Toyota GR Yaris, Super Série Comp. jusqu'à 3000 cm³), Pierre Mürner (Porsche GT3, Super Série Comp. jusqu'à 3500 cm³), Armin Buschor (BMW 320, Gr. H voitures de tourisme jusqu’à 2000 cm³), Alain Pfefferlé (Porsche 911 RSR, Gr. H voitures de tourisme de plus de 2000 cm³), Markus Brander (Gr. H voitures de course jusqu’à 1600 cm³, March Formule 2), Sergio Kuhn (Peugeot 308, TCR), Hanspeter Thöni (Peugeot 106, PSA Gr. N), Jürg Brunner (Renault Clio 2, RCC), Thomas Zürcher (Renault Clio 3, RCC), Hans-Ulrich Seifert (VW Polo, E1 jusqu’à 1400 cm³), Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu’à 1600 cm³), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2000 cm³), Jonas Magnin (Honda Civic, E1 jusqu’à 2500 cm³), Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu’à 3000 cm³), Bruno Ianniello (Lancia Delta S4, E1 jusqu’à 3500 cm³), «Speedmaster» (Ford Escort Cosworth, E1 plus de 3500 cm³), Andreas Helm (VW Polo, IS jusqu’à 1400 cm³), Martin Howald (VW Golf, IS jusqu’à 1600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu’à 2000 cm³), Roman Marty (Opel Kadett C GT/E, IS jusqu’à 2500 cm³), Marco Marte (BMW M3, IS jusqu’à 3000 cm³), Dominic von Rotz (Audi A4 Quattro, IS jusqu’à 3500 cm³), Bruno Sawatzki (Porsche 991.1 Cup, IS de plus de 3500 cm³), Christian Müller (Formule BMW, E2-SS jusqu’à 1600 cm³), Lionel Ryter (Formule Renault, E2-SS jusqu’à 2000 cm³), Markus Bosshard (Dallara GP3, E2-SS jusqu’à 3000 cm³), Antonino Scolaro (E2-SC jusqu’à 1600 cm³), Michel Zemp (Norma M20, E2-SC jusqu’à 2000 cm³), Robin Faustini (Nova NP01, E2-SC jusqu'à 3000 cm³).
Dans la catégorie REGionale, Patrick Jakober (VW Golf) a signé le meilleur temps avec un chrono total de 1:59,052. Il était suivi de près par Roger Hürzeler (Opel Kadett) et Claudio Grispino (Renault 5 Williams).
Et voici la suite du calendrier:
25/26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, St-Ursanne – Les Rangiers
29/30 août, Oberhallau*
12/13 septembre, Gurnigel
19/20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
* comptent pour le Championnat suisse junior
Dimanche dernier, lors de la finale de la saison à Chamblon, Christian Bralla a décroché le titre de champion suisse des slaloms. Nous avons rencontré le Tessinois.
Sur le papier, Christian Bralla (48 ans) semble avoir dominé la saison des slaloms 2026. Mais plus d’une fois, le pilote de Vaglio (TI) a dû pousser sa Fiat X1/9 à fond lors de la deuxième manche. Ses adversaires les plus redoutables, Martin Oliver Bürki et Ludovic Monnier, ne lui ont souvent pas facilité la tâche. La joie d’avoir remporté le titre n’en est que plus grande.
Félicitations pour ton titre. C’est ton premier titre, n’est-ce pas? Après combien d’années?
Christian Bralla: Oui, c’est mon premier titre – après 30 ans de course automobile. Et c’est justement pour cela qu’il revêt une importance particulière à mes yeux. Au fil de toutes ces années, j’ai toujours vécu la course automobile avec une grande passion et obtenu plusieurs excellents résultats. Le fait d’avoir enfin atteint cet objectif est pour moi une immense satisfaction.
Remporter un titre n’est jamais facile. À quel moment as-tu su que cela pourrait marcher?
C’est après la deuxième course que j’ai compris que le titre était à ma portée, lorsque Lionel Ryter a battu Philip Egli à Bière. À ce moment-là, tous deux ont perdu des points importants dans la lutte pour le titre, ce qui m’a permis de conserver la tête du classement général. À partir de là, j’ai commencé à croire vraiment qu’il était possible de remporter le championnat. À mon avis, il serait toutefois plus juste d’avoir deux classements distincts: un pour les monoplaces et un pour les voitures à toit fermé, car il existe de grandes différences entre ces catégories. J’aurais déjà pu remporter le titre en 2024, mais avec la modification du règlement, le critère ne dépendait plus uniquement du nombre de participants s’affrontant dans leur propre groupe. En cas d’égalité, c’est le classement général qui faisait désormais la différence. Malgré ce changement important, j’ai réussi à l’époque à terminer le championnat à la troisième place – un résultat qui a été pour moi une grande satisfaction.
Lors de plusieurs courses, tu n’étais «que» deuxième après la première manche – derrière Bürki ou Monnier. Mais tu as toujours réussi à renverser la situation lors de la deuxième manche. As-tu besoin de cette pression? Est-ce que cela te permet de rouler encore mieux?
D'une manière générale, je dirais que la pression n'a pas d'influence particulière sur ma façon de piloter. Si je regarde les résultats de ces dernières années, j'ai toujours réussi à réaliser d'excellentes performances. Bien sûr, la pression peut aussi conduire à commettre des erreurs, surtout dans un championnat très disputé. Dans ce cas précis, j'ai toutefois réussi à garder la tête froide et à rester concentré jusqu'à la fin. Grâce également à l’amélioration progressive des performances de la voiture, j’ai pu m’épanouir de mieux en mieux d’une course à l’autre. Mais la base de tout cela reste ma grande passion pour ce sport, qui me pousse à continuer et à toujours essayer de m’améliorer.
Et dans quelle mesure Chico Darani t’a-t-il aidé?
J'ai fait la connaissance de Chico au cours de mes premières années dans le sport automobile, et dès lors, une excellente relation s'est immédiatement nouée entre nous, qui s'est transformée par la suite en une grande amitié. Même lorsque nous participions ensemble à des courses et que nous étions donc en concurrence l'un avec l'autre, nous sommes toujours restés très proches et avons entretenu d'excellentes relations. Pour moi, c’est quelque chose de très beau et de particulier, car cela montre que dans ce sport, au-delà de la compétition, de véritables relations peuvent naître et perdurer. J’ai également été très heureux que, le week-end dernier, outre ma famille qui me soutient toujours, plusieurs amis du Tessin soient venus m’encourager. Leur présence et ce sentiment d’appartenance à un groupe, ressentis à un moment aussi important, ont beaucoup compté pour moi.
Vas-tu défendre ton titre de slalom en 2027?
Oui, je prendrai à nouveau le départ l’année prochaine et j’essaierai de défendre mon titre.
Samedi 20 juin, Beat Wetzel, ancien président et responsable des animations de l'Ecurie Basilisk, est décédé à l'âge de 70 ans. Sa passion pour la course automobile s'est développée dès son plus jeune âge, notamment grâce à Heini Walter, pilote automobile à succès originaire d'Aesch (BL). Wetzel a rejoint l'Ecurie Basilisk en 1984. L’un des projets marquants de cette époque fut la préparation de la Mitsubishi de rallye pour le compte de Werner Schmid, qui fut ensuite pilotée par Ruedi Schmidlin dans le Championnat suisse des rallyes. Sur le plan professionnel, Beat Wetzel a occupé pendant plusieurs années le poste de directeur technique d’une entreprise de révision de moteurs.
Après avoir obtenu son brevet de maître artisan, il a fait ses débuts dans le Championnat suisse des voitures de sport au volant d’une VW Golf GTI 16V dans la catégorie N, avant de passer, après quelques courses, à la VW Golf Cup. En 1991, il a fondé avec son épouse Esthi le garage Beat Wetzel; le slogan «Une Seat de Beat» figure encore aujourd’hui sur de nombreux cadres de plaque d’immatriculation. Dans son garage, il s’est occupé de nombreux véhicules de course appartenant à des passionnés de sport automobile bâlois.
Après la fin de la Golf Cup, il a fait l’acquisition d’une Golf du groupe A, qui s’est avérée être un «accident total» astucieusement réparé. Sur un coup de tête, il a construit un nouveau véhicule à partir d’une carrosserie en bon état, en réutilisant de nombreux composants intacts. D’abord engagé dans des courses de côte et des slaloms, il a participé régulièrement à la VLN de 1996 à 2006 aux côtés de Gilbert Denzer.
C'est dans le rallye historique que Wetzel a trouvé un nouveau défi, aux côtés de son ami Edi Lindenmaier. Au volant d'une Porsche 924, ils ont participé à des épreuves de régularité en Suisse. De 2016 à mars 2026, Wetzel a été président de l'Ecurie Basilisk.
Le comité directeur de l’Ecurie Basilisk ainsi qu’Auto Sport Suisse adressent leurs sincères condoléances à son épouse Esthi, à la famille et aux amis de Beat Wetzel.
Texte: Sven Friesecke
Dimanche prochain (28 juin), Reitnau accueillera la troisième manche du Championnat suisse de course de côte 2026. Plus de 170 voitures prendront le départ. Si l'on en croit les pronostics, cette course pourrait bien être la plus passionnante de l'année en termes de victoire du jour.
Il a déjà remporté deux victoires cette année, à Hemberg et à La Roche. Dimanche, il vise le triplé. Mais le héros local Robin Faustini n’en est pas tout à fait sûr: «S’il y a une course dont l’issue est assez incertaine, c’est celle de Reitnau!»
Un avis que d’autres partagent. Et qui s’explique avant tout par la courte longueur et les caractéristiques du parcours. Avec une longueur de 1,57 km, le parcours de Reitnau est plus court de 188 mètres que celui de Hemberg. Et lors de l’ouverture de la saison, la lutte pour la victoire du jour y avait déjà été très serrée. Marcel Steiner avait concédé 1,34 seconde au vainqueur Faustini en additionnant ses deux meilleures manches. Lors des deux premières manches, son retard était respectivement de 0,15 et 0,14 seconde. Cela représente (par manche) un peu moins de 80 centimètres de retard de Steiner sur Faustini.
Et Steiner n’est bien sûr pas le seul à talonner le double champion suisse de la montagne. Avec Victor Darbellay et Michel Zemp, deux autres pilotes prendront le départ à Reitnau, bien décidés à donner du fil à retordre à Faustini, invaincu depuis Les Paccots en 2023. «Si nous, les pilotes de deux litres, avons une chance de l’emporter, c’est bien ce week-end à Reitnau», estime Zemp. Darbellay tient un discours similaire. «L’année dernière, Reitnau était pour moi un terrain inconnu. Fort de l’expérience de 2025 et des connaissances supplémentaires que j’ai acquises depuis, j’aborde la course de dimanche prochain avec confiance.»
Faustini, le leader du classement, commente: «J’ai plus de puissance, c’est vrai. Mais ma Nova est aussi plus lourde que les voitures de Michel ou de Victor. Beaucoup dépendra donc de la qualité des sorties de virage. Nous avons bien sûr déjà élaboré un plan pour Reitnau. Mais nous ne saurons que dimanche après-midi s’il portera ses fruits.» Il en va de même pour le record du parcours établi par Faustini l’année dernière (47,20 sec). La capacité de ce record à résister aux assauts du week-end dépendra également de la météo. Plus les températures seront élevées, plus il sera difficile de battre les temps de 2025, année où il faisait également une chaleur étouffante. À l’heure actuelle, on annonce en tout cas 34 degrés pour dimanche et un risque d’orage croissant…
Du côté des voitures de tourisme aussi, le suspense est de retour. Roger Schnellmann a annoncé qu’il allait à nouveau mettre les gaz à fond à Reitnau, après avoir dû abandonner à La Roche dès la première manche en raison d’un problème de pression d’eau. Son adversaire numéro 1 sera très probablement à nouveau «Speedmaster». Le chef d’équipe de MB Motorsport prend de plus en plus ses marques au volant de sa Ford Escort Cosworth fraîchement acquise. À Hemberg, Schnellmann a dû se battre pour le garder derrière lui.
Le leader du classement général des voitures de tourisme, Bruno Sawatzki, attend lui aussi avec impatience la course en Argovie. Et ce n’est pas seulement pour l’ambiance: le pilote Porsche originaire de la vallée du Rhin nourrit des espoirs légitimes d’établir un nouveau record de catégorie dans l’Interswiss. Ce record est détenu depuis l’année dernière par Stephan Burri au volant de sa VW Scirocco, avec un temps de 56,94 sec. «Ce temps est à notre portée», affirme Sawatzki. «Et cela rapporterait deux points supplémentaires, ce qui pourrait s’avérer un avantage décisif au cours du championnat.»
À propos du parcours: avec ses 1,570 km, Reitnau est le parcours le plus court du Championnat suisse des courses de côte 2026. Le dénivelé total à franchir est de 111 mètres. La pente moyenne est de 6,9 %. Les passages clés du parcours sont les virages de départ et d’arrivée. Mais c’est aussi dans la chicane que l’on peut gagner ou perdre un temps décisif. Le meilleur temps à Reitnau est détenu par Robin Faustini – établi lors de la dernière édition en 2025 en 47,20 sec (= 119,746 km/h). Le record chez les voitures de tourisme est détenu par Roger Schnellmann avec sa Mitsubishi Lancer Evo VIII en 53,90 sec.
Reitnau est la seule course de côte du calendrier suisse qui se déroule uniquement le dimanche. Le programme est donc très serré. Le coup d’envoi sera donné à 6 h 30 avec la première des deux séances d’essais. À partir de 12 h 10, deux manches de course sont prévues par catégorie. Les temps des deux manches seront additionnés à la fin. Il n’y a pas de pause déjeuner. En revanche, un office religieux aura lieu de 10:30 à 11:15 h.
Pour en savoir plus sur la course de côte de Reitnau, cliquez sur ce lien.
Calendrier du Championnat suisse de course de côte 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, St-Ursanne – Les Rangiers
29/30 août, Oberhallau*
12/13 septembre, Gurnigel
19/20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
Remarque: les courses marquées d'un astérisque comptent pour le Championnat suisse junior.
Ricardo Feller et l'équipe Emil Frey Racing ont su garder la tête froide ce week-end malgré la chaleur accablante qui régnait lors du week-end DTM au Lausitzring.
Ricardo Feller a décroché ce week-end son premier podium de la saison lors de la troisième manche du DTM au Lausitzring. Le pilote originaire d’Argovie s’est certes vu infliger (tout comme le vainqueur présumé Marco Mapelli) une pénalité de 15 secondes après la course pour avoir roulé trop vite sous drapeau jaune sur l’ensemble du circuit. Mais comme il disposait d’une avance suffisante sur ses poursuivants, Feller a pu conserver sa troisième place dans la course de samedi. Dimanche également, il y a eu des nouvelles positives du côté suisse. L’Italien Matteo Cairoli, sous les couleurs d’Emil Frey Racing, a décroché sa deuxième victoire de la saison et s’est ainsi emparé de la tête du classement général. Le pilote Ferrari n’a toutefois pas beaucoup d’avance sur ses poursuivants. Maro Engel et Lucas Auer le talonnent à seulement un point. Après trois courses sur huit, Feller occupe la 11e place. Lors de la course de dimanche, le pilote Porsche de l’écurie Manthey Racing a terminé 13e.
Après trois courses sur six, Felix Hirsiger a dû céder la tête de l’ADAC GT Masters. L’ancien vainqueur de la Porsche Sports Cup Suisse a dû se contenter des 4e et 5e places au Lausitzring. Le pilote Lamborghini de l’écurie Engstler reste toutefois bien placé dans la course. À mi-saison, son retard sur le duo de tête n’est que de cinq points.
Du point de vue suisse, le bilan a été maigre lors de la onzième manche de Formule E à Sanya, en Chine. Le pilote d'usine Porsche Nico Müller, parti en 14e position, a tout de même réussi à marquer six points en terminant septième. Une interruption de course suite à une collision a toutefois mis un terme à la remontée de Müller. «Sans cette interruption, une place sur le podium aurait été possible», a déclaré le Bernois. Aucun point n’a été marqué par Sébastien Buemi (13e) ni par Edoardo Mortara, qui a même mené la course par moments malgré un spoiler avant complètement endommagé. «Nous avons une fois de plus prouvé que nous étions compétitifs», a déclaré Mortara. «Malheureusement, après le redémarrage, j’ai eu un problème technique avec l’extincteur de ma voiture, qui s’est déclenché tout seul, et j’ai dû abandonner la course.» Comme le duo Mitch Evans et Oliver Rowland, qui devance Mortara au classement du championnat, a également abandonné, les dégâts pour le Genevois sont restés limités. Avant les trois dernières doubles manches à Shanghai, Tokyo et Londres, Mortara occupe toujours la troisième place du championnat, avec 25 points de retard sur la tête.
Le jeune talent Levi Arn a décroché une sensationnelle quatrième place lors de la troisième manche du Championnat italien de Formule 4 à Monza. Le pilote Jenzer s'est élancé depuis la 18e place, a signé le meilleur tour en course et a franchi la ligne d'arrivée en septième position. Plusieurs pénalités de temps ont été infligées après la course. Levi s'est ainsi hissé à la quatrième place du classement général et à la première place du classement des rookies. Malheureusement, il n’a pas pu marquer davantage de points lors des courses restantes. Lors de la deuxième manche, Arn a été ralenti par une crevaison, et lors de la finale, un concurrent l’a fait tourner. Florentin Hattemer a lui aussi pu monter sur le podium à Monza. Le pilote Trident a terminé troisième de la troisième pré-manche et occupe la 5e place du classement des rookies, deux places devant Arn.
Le Championnat suisse des slaloms s’est décidé hier, dimanche. Le Tessinois Christian Bralla a été sacré nouveau champion à Chamblon, devant Alessandro Grispino et Christophe Oulevay.
Une cinquième place dans sa catégorie aurait suffi pour remporter le titre. Mais il n’est pas du genre à faire les choses à moitié. Lors de la finale du Championnat suisse des slaloms 2026 à Chamblon, Christian Bralla a scellé son sacre en remportant une nouvelle victoire dans la catégorie E1 jusqu’à 2 litres. Et ce, dès la première manche. Avec un temps de 3:15,173 min, il n’a certes pas égalé son meilleur temps de 2023, mais l’avance du Tessinois dans son groupe était si importante qu’il n’aurait même pas eu besoin de disputer la deuxième manche. Bralla a tout de même pris le départ – et a décroché, en 3:13,445 min, sa septième victoire de groupe (en sept courses) et sa troisième victoire du jour chez les voitures de tourisme cette année!
Une fois arrivé au parc fermé, Bralla a enfilé en un clin d’œil un t-shirt de champion. Et il n’a pas fallu longtemps pour que son équipe – notamment son ancien coéquipier Christian Darani – le félicite pour son premier titre en lui offrant une petite douche de bière. Bralla avait bien mérité ce rafraîchissement. En termes de concurrence, la course de Chamblon n’était certainement pas la plus difficile pour ce pilote de 48 ans originaire de Vaglio. Mais la chaleur a surtout mis à rude épreuve les participants au volant de voitures fermées. «Avec près de 70 degrés dans la voiture, ce n’est pas facile de rester concentré», a déclaré Bralla, qui avait déjà connu une saison où il n’avait obtenu que des «20 points»: en 2023. À l’époque, il n’avait toutefois terminé qu’à la troisième place du classement général, car Philip Egli et Lukas Eugster avaient obtenu de meilleurs résultats en SCRATCH que le pilote au volant de sa Fiat X1/9.
Parmi les premiers à le féliciter figurait également le pilote de Renault Clio Alessandro Grispino. Le champion de l’année dernière se tenait déjà, en tenue civile, au parc fermé lorsque Bralla y a garé sa voiture. «C’est une question d’honneur pour moi», a déclaré Grispino. «Christian a remporté ce titre cette année de manière tout à fait méritée. Je suis heureux pour lui.» À Chamblon, Grispino était le seul qui aurait encore pu empêcher Bralla de remporter le titre. Mais pour cela, il aurait fallu que Bralla renverse une multitude de cônes ou qu’il soit victime d’une défaillance technique. «Mais bien sûr, on ne souhaite pas cela à un pilote comme lui, qui a conduit de manière si irréprochable cette année», a déclaré Grispino, qui, après avoir terminé premier l’année dernière, s’est classé cette fois-ci deuxième au classement général, confirmant ainsi son excellente performance de 2025.
Christophe Oulevay, qui s'est assuré la troisième place au classement général grâce à une cinquième victoire de groupe dans la catégorie Interswiss jusqu'à 1,6 litre, n'a pas manqué non plus de féliciter Bralla pour son titre. Avant la finale, ce pilote de 42 ans originaire de Chavornay (VD) occupait encore la deuxième place, mais en raison de la règle des résultats à biffer, il était moins bien placé que Grispino. «Je me réjouis tout de même de cette troisième place», a déclaré Oulevay. «Cela fait maintenant 18 ans que je pilote ma VW Scirocco – j’ai enfin réussi à monter sur le podium.» C’est à Ambri qu’Oulevay a perdu la deuxième place au classement général. «Là-bas, j’ai été battu à deux reprises par Werner Rohr…»
Pour en rester encore un instant aux voitures de tourisme: derrière Bralla, qui a terminé cinquième au classement SCRATCH, Stephan Burri s’est assuré la deuxième place lors de la dernière course de la saison à Chamblon. Le collègue de marque d’Oulevay a réalisé un temps absolument fabuleux de 3:14,0 min lors de la première manche. Le rapide pilote Interswiss a toutefois renoncé à la deuxième manche pour des raisons de sécurité. «J’avais déjà un problème de freins lors de la première manche», a expliqué Burri. «Je ne voulais donc pas prendre de risque inutile.» La troisième place chez les voitures de tourisme est revenue à Fabrice Winiger au volant de sa Porsche GT4. Le vainqueur du classement journalier des voitures de tourisme à Chamblon en 2024 a terminé à une seconde de Bralla. L’éternel rival de Burri, Arnaud Donzé, n’a cette fois-ci pas pu s’imposer. «J’ai eu un problème avec les disques de frein», a expliqué le Jurassien.
La lutte pour la victoire du jour lors de la finale a été à sens unique. Lionel Ryter a été le seul à passer sous la barre des trois minutes. Son meilleur temps, 2:53,719 min, était de 13,4 secondes plus rapide que celui de Samuel Métroz, qui s’est assuré la deuxième place au classement général au volant de sa Formule Arcobalenco, très maniable. Si Ryter n’avait pas commis une erreur de porte lors de la deuxième manche, son avance aurait même atteint 15 secondes. La participation de Ryter à la finale de Chamblon ne tenait qu’à un fil. La semaine précédant la course sur le terrain de l’armée au-dessus d’Yverdon, le Valaisan a dû démonter entièrement son moteur. «Nous avons eu un problème avec le segment de piston lors de la course de côte à La Roche», explique Ryter. «Cela nous a valu quelques heures supplémentaires à l’atelier…»
La 3e place, derrière Ryter et Métroz, a été remportée par Joffrey Salomon, le frère aîné d’Ursanne Salomon, vainqueur à Bure, au volant de sa Formule Renault 2.0. La 4e place au classement général (devant Bralla, mentionné plus haut) est revenue à Hervé Villoz. L’ancien pilote de Renault Clio a réalisé son rêve cette saison en acquérant une Dallara de Formule 3, mais il avait déjà déclaré lors de ses débuts à La Roche: «J’ai encore beaucoup de travail devant moi…»
Parmi les autres vainqueurs de catégorie à Chamblon, on peut citer: Samuel Weibel (Subaru BRZ, SuperSérie), Pierre Mürner (Porsche 992 GT3, SuperSérie Compétition), Hanspeter Thöni (Peugeot 106, PSA Transition Trophy Gr. N), Max Langenegger (Peugeot 208, PSA Transition Trophy Gr. Rally4), Stefan Hänggi (PSA Transition Trophy Gr. A), Nicolas Pasche (Renault Clio 2, N/ISN/R1), Alessandro Grispino (Renault Clio R3, A/ISA/R2 jusqu’à 2000 cm³), Jean-Marc Salomon (Ford Fiesta, A/ISA/R2 plus de 2000 cm³), Christian Yerly (Seat Cupra Leon, TCR), Adrian Bieri (VW Golf, E1 jusqu’à 1600 cm³), Christian Bralla (Fiat X1/9, E1 jusqu’à 2 000 cm³), Kevin Métroz (BMW M3, E1 jusqu’à 3000 cm³), Fabrice Winiger (Porsche GT4, E1 plus de 3 000 cm³), Christophe Oulevay (VW Scirocco, IS jusqu’à 1600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu’à 2000 cm³), Christophe Martinis (Opel Ascona B, IS jusqu’à 3000 cm³), Christoph Zwahlen (Porsche 911, IS plus de 3000 cm³), Willy Waeber (Porsche 911 SC, Historic), Joël Jäggi (Radical SR4, E2-SC), Samuel Métroz (Formule Arcobaleno, E2-SS jusqu’à 1600 cm³), Lionel Ryter (Formule Renault, E2-SS jusqu’à 2000 cm³).
C'est également à Chamblon que s'est jouée l'issue de la Suzuki Swiss Racing Cup. Pour la première fois dans l'histoire de cette coupe monomarque, c'est un trio qui a remporté le titre: le Flammer Racing Team, composé de Patrick Flammer, Reto Steiner et Sandro Fehr. Ce dernier avait déjà scellé l'issue de la compétition dès samedi, lors de la première course, avec une avance de six dixièmes de seconde sur Michaël Béring. Dans la course de dimanche également, l’ordre d’arrivée était le suivant: Fehr, Béring, Rico Thomann. Cette fois-ci, l’écart de Béring n’était que de deux dixièmes de seconde. Sans sa faute de porte lors de la deuxième manche, le pilote du Locle aurait remporté la victoire.
À Chamblon, le pilote LOC le plus rapide a été Pierre Mürner au volant de sa Porsche GT3 992.2, avec un temps de 3:22,720 min, devant Roger Büeler (BMW M3) et Marius Pache (Caterham). Dimanche, c’est Michael Pillet (Lotus Exige) qui a signé le meilleur temps LOC.
Le week-end prochain (20 et 21 juin), la finale du Championnat suisse des slaloms 2026 se déroulera à Chamblon (VD). Christian Bralla, invaincu jusqu’à présent, a toutes les chances de devenir champion pour la première fois au volant de sa Fiat X1/9.
En pleine fièvre de la Coupe du monde de football, la finale du Championnat suisse des slaloms aura lieu le week-end prochain. Comme d’habitude, elle se déroulera sur le terrain de l’armée à Chamblon (VD), au-dessus d’Yverdon-les-Bains. La situation avant la finale est claire. Christian Bralla, invaincu jusqu’à présent, a tous les atouts en main avant la dernière course. Certes, il n’a (sur le papier) que dix points d’avance sur son poursuivant, Christophe Oulevay. Mais Bralla est un fin stratège et a déjà battu cette saison, au sein de sa catégorie, des pilotes du calibre de Ludovic Monnier ou Martin Oliver Bürki.
À Chamblon, Bralla ne croisera aucun des deux dans la catégorie E1 jusqu’à 2 litres. Bürki fait certes son retour après son accident à Ambri, mais il court dans la catégorie E1 jusqu’à 3 litres avec sa BMW noire; Monnier renonce quant à lui au dernier slalom, car il se concentre pleinement sur le Championnat de course de côte, où il prend de plus en plus d’assurances au volant de la VW Golf de l’ancien propriétaire Danny Krieg. L’avance de Bralla lui laisse une grande marge de manœuvre – il pourrait même se contenter d’une cinquième place lors de la finale à Chamblon. Mathématiquement, en effet, seul un autre pilote peut encore prétendre au titre 2026 aux côtés de Bralla: le champion en titre, Alessandro Grispino. Avec un «20» (moins son résultat à biffer, soit dans ce cas les huit points de Bure), il est le seul à pouvoir encore atteindre les 120 points que Bralla totalise déjà. Si, dans ce cas, Bralla terminait cinquième ce week-end, il aurait lui aussi un résultat à retirer de huit points. L’avantage resterait toutefois en faveur du Tessinois, car dans cette configuration, ce sont les résultats SCRATCH qui serviraient de critère suivant – et Bralla y a toujours devancé Grispino tout au long de la saison.
Les autres poursuivants – de Christophe Oulevay (VW Scirocco) à Christophe Maréchal (BMW E30) en passant par Samuel Weibel (Subaru BRZ) – ne peuvent plus empêcher Bralla, qui est donc déjà au moins deuxième au classement général avant même la finale, de remporter le titre. Il leur reste néanmoins à se battre pour une place sur le «podium». Et là encore, c’est Oulevay qui a les meilleures chances.
Dans la course à la victoire du jour également, un pilote a tous les atouts en main: Lionel Ryter. Car Philip Egli, détenteur du record du nombre de victoires journalières, ayant annoncé il y a déjà plusieurs semaines qu’il renoncerait à la finale, le jeune Valaisan est le grand favori au volant de sa Formule Renault 2.0. À moins que sa voiture ne le laisse tomber. Après les problèmes de moteur rencontrés à La Roche, on ne savait pas avec certitude en milieu de semaine si Ryter parviendrait à remettre son «Eva» en état de marche avant le week-end. Ryter a déjà remporté cette année les slaloms de Bière 2, Ambri 1 et Ambri 2. Chamblon serait sa quatrième victoire du jour – il égalerait ainsi son record de l’année dernière (quatre victoires également).
Si, pour des raisons techniques, Ryter devait renoncer à la course de Chamblon, il y aurait un nouveau vainqueur ce week-end. Les favoris seraient le rapide Samuel Métroz au volant de sa Formule Arcobaleno ou Joffrey Salomon en Formule Renault 2.0.
La situation reste également incertaine dans la Suzuki Swiss Racing Cup. Avant la finale à Chamblon (la Suzuki Cup organise deux courses ce week-end), c’est le Flammer Speed Team qui mène. Bien que plusieurs pilotes aient pris le départ, cette équipe peut encore remporter le titre. À Chamblon, c’est le pilote chevronné Sandro Fehr qui devrait mener la danse pour les Flammers. L’avance sur le deuxième, Rico Thomann, vainqueur du classement général de l’année dernière, n’est toutefois que de quatre points. Et Michaël Béring, spécialiste reconnu de Chamblon, reste également bien dans la course avec dix points de retard.
Le coup d'envoi sera donné à Chamblon samedi dès 7 h avec les essais et les courses des catégories locales (y compris la Suzuki Swiss Racing Cup et le PSA Trophy). Dimanche également, l'action battra son plein dès 7 h avec les compétitions nationales (y compris la Suzuki Swiss Racing Cup et le PSA Trophy). Les courses débuteront à 13 h 35. La cérémonie de remise des prix devrait se dérouler vers 17 h 30. L’entrée est gratuite. Des points de restauration sont disponibles sur place. Attention: les prévisions météo annoncent une chaleur intense avec 35 degrés dimanche! Et les endroits ombragés sont rares à Chamblon…
Dates du Championnat suisse des slaloms 2026
18 et 19 avril, Frauenfeld
25 avril, Bière 1
26 avril, Bière 2
2 mai, Ambri 1
3 mai, Ambri 2
16 et 17 mai, Bure
20 et 21 juin, Chamblon
Sébastien Buemi et Nico Müller sont montés sur le podium lors de la 94e édition des 24 Heures du Mans. La victoire est revenue à la Toyota n° 7 pilotée par Mike Conway, Kamui Kobayashi et Nyck Vries.
La victoire suisse n'a pas été au rendez-vous aux 24 Heures du Mans. Ni pour Sébastien Buemi chez les prototypes, ni pour Nico Müller en LMP2. Les deux pilotes sont néanmoins montés sur le podium dimanche après-midi: Buemi en troisième position dans la Toyota, Müller en deuxième position de sa catégorie pour l'équipe polonaise Inter-Europol.
Les chances d’un triomphe suisse sont restées intactes pendant longtemps. Même si la Toyota de Buemi, la n° 8, ne s’est élancée qu’en 15e position. Mais les Japonais, avec leur toute nouvelle TR010, ont rapidement retrouvé leur place: en tête. Cela tient aussi au fait que l'équipe est parfaitement synchronisée en matière de stratégie et fait rentrer les deux voitures aux stands plus tôt que la concurrence, évitant ainsi des duels inutiles sur la piste. Dans la nuit, un duel spectaculaire s'engage avec la Cadillac n° 12 de Louis Delétraz. Les deux pilotes s'affrontent pendant plusieurs tours.
C'est alors, en début de matinée, qu'une décision préliminaire est prise. La Cadillac de Delétraz est pénalisée pour excès de vitesse dans la zone de ralentissement lors d'un drapeau jaune sur tout le circuit; de plus, il doit effectuer un arrêt d'urgence pour faire le plein (sous drapeau jaune sur tout le circuit, seuls les arrêts pour le minimum de carburant requis sont autorisés, ce qui oblige la voiture à s'arrêter à nouveau dès que le drapeau vert est agité). La Toyota de Buemi ne s'en sort pas non plus indemne. Une réparation des freins lui coûte plus d'une minute. La voiture sœur n°7, jusqu’alors plutôt discrète, pilotée par Mike Conway, Kamui Kobayashi et Nyck Vries, prend la tête – et ne se laisse plus rattraper, même dans la phase finale. Bien que le Néerlandais Robin Frijns, au volant de la BMW, mette la pression sur la n°7 (Kobayashi), ce dernier garde son sang-froid et offre à Toyota sa première victoire depuis quatre ans. Pour Delétraz, qui a offert un superbe spectacle au volant de sa Cadillac, la course s’est terminée par une quatrième place, battu de justesse – derrière Buemi.
La deuxième BMW, la M Hybrid V8 n° 15 pilotée par Raffele Marciello et partie en pole position, a perdu la tête dès le premier virage et n’a ensuite jamais eu le rythme nécessaire pour se battre aux avant-postes. Une collision et (plus tard) des problèmes électroniques ont contraint BMW à retirer la voiture de la course après 272 tours.
Les Suisses étaient également bien représentés en LMP2: Müller, au volant de la voiture Inter-Europol n° 343, termine deuxième derrière la voiture sœur, après s'être maintenu en tête pendant presque toute la course. L'équipe suisse CLX Motorsport réalise également une excellente course et se classe cinquième de la catégorie – et ce avec le duo de pilotes le plus jeune (les trois pilotes n'avaient que 19 ans!) de l'histoire du Mans. Pour ses débuts au Mans, Grégoire Saucy termine huitième en LMP2. En LMGT3, les Suisses ne parviennent pas à monter sur le podium. L'équipe Kessel Racing occupe les 9e et 10e places.
Lors de la première manche du Championnat suisse de course de côte à Hemberg, la lutte pour la victoire du jour a été extrêmement serrée. Lors de la deuxième course, de La Roche à La Berra, le champion en titre Robin Faustini a donné une leçon à ses concurrents.
Lors de l'ouverture de la saison du Championnat suisse de course de côte à Hemberg, la lutte pour la victoire du jour s'est jouée au dixième de seconde, parfois même au centième de seconde par moments. Lors de la deuxième manche, de La Roche à La Berra dans le canton de Fribourg, les choses se sont avérées beaucoup plus claires hier dimanche. Le vainqueur de la première manche et champion des deux dernières années, Robin Faustini, a déjà fait des étincelles dès le premier passage et a amélioré de 0,63 seconde le record de la piste établi en 2024, le portant à 1:38,487 min (= 127,9 km/h). Avec 2,3 secondes de retard, seul Victor Darbellay a réussi à suivre le rythme sur sa Nova 2 litres. «Dans de telles conditions, on a la chance de réaliser un excellent temps le matin», explique Faustini, qui a ainsi célébré la 17e victoire d’affilée de sa Nova NP01 Emap. «Je savais déjà après les essais de samedi ce qui était possible. Il me manquait certes encore près de neuf dixièmes de seconde, mais je savais que je pouvais y arriver.»
Lors de la deuxième manche, alors que les températures étaient nettement plus élevées, Faustini n’était plus tout à fait aussi rapide. Son temps de 1:39,5, mais aussi celui de 1:40,0 réalisé lors de la troisième manche, sont restés hors de portée de ses concurrents. «Je suis satisfait de mes manches, surtout de la première», a déclaré Darbellay, qui a finalement terminé deuxième. «J’ai de nouveaux pneus Avon pour cette saison. Je sais désormais exactement combien de kilomètres ils ont au compteur. Cela me permet de bien gérer mes courses.» La 3e place du SCRATCH est revenue à Marcel Steiner. Le garagiste Honda d’Oberdiessbach (BE) a connu un week-end frustrant. Dès les essais, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Lors de la première manche, il a perdu 4,6 secondes sur Faustini. Après deux manches sur trois, il n’avait que 0,7 seconde d’avance sur Michel Zemp dans la Norma 2 litres. Mais il n’a tout de même pas laissé filer la troisième place lors de la dernière manche. Le retard cumulé sur les deux meilleures manches, soit 8,8 secondes sur Faustini et 4,5 secondes sur Darbellay, va toutefois encore préoccuper Steiner pendant un certain temps.
Derrière le quatuor de prototypes, Philip Egli, au volant de sa Dallara de Formule 3, et Lionel Ryter, dans sa Formule Renault 2.0, se sont une nouvelle fois livrés à un duel passionnant. Après deux manches, le jeune Valaisan menait avec 0,4 seconde d'avance sur Egli. Mais dès la deuxième manche, Ryter a eu un mauvais sentiment. «Le moteur faisait des bruits bizarres, ce qui nous a amenés à renoncer à la troisième manche par mesure de sécurité.» Egli, impassible, a profité de cette situation pour réaliser une course impeccable jusqu’à La Berra et s’assurer la 5e place au classement général – devant Ryter, Ursanne Salomon dans la Dallara Formule 3 et Roland Bossy dans la Tatuus Formule 3.
Neuvième au classement SCRATCH et donc meilleur pilote de voiture de tourisme, on retrouve «Speedmaster». Le patron de l’équipe MB-Motorsport a réalisé un meilleur temps de 1:53,9 min lors de la deuxième manche et s’est assuré haut la main la victoire du jour chez les pilotes de voitures de tourisme avec un temps total de 3:48,2 min, soit six secondes d’avance sur son coéquipier Remo Fischer, dont le meilleur temps était de 1:56,7 min. Roger Schnellmann, au volant de sa Mitsubishi Lancer Evo VIII, n’a pas été classé. Le pilote de Schwyz, qui était encore le plus rapide à Hemberg parmi les pilotes disposant d’un toit au-dessus de la tête, a réalisé un temps de 1:52,475 min lors de la première manche. Le moniteur d’auto-école le plus rapide de la Suisse n’était ainsi qu’à deux secondes du record absolu de Reto Meisel. Mais alors que les pilotes se préparaient pour la deuxième manche, Schnellmann a fait ses valises. «La pression de l'eau était bien trop élevée», a déclaré Schnellmann. «Il y a deux ans, je serais remonté dans la voiture et j'aurais continué. Mais après les expériences de l'année dernière, avec tous ces dégâts, nous sommes devenus plus prudents.» D'ici Reitnau (28 juin), selon Schnellmann, les dégâts signalés devraient être réparés.
Le pilote Porsche Bruno Sawatzki a lui aussi signé un temps fabuleux. «Quand j’ai vu 1:55,7 min s’afficher au tableau d’affichage, je n’étais pas sûr que ce soit mon temps», a déclaré le pilote le plus rapide de l’Interswiss et troisième meilleur pilote de voiture de tourisme au classement SCRATCH. Il y a tout de même eu un petit bémol pour Sawatzki: après la deuxième manche, il a roulé sur un câble électrique. Celui-ci s’est emmêlé de manière si malheureuse que le pare-chocs arrière droit a été arraché et qu’il a dû renoncer à la troisième manche. Sawatzki mène néanmoins désormais seul le classement des voitures de tourisme, avec cinq points d’avance sur «Speedmaster» et 10,5 points d’avance sur le pilote TCR Sergio Kuhn.
Parmi les autres pilotes de voitures de tourisme ayant franchi la barre des deux minutes à La Roche, on trouve Bruno Ianniello dans sa Lancia Delta (14e au classement général et vainqueur de la catégorie E1 jusqu’à 3,5 litres), Ludovic Monnier au volant de sa VW Golf Rally (16e et vainqueur de la catégorie E1 jusqu'à 2 litres) ainsi que Christoph Zwahlen, qui a réussi à le faire lors de sa troisième tentative avec un temps de 1 min 59 s.
Vous trouverez tous les vainqueurs de catégorie à La Roche dans le tableau récapitulatif: Alessandro Grispino (Renault Clio R3, A/ISA/R2/R3), Nicolas Pasche (Renault Clio RS, N/ISN), Emeric Betticher (Toyota GR Yaris, SuperSérie Comp. jusqu'à 3000 cm³), Pierre Mürner (Porsche GT3, Super Série Comp. plus de 3000 cm3), Maurice Girard (BMW 320, Historic), Frédéric Fleury (Martini MK52, Historic Classic), Sergio Kuhn (Peugeot 308, TCR), Ramon Hänggi (Citroën Saxo, PSA Gr. A), Thomas Zürcher (Renault Clio 3, RCC), Ludovic Ecabert (Citroën Saxo, E1 jusqu’à 1400 cm3), Mike Bürki (VW Polo, E1 jusqu’à 1600 cm3), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2000 cm3), Jonas Magnin (Honda Civic, E1 jusqu’à 2500 cm³), Tom Huwiler (BMW E30, E1 jusqu’à 3000 cm³), Bruno Ianniello (Lancia Delta S4, E1 jusqu’à 3500 cm³), «Speedmaster» (Ford Escort Cosworth, E1 plus de 3500 cm³), Andreas Helm (VW Polo, IS jusqu’à 1400 cm³), Martin Howald (VW Golf, IS jusqu’à 1600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu’à 2000 cm³), Urs Banz (Opel Ascona B, IS jusqu’à 3000 cm³), Bruno Sawatzki (Porsche 991.1 Cup, IS plus de 3000 cm³), Vincent Caro (TracKing, E2 Silhouette), Samuel Métroz (Formule Arcobaleno, E2-SS jusqu’à 1600 cm³), Philip Egli (Dallara F393, E2-SS jusqu’à 2000 cm³), Roland Bossy (Tatuus F3 T-318, E2-SS plus de 2000 cm³), Victor Darbellay (Nova NP01, E2-SC jusqu'à 2000 cm3), Robin Faustini (Nova NP01, E2-SC jusqu'à 3000 cm3).
Une décision préliminaire a été prise dans le Championnat suisse juniors. Dans ce championnat multidisciplinaire (quatre slaloms, quatre courses de côte), il ne reste plus qu’un seul pilote invaincu après La Roche: Alessandro Grispino. Le champion des slaloms 2025 a encore récolté 25 points lors de la sixième course. Ce n'est pas le cas de Steven Chiquita. Le jeune Vaudois a pour une fois dû s'incliner face à son coéquipier BMW Hugo Mascaro. «Je n'avais plus de pneus neufs et je n'ai pas pu attaquer lors de la troisième manche», a déclaré Chiquita, qui, à deux courses de côte de la fin (Anzère et Oberhallau), se trouve désormais à cinq points de Grispino et 15 points devant Mascaro.
Dans la catégorie REGionale, Filipe Santiago a signé le meilleur temps avec un chrono total de 4:12,079 min (chez les monoplaces). Emanuele Tognacca a réalisé le meilleur temps (en additionnant les deux manches les plus rapides) chez les voitures de tourisme avec sa VW Golf en 4:13,299 min.
Et voici la suite du calendrier:
28 juin, Reitnau
25/26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, St-Ursanne – Les Rangiers
29/30 août, Oberhallau*
12/13 septembre, Gurnigel
19/20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
* comptent pour le Championnat suisse junior
Avant la première course de côte à Hemberg, quatre pilotes étaient à égalité en tête du Championnat suisse junior. Avant la deuxième manche à La Roche ce week-end, ils ne sont plus que deux.
Après cinq courses sur huit, deux pilotes restent invaincus au Championnat suisse junior: Steven Chiquita sur sa BMW E30 et Alessandro Grispino sur sa Renault Clio R3. Tous deux se sont imposés à quatre reprises lors des slaloms comptant pour le championnat junior. Et lors de la première course de côte à Hemberg, ils n’ont pas failli non plus. À ce jour, Chiquita serait en tête, car il a toujours devancé Grispino au classement SCRATCH.
Frauenfeld: Chiquita 39e, Grispino 60e.
Ambri 1: Chiquita 26e, Grispino 41e.
Ambri 2: Chiquita 24e, Grispino 37e.
Bure: Chiquita 14e, Grispino 24e.
Hemberg: Chiquita 41e, Grispino 130e.
Ursanne Salomon (Formule 3 Dallara) et Mario Schöpfer (VW Golf) ne font plus partie du groupe de tête. Et ce, pour des raisons totalement différentes. À Hemberg, Salomon a été disqualifiée après plusieurs vérifications en raison d’un aileron arrière non conforme au règlement. Schöpfer n'était même pas au départ à Toggenburg. Le Lucernois devrait devenir papa pour la première fois ces jours-ci. Nous lui souhaitons d'ores et déjà tout le bonheur possible, à lui et à sa compagne! Schöpfer manquera également la course de ce week-end à La Roche, qui compte également pour le championnat junior. «Je serai de retour à Reitnau!»
Suite au recul de Salomon et Schöpfer, Anthony Gurba (Formule Renault 2.0) s'est hissé à la 3e place. Hugo Mascaro (BMW E30) et Yannick Stampfli (Renault Clio) le talonnent de près, avec seulement deux points de retard chacun. Après La Roche, deux courses de côte sont encore au programme pour les juniors: Ayent-Anzère et Oberhallau. Le suspense reste donc entier.
Après l'ouverture de la saison à Hemberg, la deuxième manche aura lieu ce week-end: la course de côte de La Roche à La Berra. 170 participants se sont inscrits. Voici un aperçu des points essentiels.
À peine la première course de côte de la saison est-elle entrée dans les annales que la compétition reprend ce week-end: cette fois-ci avec la deuxième manche de La Roche à La Berra, dans le canton de Fribourg. Hemberg nous a donné un avant-goût de ce qui nous attend. Dans les deux disciplines, chez les voitures de course et chez les voitures de tourisme, la lutte au sommet se joue à quelques fractions de seconde près. Et la lutte pour la victoire du jour pourrait être encore plus serrée à La Roche qu’au Toggenburg. En effet, avec Victor Darbellay, un autre pilote Nova fait son retour. L’année dernière, Darbellay avait terminé 3e au classement général à La Roche, derrière le vainqueur Joël Volluz (toujours absent) et Thomas Amweg (qui fait une pause). Depuis, le rapide Valaisan a acquis davantage d’expérience. Notamment tout récemment lors de la première manche de la Super Salita à Vallecamonica. Sur ce parcours italien de 8,5 kilomètres, seul le multiple champion Simone Faggioli a été plus rapide que Darbellay – et ce, avec un moteur turbo de 1170 cm³ au milieu d’une horde des Italiens les plus puissants. Messieurs Faustini, Steiner et Zemp ont donc tout lieu de s’inquiéter. «Le circuit de La Roche est certes plus long de près de deux kilomètres que celui de Hemberg», déclare Faustini, vainqueur de la première manche, «mais cela ne signifie pas pour autant que Victor et Michel ne pourront pas rivaliser avec leurs voitures de 2 litres.»
La compétition restera également passionnante chez les voitures de tourisme. Roger Schnellmann, avec sa Mitsubishi Evo VIII, est clairement le favori à La Roche également. Mais Hemberg a montré que «Speedmaster», avec sa Ford Escort Cosworth récemment reconstruite, peut lui talonner. Alors qu’à Hemberg, la barre d’une minute représentait en quelque sorte le mur du son pour les voitures de tourisme, la question à La Roche sera: qui réussira à passer sous la barre des 2:00,00 min? L’année dernière (en l’absence de Schnellmann), seuls Simon Wüthrich (vainqueur du jour en voitures de tourisme, absent cette année après son accident aux Rangiers) et Frédéric Neff ont réussi cet exploit.
Le coup d’envoi sera donné à La Roche le samedi 13 juin à 7 h 40 avec les premières séances d’essais (sur un total de trois). Dimanche, les premières courses débuteront également à 7 h 40. Les deux meilleurs temps enregistrés dimanche seront additionnés. Le dernier groupe devrait franchir la ligne d’arrivée vers 17 h dimanche.
À propos du parcours: le parcours de La Roche mesure 3,5 kilomètres. Il comporte 285 mètres de dénivelé et une pente moyenne de 8,17 %. Le record absolu du parcours est détenu par Faustini (datant de 2024) en 1:39,117 min (= 127,131 km/h). Le meilleur temps jamais réalisé en voiture de tourisme est de 1:50,325 min et a été établi par Reto Meisel (Mercedes-Benz SLK340) en 2022.
Pour en savoir plus sur la course de côte de La Roche, rendez-vous sous ce lien.
Calendrier du Championnat suisse de course de côte 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, St-Ursanne – Les Rangiers
29/30 août, Oberhallau*
12/13 septembre, Gurnigel
19/20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
Remarque: les courses marquées d'un astérisque comptent pour le Championnat suisse junior.
La troisième manche de la Le Mans Classic Series, le Grand Prix de l’Âge d’Or à Dijon-Prenois, a également été marquée par plusieurs succès suisses. Cette fois-ci, cependant, aucun des grands noms n’a réussi à s’imposer.
Lors de certaines courses de la série historique organisée par Peter Auto en France, Maxime Guenat avait déjà remporté deux ou trois victoires en un week-end. Cette fois-ci, le rapide Jurassien a dû se contenter de deuxièmes places, qu’il a toutefois décrochées de haute lutte. Dans la spectaculaire Heritage Touring Cup 1 réservée aux voitures de tourisme des années 1970, Guenat avait encore célébré une victoire incontestable fin mars lors de l’ouverture de la saison à Barcelone. Lors de la Spa Classic, sa Ford Capri RS3100 équipée d’un moteur Cosworth à quatre soupapes a toutefois été la victime innocente d’une collision au départ, ce qui l’a poussé à passer à la BMW 3.5 CSL pour la «course à domicile» à Dijon, qu’il partageait avec son père Dominique.
En raison d'une panne moteur survenue lors des essais, qui l'a empêché de réaliser un temps de qualification, le papa s'est élancé depuis la dernière ligne de la grille pour cette course d'une heure. À l'issue de celle-ci, son fils, très rapide, n'était plus qu'à 10,3 secondes de la Capri du Français Armand Mille, parti en pole position, après une impressionnante remontée. Le vainqueur de Spa, Yves Scemama, a pris le départ de la course en deuxième position avec sa Capri, mais n’a pas tout à fait réussi à suivre le rythme des leaders sur toute la distance et a terminé quatrième. Michael Kammermann occupait la troisième place avec la Capri de Maurizio Bianco peu après le départ, mais l’Italien résidant au Tessin n’a pas pu conserver cette position après avoir pris le volant. Un accident survenu peu avant la fin de la course, dû à une perte d'efficacité des freins, a mis un terme brutal à la course. Nicolas Traber a lui aussi dû abandonner prématurément au volant de sa nouvelle BMW 635 CSi Groupe 2, pourtant très rapide. Thomas Studer et Toni Seiler ont terminé respectivement 13e et 15e avec leurs Ford Capri RS2600 moins performantes, équipées de moteurs Weslake.
Le plateau gigantesque de la catégorie Classic Endurance Racing 1, réunissant des prototypes de course et des GT de 1966 à 1974, était à couper le souffle: treize Lola T70 et une McLaren, équipées de leurs moteurs V8, ont fait vibrer le circuit. Armand Mille, descendant de la célèbre famille d'horlogers, a remporté ici sa deuxième victoire du jour, profitant toutefois du handicap de temps au stand de la T70 MK.3B de construction identique pilotée par Jan Magnussen/Chris Ward pour leur victoire à Spa. Le Monégasque Claudio Roddaro a mené la Porsche 917K plus ou moins d'origine de Jo Siffert/Brian Redman (trois courses en 1970) à la cinquième place après avoir signé le meilleur tour en course. Juste derrière, on retrouvait la Martini-Porsche 903/3 d'Henrique Gemperle et Marc de Siebenthal, elle aussi chargée d'histoire suisse.
Grâce au soutien efficace du professionnel britannique Nigel Greensall, Rolf Sigrist a déjà remporté sa troisième victoire de la saison dans la catégorie des moins de deux litres avec sa Chevron B19, mais seulement après le recul de la Chevron de Frank Stippler, qui menait même temporairement au classement général devant Magnussen. Avec l’homme d’affaires genevois Steve Kriknoff en troisième position au volant d’une Lola T212, un deuxième Suisse est monté sur le podium de la catégorie. Kriknoff a remporté, au volant de sa Lotus 15 de 1960, les seules victoires suisses au classement général dans l’un des huit pelotons différents lors des deux courses de 45 minutes du Gentlemen Challenge.
Dans la catégorie CER2 réservée aux voitures de sport et aux GT, entre le milieu des années 1970 et le début des années 1980, Maxime Guenat a décroché la deuxième place au volant de sa fidèle Lola T286 équipée d’un moteur Ford de trois litres, derrière le Français Stéphane Nguyen, largement en tête, au volant d’une Lola T282 dotée d’une motorisation similaire. Dans le vaste peloton de la Sixties’ Endurance, Guenat et son coéquipier français Guillaume Mahé ont terminé, au volant de la Shelby Cobra Daytona Coupé, à la quatrième place après deux heures de course, derrière une Jaguar E-Type britannique et deux Cobra 289, et à la troisième place de la catégorie GT5.
Tous les classements sont disponibles via ce lien. Pour plus d’informations sur les différentes séries de courses, rendez-vous sur www.peterauto.fr
Texte: Peter Wyss
Le rapport du week-end dernier est un peu plus court cette fois-ci. Mais les succès suisses ont tout de même été au rendez-vous: à Misano lors du GT Open et à Ecce Homo dans le cadre du Championnat d'Europe des courses de côte.
Ce week-end s'est déroulée à Misano (ITA) la troisième manche de l'International GT Open. Et comme lors des deux courses précédentes, les Suisses ont eu de quoi se réjouir. Alexander Fach jr. et son coéquipier allemand Lucas Wolf ont remporté la victoire dans la catégorie ProAM lors des deux manches. Le pilote de Schwyz s’est ainsi offert son propre cadeau d’anniversaire. Fach a fêté ses 24 ans dimanche et mène seul et sans partage le championnat dans le classement ProAM. La deuxième Porsche de Fach a également connu un nouveau succès. Avec Joel Monegro Reyes (de la République dominicaine), elle a remporté le classement AM. Pour Alex Fontana aussi, cette troisième manche s’est soldée par un succès. Après une 4e place dans la première manche, le Tessinois est monté sur le podium général en terminant troisième de la deuxième course. Le duo Yannick Mettler/Dexter Müller a été contraint à l'abandon lors de la première course à la suite d'une collision dont il n'était pas responsable. La direction assistée s'est alors cassée. En l'absence de pièce de rechange, ils ont pris le départ de la deuxième manche avec la même pompe de direction assistée et ont dû abandonner alors qu'ils étaient en tête.
Reto Meisel poursuit sur la voie du succès au Championnat d'Europe des courses de côte. Lors de la course d'Ecce Homo (CZE), le pilote argovien a décroché sa troisième victoire dans le groupe 1 et sa deuxième victoire au classement général de la division 1 (après son succès à Falperra). Le pilote Mercedes est en tête (à égalité avec le Tchèque Marek Rybnicek) de la catégorie 1 avec 90 points (sur un maximum de 100) après quatre courses sur dix. La victoire au classement général à Ecce Homo est revenue au Sud-Tyrolien Christian Merli.
La première course de côte de la saison a tenu toutes ses promesses: Hemberg 2026 a été passionnante, même si, au final, ce sont les favoris qui l’ont emporté, à savoir Robin Faustini (chez les voitures de course) et Roger Schnellmann (chez les voitures de tourisme).
Les deux pilotes Nova ont gravi le parcours de 1,758 kilomètre à Hemberg l’un juste derrière l’autre. C’est pourquoi aucun des deux n’a pu jouer la tactique. Marcel Steiner a néanmoins déclaré après la deuxième manche: «Je peux faire ce que je veux, Robin (Faustini) est toujours un peu plus rapide.» En clair, cela signifiait qu’au premier passage, Steiner avait réalisé un temps de 53,00 sec. Faustini a riposté en 52,85 sec. Lors du deuxième passage, le sextuple champion suisse de course de côte s’est amélioré en 52,75 sec. Et une fois de plus, le champion en titre a été plus rapide de quelques centièmes, en 52,61 sec. La troisième manche devait être décisive. Mais lors de celle-ci, Steiner n’a pas réussi à s’améliorer. Alors que Robin était encore en piste, le sort en était jeté dès le passage de la ligne d’arrivée de Steiner en 53,36 sec. «Je n’ai pas commis une grande erreur», a déclaré Steiner, «mais beaucoup de petites erreurs qui s’additionnent. Malgré tout, nous pouvons tirer un bilan positif de cette première course. Nous sommes nettement plus près du but que l’année dernière.»
Au classement combiné des deux manches les plus rapides, Steiner accusait un retard de 1,34 seconde sur Faustini. Ce dernier a encore une fois roulé à toute allure lors de la dernière manche et, avec un temps de 51,80 secondes, a manqué le record du circuit d’un dixième de seconde. «J’étais sur la mauvaise voie jusqu’à la troisième manche», a déclaré Faustini. «J’avais monté un nouveau mélange des pneus Avon pour Hemberg. Mais je n’arrivais pas à trouver le bon feeling avec la voiture, surtout au freinage. Pour la troisième manche, je suis revenu au mélange que j’avais déjà utilisé à Hemberg en 2024 et 2025 – et tout à coup, ça a cliqué. Bien sûr, ça m’énerve d’avoir raté le record du circuit de si peu. Mais en même temps, je me réjouis de cette victoire et de la concurrence.» Pour Faustini, il s’agissait de sa 16e victoire d’étape consécutive toutes saisons confondues. Il est invaincu depuis Les Paccots en 2023, si l’on fait abstraction de la course de côte de La Roche en 2025. À l’époque, la manche d’ouverture du Championnat suisse de course de côte avait été divisée en deux parties.
À la fin, l'écart entre Steiner et Faustini s'est avéré plus grand que celui entre Steiner et Michel Zemp, troisième. Le Lucernois, au volant d'une Norma 2 litres, a réalisé un temps fabuleux de 52,78 secondes lors de la troisième manche et n'a concédé que 51 centièmes de seconde au pilote de 3 litres Steiner au classement général de la journée. Il a amélioré de quatre dixièmes de seconde son record personnel de 2024 (53,18 sec). Zemp a ainsi non seulement confirmé ses ambitions («je veux remonter sur le podium général cette année»), mais il a également prouvé que sa deuxième place au Championnat suisse de course de côte 2025 était tout sauf imméritée. Dès le week-end prochain, Zemp pourrait bien frapper à nouveau, lorsque la deuxième manche sera au programme à La Roche. Au plus tard à Reitnau, sur un circuit encore plus court que celui de Hemberg, le pilote de 39 ans est un des grands favoris.
La 4e place du classement général est revenue à Philip Egli dans sa Dallara F393 jaune. Le vainqueur du record du jour en slalom n’a (logiquement) pas pu remonter au classement, mais a su maîtriser ses concurrents directs avec brio. Lionel Ryter (Formule Renault 2.0), cinquième, était à peu près à égalité avec Egli lors de la deuxième manche, mais a dû composer avec des problèmes de réglages (notamment au niveau des amortisseurs) et a également concédé une seconde de retard. La troisième place chez les monoplaces 2 litres est revenue à Christian Balmer. Son retard sur Egli s’élevait à huit secondes au total des deux manches les plus rapides.
Derrière le top 5 se trouvaient déjà les deux pilotes de voitures de tourisme les plus rapides: Roger Schnellmann, de retour au volant de sa Mitsubishi Lancer Evo VIII, et «Speedmaster» dans sa Ford Escort Cosworth. Et ces deux-là ne se sont pas fait de cadeaux à Hemberg. À l’issue de la première manche, le «héros local» Schnellmann menait avec un temps de 58,69 secondes, contre 59,62 secondes pour «Speedmaster». Même après deux manches, Roger faisait honneur à son nom de famille et conservait la tête. Mais son avance n’était plus que de 0,62 seconde. Là encore, c’est donc la troisième manche qui a dû trancher. Et dans celle-ci, le pilote de Schwyz s’est imposé avec un temps de 59,20 contre 59,35 secondes. Après la course, Schnellmann a déclaré: «Honnêtement, dimanche matin, j’étais un peu nerveux. Surtout au départ avec le nouvel embrayage. Mais ça a bien fonctionné et la crainte que quelque chose casse à nouveau s’est en grande partie dissipée.»
À Hemberg, Schnellmann et «Speedmaster» ont été les seuls pilotes avec un toit au-dessus de la tête à passer sous la barre de la minute. Ludovic Monnier, au volant de l’ancienne VW Golf de Danny Krieg, le champion en titre des voitures de tourisme, s’en est approché de près (et a ainsi terminé troisième chez les voitures de tourisme). Le pilote de 34 ans, originaire de Monthey (VS), a réalisé des temps légèrement supérieurs à une minute lors des trois manches, s’imposant haut la main devant Kurt Tschirky et Ruedi Fuhrer et établissant un nouveau record de catégorie. S'il y avait eu une épreuve de régularité à Hemberg, Monnier l'aurait remportée: 1:00,56, 1:00,57 et 1:00,60 min – on ne peut pas faire plus régulier! Derrière Monnier, douzième au classement général, Bruno Sawatzki a été le pilote Interswiss le plus rapide au volant de sa Porsche 991.1 Cup. Alors que le champion des voitures de tourisme 2023 et 2024 s'était encore laissé surprendre l'année dernière par le jeune Matthias Bischofberger, il l'a cette fois maîtrisé, même si Sawatzki était plus lent de deux dixièmes de seconde lors de la troisième manche.
C'est en TCR que l'arrivée a été la plus serrée. Neuf véhicules étaient au départ dans cette catégorie. Le plus rapide a été Sergio Kuhn au volant de sa Peugeot 208. Son avance sur Patrick Flammer dans l'Opel Astra n'était que de 0,02 seconde! Dans la Renault Classic Cup, Thomas Zürcher s'est imposé face à Beat Rohr et René Schnidrig, avec respectivement 0,48 et 0,68 seconde d'avance. Tous les autres vainqueurs de catégorie à Hemberg sont répertoriés ci-dessous: Alessandro Grispino (Renault Clio R3, A/ISA/R2/R3), Emeric Betticher (Toyota GR Yaris, SuperSérie Comp. jusqu'à 3000 cm³), Pierre Mürner (Porsche GT3, Super Série Comp. jusqu’à 4000 cm³), Markus Barnder (March 742, Gr. H/voitures de formule jusqu’à 2000 cm³), Armin Buschor (BMW 320, Gr. H/voitures de tourisme jusqu’à 2000 cm³), Sylvain Chariatte (VW Golf, Histor. Classic), Sergio Kuhn (Peugeot 308, TCR), Adrian Gerber (Citroën Saxo, PSA Gr. N jusqu’à 1600 cm³), Ramon Hänggi (Citroën Saxo, PSA Gr. A jusqu’à 1600 cm³), Jürg Brunner (Renault Clio 2, RCC 2), Thomas Zürcher (Renault Clio 3, RCC 3), Hans-Ulrich Seifert (VW Polo, E1 jusqu'à 1400 cm³), Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu'à 1600 cm³), Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu'à 2000 cm³), Steven Chiquita (BMW E30, E1 jusqu'à 2500 cm³), Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu'à 3000 cm³), Bruno Ianniello (Lancia Delta S4, E1 jusqu'à 3500 cm³), Roger Schnellmann (Mitsubishi Lancer Evo VIII, E1 jusqu'à 4000 cm³), Frédéric Neff (Porsche 997 GT2R, E1 plus de 4000 cm³), Andreas Helm (VW Polo, IS jusqu'à 1400 cm³), Werner Rohr (Toyota Corolla AE86, IS jusqu'à 1600 cm³), Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu'à 2000 cm³), Ferdi Waldvogel (BMW M3 E30, IS jusqu'à 2500 cm³), Bruno Sawatzki (Porsche 991.1 Cup, IS plus de 2500 cm³), Philip Egli (Dallara F393, E2-SS jusqu’à 2000 cm³), Roland Bossy (Tatuus F3 T-318, E2-SS plus de 2000 cm³), Antonino Scolaro (Nova NP03, E2-SC jusqu'à 1600 cm³), Michel Zemp (Norma M20FC, E2-SC jusqu'à 2000 cm³), Robin Faustini (Nova NP01, E2-SC jusqu'à 3000 cm³).
Dans la catégorie REGionale, Patrick Jakober a été le plus rapide au volant de sa VW Golf. À l'arrivée, son avance sur Michael Kuratli, au volant d'une Renault Clio, n'était que de 0,05 seconde…
Une longue interruption a eu lieu à la suite d'un incident de Manuel Lenherr. Le pilote de la BMW E46 M3 de la catégorie E1 à 4000 cm³ a eu un accident lors de la deuxième manche, à quelques mètres de l'arrivée, devant la tribune naturelle, et a dû être évacué par la Rega. Lenherr s'est fracturé une vertèbre lors de l'accident. «Je vais bien, compte tenu des circonstances», a-t-il déclaré à ASS. Nous lui souhaitons un bon rétablissement!
Et voici la suite du calendrier:
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, St-Ursanne – Les Rangiers
29/30 août, Oberhallau*
12/13 septembre, Gurnigel
19/20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
* comptent pour le Championnat suisse junior
Comme chacun le sait, le plaisir anticipé est le plus grand qui soit: à la vue de la liste des participants à la première course de côte de l'année à Hemberg, impossible de ne pas s'enthousiasmer. Non seulement en ce qui concerne la lutte pour la victoire du jour (chez les voitures de course), mais aussi devant la grande diversité des voitures de tourisme.
L'attente touchera bientôt à sa fin! Le week-end prochain (6 et 7 juin), Hemberg accueillera la première manche du Championnat suisse de course de côte 2026. Près de 220 concurrentes et concurrents se sont inscrits pour cette première course dans le Toggenburg. Parmi eux, 22 pilotes allemands qui, comme l'année dernière, prendront le départ dans le cadre de la KW Bergcup. La météo s'annonce agréable pour ces deux jours, avec des températures comprises entre 20 et 22 degrés. Malheureusement, on ne peut toutefois pas exclure quelques averses, surtout samedi…
Sur le plan sportif, tout se jouera (normalement) entre le champion en titre de course automobile Robin Faustini et son rival Marcel Steiner. Bien que Steiner possède également une Nova Proto depuis plus d’un an, les deux pilotes ne se sont pas encore souvent affrontés avec du matériel «identique». Lors de l’ouverture de la saison 2025, le même jour, les deux adversaires se sont croisés sans se rencontrer. Faustini a couru à Hemberg, tandis que Steiner a préféré concourir à La Roche. À Reitnau, Oberhallau et au Gurnigel, Steiner a jeté l’éponge prématurément. Il a renoncé aux Paccots. Ce n’est qu’à Anzère et aux Rangiers qu’un duel direct a eu lieu, avec à chaque fois un net avantage pour Faustini. La dernière confrontation a eu lieu il y a un mois à Eschdorf, au Luxembourg. Mais ils n’ont pu s’affronter que lors des essais, car la course a été interrompue avant les départs de Faustini et Steiner à la suite d’un tragique accident.
Avant la première course, l’état d’esprit des deux pilotes de 3 litres est relativement différent. «Le roll-out que nous avons effectué à Bresse avant Eschdorf me rend confiant», estime Steiner, qui fait confiance à Helftec Engineering en matière de puissance. «Mais c’était sur un circuit. Je ne suis pas reparti forcément avec de bonnes impressions d’Eschdorf. Alors, nous verrons bien comment ça se passe à Hemberg et ce que nous pourrons peut-être encore tester samedi.» Faustini, qui court avec un moteur Emap, a signé le meilleur temps des essais à Eschdorf. «Je n’ai pas eu l’occasion d’acquérir davantage d’expérience cette année jusqu’à présent. J’espère que nous pourrons reprendre là où nous nous sommes arrêtés en 2025. En tout cas, je suis tout à fait détendu et je me réjouis de pouvoir enfin commencer. Nous en saurons plus dimanche soir.»
Il n'est pas certain que la course à Hemberg se résume à un duel. Il se peut que le pilote de 2 litres Michel Zemp, au volant de sa Norma-Helftec, soit le troisième larron. Originaire de Lucerne, deuxième du Championnat suisse de course de côte en 2025, il a terminé deuxième derrière Faustini à Hemberg ces deux dernières années. En 2024, lors de sa meilleure manche (53,19 sec), il ne lui manquait que 87 centièmes de seconde pour rattraper Faustini, dont le meilleur temps s’établit à 52,24 s. L’année dernière, son retard n’était que de 2,75 secondes. «Le revêtement de la piste n’a pas permis d’améliorer les temps l’année dernière», explique Zemp. Mais cela pourrait être différent cette année. L’organisateur a confirmé à ASS que les passages bosselés de la piste ont été fraisés et réasphaltés.
Eric Berguerand ne sera pas encore au départ. Le Valaisan, sept fois champion de Suisse, a certes annoncé son retour pour 2026, mais il sera absent à Saint-Gall (ainsi qu’à La Roche). Le moteur lui cause des soucis. «Je l’ai déjà démonté et remonté plusieurs fois. La dernière fois, je me suis aperçu d’une fuite d’eau. Pour l’instant, le moteur se trouve chez le préparateur de moteurs Mader.» En l’absence de Berguerand, Roland Bossy pourrait bien créer la surprise à Hemberg dans la catégorie des voitures de formule. Le pilote chevronné du Jura ne laissera rien au hasard avec sa Tatuus de Formule 3 pour tenter de se rapprocher des prototypes. Les deux as du slalom, Philip Egli (Formule 3) et Lionel Ryter (Formule Renault), seront certainement eux aussi très bien placés. L’année dernière, Egli a terminé troisième à Hemberg, à seulement 1,36 seconde de Zemp (dans la manche la plus rapide). On attend également avec impatience les performances d’Ursanne Salomon. Le vainqueur du slalom de Bure s'attaque pour la première fois (après des débuts mitigés au Gurnigel en 2025) avec sa Dallara F3 acquise auprès de Bossy.
La course s'annonce également passionnante chez les voitures de tourisme. Tous les regards seront tournés vers Roger Schnellmann et sa Mitsubishi Evo 8 Helftec. Le pilote de Wangen fera son retour après une année d’absence et ce, justement pour sa course à domicile. «En principe, je me sens prêt», déclare Schnellmann, qui avait réalisé un temps de 57 secondes il y a deux ans. «Nous avons également effectué un test à l’Anneau du Rhin. Quand je mets les gaz à fond, je ressens encore un léger blocage mental. La crainte que quelque chose puisse à nouveau se casser est toujours présente. Mais je suis confiant.»
Un autre candidat sérieux chez les voitures fermées est l'actuel champion des voitures de tourisme, Danny Krieg. Le pilote de Schwyz ne prendra toutefois pas le départ avec sa nouvelle Audi RS3 LMS comme il l'espérait, mais avec une BMW E30 dans la catégorie E1 de plus de 3000 cm3. «L’Audi est encore en cours de transformation», explique Krieg. «J’espère que nous finirons à temps pour Reitnau.»
Un autre pilote de voitures de tourisme parviendra-t-il à passer sous la barre de la minute? «Speedmaster», avec sa Ford Escort Cosworth récemment rodée à Bure, est assurément un candidat sérieux pour une place de choix. Sans oublier le trio Porsche composé de Matthias Bischofberger, Frédéric Neff et Bruno Sawatzki, qu’il ne faut jamais sous-estimer. À cela s’ajoutent deux grands inconnus: d’une part, Ludovic Monnier au volant de l’ancienne VW Golf de Danny Krieg. Son temps total de 2:03,00 min lui avait valu la victoire au classement général des voitures de tourisme l’année dernière. Monnier parviendra-t-il à battre ce temps? D’autre part, outre le vétéran Reto Steiner, qu’il faut toujours garder à l’œil, il y a le nouveau venu Remo Fischer (également au volant d’une Ford Escort). Domicilié à Küssnacht am Rigi, Fischer a créé la surprise en signant le meilleur temps des voitures de tourisme lors du slalom de Bière.
Le coup d’envoi sera donné à Hemberg samedi à partir de 7h30 avec la première séance d’essais et dimanche (à la même heure) avec la première manche de course. Chaque catégorie disputera trois manches de course et quatre séances d’essais (dans la mesure du possible). Les deux meilleurs temps de dimanche seront additionnés. Le dernier groupe de pilotes devrait franchir la ligne d’arrivée vers 17 h dimanche.
À propos du parcours: Long de 1,758 km, le circuit de Hemberg est le deuxième plus court du calendrier. Seul celui de Reitnau, long de 1570 mètres, est encore un peu plus court. Les pilotes devront franchir un dénivelé de 157 mètres dans la région de Saint-Gall. Le record absolu du parcours est détenu par Steiner (datant de 2023) en 51,70 s (= 122,41 km/h). Le meilleur temps jamais réalisé en voiture de tourisme est de 57,22 s et il a été établi par Reto Meisel (Mercedes-Benz SLK340) en 2022.
Pour en savoir plus sur la course de côte de Hemberg, cliquez sur www.bergrennen-hemberg.ch
Calendrier du Championnat suisse de course de côte 2026
6 et 7 juin, Hemberg*
13 et 14 juin, La Roche – La Berra*
28 juin, Reitnau
25 et 26 juillet, Ayent – Anzère*
14-16 août, St-Ursanne – Les Rangiers
29/30 août, Oberhallau*
12/13 septembre, Gurnigel
19/20 septembre, Châtel-St-Denis – Les Paccots
Remarque: les courses marquées d'un astérisque comptent pour le Championnat suisse junior.
Cela aurait pu être sa course: Fabio Scherer s'est élancé en pole position lors du GT World Challenge à Monza, mais n'a parcouru que quelques centaines de mètres. Découvrez dans le rapport du week-end comment s'en sont sortis les autres pilotes suisses ce week-end.
Samedi, il se réjouissait encore de sa première pole position au GT World Challenge. Le lendemain, lors de la deuxième manche de l’Endurance Cup à Monza (ITA), la course s’est terminée pour Fabio Scherer après seulement quelques centaines de mètres. Un accrochage dans le peloton a provoqué un carambolage massif dans la première chicane, éliminant les cinq premiers de la grille de départ ainsi que plusieurs favoris. Parmi les «victimes», on comptait non seulement la Ford Mustang GT3 de Scherer, mais aussi la Porsche Lionspeed de Ricardo Feller. «Ça fait mal», a déclaré Scherer, «mais il y a beaucoup de points positifs à retenir de Monza: le rythme était là, le travail d’équipe était parfait, et nous avons une nouvelle fois prouvé que nous pouvions nous battre aux avant-postes. Et c’est exactement ce que nous ferons lors de la prochaine course à Spa-Francorchamps.» Le meilleur Suisse à Monza a ainsi été le pilote d’usine BMW Raffaele Marciello, qui a terminé cinquième. Patric Niederhauser a lui aussi échappé au chaos dans la première chicane et a franchi la ligne d’arrivée en septième position au volant de sa Lamborghini. La victoire est revenue de manière surprenante à l’équipe Tresor Attempto Racing, qui a réussi à taquiner les équipes Pro avec une formation Silver. Dans la Bronze Cup, la Ferrari n° 74 de Kessel Racing s’est imposée grâce à Dustin Blattner, Dennis Marschall et Lorenzo Patrese. Les autres Suisses: Alex Fontana (21e, 6e au classement bronze), Rolf Ineichen (22e, 7e au classement bronze), Ethan Ischer (24e, 8e au classement argent).
Le Genevois Louis Delétraz était également en piste ce week-end. Lors de la cinquième manche de l'IMSA à Détroit, le pilote Cadillac a terminé sixième. Mais Delétraz se réjouira sans doute davantage de sa sélection pour les 24 Heures du Mans (13 et 14 juin). L'ancien pilote d'essai de Formule 1 remplacera le pilote titulaire de Cadillac, Alex Lynn, et courra aux côtés de Norman Nato et Will Stevens, comme il l'a déjà fait récemment à Spa-Francorchamps (BEL).
Chiara Bättig a connu son meilleur week-end à ce jour en Formule 4 britannique. Sur le circuit de Grand Prix de Silverstone, l’ancienne championne suisse de karting a décroché son premier podium en terminant troisième de la première course du dimanche. Bättig a profité de la règle de la grille inversée, qui stipule que le pilote ayant signé le douzième meilleur temps en qualifications peut partir en pole position lors de la deuxième manche. Au classement général, Bättig occupe la 13e place après quatre courses sur dix.
En Formule 4 CEZ au Salzburgring, les Suisses ont également eu de quoi se réjouir. Jenzer Motorsport a remporté les trois manches avec l'Allemand Elia Weiss (deux victoires) et le Tchèque Max Karhan. Maffi Racing a également décroché deux podiums grâce au Danois David Walther. La finale a dû être annulée en raison d'un violent orage. Le meilleur résultat des deux Suisses, Andreas Lo Bue et Georgiy Zasov, a été une septième place chacun.
C'est également au Salzburgring qu'a eu lieu la deuxième course de la Renault Twingo Cup. Malheureusement, aucun pilote n'est monté sur le podium cette fois-ci. Thomas Schmid a été le meilleur Suisse, terminant septième. La deuxième manche a également été annulée en raison des mauvaises conditions météorologiques.
Mike Coppens/Christophe Roux ont remporté leur troisième victoire d'affilée en Championnat suisse lors du Rallye du Chablais (derrière le vainqueur du classement général, le Belge Grégoire Munster). Avec Florian Gonon en deuxième position, le «Chablais» a démontré une fois de plus que l'expérience fait toute la différence dans cette discipline!
Impossible de le rattraper lors du Rallye du Chablais de cette année: Grégoire Munster a remporté une victoire écrasante lors de la 22e édition. Le Belge, titulaire d’une licence luxembourgeoise, a mené le «Chablais» de la première à la dernière spéciale. 13 des 15 meilleurs temps ont été remportés par le pilote Hyundai aguerri au WRC. Ce n’est que dans les spéciales 2 (Panex) et 12 (Portes du Soleil) que Munster a dû se contenter de la deuxième place. Avec son copilote Maxime Andernack, il a finalement creusé un écart de 38 secondes et a ainsi offert à Hyundai sa première victoire au «Chablais».
La meilleure équipe suisse a une fois de plus été celle de Mike Coppens et Christophe Roux au volant de leur Skoda Fabia RS Rally2 de l’équipe Balbosca. Les champions suisses en titre ont étonnamment bien tenu tête au professionnel du rallye Munster, bien qu’ils aient disputé leur dernier rallye en octobre 2025. À titre de comparaison, Munster a déjà participé à quatre rallyes cette année, dont le Rallye de Monte-Carlo. Ce n’est que sur la spéciale de 18 kilomètres reliant Collombey à Muraz que Coppens/Roux ont perdu plus de cinq secondes face à Munster. Dans toutes les autres spéciales, les Valaisans se sont toujours maintenus à moins de 4,6 secondes. Coppens, âgé de 47 ans, a ainsi remporté sa troisième victoire consécutive en Championnat suisse au «Chablais». Le fait que Sébastien Loeb (en 2025) et Grégoire Munster (cette année), qui courent hors compétition, lui aient barré la route ne le dérange guère, voire pas du tout. «Quand on n’a pas pris le volant d’une voiture de rallye depuis aussi longtemps que moi, on est déjà satisfait, à l’issue d’un rallye aussi exigeant que le Chablais, de ne perdre que 0,2 seconde par kilomètre face à un pilote comme Grégoire Munster», estime Coppens. «Et puis, bien sûr, c’est aussi formidable d’avoir remporté le rallye – au classement suisse – pour la troisième fois d’affilée.» Quant à l'avenir de Coppens, rien n'est encore décidé. Sa participation au prochain rallye du Championnat suisse, celui de Bourgogne, dépendra de ses possibilités financières.
Derrière le double champion suisse des rallyes, Florian Gonon (avec son copilote Frédéric Hugon) et Nicolas Lathion (avec sa copilote Morgane Apothéloz) se sont livré une lutte acharnée pour décrocher la troisième place. Vendredi soir – après neuf des 15 spéciales – Gonon devançait Lathion de 3,1 secondes seulement dans le duel entre les deux pilotes valaisans au volant de Skoda. À l’arrivée, l’écart était de 7,7 secondes. Pour Gonon, qui a fêté ses 50 ans en mars, il s’agissait de son premier podium en championnat suisse depuis le Rallye du Valais 2015. Et cela fait 17 ans qu’il a remporté sa première victoire au Rallye du Chablais en 2009! Là encore, cela s’est confirmé: l’expérience est un élément essentiel de la réussite en rallye. «On est certes un peu plus serein dans certaines situations», déclare Gonon. «Mais les jeunes montent en puissance et mettent les gaz à fond. Il faut donc rester sur ses gardes. Mais je suis bien sûr ravi d’avoir décroché un podium cette fois-ci – tout particulièrement pour mon copilote Frédéric!»
Derrière Gonon et Lathion, Yoan Loeffler (avec son copilote Aurélien Chiapello) a décroché la cinquième place. À l’arrivée, le retard sur le vainqueur du championnat de l’année dernière était déjà de 3:18 min. Le top 10 a été complété par Pascal Perroud/Charlène Greppin (6e, Skoda Fabia), Gwen Lagrue/Romain Blondeau-Toiny (7e, Citroën C3), Joël Rappaz/Gaëtan Aubry (8e, Alpine A110 RGT+), Jérémie Toedtli/Alexandre Chioso (9e, Skoda Fabia) et Ismaël Vuistiner/Florine Kummer (10e, Skoda Fabia). Parmi ces équipes, celle de Toedtli aurait notamment été en mesure de se hisser plus haut dans le classement. Mais le Neuchâtelois a perdu plus de quatre minutes à cause d’une crevaison lors de la cinquième spéciale. À ce moment-là, un prétendant au podium était déjà loin derrière: Thibault Maret a percuté un trottoir lors de la quatrième spéciale et n’a pu repartir le deuxième jour que grâce au règlement du Super Rallye. Ce dernier permet à une équipe de reprendre la course le lendemain après un accident ou une panne technique.
La meilleure équipe chez les «petits voitures» a été celle de Yohan Surroca/Pierre Blot. Le Valaisan de 24 ans, qui participait à sa deuxième course au volant de la Lancia Ypsilon, a clairement été le pilote Rally4 le plus rapide et s’est également classé en tête du classement de la Coupe suisse des rallyes – devant Cédric Moulin (Renault Clio Rally4) et Michaël Esteves (Opel Corsa Rally4).
Dans la catégorie historique VHC, ce sont, sans surprise, les pilotes chevronnés que sont le duo français François Delecour/Fabrice Gordon qui se sont imposés. Delecour, engagé dans le Championnat d’Europe FIA des voitures historiques, n'a été le plus rapide que dans une seule épreuve, et il s’est fait acclamer par le public grâce au rugissement de sa Peugeot 308 Maxi. Avec un retard d’un peu plus de trois minutes, Julien Camandona/Mélanie Crettaz (sur BMW M3 E30) ont décroché la deuxième place au classement général et la victoire au classement suisse. Ils ont été suivis à l’arrivée par leurs coéquipiers de marque Eddy Bérard/Florence Bérard et Nicolas Jolidon/Eric von Känel. Erwin Keller, vainqueur de la course d'ouverture du Critérium Jurassien, a abandonné lors de la dixième spéciale à la suite d'une défaillance mécanique sur sa Mitsubishi Galant.
Dans le classement de régularité VHRS, la victoire finale est revenue à Viglino/Dupraz (Citroën Saxo 16V). Dans la catégorie VMRS pour les véhicules modernes, Reymond et Venturelli au volant de l’Alpine A 110 ont réussi à se hisser sur la plus haute marche du podium. Pour plus d’informations sur le Rallye du Chablais 2026, veuillez cliquer sur ce lien.
Et voici la suite du calendrier:
10-11 juillet, Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise (FRA)
18-19 septembre, Rally del Ticino
29-31 octobre, Rallye International du Valais
Après deux mois de pause, le Championnat suisse des rallyes entame sa deuxième manche. Dès vendredi, un grand classique figure au programme: le Rallye du Chablais, auquel participeront également les Champions suisses en titre Mike Coppens et Christophe Roux.
Commençons par la mauvaise nouvelle: Jonathan Hirschi ne s’alignera pas au départ de la 22e édition du Rallye du Chablais. Le Champion suisse des rallyes 2022 et 2023 et le leader du classement général actuel est en effet contraint de renoncer à la deuxième manche du Championnat suisse en raison d'un accident survenu lors du Rallye d’Antibes-Côte d’Azur.
Avant même la deuxième manche, on sait donc déjà que Hirschi a) devra mettre de côté ses ambitions de remporter un troisième titre de champion suisse, à supposer qu'il en ait eus, et b) un nouveau vainqueur sera couronné lors de la deuxième manche. Celui-ci pourrait bien s'appeler Mike Coppens. L'actuel Champion suisse des rallyes entamera ce week-end le championnat de cette année. Avec son copilote Christophe Roux, il vise une troisième victoire consécutive en Championnat suisse lors de l'un de ses rallyes préférés. Il y a un an, le Valaisan de 47 ans n'avait été devancé que par la légende du rallye Sébastien Loeb. Cependant, ce dernier courait «hors compétition». Une situation similaire pourrait bien se reproduire cette année. En effet, Coppens ne prendra pas le départ avec la voiture n°1, celle-ci ayant été réservée au Belge Grégoire Munster, qui court sous licence luxembourgeoise. L’ancien pilote officiel de la M-Sport Ford a figuré parmi les 10 meilleurs pilotes du WRC ces deux dernières années et, pour ses débuts en Suisse, il ne se contentera certainement pas de «terminer la course».
Le pilote Skoda Coppens, qui a disputé son dernier rallye en octobre 2025, aura toutefois une concurrence prestigieuse «en interne» lors du Rallye du Chablais, comptant pour le Championnat d’Europe des rallyes FIA (FIA ERT). Yoan Loeffler/Aurélien Chiapello, deuxièmes au classement général l’année dernière, Thibault Maret/Louis Louka, Nicolas Lathion/Morgane Apothéloz, Gwen Lagrue/Romain Blondeau-Toiny, Pascal Perroud/Charlène Greppin, Ismaël Vuistiner/Florine Kummer, Florian Gonon/Frédéric Hugon ainsi que Jérémie Toedtli/Alexandre Chioso vont certainement donner du fil à retordre au double Champion suisse des rallyes. Maret, qui a troqué cette saison sa Skoda Fabia contre une Citroën C3 Rally2, est notamment impatient de monter enfin sur la plus haute marche du podium.
On attend également avec impatience de voir les performances de Jérémy Michellod et Grégory Maître. Le frère cadet de Jonathan Michellod prendra le départ pour la première fois au volant d'une voiture Rally2. Au total, 15 véhicules de la «catégorie reine» (Rally2) ont été inscrits. S'y ajouteront deux RGT+ (Joël Rappaz avec son Alpine et Olivier Bourgnon sur Porsche 997) ainsi que quatre équipes Rally3. En tout, 43 équipes «modernes» se sont inscrites.
À cela s'ajoutent 25 véhicules historiques, dont deux font partie du Championnat d'Europe des rallyes. Parmi les participants, un nom devrait être familier à de nombreux fans de rallye: François Delecour. Le vice-champion du monde des rallyes 1993 fera son retour en Suisse aux côtés de Fabrice Gordon à bord d'une Peugeot 306 Maxi. Du côté suisse, nous retrouverons la plupart des équipes déjà en lice pour les premières places lors du Critérium Jurassien, notamment les vainqueurs Keller/Juple (Mitsubishi Galant) et leurs poursuivants Bérard/Bérard ainsi que Brosy/Erisman (tous deux sur BMW M3).
Treize équipes au total prendront le départ dans les deux catégories de régularité – neuf d’entre elles dans la VHRS, la catégorie historique, et quatre dans la VMRS, la catégorie moderne. Le couple Laurent et Florence Pernet a remporté la première manche du Critérium Jurassien.
La zone de service et le quartier général du rallye se trouveront à Aigle, sur le site de la caserne. Le rallye débutera le jeudi 28 mai par les inspections administratives, les contrôles techniques et une super-spéciale à Leysin. Le départ de la 2e étape, qui comprendra huit spéciales, sera donné le vendredi 29 mai. Le samedi 30 mai aura lieu la 3e étape avec six spéciales, qui se terminera par la cérémonie de remise des prix (à partir de 21h30) à Aigle. Vous trouverez de plus amples informations sur le Rallye du Chablais 2026 en cliquant sur ce lien.
Dates du Championnat suisse de rallye 2026
27 et 28 mars, Critérium Jurassien
28-30 mai, Rallye du Chablais
10-11 juillet, Rallye de Bourgogne-Côte Chalonnaise (FRA)
18-19 septembre, Rally del Ticino
29-31 octobre, Rallye International du Valais
DTM, GT Masters, Rallye, Formule 4: le week-end de la Pentecôte a également été l'occasion de se réjouir pour la Suisse. La première course DTM à Zandvoort a notamment été un moment fort.
En tant que fan suisse de sport automobile, on avait également de quoi se réjouir ce week-end de la Pentecôte. Lors de la deuxième manche du DTM de cette année à Zandvoort, la première course a surtout été dominée par les Suisses. Dès les qualifications, Emil Frey Racing a su convaincre en décrochant les première (Matteo Cairoli) et deuxième places (Thierry Vermeulen). En course, l’Italien n’a rien laissé passer et a remporté une victoire souveraine, menant la course de bout en bout. Il a d’ailleurs été désigné «pilote du jour». Son coéquipier Vermeulen a perdu une place au départ, mais a également défendu sa troisième place avec brio. Lors de la deuxième manche, l’écurie de Safenwil a également réussi à marquer des points avec ses deux Ferrari: Vermeulen a terminé cinquième, Cairoli onzième. «La journée de samedi a bien sûr été sensationnelle avec la victoire de Cairoli, sa première avec nous et sa toute première en DTM – sans oublier la présence de Vermeulen sur le podium. De plus, nous avons à nouveau réalisé le pit stop le plus rapide – le troisième d’affilée», s’est réjoui le chef d’équipe Lorenz Frey-Hilti. Pour le pilote Porsche Manthey Ricardo Feller, le week-end à Zandvoort s’est terminé par deux dixièmes places et le meilleur tour en course lors de la première manche. La victoire de la deuxième course est d’ailleurs revenue à l’Sud-Africain Kelvin van der Linde.
Comme lors de la première manche, l'ADAC GT Masters a également été marqué par un succès suisse. Felix Hirsiger (après une 4e place lors de la première course) s'est imposé lors de la deuxième manche. Le pilote originaire de Küssnacht am Rigi s'est ainsi offert un magnifique cadeau d'anniversaire. La semaine précédant la course à Zandvoort, l'ancien vainqueur de la Porsche Sports Cup Suisse a fêté son 28e anniversaire. Au classement du championnat, Hirsiger est en tête avec 85 points après deux courses.
Matthias Schläppi continue lui aussi sur sa lancée dans la Coupe d'Allemagne des rallyes. Cinq semaines après sa victoire de dernière minute à l'Ostalbrallye, Schläppi a remporté une victoire souveraine dans la catégorie NC3, réservée aux véhicules d'une cylindrée comprise entre 1600 et 2000 cm³, avec plus de deux minutes d'avance. Lors du 27e Hunsrück-Junior-Rallye, le pilote de Meiringen a même longtemps eu en ligne de realiser le tout premier podium au classement général de sa jeune carrière de rallye. Il a finalement décroché une belle cinquième place au classement général. Une anecdote particulière à signaler depuis le siège passager de la Peugeot 208: la Suissesse Iris Thurnherr y a fêté son retour dans une voiture de rallye après une longue pause. Cela faisait près de 15 ans que la pilote originaire d’Alpnach n’avait pas participé à un rallye – à l’époque, c’était elle-même qui tenait le volant avec succès.
Florentin Hattemer a également décroché une place sur le podium des rookies en Formule 4 italienne. Lors de la première course, le pilote Trident a terminé troisième chez les débutants. Il a de nouveau convaincu avec des classements généraux de 7e, 8e et 14e. Levi Arn a lui aussi réalisé une belle performance. Lors de la deuxième course, le pilote de Jenzer Motorsport se battait pour les 4e et 5e places lorsqu’il a été ralenti par un pneu crevé. Lors de la première course, il a manqué de peu le podium des débutants en terminant quatrième. L'équipe Maffi Racing a également été récompensée pour ses bonnes performances. C'est à nouveau le Danois David Walther qui a assuré une place sur le podium (P3) aux Genevois lors de la troisième course.
Chiara Bättig n'a pas connu autant de succès lors de la troisième manche du Championnat anglais de Formule 4. Avec des 17e, 14e et 14e places, elle a toutefois encore gagné cinq points ce week-end. Elle occupe la 13e place au classement général.
Jasin Ferati a également décroché son premier podium de la saison dans le championnat italien de GT. Le pilote de Winterthour a terminé deuxième lors de la deuxième course de la Sprint Cup. L'équipe suisse Spirit of Race est en tête dans les deux catégories AM.
Ce week-end de la Pentecôte, le Jura accueille un événement que les amateurs de course automobile ne devraient pas manquer: la course de côte des Rangiers fête son 100e anniversaire.
Ce n’est plus le même parcours. Et pourtant, il faut savoir profiter des occasions qui se présentent. Le week-end de la Pentecôte (samedi/dimanche), on fêtera dans le Jura le 100e anniversaire de la course de côte des Rangiers – et ce, sur le parcours original de sept kilomètres qui monte de Develier aux Rangiers. Près de 200 véhicules sont attendus – parmi lesquels des voitures de course actuelles du championnat suisse, mais aussi de véritables classiques comme la Sauber C2, l’Amweg AW76 ou une BMW F2 Martini.
Vous trouverez des informations sur l'événement en cliquant sur ce lien. L'accès à l'événement est gratuit pour tous les spectateurs. Des points de restauration proposant des boissons chaudes et froides ainsi que de la nourriture, ainsi que des tables et des bancs, sont disponibles dans les différentes zones réservées aux spectateurs. Veuillez respecter la signalisation sur place ainsi que les instructions des commissaires de piste.
Le Championnat suisse junior en est à mi-parcours. Après les quatre slaloms, un quatuor composé de Steven Chiquita, Alessandro Grispino, Ursanne Salomon et Mario Schöpfer occupe la tête du classement sans avoir perdu le moindre point.
Il est temps de faire le bilan à mi-parcours. Dans le Championnat suisse junior, les quatre premières courses sont terminées – toutes des slaloms. La deuxième moitié de la saison se déroulera ensuite en montagne, avec les courses à Hemberg (7 juin), La Roche (14 juin), Anzère (26 juillet) et Oberhallau (30 août). Les trois meilleurs résultats par discipline sont pris en compte dans le classement final. À ce jour, Steven Chiquita, Alessandro Grispino, Ursanne Salomon et Mario Schöpfer occupent conjointement la première place avec 75 points chacun, le jeune Schöpfer, âgé de 24 ans, affichant le plus mauvais résultat à retirer de ce quatuor. Le pilote d’une VW Golf n’a encaissé «que» 20 points à Bure. À Frauenfeld ainsi qu’à Ambri 1 et 2, il s’était auparavant assuré le maximum de points (25).
Mais comme on le sait, ce n’est qu’à la fin que l’on tire le bilan. C’est pourquoi il est encore un peu prématuré de faire des pronostics à ce stade. Une simple défaillance technique lors d’une des prochaines courses de côte suffirait à anéantir le rêve du titre junior. Lionel Ryter en a fait l’expérience. En 2024, il était au coude à coude avec Jannis Jeremias en tête du classement jusqu’à la dernière course au Gurnigel. Comme il avait l’avantage en tant que pilote de Formule (en cas d’égalité de points, ce sont les meilleurs classements au SCRATCH qui comptent), il avait le titre à portée de main. Mais c’est justement lors de la finale que la mécanique de sa Formule Renault a lâché. Amèrement déçu, il a dû assister impuissant à la victoire de Jeremias. L’année suivante, Ryter a pris sa revanche et a rattrapé ce qu’il avait laissé filer en 2024. «On pourrait penser qu’il ne s’agit que d’un titre junior», dit Ryter. «Mais j’ai ressenti ces deux dernières années la pression que peut générer le fait de vouloir le remporter.» En 2026, Ryter sera trop âgé pour participer à nouveau au Championnat suisse junior. Seuls les pilotes âgés de moins de 25 ans peuvent s’inscrire. Une chose est donc déjà claire: après Jeremias (2024) et Ryter (2025), il y aura cette année un nouveau champion en raison de la règle d’âge.
Qui cela pourrait-il bien être? Sur le papier, Salomon a toutes les cartes en main. Si le championnat s'achevait après quatre slaloms, le titre reviendrait, en vertu de la règle SCRATCH, au jeune homme de 20 ans de Fregiécourt. À Frauenfeld, Salomon a terminé troisième, à Ambri deuxième à chaque fois et, dernièrement, à Bure, il a même pris la première place. Son challenger, Steven Chiquita (23 ans), ne peut naturellement pas rivaliser avec sa BMW E30. Il affiche des classements SCRATCH de 39, 26, 24 et 14. Cela suffirait (à ce jour) pour la deuxième place. La troisième place reviendrait au pilote de Renault Clio Alessandro Grispino (25 ans). Le champion en titre de slalom a terminé 60e, 41e, 37e et 24e dans les classements journaliers respectifs.
Mais comme on l’a dit: rien n’est encore joué. Une seule erreur sur la piste – et le vent pourrait bien tourner. Le suspense est en tout cas garanti.
Le week-end dernier a été entièrement marqué par les 24 Heures du Nürburgring et la deuxième place de Patric Niederhauser. Mais d’autres succès suisses ont également été enregistrés sur la scène internationale.
Ce week-end, Patric Niederhauser a ajouté un nouveau trophée à sa collection déjà bien fournie dans le domaine du sport GT. Le Bernois de 34 ans a terminé deuxième au classement général de la course des 24 Heures du Nürburgring aux côtés de Luca Engstler et Mirko Bortolotti. Et ce, malgré une panne précoce. Le pilote de départ, Mirko Bortolotti, a été légèrement percuté par une Mercedes dès le deuxième virage et a dû regagner immédiatement les stands en raison d’un pneu arrière endommagé. La Lamborghini, qui n’était partie qu’en 49e position de son groupe de départ, a réalisé une remarquable remontée au cours de la course et a terminé deuxième derrière la Mercedes-AMG GT3 victorieuse portant le numéro 80, pilotée par Maro Engel, Luca Stolz, Fabian Schiller et Maxime Martin, et ce malgré une pénalité de temps pour avoir enfreint une règle de 60 km/h. Également dans le top 10: le pilote Porsche Ricardo Feller. Originaire d’Argovie, il a terminé sixième au classement général avec son équipe Lionspeed. Son concurrent de marque Alex Fontana s’est classé 14e. Le vainqueur de l’année dernière, Raffaele Marciello (BMW), et l’ancien pilote DTM Fabio Scherer (Ford Mustang) figuraient parmi les abandonnés les plus notables. Parmi les autres Suisses qui sont montés sur le podium dans leurs catégories, on trouve: Marc Schöni (deuxième en SP7) et Marco Grilli (troisième en BMW 325i).
Contrairement à Berlin, les pilotes suisses de Formule E ont dû revoir leurs ambitions à la baisse lors du double meeting de Monaco. Edoardo Mortara a perdu sa deuxième place au classement général et a dû se contenter, dans la principauté, des 17e et 5e places (malgré un accident et une pénalité de dix secondes). Avec 25 points de retard sur le nouveau leader du classement général, Mitch Evans, le Genevois conserve toutefois de très bonnes chances de remporter le titre, alors qu'il reste encore sept courses à disputer. Monte-Carlo n’a pas non plus été une partie de plaisir pour Nico Müller. Le vainqueur de Berlin est entré en collision lors de la première course samedi avec, ironiquement, son coéquipier Pascal Wehrlein, lui crevant un pneu. Lors de la deuxième course, la 100e de Porsche en Formule E, le Bernois a terminé sixième. Sébastien Buemi n’a lui aussi marqué des points que dans l’une des deux courses – en terminant cinquième. Le recordman des victoires à Monaco (Buemi s’est déjà imposé à trois reprises) a remonté 13 places au total lors de cette course.
Alexander Fach jr. a remporté une victoire ce week-end. Lors de la deuxième manche du GT Open à Spa-Francorchamps, le pilote de Schwyz a terminé quatrième au classement général et a ainsi remporté le classement ProAM aux côtés de son coéquipier Alexander Schwarzer, sous les couleurs de l'écurie Fach Auto Tech. La deuxième Porsche de l'écurie Fach s'est également illustrée: le duo Joel Monegro Reyes/Lucas Wolf a remporté la catégorie AM. Yannick Mettler et Dexter Müller occupaient la pole position en ProAM, mais ont dû abandonner à la suite d’un tête-à-queue de Müller et des dommages qui en ont résulté.
Thomas Schmid a également décroché deux places sur le podium lors de la première course de la Renault Twingo Cup à Grobnik, en Croatie. L’ancien champion suisse junior de course de côte et de rallye a terminé deux fois troisième lors du week-end d’ouverture. Le deuxième meilleur Suisse a été Dylan Stebler, avec les 5e et 8e places.
Nous savons tous que Reto Meisel remporte des succès en course de côte sur la scène internationale. Mais ce que Victor Darbellay a accompli ce week-end à Vallecamonica est véritablement sensationnel!
Quels magnifiques succès à l'étranger pour les pilotes suisses de course de côte! Au Portugal, sept jours après l'Espagne, Reto Meisel a remporté sa deuxième victoire de la saison lors de la Rampa da Falperra à Braga. Au cours des deux manches, l’Argovien a nettement amélioré, au volant de sa Mercedes SLK340, son propre record de 2019 en catégorie voitures de tourisme, passant de 2:04,715 à 2:01,919 min.
Seuls les cinq pilotes de voitures de sport de la catégorie P1 ont été plus rapides que Meisel. La victoire du jour est revenue à l’Espagnol Joseba Iraola, avec 0,26 seconde d’avance sur Petr Trinka (au volant d’une Nova réparée à la hâte après son accident sans faute à Fito) et 0,32 seconde sur Christian Merli. Alexander Hin a dû s’incliner de justesse face à Kevin Petit, en proie à des problèmes, avec un écart respectable de plus de six secondes.
C'est toutefois un autre Suisse qui a fait sensation en Italie. Lors de la première manche de la Super Salita à Vallecamonica, sur le parcours de 8,5 km reliant Malegno à Borno, seul le multiple champion Simone Faggioli, au volant de sa Nova Proto V8, a devancé Victor Darbellay – et ce, avec un moteur turbo de 1170 cm³ au milieu d'une horde des Italiens les plus puissants. On peut sans hésiter parler d’une sensation. Il a posé les bases lors de la première manche en signant le deuxième meilleur temps. Bien que quatre pilotes aient été plus rapides que Darbellay lors de la deuxième manche, globalement un peu plus lente, cela lui a suffi pour décrocher une surprenante deuxième place au classement général pour sa quatrième participation ici.
Il ne fait aucun doute que cela lui a valu l’admiration de tous. «J’ai du mal à y croire», s’est réjoui Darbellay. «Finir deuxième en Italie derrière Faggioli, c’est comme une victoire. Oui, c’est mon plus grand succès à ce jour.» Petite anecdote: en 1989, son père Philippe Darbellay avait été, au volant d’une Lucchini-BMW, le tout premier non-Italien à se hisser dans le top 5 de cette course organisée pour la 55e fois depuis 1964 et comptant à plusieurs reprises pour le championnat d’Europe (la dernière fois en 2024). Bravo! Les Jurassiens Jean-Jacques Maitre (2e classe 2000 derrière Darbellay) et Fabien Bouduban ont terminé respectivement 23e et 24e dans la catégorie voitures de course.
Texte: Peter Wyss
Dans le Championnat suisse des slaloms, Christian Bralla a franchi une étape décisive vers le titre à Bure en remportant sa sixième victoire de catégorie dans la sixième course. La victoire du jour a été remportée pour la toute première fois par Ursanne Salomon au volant de sa Dallara de Formule 3.
Roland Bossy a de quoi être fier. Sous les yeux de l'ancien propriétaire, la Dallara de Formule 3 fraîchement acquise par Ursanne Salomon lui a permis de remporter sa première victoire journalière lors de sa course à domicile à Bure (JU) hier dimanche. Le tout lors de son huitième slalom seulement. Salomon a fait ses débuts en 2025 à Bière. Cette année, il s'est concentré sur les slaloms qui comptent également pour le Championnat suisse juniors. Autrement dit: Frauenfeld, Ambri 1 et 2, ainsi que Bure. Après la première manche, le Jurassien a été en tête avec un temps de 2:34,528 min. Lors de la deuxième manche, il a amélioré son chrono de près de cinq secondes et a signé le meilleur temps de la journée en 2:29,741 min sur la piste cahoteuse du terrain de l'armée à Bure. «J'ai une technique que j'applique depuis le début du championnat: faire une première manche tranquille pour sécuriser les points au championnat junior, puis lâcher les chevaux en deuxième manche quand je n'ai plus rien à perdre.»
C’est grâce à cette stratégie qu’il a également battu à Bure Lionel Ryter, qui a déjà remporté trois slaloms cette saison. Pour le Champion junior de 2025, les choses ne se sont pas déroulées au mieux. En effet, avant même le week-end, il avait des soucis avec son moteur, plus précisément avec les injecteurs de son moteur. «Heureusement, mon préparateur de moteur RPM a pu résoudre le problème en semaine», explique Ryter. Lors de la première manche, le Valaisan a alors heurté un cône sur la longue ligne droite en forêt. «Il y avait un insecte mort au milieu de ma visière. Lorsque j'ai essayé de l'enlever à la main, ma visibilité a encore empiré et j'ai heurté un cône. Lors de la deuxième manche, juste au moment où j’arrivais à toute vitesse, on a remis en place un pylône qui avait été renversé par quelqu’un devant moi. Bien sûr, j’ai dû ralentir à ce moment-là.» Comme Ryter n’a ensuite pas placé sa Formule Renault dans le parc fermé, il a été disqualifié.
Derrière Salomon, trois autres pilotes de l’Écurie des Ordons, l’organisateur du slalom de Bure, décrochent les places 2 à 4 – à commencer par Jimmy Froidevaux sur sa Norma M20. La 3e place revient à Joffrey Salomon, le frère aîné d’Ursanne. Anthony Gurba a terminé quatrième, à seulement deux dixièmes de seconde du podium (tous deux sur une Formule Renault 2.0). Les 5e et 6e places ont également été remportées par deux jeunes pilotes de Formule: Samuel Métroz a une nouvelle fois brillé en terminant cinquième au volant de sa petite Formule Arcobaleno. Nolan Vuilleumier a terminé sixième sur sa Formule Renault, elle aussi fraîchement acquise.
En ce qui concerne les voitures de tourisme et donc la pré-décision du Championnat, le meilleur pilote à Bure a été Christian Bralla sur sa Fiat X1/9. Après la première manche, le Tessinois affichait un temps de 2:50,541 min, soit plus de deux secondes derrière Ludovic Monnier, son adversaire direct dans la catégorie E1 jusqu’à 2 litres. Mais le pilote de 48 ans, originaire de Vaglio, a prouvé lors de la deuxième manche qu’il mérite bien son titre de Champion de slalom. Avec un chrono de 2:46,660 min, il a non seulement signé le meilleur temps des voitures de tourisme dimanche dernier, mais Bralla a également été plus rapide de quatre (!) secondes que lors de sa première manche. «J’avais réglé les amortisseurs et monté des pneus neufs avant la deuxième manche», explique Bralla. «Même ainsi, cela a été un sacré travail. Ludovic a très bien piloté et j’ai dû tout donner.» Pour Bralla, qui trône en tête du classement avec le maximum de points après six victoires, une chose est désormais certaine: «Oui, je viendrai à Chamblon et j'essaierai de gagner là-bas aussi.» Monnier a confirmé sa progression en terminant deuxième au classement général et dans sa catégorie au volant de sa VW Golf blanche. «Je m'adapte de mieux en mieux à l'ancienne voiture de Danny Krieg. Malheureusement, j’ai manqué une porte lors de la deuxième manche.» Sans cet incident, la course aurait certainement été très passionnante. Le chrono de Monnier, annulé à cause de cette erreur, aurait été de 2:45,5 min…
La 3e place chez les voitures de tourisme, et donc le titre de meilleur pilote Interswiss, est revenue au héros local Arnaud Donzé. Pour lui non plus, la course n’a pas été de tout repos. Avant le départ de la première manche, l’axe de papillon de gaz de sa VW Golf s’est cassé. Donzé ne disposait donc que d’une seule manche pour s’imposer face à son rival de toujours, Stephan Burri, au volant de la VW Scirocco. Mais ce dernier n’a pas non plus connu son meilleur week-end à Bure. Lui aussi a affiché un zéro au classement à l’issue de la première manche après avoir manqué une porte. Lors de la deuxième manche, il a manqué le meilleur temps de Donzé de 1,2 seconde, mais a tout de même été plus rapide que les deux meilleures Porsche de Christoph Zwahlen (12e au classement général) et Pierre Mürner (13e). Pour le pilote Porsche Matthias Bischofberger, tout s'est terminé dès la première manche d'essais. Le jeune Thurgovien a dû renoncer prématurément en raison d'un problème au niveau du différentiel. «Speedmaster» n’a pas non plus été classé. Pour sa première apparition (en Suisse) au volant de la Ford Escort Cosworth acquise auprès de Romeo Nüssli, le Bernois n’a finalement pas non plus garé son véhicule dans le parc fermé. «Mon objectif était de préparer la voiture pour la saison de course de côte à venir», explique «Speedmaster». «Bure a donc servi en quelque sorte de banc d’essai.» Son temps lors de la première manche aurait pu être honorable: 2:46,2 min. «Mais on m’a infligé une pénalité pour avoir heurté un pylône. Je ne sais pas où je l’ai touché. Peu importe: j’ai pu travailler sur le rapport de transmission et je me suis bien amusé avec cette nouvelle voiture, qui se comporte de manière bien plus fiable et agile que la Lancia d’Ianniello.»
À Bure, Christophe Maréchal a subi un revers dans la lutte pour le podium général. Lors de la première manche, le pilote BMW a fait un tête-à-queue après le virage d’arrivée, et lors de la deuxième manche, il a écopé d'une pénalité pour avoir renversé un cône. En vue de la finale de la saison à Chamblon le 21 juin, plusieurs pilotes peuvent donc encore espérer monter sur le podium derrière Bralla. À ce jour, Christophe Oulevay occupe la deuxième place après une nouvelle victoire dans sa catégorie, le Champion de l'année dernière Alessandro Grispino est troisième, Maréchal quatrième et Samuel Weibel, troisième l'année dernière, est cinquième.
Dans la Suzuki Swiss Racing Cup, qui s’est déroulée samedi, c’est Reto Steiner qui s’est imposé. Pour une fois, ce ne sont pas des centièmes ou des millièmes de seconde ont décidé de la victoire ou de la défaite. Avec 0,8 seconde d’avance, Steiner a signé la plus grande avance de la saison à ce jour. La deuxième place est allée au Champion de l’année dernière, Rico Thomann, tandis que Michaël Béring a terminé troisième. Le pilote LOC le plus rapide a été, et de loin, Pierre Mürner au volant de sa Porsche GT3 992.2 – devant les deux pilotes BMW Julien Roulet et Roger Büeler, qui ont eux aussi réalisé des temps inférieurs à trois minutes.
Aperçu de tous les vainqueurs de catégorie à Bure: Samuel Weibel (Subaru BRZ, SuperSérie jusqu'à 2000 cm3), Emeric Betticher (Toyota Yris GR, SuperSérie plus de 2000 cm3), Pierre Mürner (Porsche 992 GT3, SuperSérie Compétition jusqu'à 4000 cm3), Hanspeter Thöni (Peugeot 106, PSA Transition Trophy Gr. N), Max Langenegger (Peugeot 208, PSA Transition Trophy Gr. Rally4), Ramon Hänggi (PSA Transition Trophy Gr. A), Alain Terrier (Skoda Fabia, A/ISA/R2 jusqu’à 2000 cm3), Mathias Guélat (Citroën Saxo, E1 jusqu’à 1600 cm3), Christian Bralla (Fiat X1/9, E1 jusqu’à 2000 cm3), Steven Chiquita (BMW E30, E1 jusqu’à 2500 cm3), Mickaël Ducommun (Peugeot 308 Cup, E1 jusqu’à 3000 cm3), Vanessa Zenklusen (Subaru Impreza Type R, E1 jusqu’à 3500 cm3), Christoph Zwahlen (Porsche 911, E1 plus de 3500 cm3), Mario Schöpfer (VW Golf, IS jusqu’à 1400 cm3), Christophe Oulevay (VW Scirocco, IS jusqu’à 1600 cm3), Arnaud Donzé (VW Golf, IS jusqu'à 2000 cm3), Rolf Burri (Opel Kadett C, IS plus de 2000 cm3), Arnaud Biaggi (Opel Kadett C GT/E, Historic jusqu’à 2000 cm3), Michaël Rollat (Spire GT3, E2-SC jusqu’à 1400 cm3), Jimmy Froidevaux (Norma M20, E2-SC jusqu’à 2000 cm3), Samuel Métroz (Formule Arcobaleno, E2-SS jusqu’à 1 400 cm3), Ursanne Salomon (Dallara F3, E2-SS jusqu’à 2 000 cm3).
La suite du programme:
20 et 21 juin, Chamblon
Une mise à jour concernant le championnat junior sera publiée dans le courant de la semaine.
De nombreux pilotes suisses, hommes et femmes, participent régulièrement à des courses historiques à l’étranger. C’est le cas, par exemple, des Legends of Le Mans ou du Jim Clark Revival – ces deux événements ont eu lieu le week-end dernier.
Le nombre de courses historiques d’envergure internationale semble augmenter d’année en année. Comme nous ne pouvons pas couvrir tous les «championnats» sur motorsport.ch, nous nous intéressons ici tout particulièrement au week-end dernier. Deux lieux chargés d’histoire ont accueilli des courses automobiles historiques d’exception. À Spa, les Legends of Le Mans se sont déroulées dans le cadre du Championnat du monde d’endurance. Avec Michel Frey, le père d’Enea Frey, et Marcel Aebi, deux Suisses y ont pris la piste. Et ce, avec du succès. Frey a décroché la deuxième place lors de la première des deux courses au volant d’une Lola B07/18 de 2007. Lors de la deuxième course, Frey avait même des chances de remporter la victoire, mais il a fait un tête-à-queue. Après une formidable remontée, il a tout de même terminé sixième au classement général et troisième dans la catégorie LMP1. Son coéquipier Aebi, quatrième lors de la première manche, n'était pas au départ de la deuxième manche. Les Legends of Le Mans disputent au total quatre courses. Spa était la deuxième manche; le point culminant de la saison aura lieu du 2 au 5 juillet lors de la Le Mans Classic.
À Hockenheim aussi, l'action était au rendez-vous le week-end dernier. Pour sa 21e édition, l’«ADAC Hockenheim Historic – le Jim Clark Revival» a tenu toutes les promesses que les fans de course automobile attendaient de l’un des événements classiques les plus importants d’Europe. Sous un temps printanier idéal, quelque 46’000 visiteurs ont afflué au Hockenheimring Baden-Württemberg pendant les trois jours de l’événement pour se laisser envoûter par la magie des courses d’antan. Plus de 500 participants ont offert un spectacle de course classique hors du commun. Parmi eux, quelques Suisses. Citons par exemple Thomas Zeltner, qui a terminé deuxième dans une course de la BossGP. Ou encore Michael Kammermann, qui a décroché la deuxième place derrière Peter Mücke lors de la première course du DRM Revival au volant de sa BMW M1 Procar, et la cinquième place dans la «Golden Ära» au volant d’une BMW E36 STW. Dans la Golden Ära Classic Cup, la deuxième course a même vu un podium entièrement suisse: le vainqueur Thomas Zellweger devant Marcel Müller et Sandro Morros (tous sur Porsche). Le coéquipier de Morros, Jannis Jeremias, avait déjà terminé deuxième la veille au volant de sa Porsche 911 GT3 Cup.
Le week-end prochain (16 et 17 mai), Bure (JU) sera le théâtre de l'avant-dernière manche du Championnat suisse des slaloms 2026. C'est le Tessinois Christian Bralla qui a les meilleures chances de remporter le titre. Mais rien n'est encore joué.
Christian Bralla (48 ans) a dominé la catégorie E1 à 2 litres lors de toutes les épreuves de slalom disputées jusqu’à présent dans cette saison. À deux reprises (dimanche à Bière et samedi à Ambri), c’est même lui qui a été le pilote de voiture de tourisme le plus rapide. S’il décroche à nouveau une «vingtaine» de points à Bure et à Chamblon, ses chances de remporter son premier titre de slalom sont de 99,9 %. Mais Bralla ne garde pas que de bons souvenirs du circuit de slalom le plus long du calendrier suisse, de 5,3 kilomètres. En 2023, à l'occasion de sa première course à Bure, Bralla n'avait terminé que septième après avoir manqué des portes lors des deux manches. Ses résultats ont été meilleurs en 2024. En 2:45,7 min, Bralla a signé le meilleur temps du jour chez les voitures de tourisme. L’année dernière, le pilote de la Fiat X1/9 avait décidé de ne pas participer à la course dans le Jura. On est donc impatient de voir comment il s’en sortira cette fois-ci.
Le champion de l’année dernière, Alessandro Grispino, arrivera également avec le maximum de points. Mais le pilote de 25 ans, originaire de Schwyz, ne courra pas comme auparavant dans le groupe A/ISA/R2/R3, mais dans la catégorie Interswiss jusqu’à 2 litres. «À Bure, je roulerai avec la Renault Clio grise que j’ai utilisée l’année dernière à Hemberg et à Oberhallau», explique Grispino. «J’ai pris cette décision indépendamment du championnat, car je souhaite encore disputer quelques courses de côte. Or, cela est uniquement possible si je teste la voiture au préalable.» Comme seuls trois participants sont inscrits dans la catégorie habituelle de Grispino pour Bure, le Champion des slaloms 2025 n’aurait de toute façon pu marquer que la moitié des points dimanche. S'il fait mieux que la 4e place en IS jusqu'à 2 litres, il pourrait peut-être même marquer davantage de points. Mais cela sera d'une part difficile face à la concurrence sur place et d'autre part, «j'ai toujours souligné que je ne me concentre pas sur le championnat».
Pourtant, Bralla ne pourra pas se reposer sur ses lauriers. Avec Christophe Maréchal, un pilote BMW particulièrement rapide guette sa chance. Le Vaudois de 33 ans n’est qu’à cinq points de la tête du classement. Maréchal a déjà été le plus rapide à quatre reprises en E1 jusqu’à 3 litres. Ce n’est qu’à Frauenfeld qu’il a dû se contenter de la 2e place derrière Hermann Bollhalder dans l’Opel Speedster. Jusqu’à présent, Maréchal a réussi à tenir en échec Tom Huwiler, son principal adversaire de la catégorie qui sera également absent à Bure et à Chamblon. Mais le danger vient des BMW un peu moins puissantes, notamment celles de Steven Chiquita et Hugo Mascaro, qui sont classés dans la même catégorie en termes de points. Mais pour que les deux juniors puissent faire obstacle à Maréchal, ils devront se surpasser dimanche. En effet, c’est à Bure que la puissance est la plus demandée. Or Maréchal va précisément disposer de 80 à 100 ch de plus. En revanche, sa BMW pèse environ 80 à 100 kilos de plus. La course s'annonce donc passionnante.
Lionel Ryter pourrait lui aussi revenir dans la course pour une place sur le podium général ce week-end. En l’absence de Philip Egli, détenteur du record de victoires journalières, il a remporté deux nouvelles victoires journalières à Ambri. Egli étant également absent à Bure, Ryter est considéré comme le favori pour la première place au classement SCRATCH. Ryter sait comment gagner à Bure. L'année dernière, il s'était imposé grâce à une deuxième manche sensationnelle. Tout comme à Ambri, le Jurassien Ursanne Salomon sera sans doute le principal concurrent de Ryter. Ce parcours ne lui est pas inconnu. Mais cela ne sera pas pour autant facile pour lui, car l'année dernière, Salomon courait encore en Formule Renault. Cette fois-ci, il pilotera sa Dallara de Formule 3 achetée à Roland Bossy.
Revenons-en aux voitures de tourisme: la «victoire du jour» pourrait s’avérer plus difficile à remporter. Outre Christian Bralla, on retrouvera sur la ligne de départ quatre autres prétendants de taille: Christoph Zwahlen (Porsche 911), Matthias Bischofberger (Porsche 997 GT3 Cup), Dino Wintsch (Porsche 911) et Martin Bürki, alias «Speedmaster», dans l’ancienne Ford Escort Cosworth de Nüssli.
Les essais à Bure débuteront samedi à partir de 7h15, la première journée étant réservée aux participants LOCaux (y compris la Suzuki Swiss Racing Cup). Dimanche, les compétitions NATionales débuteront pour la plupart à partir de 7h30. La première course commencera à 13h30. La remise des prix est prévue à 19h00. L’entrée sera libre. Des possibilités pour se restaurer seront disponibles sur place.
Dates du Championnat suisse des slaloms 2026
18 et 19 avril, Frauenfeld
25 avril, Bière 1
26 avril, Bière 2
2 mai, Ambri 1
3 mai, Ambri 2
16 et 17 mai, Bure
20 et 21 juin, Chamblon
Comme toujours, nous vous informons ici des résultats des pilotes suisses de courses de côte qui ont participé à des compétitions internationales: ce week-end, par exemple, Reto Meisel a remporté une nouvelle victoire en Espagne.
Au volant de sa Mercedes SLK340 Judd, Reto Meisel a remporté la victoire dans le groupe 1 lors de la deuxième manche du Championnat d'Europe des courses de côte, la Subida al Fito, disputée en Espagne. Ronnie Bratschi, vainqueur de la première manche du championnat (qui court sous licence tchèque), a dû abandonner dès la première manche en raison d'un accident avec sa Mitsubishi, sur une piste par endroits humide. Meisel est donc en tête du classement du groupe 1 du championnat d'Europe après deux manches; il est également le favori pour la victoire dimanche prochain sur son circuit préféré de Falperra, au Portugal.
Le pilote de voiture de tourisme le plus rapide en Espagne était le local Javier Villa au volant d’une BRC 110T, une construction espagnole aux allures d’Alpine équipée d’un moteur turbo Honda, avec laquelle il est classé dans le groupe 2. Comme en Autriche, la victoire du jour est revenue au tenant du titre Christian Merli, au volant d’une Nova Proto NP01 équipée d’un moteur V8 Cosworth atmosphérique, préparé par Heini Mader, de Gland (VD). L’Allemand Alexander Hin, équipé du même moteur, a assuré un doublé pour l’équipe sud-tyrolienne grâce à une course courageuse lors de la première manche. En raison d’un orage en fin d’après-midi, la troisième manche n’a pas pu avoir lieu.
Texte: Peter Wyss
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